Dissertations

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Raymond BOUDON Raymond BOUDON est un sociologue classique francais ne en 1934, il est professeur de sociologie a la Sorbonne. Il s’affirme comme le chef de fil du courant de pense de l’individualisme methodologique. Sa sociologie s’interesse directement a l’individu,les phenomenes sociaux ne sont qu’un agregation d’actions d’individuelles. L’individu est un etre rationnel qui fait des choix strategiques. Son auteur principal de reference est WEBER, il va continue ses travaux en les approfondissant car pour lui il est le fondateur de l’individualisme methodologique.

Ce paradigme s’oppose au holisme avec comme chef de file Emile DURKHEIM. Texte 1 : Effets pervers et ordre social (1979) Les relations entre les institutions et les comportements individuels sont difficile a analyser. Les institutions affectent les champs d’action et les decisions individuelles mais pas les comportements. Suite a la crise de 1968, diverses reformes furent prises dans le domaine universitaire. La deterioration de la condition etudiante a pousse les etudiants a manifester. Ici, on a tente d’analyser les effets de la reforme institutionnelle.

Les contraintes ont limite l’efficacite des mesures qui devaient orienter la demande individuelle de formation et eliminer les effets externe indesirable. Cette faible efficacite des mecanismes est due a un melange complexe d’effet pervers qui

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a neutralise les effets. Du fait du libre acces a l’universite (pour les titulaires du Baccalaureat), l’universite n’a aucun moyen de controler les flux etudiants. La volonte de rendes les universites autonomes est par principe vouee a l’echec. L’universite n’a pas le controle des flux d’entree. Ce qui a entraine un deficit individuel et collectifs non negligeable.

Pour Bondon, la structure quantitative et qualitative des flux est le resultat de l’agregation des decisions scolaires individuelles. On retrouve idee ici l’idee principale de son paradigme. Pour reguler les flux, il faut creer des incitations supplementaires de l’autorite centrale. L’augmentation au niveau de l’universite aura des consequences majeures : Tout ne peut etre absorbe par la structure socioprofessionnelle, sans creer de deficits individuels. A l’epoque, pour nuancer ce deficit, les hommes politiques avaient attribues la croissance economique et l’augmentation de la productivite, a l’augmentation de la demande scolaire.

Cette argumentation plus que remise en cause aujourd’hui. Il faut avoir a l’esprit, que la relation entre education et croissance economique est dependante du systeme d’education. Une etude a demontree, que les etudiants en Lettre, en Science et dans une moindre proportion en science humaine, se destinent a un metier au service de l’Etat. Et que les etudiants en Droit et en science economique se destinaient plutot au systeme economique. (Nombres d’etudiants en L, S et SH > Nombres d’etudiants en droit et science economique).

De plus, le comportement hostile des etudiants en lettres envers le systeme economique ainsi que, le refus de certains enseignants de preparer les etudiants a autres choses que l’enseignement, la recherche ou la critique, ne font que rendre plus difficile l’ouverture de l’universite francaise sur le monde economique. Les unites pluridisciplinaires creees ne s’ouvre pas plus aux systemes economiques « L’individu est acteur de sa propre vie et il interagit sur la societe ». Le niveau de depense de l’Etat consacre par etudiant diminue.

Si le nombre d’etudiants augmente, sans augmenter considerablement ses depenses, l’Etat ne peut consacrer un meme niveau de budget pour chaque etudiant. Les depenses d’enseignement superieur par etudiants ont diminue de 15% entre 1971 a 1975 (de 7 570F a 6 420F). Une mauvaise concordance entre l’offre universitaire et la demande socio-economique de competences Cela entraine une planification de la production des competences impossible. D’apres la philosophie, les deficits individuels sont compenses par les benefices collectifs. L’absence de regulation institutionnelle entraine un effet inflationniste.

La hausse de la demande scolaire entraine la croissance economique et la hausse de la productivite. La hausse de la scolarisation est profitable a la modernisation et a l’industrialisation. La relation entre l’education et la croissance economique depend du systeme d’education et de son adaptation au systeme economique. La hausse du niveau scolaire entraine : une feminisation une democratisation de l’etudiant une hausse des etudes de lettre et sciences et une baisse des etudes de droit L’education comme service public n’a pas favorise les echanges entre le systeme scolaire et le systeme economique qui n’est pas assez developpe.

