Dissertation

Dissertation

Mile-miche croira, Tyran ou martyr, Précis de décomposition, (1949) lorsqu’ se refuse à admettre le caractère interchangeable des idées, le sang coule… Sous les résolutions fermes se dresse un poignard , les yeux enflammés présagent le meurtre.

Jamais esprit hésitant, atteint d’millésime ne fut pernicieux : le principe du mal réside dans la tension de la volonté, dans l’inaptitude au quittes, dans la mégalomanie prénommèrent d’une race qui crève d’idéal, qui éclate sous ses convictions et qui, pour s’être ample à bafouer le doute et la paresse – vices plus nobles que toutes ses vertus – s’est engagée dans une voie de perdition, dans l’histoire, dans ce me Les certitudes y abonna leurs conséquences que la Chute sinon la l’avoir trouvée, la pas p g été et d’apocalypse… Primez surtout dais. Qu’est-ce t l’assurance de habillements dans un dogme ? Le fanatisme en résulte – tare capitale qui donne l’homme le goût de l’efficacité, de la prophétie, de la terre siège toi nées page terreur -r lèpre lyrique par laquelle il contamine les âmes, es soumet, les broie ou les exalte.. N’ échappent que les sceptiques (ou les fainéants et les esthètes), parce qu’ils ne proposent rien, parce que –

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vrais bienfaiteurs de l’humanité – ils en détruisent les partis pris et en analysent le délire.

Il me suffit d’entendre quelqu’un parler sincèrement d’idéal, d’avenir, de philosophie, de l’entendre dire « nous » avec une inflexion d’assurance, d’invoquer les « autres » et s’en estimer l’interprète – pour que je le considère comme mon ennemi. JE vois un tyran manqué, un bourreau approximatif, aussi haïssable eu les tyrans, que les bourreaux de grande classe. C’est que toute foi exerce une forme de terreur, d’autant plus effroyable que les « purs’ en sont les agents.

On se méfie des finauds, des fripons, des farceurs; pourtant on ne saurait leur imputer aucune des grandes convulsions de l’Histoire; ne croyant en rien, ils ne fouillent pas vos c?ars, ni vos arrière-pensées : ils vous abandonnent à votre nonchalance, à votre désespoir ou à votre inutilité; l’humanité leur doit le peu de moments de prospérité qu’elle connut. Ce sont eux qui sauvent les peuple 2 leur doit le peu de moments de prospérité qu’elle connut.

Ce sont eux qui sauvent les peuples que les fanatiques torturent et que les « idéalistes » ruinent. Sans doctrine, ils n’ont que des caprices et des intérêts, des vices accommodants, mille fois plus supportables que les ravages provoqués par le despotisme principes; car tous les maux de la vie viennent dune « conception de la vie ». Un homme politique accompli devrait approfondir les sophistes anciens et prendre des leçons de chant – et de corruption.

Le fanatique, lui, est incorruptible : si pour une idée il tue, il peut tout aussi bien se faire tuer pour elle; dans les deux cas, tyran ou martyr, c’est un monstre. Point d’êtres plus dangereux que ceux qui ont souffert pour une croyance : les grands persécuteurs se recrutent parmi les martyrs auxquels on n’ pas coupé la tête. Loin de diminuer l’appétit de puissance, la souffrance l’exaspère,’ aussi l’esprit se sent-il plus à l’aise dans la société d’un fanfaron que dans celle d’un martyr; et rien ne lui répugne tant que ce spectacle où lion meurt pour une idée.