Dissertation philo : la vie est-elle un art?

Dissertation philo : la vie est-elle un art?

Dissertation philosophie : La vie est-elle un art? Si l’on considère la conception créationniste du monde, on est amené à porter un œil contemplateur sur celui-ci comme étant l’œuvre d’art d’un artiste qui aurait dessiné la nature puis créé l’homme « à son image » comme l’explique le récit biblique de la genèse. Cela signifierait donc que l’homme, à l’image du Dieu créateur, possèderait ce même pouvoir créatif, l’homme serait artiste et sa vie serait son œuvre.

L’être humain aurait donc une compétence créatrice qui lui permettrait à la fois de créer au sens technique/matériel du ext page factuel de par ses dé Ions e Cependant, si cette propre de l’être hum echnique sa vie au plan développer, est le erer qu’il est en fait guidé par un déterminisme interne et que toute création humaine est en cela naturelle, commandée d’avance. L’homme perdrait ainsi ce statut d’artisan libre puisqu’il serait conditionné par son essence et la nature des choses, vouées au développement technique… Y a t-il donc une emprunte de l’homme sur la vie, en d’autres termes : la vie est-elle un art?

Si l’on ne peut que constater l’œuvre de l’homme omniprésente dans nos vies… ?? tout cela n’est néanmoins que le

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résult résultat d’un cheminement naturel et nécessité par l’essence évolutive de l’homme et plus généralement du monde. Mais on ne peut réellement parler d’essence de l’homme puisque c’est lui-même qui l’a détermine par son pouvoir de se creer. l- Plus rien de naturel, la vie est art. – L’homme se différencie de l’animal en ce qu’il est un être de culture alors que l’animal est fondamentalement être naturel, c-à d que l’homme possède une capacité à agir sur le réel, à le transformer par son intelligence.

Bergson parle même plutôt ‘ « Homo faber » pour caractériser l’homme que d’ « Homo sapiens » dans son œuvre l’ÉvoIution créatrice. Cintelligence humaine est selon lui davantage une faculté de fabriquer des objets artificiels, des outils… Tandis que l’animal satisfait ses besoins naturels par instincts, l’homme y parvient au travers de son ingéniosité, de son savoir faire technique capable de voir l’utilité, de trouver des solutions. L ‘homme ne se contente pas comme l’animal de vivre dans la nature telle qu’elle est, mais il se l’approprie, il la modifie selon ses besoins et désirs, il a un rapport technique au monde.

Cest ainsi que les actions humaines les plus basiques, communes à tout être humain, telles que le fait de cuisiner ou de parler, relèvent de la technique. En effet, l’homme transforme sa nourriture par la cuisson grâce au feu, premier outil et symbole de la technique, et fait du simple fait de manger pour subvenir à ses b 2 outil et symbole de la technique, et fait du simple fait de manger pour subvenir à ses besoins tout un art (celui de cuisiner). De même, si l’homme possède le logos, faculté de parler, de manière innée, le fait de parler st néanmoins culturel, technique, puisqu’il tilise le langage dans une certaine langue.

La diversité des langues témoignent d’ailleurs de leur aspect culturel. On naît avec la faculté de parler mais on apprend néanmoins à parler, tout comme on apprend à marcher, à lire, etc. Le langage n’est qu’un élément de tous ceux qui caractérisent la culture humaine, c’est à dire ce que l’homme ajoute à la nature, qu’il ne reçoit pas par hérédité biologique mais ce à quoi il doit s’initier par apprentissage, en d’autres termes, par l’éducation. Céducation se définit comme l’apprentissage de comportements acquis (et non naturels) afin de passer d’un omportement animal à un comportement humain (civilisé). Le mot vient du latin ex-ducare qui signifie « conduire hors de », c-à- d que l’éducation nous arrache à l’état de nature (par la discipline) pour nous conduire vers la civilisation (par l’apprentissage). Or, Kant déclare que « l’humain ne peut devenir humain que par l’éducation » dans le Traité de la Pédagogie.

L’homme est donc un être civil•sé, qui se construit par son arrachement à la nature, à sa condition naturelle. Tout est donc acquis chez l’être humain qui est par conséquent un être artificiel. Si toutes les actions umaines so 3 chez l’être humain qui est par conséquent un être artificiel. Si toutes les actions humaines sont de l’ordre de l’acquis, la vie est donc un art en ce que tout ce qui la constitue est technique. – Cependant, on pourrait parler de techniques chez les animaux comme celle de la chasse par exemple ou le tissage d’une toile par l’araignée…

Mais si Kant soulève qu’ « on se plaît à nommer une œuvre d’art le produit des abeilles D, il explique cependant que l’art n’est « que la production par liberté, c-à-d par libre arbitre, qui met la raison au fondement de ses actions Or, les beilles agissent par nature, instinct, et leur travail n’a aucun fonctionnement rationnel, on ne peut donc parler véritablement d’art. Mais en cas, qu’en est-il de l’homme? Agit-il véritablement par liberté? La technique et le progrès de celle-ci ne sont-ils pas simples faits de l’essence même de l’homme?

Il- La vie est déterminée par l’essence de l’homme qui n’est pas libre, tout est naturel. – Le monde est comme déjà écrit dans la nature puisqu’il existe des lois desquelles tout découle. Ainsi, le monde est régit par toutes sortes de lois qui empêchent de voir toute libre- arbitre, action humaine. L’homme ne fait, par ses actions, qu’obéir aux lois qui le régissent, il est déjà déterminé par son essence. L’existence est un fait, irrémédiable et dénuée de tout fondement, comme le défend Schopenhauer.

