Devoir Maison

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or7 Sni* to View Foucault explique comment, à partir de l’Aufklàrung, la pensée rationnelle change, c’est-à-dire on passe d’une pensée rationnelle dite universelle à une pensée rationnelle qui se confronte directement avec son présent et son actualité. Dans un deuxième mouvement, de la ligne 12 à 27, Foucault dit que la philosophie, après l’Aufklàrung, porte un diagnostic sur son présent et elle est partie prenante de l’actualité dans laquelle elle se trouve.

Dès la première ligne, Foucault nous donne une indication temporelle, « à la fin du XVIIIe siècle ce qui signifie en dautres ots que l’auteur se relate donc bien à l’époque de l’Aufklàrung, époque qui n’est pas la sienne. Foucault nous indique donc, comme énoncé dans l’introduction, que la question de la « pensée rationnelle » (1,1) change car on ne s’interroge plus seulement sur sa « nature » (1. 2), sur son « fondement » (1. 2), sur ses « pouvoirs » (1. 2) et sur ses « droits » (1. 2), mais on prend aussi en compte son histoire » (1. ), sa « géographie » (l. 3), son « passé immédiat » (1. 3), ses « conditions d’exercice » (1. 3), son « moment » (1. 4),

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son « lieu » (1. 4) et finalement son « actualité » (l. ). Autrement dit, Foucault explique comment la pensée ratlonnelle était utilisée avant l’avenement de l’Aufklàrung, c’est- à-dire de manière universelle et totale. Tous les termes énoncés par Foucault sont des termes universels qui vont de pair avec des concepts généraux comme par exemple le fini et l’infini.

D’après Foucault, la pensée rationnelle change donc à la fin du XVIIIe siècle avec l’Aufklàrung car elle s’intéresse PAG » rif 7 la pensée rationnelle change donc à la fin du XVIIIe siècle avec l’Aufklàrung car elle s’intéresse à son présent et tout ce qui écoule de ce dernier, comme son passé immédiat, son histoire, sa géographie, ses conditions d’exercice, son moment, son lieu, et non plus aux choses universelles comme la nature, le fondement etc. Selon Foucault, « le thème de l’histoire comme enquête sur les transformations et sur les événements est étroitement lié ? celui de l’actualité. » L’actualité ne peut donc pas être dissociée de l’histoire. Il faut s’interroger sur l’actualité « comme un évenement dont on aurait à dire le sens et la singularité, et poser la question de l’appartenance à un « nous » correspondant à cette ctualité, c’est-à-dire formuler le problème de la communauté dont nous faislons partie. 3 » A partir de ce moment, comme le moyen d’accéder à la vérité se fait par le biais de la raison, la philosophie est donc obligé de faire le « lien à son contexte » (1. ) car la pensée rationnelle est directement liée à son actualité et à son présent. Cette « interrogation essentielle » (1. 5) entre l’actualité et la pensée rationnelle se traduit pour Foucault comme le « symbole de l’Aufklàrun% c’est-à-dire ce lien constitue l’emblème et la figure e cette fin de siècle révolutionnaire. Foucault se réfère alors bien évidemment aux deux premiers auteurs à s’être interrogé sur le rôle et l’impact de l’Aufklàrung notamment lorsqu’il cite « Mendelssohn » (1,7) et « Kant » (1. )_ Tout deux ont défini pour la première fois ce qu’est l’Aufklàrung dans un article qui se nomme « Was is PAGF3C,F7 deux ont défini pour la première fois ce qu’est PAufklârung dans un article qui se nomme « Was ist Aufklàrung ? » (1,7), publié dans la « Berlinische Monatschrift » (1. 6), afin de donner une réponse laire et précise de ce que c’est en réallté ce mouvement dit de l’Aufklàrung. Nous savons que Foucault a également publié un article nommé « What is Enlightenment ? ? en 1984, où il tente d’interpréter le texte de Kant notamment, mais en donnant aussi d’avantage de réponses à la question qu’est-ce que les Lumières. Foucault continue son raisonnement à la ligne 9 en disant que les deux textes publiés par Mendelssohn et Kant, et la réponse qu’ils fournissent à la question de savoir ce qu’est-ce que les Lumières, ont été sous-estimés, c’est-à-dire on n’était pas tout de uite conscient de l’importance de ces deux textes lors de leur publication et les contemporains de l’Aufklàrung parlaient même d’ « interrogation relativement accessoire » (1. 0). , en d’autres mots, d’une interrogation secondaire dont on pourrait se passer. Lors de la publication de ces deux textes, on a uniquement considéré les « effets » (l. 1 1) qu’ils pouvaient avoir sur la philosophie et quelle forme la philosophie allait endosser par la suite. Nous allons donc passer maintenant à notre deuxième partie, où Foucault nous explique justement en quoi cette interrogation des Lumières va au-delà des effets attendus de l’époque et on va voir pourquoi elle consiste en un contrecoup inattendu.

