Dom juan le dénoument

Dom juan le dénoument

Dom Juan – Etude du dénouement : acte V, scènes 5 et 6 La fin du parcours des personnages : des personnages qui restent fidèles à eux-mêmes 1. Don Juan : Orgueilleux et dominateur. Attitude de refus ; ton menaçant du « grand seigneur » : « Qui ose tenir ces paroles ? » + didascalie « Don Juan le veut frapper » ; affirmation de sa liberté fondamentale, de son refus de toute influence extérieure . épétition de « je veux b, « rien n’est capable de m’imprimer de la terreur «il ne sera pas dit, quoi qu’il arrive, que je sois capable de me repentir » (cohérence du personnage qui fait de lui un être xceptionnel, un véritable mythe), répétition de « Non, non h. to page Etre rationnel : « Je cr que c’est « je veux symbole de virilité et fidèle à lui-même : « tendue volontaireme Swip next page h, « je veux voir ce si c’est… » (Epée : ujours sûr de lui, La voilà », main lui par sa main, avec laquelle il a trompé tout le monde (cf. a main d’Elvire obtenue par le mariage ; la main salie de Charlotte (Il, 2)

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; la main hypocrite tendue à son père et à M. Dimanche). Souffrance au moment du châtiment je n’en puis plus Y, interjection « Ah mais fidélité à ce qu’il a toujours été : pas de repentir, il affronte ourageusement la mort. Refus de la peur et de la soumission Cl symbole de l’homme révolté (z mythe) 2. Sganarelle : reprise de la figure du poltron, S. toujours caractérisé par la peur Entende peur (« Entendez-vous, Monsieur « Ah ! Monsieur « 0 Ciel ! « Ah !

Monsieur Contrepoint comique du personnage (comique de caractère et de mots : « c’est un spectre, je le reconnais au marcher » + « Mes gages ! Mes gages ! y). S. accepte le merveilleux immédiatement : position du croyant (foi). Représentant de l’ordre établi qui cherche à convaincre DJ (« rendez-vous à tant de preuves ») et qui ne fait que le conforter ans sa révolte (si DJ se repent, il se met au niveau de son valet l). Oraison funèbre finale qui fait office de réquisitoire : énumération qui résume les fautes et les victimes.

Mais discours qui forme un contraste comique avec ce qui précède (mélange des registres) « Ah mes gages ! » répété au début et à la fin du discours. Avec le thème de l’argent, on revient dans le matériel, alors que S. vient d’assister à un événement spirituel, une intervention divine et la mort d’un homme. Ambiguité du personnage avec l’expression « il ny a que moi seul de malheureux » : ne parle-t-il que de l’argent ? Est-il seulement matérialiste et cupide ou regrette-t-il en fait son maître, même s’il ne peut le crier ouvertement (Dieu vient quand même d’intervenir ! ? DJ donnait une importance à S. et aussi une valeur en argumentant avec lui d’égal à égal. 3. Les personnages secondaires : Parcours non achevé. Que deviennent Charlotte, Mathurine, Elvire, Don Louis et les autres ? Le sort de chacun est indifférent ; les gens que DJ a fréquentés ne vivent que par rapport à lui, et s’effacent quand il n’existe plus. Il. La clôture de l’intrigue : le châtiment de Don Juan, une f 2 OF s lus. Il. La clôture de l’intrigue : le châtiment de Don Juan, une fin abrupte 1.

Apparition du spectre : « en femme ». symbole de toutes les femmes que DJ a déshonorées ; femme connue de DJ (« je crois connaître cette voix « en femme voilée » : symbole du deuil (représente toutes les femmes que DJ a « tué » par sa cruauté, sorte de fantôme qui vient s’adresser à sa conscience). Le spectre = un envoyé du Ciel ton sinistre (qui annonce le malheur), impression de sentence : « n’a plus qu’un moment « s’il ne sa perte est résolue » + 3ème personne : ne s’adresse as directement à DJ mais au spectateur.

