Dissertation Humanisme

Dissertation Humanisme

Dans le premier livre des Essais, Michel de Montaigne explique que, pour se former, il faut « frotter et limer notre cervelle contre celle d’autru En quoi peut-on dire que ‘humanisme, ? la Renaissance, se caractérise par une ouverture à l’autre et une interrogatlon sur l’autre ? L’humanisme débute en Italie pendant la Renaissance. Cest un courant culturel européen qui renoue avec les anciennes civilisations principalement la civilisation gréco-romaine. Un besoin de savoir se développe chez les penseurs, artistes, poètes à cette époque.

Ils considèrent que l’Homme doit être toujours en quête de connaissan ouhaitent que tous sav orf compréhensibles par a.  » langue. Montaigne, ju monde. Ils ibles à tous et origines ou sa te de la Renaissance, pour qui « rien de ce qui est humain n’est étranger explique que pour se former soit même il faut « frotter et limer notre cervelle contre celle d’autrui Les humanistes accordent une très grande importance à la découverte et la fréquentation de l’autre pour se construire et devenir soi-même.

En quoi l’Humanisme de la Renaissance peut-il donc être caractérisé par cet ouverture aux autres ? A travers, les thèmes des grandes découvertes, de [‘Éducation et nfin de la Foi en 11Homme, nous tacherons

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de répondre à cette question. Par les grandes découvertes, l’ouverture de l’esprit se développe. En 1492, Christophe Colomb découvre le Nouveau Monde. Les expéditions maritimes rapportent une faune et et une flore inconnues, qui élargissent les inventaires des naturalistes.

Par la même occasion, les conquistadores découvrent de nouveaux peuples qui seront par la suite, pour la conquête du gain et du territoire, éradiqués. Les connaissances géographiques bénéficient d’une nouvelle cosmographie (1544, publication de la Cosmographia universalis e Sébastien Münster), qui remet en question Ptolémée et stimule l’invention d’outils plus performants. Ainsi l’Atlas de Mercator de 1569 change la vie des navigateurs.

Dans le domaine des mathématiques, les Italiens sont les premiers à accomplir des progrès déterminants en algèbre, hissant cette science à un niveau jamais atteint par les Grecs ou les Arabes. Enfin, l’astronomie copernicienne révolutionne la fin du XVIe siècle et ouvre la voie à la science moderne qui va reléguer ? jamais dans leur Antiquité Aristote et Ptolémée. Avec l’afflux de toutes ces connaissances nouvelles et ‘augmentation de leur diffusion par l’imprimé, apparaît le désir d’y mettre de l’ordre.

Sont inventés des instruments pour mesurer le temps, l’espace, les astres. Les villes sont soumises ? la géométrie de plans rigoureux. La vie religieuse, elle-même, est mise en règles. Mais, à côté de cette apparente austérité, l’homme de la Renaissance manifeste un goût très fort pour le romanesque. C’est au XVIe siècle que l’on voit fleurir les utopies (avec Thomas More, Rabelais et son « abbaye de Thélème et l’amour de la vie, de la beauté, éclate dans la peinture ou la poésie.

La Renaissance s’intéresse en outre au corps humain : les humanistes ne réfléchissent pas sur soi-même et sur l’autre uniquement en au corps humain : les humanistes ne réfléchissent pas sur soi- même et sur Vautre uniquement en tant qu’être pensant, mais aussi en tant qu’être physique. La médecine, la chirurgie pénètrent le corps. Ainsi Rabelais, médecin, publie « Le petit Art médical de Galien » ; le narrateur de «Pantagruel», Maître Alcofribas Nasier, entre dans le corps de Pantagruel et y découvre de « nouveaux mondes Y.

Cette curiosité amène à retraduire les raités de médecine des Anciens (d’Hippocrate, par exemple). Cette curiosité se marque aussi dans les arts : l’homme devient le centre de la peinture comme l’homme de Vitruve, de Léonard de Vinci ; le motif du nu manifeste aussi la place primordiale de l’exploration du corps humain. L ‘humanisme s’ouvre aussi sur les autres à travers l’éducation. Le thème de l’Éducation est souvent abordé dans les textes littéraires de la Renaissance (Montaigne, Rabelais… ) De nombreux traités pédagogiques paraissent. Érasme, suivi par Rabelais, insiste sur les vertus morales de l’instruction.

Le maître doit égager des textes étudiés l’enseignement moral qu’ils recèlent. II est à l’opposé de l’objectif médiéval, d’un Hugues de Saint-Victor par exemple, qui prescrivalt de tout apprendre, car rien, estimait- il, n’est inutile lorsque [‘on cherche la sagesse. L’érudition pure, l’accumulation des connaissances, sont rejetées au profit de :« ce qui sert à le [l’élève] faire plus sage et meilleur » (Montaigne, De l’Institution des enfants). Il convient surtout de former le jugement, car « science sans conscience n’est que ruine de l’âme dit Rabelais. Érasme va jusqu’à donner des règles de bonne tenue, comme se ser