Descartes-maxime

Descartes-maxime

Et ceci seul me semblait être suffisant pour m’empêcher de rien désirer à l’avenir que je n’acquises, et ainsi pour me rendre content(2); car notre volonté e se portant naturellement à désirer que les choses que notre entendement lui représente en quelque façon comme possibles, il est certain que si nous considérons tous les biens qui sont hors de nous comme n’aurons pas plus de être dus à notre nais d 1 notre faute, que noua de la chiné ou de Me notre pouvoir, nous eux qui semblent errons prives sans pas les royaumes me on dit, de nécessité vertu, nous ne désirerons pas davantage d’être sains étant malades, ou d’être libres étant en prison, que nous faisons maintenant devoir des corps d’une matière aussi peu corruptible eu les diamants, ou des ailes pour voler comme les oiseaux. DESSERTES Discours de la méthode, Emme partie (1) les hasards de la vie (2) au sens fort : heureux C’est le premier devoir que j’ai donné à ma swaps toi nixe page classe de terminale L.

J’ai commencé l’année par une réflexion sur le bonheur ; cela ma amenée à présenter la philosophie d’abord comme art de vivre. « Comment vivre?  » ma

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semblé être une question plus susceptible d’intéresser les élèves que : « Qu’est- ce que l’homme ? Mais franchement, j’avoue que j’ai manqué de discernement en leur proposant ce texte très ardu dont j’ai découvert la profondeur et la difficulté. Se méfier des textes que l’on croit connus, trop connus ! Bon, en tout cas, j’ai été très très indulgente ! Quel chemin doit-on suivre si l’on veut « se rendre content » ? Telle est la question à laquelle DESSERTES va répondre dans ce texte .

L’auteur du Discours de la méthode va nous dire la façon dont il convient de diriger sa vie intention argumentation). Il exclut, ce faisant, l’idée qu’une vie déréglée soit heureuse . Si nous voulons être heureux, nous ne devons désirer que ce que nous estimons possible de faire. Il nous faut, en fin de compte, ajuster notre volonté à notre puissance. La volonté, c’est-à-dire, le pouvoir d’affirmer ou de nier, doit, comme dans le jugement vrai, s’incliner devant l’entendement. Que la volonté précède l’entendement et ce sera non pas l’erreur mais le malheur , le regret, le constat d’impuissance. Nous sommes en présence d’une thèse qui satisfait la raison mais qui pose une série de questions .

Y-a-t-il une parfaite analogie entre la pensée qui « dépend de moi « et l’action « sur les choses extérieures », qui, par définition, ne dépendent pas totalement de moi ? Si je peux me rendre maître de 11 moi ? Si je peux me rendre maître de mes pensées, puis-je avoir la même maîtrise sur mes actions ? Si je dois agir, n’est-ce pas parfois dans « l’urgence’ ? Autrement dit, ai-je toujours le temps de réfléchir et de savoir si c’est possible ? Consentement, ne dois-je pas essayer, c’est-à-dire « faire » pour savoir « après coup » si une action était possible ? La limite entre le possible et l’impossible qui ne relève pas de la logique stricte mais d’une appréciation subjective n’ est-elle pas a posteriori et totalement contingente ?

Ne serions-nous pas madones à l’inaction si nous suspension absolument tous les tenants et aboutissants ? Le problème serait donc de savoir ce qui, dans l’ordre de l’action jugée possible, est véritablement premier : l’entendement ou la volonté ? Plus précisément, la maxime cartésienne,qui fait la part belle à l’action, ne rend-elle pas extrêmement épineuse l’accès à la sagesse considérée pourtant comme un idéal ? Si on considère que c’est l’entendement qui détermine le champs du possible, alors nous ne rechercherons que ce qui nous semble raisonnable, et nous pourrons alors être heureux en ajustant être volonté à notre raison : je le veux parce que je le peux .

Mais si le champs du possible est déterminé par la volonté, alors l’entendement n’est-il pas sommé de s’ajuster à ses exigences en montrant, a posteriori, que c’était possible ? Ce renversement dans l’ordre des facultés n’est-il pas tout aussi efficient et redoublement dynamique : Je le peux PAGAIES 11 l’ordre des facultés n’est-il pas tout aussi efficient et redoublement dynamique : Je le peux parce que je le veux ? L’histoire des hommes ne manifeste-t-elle pas la vérité de cette possibilité ? Si je fais vraiment tout ce qui est en mon pouvoir sur les choses qui me sont extérieures, mon entendement ne sera-t-il pas au service de ma volonté au point de ma faire avoir des ailes pour voler ?

On le voit , AI y a une vraie difficulté dans ce texte qui exprime toute la grandeur de la sagesse esthéticien à laquelle dessertes veut se hisser mais aussi tous les obstacles qui se dressent si on veut étendre son champs d’application à l’action Les étapes du texte sont les suivantes : Quelle règle devons- nous suivre pour être heureux ? Telle est la question à laquelle dessertes répond ( début à ligne 8 ) . L’auteur commence par énoncer sa troisième maxime puis nous dit sa finalité : « nous rendre content » c’est-à-dire heureux . Dans un second moment, il justifie sa position en analysant le lien naturel de subordination entre l’entendement et la volonté : le possible est déterminé par l’entendement . 8 à 10 « car » « possibles » Quels sont les effets concrets que l’on pourra en dégager, c’est l’objet d’un dernier moment : 1 11 à 14 où dessertes expose les possibilités qu’offrent celui qui s’exerce à une telle attitude et de 14 à 18 et celui qui a dépassé le stade de l’exercice et qui parvient « faire de nécessité vertu s. Explication : 1 er moment : dessertes commence par exposer sa maxime . Une maxime est une règle que l’on se donne pour diriger son action et ne pas être le jouet des circonstances extérieures . Cette maxime consiste à « se vaincre à se maîtriser soi-même. