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Introduction Originairement, le psychique de l’homme est constitue de trois instances : L’inconscient (le ca), comprend tout ce que l’etre apporte en naissant, tout ce qui a ete constitutionnellement determine, donc, avant tout, les pulsions. Ces dernieres, sont des forces profondes qui agissent a l’arriere-plan et qui representent dans le psychisme humain, les exigences d’ordre somatique : la faim, l’agressivite… La deuxieme instance, le moi, est la volonte, la pensee et donc la conscience.

Ils nous permet de prendre des decisions, de reflechir, de choisir nos activites ou nos actes, de faire des comparaisons ou bien des suppositions, de raisonner, d’analyser, et de faire la synthese. Une partie du moi est neanmoins inconsciente, plus proche du ca : celle qui est chargee de realiser nos pulsions. La troisieme instance, le surmoi, est l’heritiere de toute la morale de toute la civilisation : c’est l’interiorisation des interdits parentaux, des interdits sociaux, de toutes les forces repressives que l’individu a rencontrees au cours de son developpement.

Face a un choix moral que je dois accomplir, il m’arrive d’avoir le sentiment que, c’est bien en moi que resonne une « voix interieure » m’indiquant la solution a adopter. Cette experience, que chaque homme peut faire un jour ou

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l’autre, semble indiquer que ce que je repere comme un devoir, est formule dans mon intimite. Mais cet espace est-il aussi la source du devoir? On pourrait en effet concevoir qu’il ne fasse qu’accueillir un commandement venant de l’exterieur.

De plus, devant les difficultes a trouver un critere sur du bien et du mal, notre tentation la plus commune, est de nous replier sur notre sentiment interieur du bien ou du mal. Ce qui revient a dire : « je fais ce que je sens etre un bien », « je ne fais pas ce que je sens etre un mal ». Ce sentiment du bien et du mal, doit me rendre independant et m’emanciper a l’egard de toute autorite exterieure. Il peut donc etre utile de tenter de preciser la nature de ce qui, en moi, me dit ce je dois faire. I) Devoir et « voix interieure »

Lorsqu’il doit se defendre des accusations portees contre lui, Socrate fait valoir, dans son Apologie telle que nous la rapporte Platon, qu’il obeit a ce qu’il nomme son « demon » : donneur d’ordres qui l’empeche de faire telle ou telle chose, et lui recommande parfois de poser une question plutot qu’une autre, d’adopter un comportement plutot qu’un autre. Dans ce « demon « , qui pour Socrate lui-meme n’avait sans doute rien de religieux, la philosophie trouve volontiers l’origine de la notion de conscience, du moins dans son acception morale, qui se manifeste ainsi bien avant son « versant psychologique ».

Avec le christianisme, cette voix interieure se reaffirme pleinement puisque, des lors, c’est la parole de Dieu qu’elle peut transmettre: la conscience est un espace accueillant le Verbe divin et ses commandements, et l’on concoit qu’elle soit bien presente chez tout homme, puisque c’est a chacun, que Dieu doit pouvoir s’adresser. Lorsque Saint Augustin affirme que Dieu est intimior intimo meo (« le plus intime de mon intimite »), il souligne clairement la relation existant entre la conscience de l’etre humain et la presence, en elle, de Dieu, qui en constitue la dimension la plus profonde.

Faut-il des lors penser que la conscience morale n’est ainsi que la capacite a accueillir la formulation d’un devoir provenant de l’exterieur de moi-meme ? N’est-il pas, a l’inverse, possible de la concevoir comme directement capable de dire, par ses propres ressources, en quoi consiste le devoir, tel que je le saisis comme ce que j’ai a faire ? II) La conscience comme consequenceIII) La conscience comme source du devoir