Ici la dimension tragique devient évidente, le piège se referme sur DJ ; proposition de la dernière chance : exigence d’un repentir. Cf. le message du Christ : même le pire des pécheurs peut être pardonné. Il suffit de demander pardon. Métamorphose du spectre = le Temps avec sa faux. Allégorie de la mort : DJ est maintenant condamné ; ce qui est reproché au libertin, c’est d’oublier la valeur du temps. DJ s’est perdu dans l’inconstance amoureuse, dans l’instant du désir sans cesse renouvelé.

DJ refuse toute loi extérieure à lui. En refusant la fidélité, c’est-à-dire la durée, la permanence, il prétend même nier la loi du Temps. C’est le Temps qui le rattrape à la fin de la pièce et qui le punit. Le « spectre s’envole » : le Ciel abandonne définitivement DJ qui a refusé sa miséricorde. 2. La statue du commandeur : Molière utilise un « coup de théâtre », rarrivée de la statue du Commandeur.

Résurgence du passé (revanche du commandeur tué en duel) : incarnation de la loi divine, la punition de D 3 OF s du passé (revanche du commandeur tué en duel) : incarnation de la loi divine, la punition de Dieu. Confrontation entre l’homme de chair et le convive de pierre ; entre l’inconstance et la permanence ; la liberté et le châtiment. Discours marqué par l’assurance et la domination : verbes injonctifs (« Arrêtez Dom Juan », « Donnez-moi votre main Sentence énoncée d’un ton solennel : morale destinée à tous (message édifiant).

Rappel des principes chrétiens : fatalité de la punition mort funeste ») pour le pécheur qui ne se repent pas (« endurcissement au péché ») malgré la bonté de Dieu (« les grâces du Ciel que l’on renvoie ») 3. Le châtiment : mort par le feu (imagerie traditionnelle hrétienne de la souffrance éternelle : l’enfer) : « un feu invisible me brûle », « brasier ardent « grands éclairs », « grands feux (image ici opposée au « feu » de l’amour et de la passion : DJ est puni par là où il a péché, il brûle d’avoir trop brûlé).

Image symbolique de la chute : « la terre s’ouvre et l’abîme Fin spectaculaire visant à Impressionner : effets sonores Le tonnerre tombe avec un grand bruit ») et visuels grands éclairs », « grands feux »). Moment d’apothéose qui met en valeur le mythe de DJ : un tel héros ne peut avoir qu’une fin grandiose. Ill. La délivrance d’une morale (« l’endurcissement au péché traîne une mort funeste »), mais le message est ambigu DJ est puni, conformément à ce qu’exigent la morale et la censure de l’époque.

Cependant la leçon à retenir est ambigüe : le libertin meurt, mais sans se repentir. Il reste fidèle à lui-même jusqu’au bout et brave encore le Ciel. Il me 4 OF S bout et brave encore le Ciel. Il meurt, mais de façon grandiose, en obligeant le Ciel à intervenir ! L’athée oblige Dieu à prouver son existence par des signes tangibles ! Dans ce cas, qui sort vainqueur ?

Certains ont pu voir dans la fin de la pièce, le suicide e DJ qui affirme son ultime liberté : le choix de sa mort, avec la volonté de rester dans les mémoires comme un être exceptionnel (prise en compte du futur : « il ne sera pas dit, quoi qu’il arrive, que je SOIS capable de me repentir ») Conclusion : un dénouement attendu (la mort de Don Juan était inévitable, annoncée dès la première scène de la pièce par Sganarelle : « Suffit qu’il faut que le courroux du Ciel l’accable quelque jour »), mais aussi un dénouement surprenant . lôture de l’intrigue précipitée en deux courtes scènes (final presque bâclé, comme si Molière avait voulu montrer qu’il s’obligeait ? respecter la contrainte de la mort de DJ, mais sans la rendre crédible). Pas de clôture du parcours des personnages secondaires. Délivrance d’une morale ambigüe.

Forme est en contradiction avec les principes du classicisme (pièce de la liberté) : non respect de la vraisemblance (registre fantastique) et de la bienséance (mort violente sur scène) ; mélange des registres (tragique et contrepoint comique). On retrouve l’esthétique baroque et non pas classique : intervention du surnaturel, (le spectre, la statue… ) et utilisation d’effets spéciaux spectaculaires (« pièce à machines »). S OF s