dissert 1

dissert 1

L’existence d’un lien universel entre les hommes est difficile à démontrer. II est en revanche facile d’en faire l’expérience. Ainsi, comment pouvons-nous faire semblant qu’un homme ne serait pas un homme ? Comment pouvons-nous nier l’humanité d’autrui ? Cela supposerait de ne pas voir son visage, souligne encore Lévinas. Autrui s’expose par son visage. Autrui se présente dans sa nudité, sa fragilité, sa vulnérabilité. En découvrant le visage d’autrui, je dois me reconnaître préoccupé par autrui.

Il s’agit là, affirme évinas, d’une assignation d’ordre éthique, d’une esponsabilité permanente et irrécusable. « Tu ne tueras point ou « Tu aimeras ton prochain comme toi-même tels sont les commandements de la Bible, et tels sont les commandements Sni* to Swipe to nex: page auxquels l’homme d présence de l’autre. ors sans conditlon. Il faut , permette de commu écrit le philosophe et de la simple ne responsabilité n langage qui lui visage est langage œuvre de 1963. Le langage a donc une origine thique pour Lévinas.

Ma liberté a également une origine éthique : je me trouve investi d’une responsabilité nouvelle par la présence d’autrui. J’ai le devoir de épondre à son appel. L’homme qui n’est pas capable de nouer un lien avec autrui apparaît

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dans une situation dramatique pour lui et dangereuse pour autrui. C’est le reproche que fait Rousseau ? ses contemporains. La modernité apporte certes des progrès techniques, mais elle a tend tendance à faire oublier le lien fondamental qui unité les hommes entre eux. Aux yeux de Rousseau, l’indifférence à l’égard d’autrui est le signe de la dépravation morale de l’homme.

L’homme s’éloigne de ses semblables sous l’effet de la sophistication de ses désirs et de la poursuite rationnelle de ses intérêts. Aveuglé par les règles sociales et par ses propres idées, il n’éprouve plus ce sentiment premier qui a dû marquer la vie de l’homme à l’état de nature, heureux de rencontrer son semblable dans les bois. La pitié est un sentiment naturel qui tempère l’amour de soi et concourt à la conservation de respèce, explique Rousseau dans le Discours sur l’origine et les fondements de l’inégalité parmi les hommes (1755).

La pitié est innée, spontanée, irréfléchie en l’homme. Aux yeux de Rousseau, c’est aussi une vertu primitive, d’où dérivent les vertus morales comme la générosité ou la clémence. La pitié est le sentiment qui convient dans les relations que nous entretenons avec les faibles, parfois avec les coupables, et de manière générale avec les représentants de l’espèce humaine. Il s’agit alors de se transposer en autrui. « Comment nous laissons-nous emouvoir à la pitié ? En nous transportant hors de nous-mêmes ; en nous identifiant avec l’être souffrant », explique Rousseau.

La pitié se définit par notre capacité d’identification avec autrui, capacité spontanée, qui nous permet de ressentir immédiatement ses souffrances. Aussi Rousseau propose-t-il dans Émile ou de l’éducation (1762) que le jeune ?mile apprenne à exprimer un sentiment de pitié à l’égard de tout être vivant. Pour cela, il convient de le tenir à l’écar sentiment de pitié à Pégard de tout être vivant. Pour cela, il convient de le tenir à l’écart de la société, qui recouvre ce sentiment premier d’humanité par des artifices.

Il est possible de cultiver ce lien avec tout homme que les circonstances, les idéologies ou la peur d’être jugé défavorablement par nos proches, ont parfois tendance à nous faire oublier. Ainsi, dans l’Antiquité, le stofcisme a posé que tous les hommes étaient liées entre eux par la raison, quelles que oient leurs différences culturelles et politiques. Les différences restent contingentes par rapport à ce lien universel, fondé sur la raison comme instance directrice de l’univers.

Les Stoïciens ont littéralement inventé la notion de cosmopolitisme comme idéal d’une société universelle entre les hommes. « Nous sommes tous les membres d’un grand corps » écrit Sénèque dans la lettre 95 à Lucilius. Ce n’est pas un idéal abstrait, mais un seul et même organisme, dont les limites ne sont pas différentes de celles du monde. Les Stoïciens développent l’idée d’un pacte ou ‘un contrat implicite entre les hommes, que le philosophe a pour tâche de déclarer, d’établir sous la forme de ce que nous appellerions aujourd’hui une éthique, c’est-à-dire un droit non écrit.

Le cosmopolitisme, comme idéal antique, promeut non pas le détachement à l’égard de toute communauté sociale et politique, mais la priorité accordée à la relation avec tout être doué de raison, par rapport aux prescriptions contingentes des coutumes. Nous devons au dramaturge latin Térence la citation : « Rien de ce qui est humain ne m’est étranger Grâce au théâtre, par exemple, nous sommes en emp