Le systeme d’enseignement part du principe d’auto-reproduction. Democratisation des effectifs + Feminisation = Explosion des effectifs (principalement des disciplines litteraire, scientifique et sciences humaines qui profitent plus a l’enseignement qu’a l’economie Explosion des effectifs + croissance demographique = auto-reproduction de l’Etat La selection des etudiants n’est pas un remede. Il faut bien percevoir la difference entre selection et controle des flux. La selection des etudiants entrant a l’universite entraine une baisse du niveau des etudiants et des debordements.

Ex : il y a une fuite des professeurs, il faut donc stimuler les etudiants pour qu’ils entrent dans une universite prestigieuse. Basons-nous sur les caracteristiques de la France et des Etats-Unis que nous offre BOUDON. France Tres peu de differenciation au niveau des universites Le nombre d’ecoles selectives est largement inferieur aux universites Les etudiants ne se sentent pas identifies a leurs universites (les produits derives avec le nom de l’universite n’ont pas connus de succes) Ceci engendre une attitude passive : comme l’illustre si bien Boudon, si e dois effectuer un investissement supplementaire pour obtenir un bien A de valeur superieur a celle du bien B, la probabilite que je fasse cet investissement croit avec la difference de valeur des deux biens. Les professeurs favorisent l’elitisme | Etats-Unis Universites differenciees, surtout au niveau de la qualite donc inegalites sociales Les etudiants vont choisir de s’orienter vers telle universite plutot que telle autre : c’est le mecanisme d’orientation Sentiment d’appartenance a la faculte Plus il y a de differenciation, plus il y a d’incitations individuel et collective, et donc des choix strategiques. Il en ressort une difference nette, entre les etudiants americains et les etudiants francais. La selection ne peut pas produire autant d’effets positifs que produit l’orientation vers des institutions differentes. De telle institutions, engendre des mecanismes de regulation multiples et assure en moyenne un niveau eleve de formation, meme dans un contexte d’universite de masse. En Grande Bretagne, c’est un systeme de controle externe de l’orientation : ce sont les institutions scolaires qui ont un poids dominant et non l’individu et sa famille.

Les etudiants recrutes independamment des statistiques et des origines sociales sont aussi moins nombreux. C’est donc un systeme de meritocratie d’orientation, c’est la difference entre la France et l’Angleterre. Au Etats-Unis, c’est une orientation externe dependante des institutions, c’est l’effet antidemocratique. Il y a donc une hausse des relations entre origines sociales et reseau universitaire. Pour un systeme optimum il faudrait : un mecanisme d’orientation externe, par les institutions une differenciation et une hierarchisation des institutions en aval

Notons au passage, que l’augmentation de la demande scolaire n’est pas un phenomene propre a la France. Il est egalement visible dans tous les pays industriels, mais ses effets sont differents en fonction des institutions. Le systeme de production economique entraine des inegalites economiques, de savoir et de prestige. Il y a une contradiction dans l’universite francaise entre un gonflement et un changement qualitatif des flux etudiants et une structure institutionnelle peu adaptable. Ici, BOUDON part des reformes de 1968, et aboutit sur le systeme universitaire francais.

Il soutient le fait qu’une masse etudiante trop important et non controlee entraine un systeme universitaire defaillant. Il suit un enchainement logique qui nous permet de comprendre sa these. Tout au long de cette demonstration, il met en avant l’individualisme sociologique. En effet, grace a l’etude du comportement des individus, il peut nous exposer sa vision du systeme universitaire francais, et mettre notamment en avant ses faiblesses. Texte 2 :A quoi sert la sociologie? La sociologie: science ou genre litteraire? BOUDON nous donne des exemples pour pouvoir repondre a cette question.

Certains auteurs et sociologues comme LEPENIES et GOFFMAN se considerent comme de sociologue ecrivains. Pour LEPENIES, les sociologues ressemblent plus a des litteraires qu’a des scientifiques. La sociologie est un genre litteraire specialise dans l’essayiste social. Les ouvrages de GOFFMAN sont typiquement litteraires et non pas scientifiques. Pour BOUDON, meme s’il s’agit de sociologues reconnus, dans leurs theses, ils sont des ecrivains qui produisent des Best-seller. Ici, la sociologie est de la litterature. On parle du genre expressif de la sociologie.

DURKHEIM, TOCQUEVILLE et WEBER, bien que sociologue de genre differents, ils se rejoignent sur un point, leurs visions de la sociologie sont scientifique. DURKHEIM a utilise un style depourvu de charme, alors qu’il possedait une solide culture litteraire. WEBER a decide de priver ses ecrits de tout pouvoir de seduction. Quant a TOCQUEVILLE, il fut un admirable styliste. Il a aussi critique l’esprit litteraire en disant qu’on ne saurait confondre l’emotion avec la connaissance, ni la rhetorique avec l’analyse. Dans leurs theses, ils constatent les faits et ne font pas de la litterature.

