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Fiche de synthèse : Émile Zola Dès le début du XIXème siècle, les romanciers se sont volontiers placés sous la bannière du « réalisme ». Dans la revue qui porte ce titre (1856-1857), Champfleury et Duranty se font ainsi les hérauts de l’art vrai, tant en littérature qu’en peinture : ils y prônent les sujets ordinaires, les personnages frustes, l’exactitude de la documentation.

Il est donc assez tentant de baptiser « réalistes » des écrivains aussi différents que Balzac, Stendhal ou Flaubert, mais aucun d’eux n’a jamais revendiqué ce titre, d’ailleurs vague et superficiel. Il en est tout autrement avec le naturalisme qui, sur les mêmes sentiers, échafaude une doctrine et une esthétique ca Dès 1865, les frères Germinie Lacerteux, mouvement : Ces thèmes seront c OF4 Swape ne ntation scientifique. de leur roman et l’éthique de ce r Zola tout au long de ses préfaces et de ses nombreux textes théoriques : « Posséder le mécanisme des phénomènes chez l’homme, montrer les rouages des manifestations intellectuelles et sensuelles telles que la physiologie nous les expliquera, sous les influences de Ihérédité et des circonstances ambiantes, puis ontrer l’homme viva Swige to next page vivant dans le milieu social qu’il a produit lui-même, qu’il modifie tous

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les jours, et au sein duquel il éprouve à son tour une transformation continue.  » Ces lignes du Roman expérimental (1880) enferment toute la doctrine naturaliste.

Zola n’a de cesse de le répéter : « le roman expérimental est une conséquence de l’évolution scientifique du siècle ; il continue et complète la physiologie, qui elle-même s’appuie sur la chimie et la physique; il substitue à l’étude de l’homme abstrait, de Ihomme métaphysique, l’étude de l’homme aturel, soumis aux lois physico-chimiques et déterminé par les influences du milieu ; il est en un mot la littérature de notre âge scientifique, comme la littérature classique et romantique a correspondu à un âge de scholastique et de théologie. ? En conséquence, Zola croit pouvoir établir le déterminisme absolu des phénomènes humains et manifeste sa confiance dans la compréhension future, grâce à la science, de la « machine humaine » produite par les influences conjuguées de l’hérédité et du milieu. L’entreprise littéraire peut-elle s’accommoder de telles mbitions ? Tel est notre propos. Vous trouverez d’abord ci- dessous les principaux points de la doctrine naturaliste, illustrés par des textes commentés.

Dans un second temps, nous entreprendrons de réfléchir aux limites que l’écriture romanesque – 2 Dans un second temps, nous entreprendrons de réfléchir aux limites que l’écriture romanesque – et le tempérament de Zola – n’ont pu manquer d’assigner à l’entreprise. Le naturalisme fut à l’époque de Zola accompagné par le public de connotations vulgaires et nauséeuses.

On reprochait ? ‘écrivain son intérêt pour les détails les plus prosaïques de l’existence. Avouant sa dette à l’égard de l’Introduction à la médecine expérimentale de Claude Bernard, Zola présente son Roman expérimental comme une simple compilation d’extraits de cet ouvrage et écrit : « Le plus souvent, il me suffira de remplacer le mot « médecin » par le mot « romancier » pour rendre ma pensée claire et lui apporter la rigueur d’une vérité scientifique. Le romancier est ainsi, à l’en croire, le « juge d’instruction des hommes et de leurs passions » et, s’il ne néglige pas la spécificité u génie littéraire, Zola nie absolument que le propre d’un artiste soit de réaliser une idée ou un sentiment personnels. Plus encore, il assure que le naturalisme consiste uniquement dans la méthode expérimentale et que la rhétorique « n’a rien à voir ici » « Au fond j’estime que la méthode atteint la forme elle-même, qu’un langage n’est qu’une logique, une construction naturelle et scientifique.

Nous sommes actuellement pourris de lyrisme, nous croyons bien à tort que le grand 3 scientifique. Nous sommes actuellement pourris de lyrisme, nous croyons bien à tort que le grand style est fait d’un ffarement sublime, toujours près de culbuter dans la démence ; le grand style est fait de logique et de clarté.  » Le style de Zola n’est donc évidemment pas « fait de logique et de clarté », quelque volonté qu’il ait pu manifester dans ce sens.

Ceci peut d’ailleurs nous amener à deux remarques d’importance : – cette disparité entre la théorie du style et sa pratique (Zola n’est pas le seul à en offrir un témoignage) donne dabord raison aux conceptions modernes du style, particulièrement à celles de Roland Barthes, qui y voit comme une germination biologique, ndissociable de l’histoire profonde et spécifique de l’écrivain Le style est presque un au-delà [de la littérature] : des images, un débit, un lexique naissent du corps et du passé de l’écrivain et deviennent peu à peu les automatismes mêmes de son art.

Ainsi sous le nom de style, se forme un langage autarcique qui ne plonge que dans la mythologie personnelle et secrète de l’auteur… où se forme le premier couple des mots et des choses, ou s’installent une fois pour toutes les grands thèmes verbaux de son existence. Roland Barthes, Le degré zéro de l’écriture. 4