Dynamique urbaine

Dynamique urbaine

?Dynamiques urbaines L’urbanisation est aujourd’hui un phenomene majeur et mondial. Les villes des pays du Nord sont les plus nombreuses, mais elles n’occupent plus les premieres places dans la hierarchie des grandes villes mondiales car de plus en plus de villes du Sud sont multi-millionnaires en habitants. Les grandes villes du monde concentrent des fonctions de commandement politiques et economiques sur des espaces de plus en plus vastes. Trois grandes regions urbaines concentrent un nombre important de grandes villes, en Europe occidentale, aux Etats-Unis et au Japon. I – Un monde urbain ) Une urbanisation inegale En 1950, il existait dans le monde 6 villes de plus de 5 Millions d’habitants, en 2000, il en existait deja 55. Cette transition urbaine s’explique par l’exode rural, qui est pour 40% de la croissance des villes et la transition demographique (accroissement naturel) qui y est pour 60%. [Transition urbaine = Transition demographique (6o%) + exode rural (4o%)] Les taux d’urbanisation sont cependant tres inegaux dans le monde. L’Europe, le continent americain, l’Asie occidentale et l’Australie ont une majorite de leur population vivant en milieu urbain.

Les autres regions du monde ont encore une population majoritairement rurale. Ces differences s’expliquent par l’inegal accroissement naturel des differentes

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parties du monde mais aussi par divers facteurs explicatifs. Au niveau demographique, les regions les plus « en retard » sur leur transition demographique sont aussi les plus urbanises. Des facteurs historiques et culturels peuvent expliquer ces differences comme l’absence de tradition urbaine en Afrique (tradition tribale), l’explication est aussi politique, car certains gouvernements ont la volonte de controler et de freiner l’exode rural, par exemple en Chine, ou en Inde.

Des facteurs economiques et sociaux expliquent aussi l’inegalite des taux d’urbanisation, car le niveau de modernisation agricole joue sur l’exode rural, en effet, l’absence de modernisation de l’agriculture qui necessite encore beaucoup de main d’? uvre et maintient donc les campagnes peuplees. L’urbanisation facilite l’achevement de la transition demographique. En effet, le taux moyen des populations urbaines est inferieur a celui des populations urbaines. Ce phenomene est du aux problemes de logement en ville, et a la difficulte d’y nourrir un enfant. ) Des espaces urbanises de plus en plus etendus La croissance des megapoles (tres grandes agglomerations, au dessus de 8 millions d’habitants pour l’ONU) est tres forte. En effet, en 1950, New York etait la seule megapole, alors qu’en 2000 il y en avait 23. Les megapoles sont principalement situees sur les littoraux, a cause de la mondialisation. Puissance renforcee des megalopoles Trois grandes megalopoles dans le monde (En Europe, aux Etats-Unis et au Japon) ne cessent de se developper et sont, aujourd’hui, a la fois des grands foyers de peuplement mais aussi des poumons de l’economie mondiale.

Ces trois megalopoles forment l’oligopole mondial. Exemple : Megalopole de l’Europe : De Londres a Milan [3 megalopoles dans le monde : Oligopole mondial] Des espaces de plus en plus vastes et specialises Les centres des villes se specialisent de plus en plus dans les activites tertiaires (activites de services). Les activites industrielles partent la peripherie, ou l’espace y est plus disponible, et surtout moins couteux. De meme, les habitants des pays developpes quittent parfois le centre ville du fait de l’inflation immobiliere.

Cependant, les municipalites cherchent a attirer de nouveaux habitants dans les centres villes en renovant et en rehabilitant d’anciens quartiers. Les peripheries des villes s’etendent de plus en plus. La croissance des transports favorise l’installation d’activites jusque la reservees aux centres : multiplex cinematographique, commerces, ou activites de recherche. De vastes espaces d’habitations residentiels se developpent, engendrant des migrations pendulaires quotidiennes dans les grandes agglomerations. II – Bombay, metropole mondiale ?

Un CBD (Central Business District) a l’americaine Le document presente est une photographie en vue aerienne en plongee oblique qui montre un quartier moderne de Bombay. On y voit des grattes ciels, parallelepipedes rectangles de forme reguliere qui n’ont pas l’air en bon etat. Le quartier n’est pas structure, une certaine anarchie urbaine ressort de l’ensemble. La ville a un quartier d’affaire, comme l’Amerique, qui se compose de grattes ciels. Mais le quartier n’est pas urbanise, il n’a aucune structure. Bombay, un c? ur pour l’Inde ? (Finances, Eco, Culture) Finances : Bombay est la ville la plus prospere de l’Inde, capitale des finances et des affaires (boursieres, investissements) – Economique : Le port de Bombay assure 40% du commerce maritime indien. 16 sur 10 entreprises indiennes ont leur siege social a Bombay. Les salaires de Bombay sont eleves, pour pouvoir avoir plus de pouvoir d’achat. Les centres decisionnels sont a Bombay. – Culture : La diversite des loisirs, la production cinematographique, la tradition gastronomique, les ecoles prestigieuses font de Bombay un eventail d’equipement moderne.

Centre decisionnel : La ou l’on prend les decisions ( : siege social) Pole : capitale Les facteurs qui font de Bombay une metropole internationale – Geographiques : L’emplacement de Bombay est strategique, sur la mer d’Oman, au c? ur de l’ocean indien. – Historique : Colonisation des le XVIIeme siecle, decision de faire de Bombay un comptoir economique. – Economiques : Commerce : maritime, aerien, et un n? ud ferroviaire important Communication : Bombay est au centre des communications, il possede des sieges sociaux dont des entreprises multinationales

Interface : zone d’ouverture (d’echange) Bombay est un pole financier, un veritable centre decisionnel, une porte de l’Inde. Mais Bombay manque d’atouts et de poids au niveau mondial. . Les problemes d’une megapole en developpement Le probleme du logement : la crise aigue Les slums Les bidonvilles sont constitues de materiaux comme les tissus, les baches… Ils sont batis dans des espaces delaisses par l’urbanisation traditionnelle (decharges, terrains vagues… ), le plus souvent le long des axes. Les bidonvilles sont entasses. La gestion du probleme

Pour gerer ce probleme, plusieurs solutions ont etes exploitees : _ Le blocage des loyers (mais plus d’investissement) _ Creation de New Bombay, un nouveau centre _ Moyens de rehabilitation des bidonvilles avec maintien des populations residentes _ Construction de 800000 logements gratuits pour les habitants des bidonvilles 1996 : 3000 demolitions de bidonvilles mais pas de relogement Les autres problemes La pollution La pollution est tres presente a Bombay (240 microgrammes de particules alors que la norme est a 60/90 microgrammes/m? ) dans l’air, dans l’eau, et l’entassement des dechets (collecte).

Les inondations Bombay est soumis a des inondations a cause de la mousson (vitale pour la riziculture). Elle occasionne des degats considerables dans les grandes villes comme Bombay. Elle est due a un manque d’infrastructure pour l’evacuation le l’eau (egouts). Les problemes urbains sont communs a toutes les villes, mais les problemes a Bombay sont aggraves : le manque de moyen ne permet pas de resoudre ces problemes, la transition urbaine fait gonfler la ville, on n’arrive plus a suivre, on manque d’espace pour les infrastructures. III – Un monde urbain ) Les villes, c? ur du pouvoir et de la richesse Villes carrefour de l’espace mondial Elles concentrent les activites, des hommes, de la richesse, du pouvoir. Elles sont carrefour de communication entre les pays, c’est par cette fonction d’organisation qu’elles vont dominer l’espace mondial. Elles concentrent une fonction de commandement et en consequence exercent une l’influence et une attraction sur l’espace plus ou moins large qu’elles dominent. Une hierarchie s’etablie entre les villes autour de ces poles. La place d’une ville dans un reseau st proportionnelle au pouvoir qu’elle a, a sa richesse et a son equipement. La metropolisation peut donc s’exercer a differentes echelles (regionale, nationale ou mondial). 2) Les villes mondiales Seules quatre metropoles peuvent se prevaloir du statut de ville-monde et se placent ainsi au sommet de la hierarchie urbaine : New York, Londres, Tokyo et Paris. Situes dans la Triade, elles forment l’oligopole mondial. Elles s’affirment a la fois comme capitales economiques mais aussi centres de decision financier, politique et culturel.

En effet, elles cumulent les principales fonctions financieres (banques et marches boursiers : Tokyo et surtout Wall Street gouvernent les marches mondiaux), les sieges sociaux des firmes multinationales (New York abrite 40% des entreprises americaines travaillant pour l’etranger), les institutions politiques internationales (ONU a Manhattan, UNESCO a Paris), des grands equipements culturels (Louvre a Paris, Broadway a New York), des centres de recherche et d’innovation technologique et intellectuelle.

