Disproportion de l’homme, commentaire

Disproportion de l’homme, commentaire

Cette interrogation a pour arrière-plan les récents progrès dans le domaine des coinces : en astronomie, les découvertes de coopérer et de swap ta vie nées page égaille (invention de bouleversé la percée n a d’un monde clos don en médecine, les prof l’invention des premier en 1609) ont univers (on passe un univers infini) ; éreintants avec 15, et la naissance de la mécanographie, vers 1 660, qui permet d’observer des éléments invisibles à l’?il nu (les bactéries). La science moderne, fondée sur l’observation et l’expérimentation, est en train de naître.

En se fondant sur ces nouveaux concepts d’infiniment grand et d’infiniment petit, Pascal rédige un texte dont le but ‘est pas scientifique, mais apolitique : comme dans la plupart des textes des pensées, il s’agit de faire éprouver à femme la fragilité de sa op sile toi eue nées page position, et de le ramener vers Dieu. Nous nous demanderons ainsi par quels moyens Pascal tente de persuader pomme qu’il n’est plus au centre de l’univers et que sa situation tragique l’oblige à se tourner vers Dieu.

Nous verrons dans un premier temps que la structure du texte est par elle-même éloquente car elle exprime et matérialise la

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situation de l’homme, entre les deux infinis, en interrogeant sa position. Nous nous attacherons ensuite à montrer que la mise en lumière de cette disproportion de l’homme est au service d’une argumentation, qui vise persuader le lecteur qu’il ne peut échapper au caractère tragique de sa condition qu’en se tournant vers Dieu. . La question de pomme entre les deux infinis. Même silo est resté à l’état de fragment, le texte est construit de façon très précise et pensée.

On distingue en effet deux grands mouvements : les deux premiers paragraphes sont consacrés l’infiniment grand. Le lecteur est invité à situer l’homme dans le cosmos, désigné par les substantif « univers » (l. ) et « nature » (l. 1 et 8). La chute de ce premier mouvement est marquée par une interrogation sur la place de l’homme dans l’infini. Puis la quasi- totalité des deux paragraphes suivants (I. 20-38) est consacrée à la situation de pomme par rapport à l’infinie petitesse de la nature, qui fait de lui un « colosse » (l. 37) et « un tout à l’égard du néant » (l. 38).

Enfin, ces deux mouvements en miroir sont synthétisés dans la dernière partie du texte, des lignes 38 (« Qui se considérera… » à 46, qui analyse 2 synthétisés dans la dernière partie du texte, des lignes 38 (« Qui se considérera… à 46, qui analysent la position très déséquilibrée et « vertigineuse » de l’homme pris entre l’infiniment grand et l’infiniment petit, et donc deux fois disproportionné, ce qu’exprime parfaitement la phrase chargée d’hyperboles définissant ce qu’est l’homme dans la nature : « Un néant à l’égard de l’infini, un tout à l’égard du néant, un milieu entre rien et tout ».

Cette situation à la fois inquiétante et inconfortable est matérialisée par l’interrogation de la ligne 19, qui place de façon concrète pénétration sur l’homme entre les deux mouvements consacrés à chacun des deux infinis. La première partie du texte est consacrée à une évocation de l’immensité de la nature dans un mouvement d’élargissement progressif que le lecteur est invité à suivre. Conséquence diminution progressive de celui qui sert de critère de référence : l’homme.

Les termes désignant cette immensité sont nombreux et souvent hyperboliques (nature entière, vaste tour, firmament, monde visible etc…. ). Ces termes entrent dans une progression qui, en passant du visible à l’imaginable, rapetisse progressivement celui qui est invité à percevoir le monde et à sa situer. Plusieurs termes soulignent un mouvement d’amplification ans la perception du monde à partir de celui qui regarde D’abord verbes de perception, objets bas, puis lumière éclatante, vaste tour, puis nécessité d’enfler nos conceptions, puis invitation de l’imagination à se perdre.

Oblige femme 3 d’enfler nos conceptions, puis invitation de l’imagination à se perdre. Oblige l’homme à passer de ce qu’il voit à ce qu’il peut imaginer, mouvement qui va des objets visibles à l’évocation surhumaine du cosmos : souligne la petitesse de homme. Idée que l’imagination de l’homme est elle-même limitée par rapport ce que fournit la nature (l. 7-8). Du coup, lignes 15-18 constituent a conclusion logique de l’évocation : sentiment d’un déséquilibre, d’un emprisonnement, marqué par la métaphore du cachot et la nécessité de relativiser une position.

But : faire comprendre l’homme qu’il n’est pas grand chose par rapport à ce qui l’entoure. Du coup, la question posée l. 19 s’impose d’elle-même : tout ce qui précède a invité le lecteur à se la poser intérieurement. Le second mouvement se fait en sens Inverse. AI s’agit d’un « autre prodige » (l. 20). L’évocation, et le style lui-même, veulent produire l’effet d’une diminution progressive, jusqu’ l’infiniment était. Ce mouvement est notamment marqué par la gradation descendante des parties du corps : Jambes, jointures, veines, sang, humeur, gouttes, vapeurs (l. 22-24).

Cette gradation descendante est rendue plus spectaculaire encore par les figures de répétition lexicale (indispose) et syntaxique (parallélisme) : donne le sentiment d’un enchaînement infini (A dans B, C dans A, D dans C etc…. ). Le lexique de la petitesse est lui-même approfondi : « petitesse », « incomparablement plus petites « extrême petitesse Y, « raccourci d’atome Mais il y a un retournement dans ce 4 , « extrême petitesse « raccourci d’atome Mais il y a un retournement dans ce passage sur pimentant petit : l’idée vertigineuse que les deux infinis se rejoignent (à partir de la ligne 28).