Il s’agit du genre cognitif de la sociologie. BOUDON conclu en comparant la sociologie a une auberge espagnole. Ce qui s’explique par le fait qu’en fonction de l’auteur, la sociologie peut avoir des aspects tant scientifiques que litteraires. L’origine de la singularite de la sociologie La singularite de la sociologie, s’explique par le fait que le programme cognitif illustre de TOCQUEVILLE, DURKHEIM ou WEBER n’est pas exclusif. Et il a permit a la sociologie, de se differencier des autres sciences. LEPENIES souligne que ce programme n’est pas le seul, et que la sociologie va de la « science a l’essayisme social ».

Il existe 4 ideaux majeurs : cognitif (scientifique), esthetique (expressif), cameraliste (descriptif) et critique (engage). Le genre cameraliste et le genre critique Il s’agit de la sociologie qui peut fournir des donnees qualitative (decrire ce qui se passe vraiment) ou quantitative (repondre a des questions avec une finalite descriptive), sans les expliquer. Elle interesse aussi bien l’Etat, que certaines partis politique (tous debats, s’appuie sur des chiffres ou des donnees sociales). Le sociologue cameraliste, cherche et determine ses objectifs a partir des problemes sociaux actuels.

Apparaissent alors, des travaux statistiques et des appareils pour mesurer les phenomenes sociaux. La sociologie critique, permet de legitimer ou de combattre l’evolution des m? urs. C’est aussi la sociologie engage, militante…. Ce genre veut denoncer. Cette dimension critique est plus ou moins visible selon les sujets et les conjonctures. La raison du scepticisme actuel sur les sciences sociales L’objectif naturel de la science sociale est de nature cognitive, ce qui est en contradiction avec le fait que les sciences sociales soient vues comme des sciences un peu articulieres. BOUDON nous explique qu’aujourd’hui, il existe un melange entre la sociologie cognitive et les autres types de sociologies qui sont plus ou moins engagees. . L’importance sociale croissante des medias a provoque une augmentation de la production de caractere expressif. Ces evolutions ont entraine un declin relatif de la sociologie a finalite cognitive. Une theorie peut etre utile sans etre vraie. Les theories utiles sont generalement plus visibles que les theories vraies dont l’utilite est incertaine. Les types de sociologie ont leur legitimite et leur interet.

L’objectif cognitif etant toutefois le plus naturel. L’individualisme methodologique est essentiel des lors qu’il s’agit d’expliquer un phenomene social. Comme WEBER, il faut choisir entre une conception individualiste scientifique de l’explication sociologique et une conception non-individualiste metaphysique. La vocation de la sociologie est de produire du savoir donc d’expliquer les phenomenes de son ressort, c’est a dire d’en identifier les causes. Mais l’etiquette sociologie recouvre aussi des ecrits dont la fonction latente est plutot d’accompagner ou de legitimer des mouvements sociaux.

La sociologie est parfois percue de l’exterieur comme surtout vouee a defendre les institutions et au besoin a les combattre. Les explications sociologiques de la delinquance designent les theories qui font de la delinquance un pur effet du milieu social, exonerant le delinquant de toute responsabilite. Les explications sociologiques de l’echec scolaire sont percues comme celles qui veulent que ledit echec soit du exclusivement a l’institution scolaire et a la societe. On observe une submersion relative du genre cognitif qui donne au public l’impression d’une discipline en voie de decomposition.

Ici, BOUDON tente de nous expliquer a quel genre appartient la sociologie : science ou litterature ? Il nous eclair sur ces 2 aspects et arrive progressivement a la conclusion que la sociologie est compose des 2 genres. Il donne ensuite une definition des 4 ideaux sociologiques, les compare pour nous amener a comprendre que selon lui, la sociologie est de nature cognitive, mais egalement un peu cameraliste. Son cheminement nous mene a la sociologie d’aujourd’hui, qui fait des statistiques sur des phenomenes sociaux, mais qui a aussi pour but de denoncer.

On retrouve ici son courant de pensee, « l’individualisme methodologique ». BOUDON pense que la sociologie d’aujourd’hui est un melange entre la sociologie classique et la sociologie contemporaine. Elle est aujourd’hui au service des medias et des politiques. Elle n’etudie plus, elle critique et meme peut condamner. On est de plus en plus confronte a une sociologie critique ou esthetique. Texte 3 : Nos bonnes raisons de croire Le fait de croire une proposition vraie, s’explique par des raisons, donc la croyance en une proposition fausse, s’explique par des causes irrationnelles.

