Distinguer les conceptes

Distinguer les conceptes

La conscience Objectif/ subjectif. * Est objectif ce qui se rapporte a l’objet de connaissance (la chose) ; subjectif ce qui se rapporte au sujet de la connaissance (l’homme). * On dira qu’une connaissance des choses est subjective si elle n’est pas conforme a la realite de l’objet, mais impregnee d’elements qui trahissent les passions, les prejuges, les sentiments, les choix du sujets. * Est objective en revanche la connaissance des choses qui resulte d’un effacement complet du sujet. Le probleme est que meme une fois elimines tous les elements dits subjectifs, on ne peut cependant supprimer le fait qu’il n’y a pas de connaissance sans un sujet connaissant. Pouvons-nous nous connaitre nous-memes objectivement ? Si l’on accepte l’idee d’introspection psychologique, une autre question se pose : peut-on rapporter objectivement ses propres sentiments, ses propres traits de caracteres… ? Autrement dit : peut on y acceder, les connaitre et les rapporter fidelement ? Il semble evident que oui, car personne d’autre n’y a acces.

Mais le retour sur soi est emprunt de subjectivite : nous ne voyons pas nos etats interieurs come des objets, ils sont au contraire le filtre a travers lequel tout nous apparait. La perception Croire/ savoir. * Croire

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c’est donner son assentiment a une proposition : c’est tenir une affirmation pour vraie, c’est-a-dire conforme a la realite. Cette adhesion est susceptible de divers degres : depuis l’opinion jusqu’au savoir. Lorsque je dis 2+2=4 ou il va pleuvoir apres demain je crois que ces deux propositions sont vraies, c’est-a-dire que 2+2 egalent vraiment 4 et qu’il va vraiment pleuvoir.

Mais ces deux croyances ne sont pas tout a fait du meme genre. * Dans le premier cas, on dira qu’il s’agit d’un savoir : c’est-a-dire d’une croyance parfaitement justifiee, fondee sur l’evidence immediate de l’experience ou de solides raisons ; la croyance propre au savoir est la certitude objective. Elle ne connait aucun doute. * Dans le second cas, on dira qu’il s’agit d’une opinion : il peut y avoir des raisons de croire qu’il va pleuvoir, mais elles ne fournissent pas d’evidence absolue (mais une simple probabilite), ni donc de parfaite certitude.

L’affirmation est donc insuffisamment fondee pour etre un savoir. Toute croyance qui n’est pas un savoir necessite, pour que l’esprit donne une adhesion, un engagement de la volonte, un mouvement du c? ur, de l’habitude, ou du pragmatisme. * La perception en offre l’illustration : ce qui est certain, ce qui est l’objet d’un savoir (sensoriel), ce sont les sensations immediates. Ce qui en revanche releve de la croyance, ce sont nos jugements sur ce que representent ces sensations.

Nous fondons nos croyances perceptives sur les donnees evidentes ; nous procedons a une sorte d’interpretation des signes sensoriels. Analyse/ hypothese. * L’analyse est le procede intellectuel qui consiste a diviser la difficulte en autant de parties qu’il est necessaire pour la resoudre. * La demarche contraire est la synthese, qui recompose tout a partir des parties. * La perception, partant d’elements epars, multiples est le resultat d’une synthese operee par les sens et leur centre unificateur (l’esprit et /ou le cerveau). Ce qui suppose l’idee de synthese, c’est un etat premier de dispersion et de separation des elements ; c’est aussi un travail de collecte, de composition et d’interpretation realise par la conscience. Or nous n’avons pas conscience d’un tel travail. Il se pourrait donc que les donnees sensorielles soient deja ordonnees et qu’aucune synthese ne soit necessaire. On peut ainsi considerer que certaines syntheses sont operees, mais de maniere inconsciente, ou reflechie : des syntheses passivement realisees par notre organisme.

Mediat/ immediat. * Mediat : caractere de ce qui est indirect. Ce qui ne peut etre atteint que par le truchement d’autre chose (un moyen, un instrument) * Immediat, par difference qualifie ce qui est atteint directement, sans intermediaire. * Cette opposition s’applique a la connaissance : on peut connaitre une chose immediatement, par un contacte direct, ou bien mediatement, grace a un raisonnement en le voyant, ou bien par l’intermediaire de la fumee (par deduction). L’existence et le temps En acte/ en puissance. Ce qui est en acte se distingue de ce qui est en puissance comme ce qui est accompli de ce qui est seulement virtuel, on en gestation. * Le passage de l’imparfait en parfait (croissance) et du parfait a l’imparfait (degenerescence) constitue le sens meme du temps pour les etres vivants. Selon Aristote, tout changement est passage de la puissance a l’acte et vice-versa. Le temps, qui est la mesure du changement, n’est donc pas un ‘milieu’ vide, qui existerait sans les choses : il est le rythme meme de leur evolution.