Celui-ci distingue le phénomène de la chose en soi. La chose en 4 fondement, comme le défend Schopenhauer. Celui-ci distingue le phénomène de la chose en soi. La chose en soi qui est réalité fondamentale, indépendante de nous, et ce qu’il appelle volonté, tandis que le phénomène est sa représentation, son image illusoire. La volonté n’est donc pas une faculté intérieure de écision mais une force naturelle, objective, qui se manifeste partout (dans le mouvement des planètes, ou dans la pomme qui tombe de l’arbre qui obéit à la loi de la gravité… tout est régit par la nature et il en est de même pour ce qu’on appelle la « volonté » de l’homme. Celle-ci n’a donc aucune valeur puisque derrière celle-ci, il n’y a qu’action de la nature, ruse de la nature (l’homme agit comme poussé par une force naturelle qui est en fait sa sexualité). D’ailleurs, SI l’on analyse les divers fonctionnements de la société, tout obéit aux besoins primaires humains. Le travail, l’économie, la politique… outes les composantes sociétales qui semblent être instaurés par l’homme sont comme en réalité prédéterminées par ce simple besoin fondamental de préserver son existence (il travail pour se nourrir et survivre, l’État obéit au besoin de garantir sa sécurité, ses biens, etc). Tout est donc commandé par la nature qui n’a ni plan ni but. Tout est soumis au cycle perpétuel du retour (les saisons et générations) et il n’y a donc aucune initiative humaine dans sa vie, aucun libre arbitre. // La Raison dans l’Histoire par Hegel S umaine dans sa vie, aucun libre arbitre. // La Raison dans l’Histoire par Hegel.

Derrière la technique que l’on décrit comme création humaine se cache en fait la nécessité naturelle que l’homme a de s’adapter à la nature évolutive. Mais ce pouvoir technique qu’il détient (nommé « perfectibilité » chez Rousseau) est inscrit dans sa nature, c’est son propre, il n’a aucune emprise sur celle-ci qui le guide. L’être humain est comme brusqué par le fonctionnement du monde qu’il auquel il doit s’adapter s’il veut survivre. Sans liberté humaine, la technique ne fait donc que cacher l’œuvre de a nature elle-même et la vie n’est par conséquent pas un art.

Mais est-il réellement juste de parler d’une essence de l’homme? Parler de nature humaine paraît enfermer l’homme dans une sorte de fatalité, comme s’il avait été créé dans un dessein précis et qu’il était prédestiné, comme-ci sa vie était déj? écrite par avance par une transcendance divine/naturelle… Or, n’y a t-il réellement aucun libre-arbitre chez l’homme lors même qu’il est une valeur fondamentale revendiquée dans chaque société, depuis la vision créationniste même avec le symbole de l’arbre du hoix, de la connaissance dans le jardin d’Eden?

Ill- Il n’y a pas d’essence humaine mais c’est lui qui se crée. L’être humain n’est pas un concept à la manière du coupe papier dont le nom désigne le but, l’essence, il est conçu pour une fin spécifique qui est de couper du papier. Or, Sa désigne le but, l’essence, il est conçu pour une fin spécifique qui est de couper du papier. Or, Sartre défend l’idée que l’ « existence précède l’essence L’homme n’est donc pas conçu dans une fin spécifique mais il existe par hasard et ainsi, c’est lui même qui se construit, qui se définit par ses actions.

L’homme est onc entièrement libre et artisan de son être. En cela, chaque vie est comme l’œuvre d’art d’un artiste, unique puisque chaque être étant totalement libre, il est amené à prendre des choix différents, dont lui seul est maître. Or, si vivre est un art, on parle même d’art de vivre puisqu’il ne sufft pas de vivre mais de bien vivre. Il y aurait donc une certaine esthétique de la vie qui consisterait pour chacun à être heureux, puisque finalement c’est le but de chaque homme et qui se cache derrière chacune de ses actions.

Cependant, l’art de vivre ou plus simplement le bonheur n’a pas la même définition pour tous lors que chez certains le bonheur réside en la connaissance, c-à- d en la vérité, en le fait de philosopher, pour d’autres, il s’agit au contraire de cueillir le jour « carpe diem » « la vie imite l’art bien plus que l’art n’imite la vie », Oscar Wilde bonheur vie morale esthétique de la vie CCL : Ainsi, une simple observation du fonctionnement du monde nous amène à constater l’œuvre de la technique humaine, présente dans les moindres actions de l’homme (les savoirs universels qui sont les premiers universels qui sont les premiers enseignés aux enfants nécessitent néanmoins d’êtres appris et prouvent bien qu’il s’agit e techniques acquises). L’homme a donc un rapport technique au monde et sa vie est en cela un art. Mais si l’on étudie plus en profondeurs touts ces artefacts, on s’aperçoit qu’ils sont en fait régis par la nature même et qu’il n’y a aucune emprise de l’homme qui est prédéterminé. Cependant, s’il existe bien des lois ce la nature, l’homme n’est pas affaire de lois car finalement, il est condamné à être libre en ce qu’il existe avant d’être. Chaque homme est donc artiste de sa propre vie et par là, de sa nature.

L’Histoire est comme un tableau Géant de toutes les œuvres umaines qui complètes la définition de ce qu’est l’homme et de ce qu’est la vie au fil du temps. — « La vie est le don propre de l’artiste : la vie seule est la marque de l’art. Où il y a un homme vivant, il y a une oeuvre d’art » – André Suarès, Les Trois hommes Remarques de correction aurait fallu centrer réflexion sur l’art au sens d’œuvre d’art (peut parler de technique mais plus axer sur artistique). Cherche tous une vie artistique, que notre vie soit un art… est-il possible de vivre sans art? (penser au « bof » ou au cadre qui se refusent l’art…? ) Réfléchir à la figure du Dandy… 8