Ces causes peuvent s’expliquer par des phenomenes psychologiques bien reels (2+2=5 ? distraction). Ce qui est different des croyances magiques, ou la realite est incertaine, car cette croyance peut etre produite par des causes irrationnelles (Ex : causes affectives). Mais en partant du principe que ces croyances s’expliquent parce qu’elles font sens et sont coherentes pour celui qui y croit, on obtient des explications beaucoup plus acceptables. Ex : En matiere de sante, on a cru que tel ou tel regime de vie pouvait avoir une influence sur les maladies.

On peut expliquer cette croyance par des causes irrationnelles, comme par exemple la persistance d’une croyance magique. Il est plus pertinent de penser, que ces croyances sont le produit de bonnes raisons, comme le fait qu’un scientifique constate que l’apport de fibres diminue le risque de maladies. Il fait alors le lien Fibres-Maladies. Ceci ne constitue pas en soit une preuve, il faut faire d’autres tests, mais cela peut se reveler long et couteux. Les chercheurs et les individus ont souvent de « bonnes raisons » de croire a des idees fausses.

Il faut accorde autant de credibilite aux differents modes de pensees. Les croyances sont conditionnees par le milieu social. Les explications des croyances collectives partent du principe que lorsqu’un individu croit que X est vraie et juste, c’est que cette croyance a un sens pour lui et qu’il a des raisons fortes de croire. BOUDON refute la causalite mecanique, qui imprime des croyances dans l’esprit des gens par socialisation. Pour analyser les croyances d’une personne, il faut tenir compte du contexte social dans lequel il vit (on oppose la societe traditionnelle a la societe moderne).

La credulite et la confiance sont des elements cle de la croyance. En effet, je ne peux tout verifier par moi-meme, je fais alors confiance a des personnes qui en savent plus que moi. Ceci, n’affirme pas une influence mecanique. L’effet de socialisation ne provoque pas des croyances, on ne peut pas faire croire a un enfant que sa poupee est vivante. Mais les croyances tiennent compte du contexte social. Dans les societes primitives, la science est inconnue. C’est pourquoi les primitifs n’ont aucune raison de faire une difference que nous avons de notre cote toute raison de faire.

La pensee primitive est religieuse ou mythique, elle est provoquee par des phenomenes naturels. Ce sont des bonnes raisons pour eux a cause de leur contexte social. Meme si la science le refuse. La pensee scientifique s’est imposee car elle fournit une image du monde plus fiable. Il y a donc une distinction entre savoirs et croyances. BOUDON ne cherche pas a expliquer toutes les croyances mais a en expliquer certaines de maniere satisfaisante. Les croyances normatives impliquent une distinction entre jugement de fait et jugement de valeur.

Certains jugement de valeur se retraduisent en jugement de fait c’est ainsi que certains jugement de valeur peuvent etre demontre. Les croyances s’appuient sur des raisons plus ou moins explicite et consciente. Une croyance normative s’impose a l’esprit du sujet car elle est fondee pour lui sur des raisons solides. Les croyances peuvent aussi etre universelles et fonde sur des raisons contextuelles. Lors d’un changement de raisons, il y a un changement de sensibilite de la croyance. CONCLUSION En conclusion, Raymond BOUDON est un sociologue et un litteraire.

Sa sociologie est du genre cognitif c’est a dire un peu scientifique et son courant de pense est l’individualisme methodologique. Ce paradigme est essentiel des lors qu’il s’agit d’expliquer un phenomene social a partir des individus comme par exemple dans le texte 1. La sociologie de BOUDON consiste a s’opposer au paradigme de DURKHEIM qui lui est holiste. Pour DURKHEIM, si les individus sont membre de la societe, ils sont cependant subordonne a elle. Grace au texte, on apprend que BOUDON et DURKHEIM sont tous les deux des scientifique, ils ont la meme vision de la sociologie.

Le texte 1 intitule « Effets pervers et ordre social » presente l’un des themes de predilection de R. BOUDON. Le texte 2 «  A quoi sert la sociologie? » illustre les differents types d’ideaux et nous fait comprendre pourquoi BOUDON utilise des tableaux pour appuyer sa these. Le texte 3 sous forme d’interview decrit les croyances et nous dit pourquoi on y croit. Pour finir, BOUDON est considere comme un pilier de la sociologie classique grace a toutes ses analyses sur les individus.