Les relations entre ces villes mondiales sont permanentes grace aux reseaux modernes de communication : aeroports, autoroutes, voie ferree, tunnel sous la manche, ports, voies navigables… Les grandes villes sont au c? ur de la mondialisation. Ces villes-monde sont dynamiques : technopoles et universites. Une ville-monde : Demographique : Megapole cosmopolite (+ de 8 millions d’habitants, origines tres diversifiees) Economique : Puissante et diversifiee (sieges sociaux, industries …) Politique : Centres decisionnels internationaux (ONU et organismes rattaches)

Culturel : Grandes universites, grandes ecoles, grands canaux d’information (chaines), grands medias internationaux Finances : Place financiere internationale (bourse de valeur), banques, assurances Richesse et commandement mondial dirige par ces villes mondes : 80% des connaissances scientifiques 85% des echanges mondiaux 90% des operations financieres qui se font dans ces megapoles. Les megapoles du Sud (ex : Bombay) ont le poids demographique, mais manquent de poids culturel, economique et financier, manquent de capacite de commandement, elles dependent des villes du Nord, qui donnent le mouvement a l’economie mondial.

IV – Des villes qui s’etalent 1) Croissance des villes L’expansion des villes est spatiale est generalisee. Ville complexe : elles essayent de s’organiser. Les bidonvilles s’installent la ou il y a de la place (probleme du logement). 2) La ville, un milieu a risques Nuisance et pollution produites par la ville, modifient son environnement. – La forte circulation automobile des grandes villes accroit la pollution atmospherique. Elle est, de plus, accentuee par les industries, et les chauffages domestiques. Elle forme une masse nuageuse, car la pollution stagne au niveau du sol. Pollution des eaux et du sol est tres presente dans les grandes villes, elle est due aux eaux industrielles, et aux rejets automobiles (hydrocarbures) sur la chaussee. Les friches industrielles sont des zones a rehabiliter (des produits dangereux sont contenus dans le sol). Les sous sols des villes sont satures, en effet, les plans des sous sols, presentant les bouches de metro, les egouts, les canalisation sont tres approximatifs, et le risque de rencontrer une canalisation en creusant est tres eleve. – D’autres pollutions nuisent a l’environnement urbain. La circulation sur les grands axes, par exemple, engendre du bruit.

Des cartes d’intensite du bruit sont desormais realisees dans les grandes villes francaises. La menace des risques naturels et technologiques. Le risque : entassement des populations qui peut etre meurtrier – Explosion d’industrie et incendies (Exemple : AZF, Toulouse 2001, Seveso (proximite de la ville), Bhopal, 1984) – Des amenagements aggravent les risques Zones inondables, montagneuses etc. Ruissellement sur les surfaces urbaines. 3) La ville, lieu de tension La segregation sociale s’inscrit dans l’espace urbain. Elle oppose les quartiers aises aux quartiers defavorises (ghetto, bidonvilles).

Quelque soit leur localisation, ces quartiers accumulent les difficultes sociales : pauvrete, drogue, insecurite. L’accumulation de ces problemes aboutie a des « crises de banlieues ». V – Amenager autrement et durablement des villes 1) Prevenir des risques Pour prevenir les risques, on fait l’inventaire des risques. Ensuite, on fait des amenagements techniques : normes parasismique, plans de secours, exercices d’alerte, digues de protection 2) Rechercher une gestion durable Ameliorer la qualite de vie en ville La qualite de vie en ville depend de celle des logements, des equipements collectifs et des transports.

Les villes du Nord engagent donc des depenses importantes dans ces domaines. Au niveau des transports, par exemple, la tendance est a privilegier les transports collectifs (bus, metro, tramway) et a inciter les citadins a les utiliser. Un peage urbain a Londres a pour but de limiter le trafic routier pour le rendre plus agreable, et ameliore la qualite de vie des londoniens. Pour ameliorer le cadre de vie des citadins, les municipalites ameliorent les logements, en developpant des logements sociaux, en reamenagement des quartiers, en creant des habitats collectifs en plus petites unites et en rehabilitation des quartiers anciens.

Cette politique ne se concoit pas seulement a une echelle locale. Elle integre la necessite d’une cooperation internationale pour lutter contre toutes les menaces a l’environnement de la planete. Par exemple, au Japon, on a observe une augmentation de la temperature (2 a 3°C). Pour contrer cet effet, on a adopte en 2001 la politique des toits verts. Elle oblige tout nouvel edifice de 1000 m? a consacrer 20% de son toit a la vegetation. Mettre en place des regles d’urbanisme Urbanisme : amenagement/organisation de la ville PLU : Plan Local d’Urbanisme ) Des retards qui s’accumulent dans les pays du Sud Logement – L’anarchie urbaine est le probleme majeur des villes du Sud. Les bidonvilles s’installent partout. – Marree demographique : les villes sont submergees par la population. Transition urbaine : addition de l’exode rurale et de la transition demographique Approvisionnement en eau – L’acces a l’eau potable est bloque par le rejet domestique et l’absence de ramassage des dechets (accumulation trop rapide de la population, c’est le reflet de la pauvrete et du sous developpement)