Dissertation Comparaison RicardoMarx

Dissertation Comparaison RicardoMarx

« De deux choses l’une, ou bien les produits « changent effectivement en longue période au prorata du travail qu’ils renferment et une péréquation des gains du capital est dès lors impossible, ou bien une telle péréquation a lieu et dès lors il est impossible que les produits continuent à s’échanger au prorata du travail qu’ils renferment. » (Marx) Introduction Journaliste, historien, philosophe et économiste, sociologue de l’époque contemporaine, l’essentiel du projet de Marx réside dans l’explication des différentes formes de l’oppression économique dont est victime la société.

Il critique tout particulièrement Snipe to View Ricardo et sa théorie plus que, la question or 14 l’économie politique sS’. ,• à nous interroger sur de production. Tout poré. D’autant te dans ation nous amène valeur en prix ur ? Si Ricardo détermine la valeur d’un bien par la quantite de travail nécessaire pour produire ce dernier, il parlera de valeur-travail incorporé. Alors que Marx appelle ce temps de travail, le travail concret. Ce dernier estime que la valeur d’un bien est déterminée par la quantité de travail socialement nécessaire (à la reproduction de « a force de travail ») ou encore le travail abstrait.

En effet, d’après cette citation, on constate que Marx attachait une

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importance décisive à la différence entre travail concret et travail abstrait: « j’ai le premier mis en relief de façon critique ce doubl Swipe to nex: page double caractère du travail représenté dans la marchandise, comme la compréhension de l’économe politique pivote autour de ce point, il nous faut ici entrer dans de amples détails ‘ . Ansl, bien qu’il existe un point commun entre les théories de ces deux auteurs : la valeur de toute chose est issue du travail; la étermination et la signification des prix vont diverger.

Autrement dit, ce qui va faire qu’un bien a de la valeur et que cela entraîne l’apparition d’un profit. Ainsi, le but est de savoir si la théorie de la valeur-travail incorporé de Ricardo est compatible avec la théorie de la répartition – exploitation de Marx. Dans un premier temps, nous mettrons en évidence les théories de Ricardo, à savoir celles de la valeur-travail incorporé et de l’apparition du profit comme résidu de l’activité productive. Ensuite, nous évoquerons les concepts d’exploitation et de plus- alue chez Marx à travers la notion de travail abstrait; ce qul amènera à sa critique de la théorie ricardienne. ) Ricardo et ses théories de la valeur-travail et de la répartition A) L’Emergence de la théorie de la valeur-travail incorporé B) Théorie ricardienne de la répartition: le profit n’est qu’un résidu Il) Théories de Marx et sa crltique de Ricardo A) L’émergence de la théorie de la valeur-travail abstrait B) une vision différente du profit: Marx et la plus-value, Ricardo et le profit résiduel L’étude des classiques se base essentiellement sur la ompréhension des conditions d’accumulation de capital au sein d’une société. A 12 essentiellement sur la compréhension des conditions d’accumulation de capital au sein d’une société.

Après avoir repris AdamSmith sur les différents types de valeurs existants, Ricardo va introduire un nouveau concept pour déterminer et mesurer la valeur: la théorie de la valeur-travail incorporé. Par la suite, il définira le profit comme un simple « résidu » de l’activité productive. A) L’émergence de la théorie de la valeur-travail incorporé Dans un premier temps, il est nécessaire de rappeler la différence ntre la valeur d’usage et la valeur d’échange évoquée par Smith. On appelle valeur d’usage, l’utilité ou la capacité à satisfaire un besoin directement ou indirectement.

La valeur d’échange d’une marchandise, quant à elle, est représentée par sa capacité ? être échangée contre une autre marchandise, autrement dit elle correspond à son prix; pour certains classiques, c’est également son pouvoir d’achat. Notons qu’on tire l’analyse du mot valeur de celle d’Aristote pour qui chaque objet a deux usages : usage propre ou direct et usage en échange ou indirect. II n’existe lors aucune relation entre la valeur d’usage (l’utilité) et la valeur d’échange (le prix) dun bien. L’utilité ne peut être le fondement de la valeur d’échange, c’est une condition nécessaire mais non suffisante de la valeur.

En effet, comme l’explique Ricardo, les biens les plus utiles comme l’eau ou l’air, ont une très grande valeur d’usage mais très faible valeur d’échange. Alors que l’or ou le diamant, bien qu’utiles mais non essentiels, ont une faible valeur d’usage mais une grande valeur d’échange. essentiels, ont une faible valeur d’usage mais une grande valeur d’échange. Ainsi, apparait le problème de la mesure de la valeur où il s’agit de trouver un étalon de mesure invariable qui permette d’identifier des évolutions dans le temps.