Le lexique rejoint celui que Pascal utilisait pour évoquer l’infiniment grand : « immensité » (l. 29), « infinité d’univers « firmament « planètes » (l. 30-31). Le locuteur reprend des termes déjà utilisés dans la première partie pour évoquer l’univers, mais il les applique cette fois, dans un mouvement inversé, au domaine de l’infiniment petit, ce qui peut avoir un effet déséquilibrant et troublant pour le lecteur. Les deux infinis sont présentés comme composés des mêmes éléments.

Le lecteur est invité à comprendre que ce qui est très petit est composé d’une multiplicité d’éléments eux-mêmes complexes et comparables à ceux qui constituent le cosmos. Le procédé utilisé par le locuteur est celui de la décomposition d’un élément très petit. On en arrive à affinement petit qui n’est plus visible, mais imaginable. Or, Pascal suggère ici que tout est une question de relativité : il y a à l’intérieur de pimentant petit une infinité d’univers qui semblent gigantesques et infiniment grands à ce ui est absolument minuscule….

Bref, tout est une question d’échelle. Comme dans la première partie, la conclusion est donnée sous une forme interrogative, mais plus développée, avec une réponse (l. 43-46). Il. Une stratégie de persuasion fondée sur la peur et le sentiment du vertige. Ces deux évocations se terminent par une queues S fondée sur la peur et le sentiment du vertige. Ces deux évocations se terminent par une question : enjeu est d’amener le lecteur à une réflexion, à s’interroger lui-même. Mais cette réflexion doit être provoquée par une réaction affective d’abord liée au vertige.

Pascal a lui-même théorisé l’art de persuader (voir le cours). Il veut donc ici saisir l’imagination et les sens du lecteur. Vertige est d’abord lié au choix du lexique comme « l’abîme » (l. 29), et la « sphère infinie dont le centre est partout et la circonférence nulle part Cette métaphore est très connue, et crée le vertige par son côté incohérent : une sphère à forcément un centre et une circonférence. Mais justement, l’univers défie les lois de la physique que l’homme peut comprendre et se représenter.

Donc cette métaphore plonge le lecteur dans un vertige d’incompréhension. Autre moyen de créer le vertige : les effets d’ascension et de descente avec famille deuxième phrase, anophèle des injonctions introduites par que, gradation des verbes de perception, jeu sur les mots : terrez point, vaste tour= pointe (variation morphologique que l’on appelle un polyglotte en stylistique). Effet de redescende avec la gradation descendante (l. 17-18) terre, royaumes, villes, maisons, soi-même. Voir aussi l’autre gradation descendante l. 22-24.

Jeu des hyperboles et des antithèses : immensité/raccourci d’atome, néant/infini etc…. Crée l’effet d’une disproportion vertigineuse. L’homme n’est ni proportionné à l’infiniment grand, ni à l’infiniment petit. Eu locuteur testa roi à l’infiniment petit. Le locuteur déstabilise le lecteur et cherche à susciter en lui la peur : l’expression « un néant à l’égard de l’infini » qui caractérise la situation de l’homme est de nature à susciter l’angoisse et l’effroi. But : conduire le lecteur à chercher une consolation, une explication qui aide à supporter ce vertige et cette peur.

Peur est clairement évoquée à la fin du texte, avec les verbe « s’effrayera » et « tremblera ». Multiplication des expressions qui soulignent ‘infirmité et l’incapacité de l’homme, sa misère constitutive : « contempler en silence « infiniment éloigné », « invinciblement cachés Y, « secret impénétrable ». Dans ces expressions, le préfixe privatif « ni- » et la force hyperbolique des adverbes ont pour but d’inspirer la peur, l’incompréhension, l’angoisse et de pousser les être humains à chercher une consolation dans la croyance dans l’existence de Dieu : I. 2-14 « Enfin, c’est le plus grand caractère sensible de la toute-puissance de Dieu que notre imagination se perde dans cette pensée Traduction : le fait que notre pensée toi incapable de concevoir ou d’imaginer l’immensité infinie de l’univers est une preuve que Dieu (qui a créé cet univers) est tout puissant. L’expression « caractère sensible » signifie que l’homme en fait l’expérience lui-même, avec son imagination et ses sens qui s’épuisent à essayer de concevoir l’infini. La stratégie de persuasion de Pascal repose enfin sur un art subtil d l’infini.

La stratégie de persuasion de Pascal repose enfin sur un art subtil de l’énonciation. D’un côté, le locuteur adopte le ton injonction du commandement biblique, avec la modalité injonction au subjonctif que ‘homme etc…. ), et l’invitation permanente à contempler ce que le locuteur représente par la parole. Le double sentiment de peur et de vertige est également très lié au caractère solennel de l’énonciation (qui utilise le « je b), et l’utilisation d’un registre de langue oratoire (comme un sermon).

Mais d’un autre côté, il compense en s’incluant lui-même dans le lot des humains confrontés à la découverte de leur misère et de leur disproportion : utilisation de la première personne du pluriel (notre, nous) qui inclut le locuteur et a de ce fait quelque chose de rassurant. Celui qui parle veut faire croire qu’il ne donne pas ne leçon aux autres, il est aussi concerné : « notre vue « nous avons beau « nous n’enfantins », « notre imagination ».