L’AufkIàrung produit des effets au-delà des attentes car, par le biais d’elle, la philosophie devient la « figure dét des effets au-delà des attentes car, par le biais d’elle, la philosophie devient la « figure déterminante d’une époque » (I. 13-14), ce qui montre bien son importance. Cette philosophie est ainsi la figure déterminante pour cette époque que constitue la fin du XVIIIe siècle, et il est alors possible pour la philosophie de parvenir à sa forme la plus accomplie. En d’autres mots cela signifie que la philosophie peut atteindre son achèvement et sa réalisation finale.

La philosophie devient alors pour Foucault en même temps la cause et la conséquence d’une époque, d’un présent, c’est-à-dire elle caractérise, d’un côté, les « traits particuliers » (l. 1 6) d’une époque, elle apparait comme la « figure cohérente » (l. 16), la « systématisation » (1. 17), et la « forme réfléchie » (. 17) et par conséquent elle définit l’époque car elle en est la cause directe ; d’un autre côté l’époque et donc l’actualité e cette époque se définit justement à cause de sa philosophie et l’époque n’est rien d’autre que ‘ « émergence » (l. 8) et la « manifestation » (l. 18) qui définissent la nature propre à la philosophie et son « essence » (1. 19). La philosophie définit donc en même temps, une époque et son actualité, et de plus l’époque se définit elle-même par la philosophie actuelle et présente. La philosophie devient dès lors la cause et la conséquence du présent, ce qui n’était pas le cas avant YAufklàrung, car la philosophie engendrait uniquement des effets sur son actualité. A partir de là, le présent est interrogé dans et pour lui-même comme objet philosophique à part entière.

Ce présent présent est interrogé dans et pour lui-même comme objet philosophique à part entière. Ce présent devient lui-même le lieu de manifestation de la philosophie elle-même. D’une part, il y a nalssance mondaine de la philosophie et en même temps il y a naissance philosophique du monde, c’est-à-dire que l’entreprise philosophique elle-même configure son monde. Par conséquent, la philosophie devient le « révélateur des significations d’une époque » (1. 0) c’est-à-dire elle détermine et révèle la portée de son époque et de son actualité.

La philosophie se sait partie prenante d’un présent qui l’englobe. Le présent n’est plus ce lieu extérieur à la philosophie, comme nous l’avons vu avant l’avènement de l’Aufklàrung, mais il devient le lieu englobant que la philosophie peut entreprendre de parcourir pour y saisir le sens singulier de l’actualité, à la fois pour s’approprier cette actualité et aussi pour pouvoir y produire un certain nombre d’effets. Désormais grâce au rapport qui a changé entre la philosophie t son actualité, il est possible de lire à la fois, la philosophie « dans le cadre d’une histoire générale » (1. 2), et de prendre son « interprétation comme principe de déchiffrement de toute succession historique » (1. 22-23). En d’autres mots, la philosophie a une vision globale de l’histoire en général et en même elle est capable d’en découvrir le sens de son actualité, chose qui n’était pas réalisable auparavant. La conséquence est donc la suivante • la philosophie ne peut plus se séparer de la « question du moment présent elle est dépendante d’elle, car désormai