En effet, il cherche à déterminer le niveau de taux de profit d’une période à l’autre, c’est-à-dire la quantité de production totale (en plus) créée. A l’origine, la notion « valeur-travail » va apparaître dans l’opposition Smith/Ricardo sur le concept d’Etat primitif ou avancé. Tandis que Smith considère un Etat primitif où il n’y a pas de capital, pas de classes sociales; autrement dit, il ny a que des travailleurs ndépendants dont tout le produit du travail leur revient. ? ce moment, Smith considère le travail dépensé dans la production de la marchandise comme le déterminant de la valeur et va parler de travail commandé comme mesure de la valeur. Il va poursuive avec l’Etat avancé, dans lequel on retrouve trois composantes du prix naturel: salaires, profits et rentes. Ainsi, dans ce second État, tout le produit du travail ne reviendrait pas seulement à l’ouvier. Ricardo va alors contredire Smith puisque, selon lui, « Etat primitif = Etat avancé ». En effet, il affirme que du capital existe déjà dans l’Etat primitif. Sa théorie de la valeur-travail va apparaître.

D’après Ricardo, les questions de la mesure et des déterminants de la valeur appellent à une réponse unique: le travail incorporé à la production des marchandises. Ainsi, la théorie de la valeur-travail incorporé consiste à prendre en compte la totalité des travaux directs (immédiatement c 2 incorporé consiste à prendre en compte la totalité des travaux directs (immédiatement consacrés à la formation du bien) et indirects (antérieurs incorporés à la fabrication des outils, machines etc. ) nécessaires à la production d’une marchandise insi qu’à son transport jusqu’au lieu de vente.

Les marchandises vont alors s’échanger en proportion des quantités de travail incorporé, comme l’énonce Ricardo (Principes de l’économie politique et de l’impôt, 1817) : « La valeur d’échange des marchandises produites est proportionnelle au travail consacré à leur production : nan pas uniquement à leur production immédiate, mais à la production de tous les instruments ou marchandises nécessaires pour mettre en action le travail partlculier auquel ils sont appliqués Mais toutes les marchandises ne peuvent pas répondre à cette explication de la aleur.

En effet, Ricardo distinguera deux catégories de biens dont une seule sera concernée par la valeur-travail incoporé. En outre, elle n’impute que les biens reproductibles et multipliables grâce au travail. En revanche, les autres biens, ne respectant pas ces caractéristiques, vont tirer leur valeur de leur rareté et du désir de les acquérir de leurs acheteurs potentiels (ouvres d’arts, objets de collection… ).

Finalement, pour Ricardo, le déterminant et la mesure de la valeur d’échange des marchandises n’est autre que le travail incorporé. Bien que son analyse paraisse séduisante du point de vue héorique, elle sera impossible à mettre en pratique. En outre, on observera sa théorie de la répartition à partir de cette théorie de la valeur. B) Théori PAGF s OF outre, on observera sa théorie de la répartition à partir de cette théorie de la valeur.

B) Théorie ricardienne de la répartition: le profit n’est qu’un résidu Chez les classiques, le système économique est fondé sur la division en trois classes sociales qui doivent se pérenniser: il faut donc reproduire la hiérarchie entre les classes. L’inégalité est alors justifiée par l’efficacité. Pour Ricardo, la valeur et la épartition sont déconnectées, la valeur des marchandises est déterminée indépendamment des revenus (par le travail incorporé).

Ricardo a une conception déductive et raisonne en deux étapes: la valeur est fonction des quantités de travail incorporé à la production; pour la répartition, on déduit de cette valeur les revenus des 3 classes sociales. Ricardo commence son analyse de la répartition par une théorie spécifique de la rente, dite différentielle, selon laquelle la rente n’est pas une cause du prix des denrées agricoles, mais au contraire l’effet de l’élévation de ce ernier, due à la détérioration des condltions de production dans le secteur agricole.

Il en résulte, une approche de la répartition de la valeur mettant l’accent sur la relation antagonique entre salaires et profits. Les salaires sont, d’après Ricardo, déterminés en premier, de sorte que le profit apparaît comme un simple résidu. Comme le salaire, ou prix naturel du travail, est fixé a un niveau permettant la reproduction à l’identique de la classe ouvrière, révolution du prix des biens de subsistance (des denrées agricoles) jouera un rôle déterminant sur celle des salalres, indlrectement sur celle de 6 2