éclaircie

éclaircie

Éclaircie L’océan resplendit sous sa vaste nuée. L’onde, de son combat sans fin exténuée, S’assoupit, et, laissant l’écueil se reposer, Fait de toute la rive un immense baiser. On dirait qu’en tous lieux, en même temps, la vie Dissout le mal, le deuil, Ihiver, la nuit, l’envie, Et que le mort couché dit au vivant debout : Aime ! et qu’une âme obscure, épanouie en tout, Avance doucement sa bouche vers nos lèvres. L’être, éteignant dans l’ombre et l’extase ses fièvres, Wen next Ouvrant ses flancs, s Dans ses pores profo La pénétration de la La grande paix d’en h brin d’herbe palpit eurs épars, S p next page arée.

Et l’âme a chaud. On sent que le nid est couvé. L’infini semble plein d’un frisson de feuillée. On croit être à cette heure où la terre éveillée Entend le bruit que fait l’ouverture du jour, Le premi premier pas du vent, du travail, de l’amour, De l’homme, et le verrou de la porte sonore, Et le hennissement du blanc cheval aurore. Le moineau d’un coup d’aile, ainsi qu’un fol esprit, Vient taquiner le flot monstrueux qui sourit ; L’air joue avec la mouche et l’écume avec l’aigle Le grave laboureur

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fait ses sillons et règle

La page où s’écrira le poème des blés ; Des pêcheurs sont là-bas sous un pampre attablés • L’horizon semble un rêve éblouissant où nage L’écaille de la mer, la plume du nuage, Car l’Océan est hydre et le nuage oiseau. Une lueur, rayon vague, part du berceau Qu’une femme balance au seuil d’une chaumière, Dore les champs, les fleurs, l’onde, et devient lumière En touchant un tombeau qui dort près du clocher. Le jour plonge au plus noir du gouffre, et va chercher L’ombre, et la baise au front sous l’eau sombre et hagarde. Tout est doux, calme, heureux, apaisé ; Dieu regarde. 2