Dissertation Jean d’Ormesson: journaliste et écrivain

Dissertation Jean d’Ormesson: journaliste et écrivain

L’acte d’écriture est souvent considéré comme unique. Écrivain, journaliste ; à quoi bon en faire la distinction puisque fondamentalement, tous deux pratiquent le même art : l’écriture. Avec une telle pensée, bien des subtilités échappent à l’observateur. C’est ainsi que Jean d’Ormesson, auteur pluridisciplinaire, a fait la distinction suivante : « Le journaliste s’occupe du temps qui passe, l’écrivain du temps qui dure. Le journaliste s’intéresse à l’urgent, et l’écrivain à l’essentiel – et il est bien rare que l’urgent et l’essentiel se recoupent.

En effet, g si l’un travaille dans l’ l’essence même du travaux ne sont pas Selon un système en les subtilités de ces d de it is se préoccupe de ce qui est. Leurs plémentaires. s tenter de cerner n distincts, puis si ce n’est leur complémentarité, leur différenciation. De part son acte d’écriture, le journaliste a pour mission principale d’informer les lecteurs. L’armure rigide du livre est bien loin de Il travaille dans une revue souple, destinée à un large public. Ses qualités ont été parfaitement définies par Ba Zac : « Le brillant et la soudaineté des pensées.

Y. Le principe d’urgence revient ici dans la définition balzacienne du journaliste. Cette urgence tient dans

Désolé, mais les essais complets ne sont disponibles que pour les utilisateurs enregistrés

Choisissez un plan d'adhésion
le fait qu’il doit transmettre des nouvelles ; et comme leur nom l’indique, ce sont des informations éphémères. Pour mieux comprendre ce principe nous pouvons prendre pour exemple un journaliste b boursier. Sa capacité à transmettre rapidement les évolutions de la bourse fera de lui un bon ou mauvais journaliste. En effet, si l’on avait omis de mentionner la crise des subprimes, les conséquences seraient désastreuses pour bien des boursicoteurs.

Son brillant, quand à lui, tient dans sa plume l’intérêt qu’il arrivera à transmettre sera décisif pour la qualité de son article. Malheureusement le sujet le plus intéressant du monde, s’il est mal rédigé, perd tout son attrait. Cette dernière observation est parfois elle aussi caractéristique de récrivain. Certes, l’écrivain, pour atteindre le sommet de son art, a besoin ‘dune bonne dose de talent. Cependant, comme l’a si bien exprimé Valéry : Un auteur, même du plus haut talent n’est pas nécessairement un « écrivain » L’écrivain, au travers de sa lume, doit s’intéresser à l’essentiel.

Les cruelles relations entre le Père Goriot et ses filles ou encore les descriptions si parlantes de la pension Vauquer sont une tout petite partie du génie Balzacien. On peut en effet lire Balzac pour sa manière de parler des relations père-fllles. Elles nous interpellent aussi au XXIe siècle. Son écriture et ses thèmes sont donc universels, nous voyons conséquemment qui si une écriture peut ainsi traverser les siècle sans prendre une ride, cela vient bien du fait que Hauteur de cette œuvre s’est intéressé a l’essentiel et que cette dernière ure.

Quel que soit les valeurs transmises par l’écrivain, le fait est que cette transmission est valable pour tous. Hernani pour ses passions brûlantes, Candide pour sa vision naiVe du monde, Les lettres Persanes pour leur critique des futil 2 brûlantes, Candide pour sa VISIOn nave du monde, Les lettres Persanes pour leur critique des futilités de la haute société ou encore Gargantua pour sa vision de l’éducation ; tous ont pour point commun la possibilité de faire découvrir un message, une leçon ou critique au travers de leurs lignes. Ces messages omme nous l’avons vu son de portée générale.

Si ils nous parlent encore aujourd’hui c’est bien que l’écrivain s’est intéressé à l’essentiel tout comme Balzac. Cette transmission de valeurs est vraisemblablement une possibilité de lecture que ne sera pas toujours exploitée par le lecteur. Cependant si elle n’est pas toujours découverte, son existence n’en est pas remise en cause. Ecrivains et journalistes ont bien en commun l’écriture, mais ils l’utilisent sous des angles très différents. L’urgence des informations journalistiques et le message transmis ar le biais de la littérature ne poursuivent vraisemblablement pas les mêmes finalités.

Si parfois Fun permet la transmission de l’autre, jamais ils ne coïncident en confirmant les dires du précédent. Si un écrivain puise la plupart du temps son inspiration à la suite d’événement d’actualité ou historiques, ce n’est pas grâce à des informations historiques qu’il pourra faire vivre des personnages avec une grande sincérité et transmettre de vraies valeurs morales. C’est une partie de son cœur et de ses convictions profondes que l’écrivain se doit de nous livrer, ontrairement au journaliste qui lui préfère une écriture la plus objective possible.

Cette dernière observation nous ramène à la fin de la citation de Jean d’Ormesson : « il est bien rare que l’urgent 3 nous ramène à la fin de la citation de Jean d’Ormesson : « il est bien rare que l’urgent et l’essentiel se recoupent. Le cœur et la raison peuvent se compléter mais ne se répètent pas. A la lumière de ces différentes considérations, les diverses qualités de ces deux corps de métiers ont été définies le plus clairement possible. Si qualité de la plume est une aptitude ommune, elle n’est pas à la base de génie de chacun.

Si nous voulons éviter la voie de la facilité, nous pouvons les définir d’une manière plus profonde que des les réduire à un verbe bien trop vague : l’écriture. Leur génie tient en deux domaines totalement différents. La transmission instantanée d’informations est une qualité propre au journaliste tandis que l’écrivain nous transmet de façons plus personnelles une vision, une critique ou un message universel. Ces deux transmissions peuvent être complémentaires mais jamais Pune ne peut confirmer l’autre avec un ajout d’informations.

Un monde sans écrivains perdrait tristement une partie de sa poésie mais aussi de sa compréhension. Une monde sans journalistes perdrait lui aussi de sa compréhension par le manque de transmissions de nouvelles. Tout cela signifie que si nous souhaitons une plus grande compréhension de notre monde, nous pouvons arrêter d’une privilégier une au détriment de l’autre, et cela quel que soit le privilégié. Le temps qui passe ou temps qui dure, il est important de leur laisser à chacun une place. Car c’est bien dans sa pluralité de que le monde possède toute sa beauté. 4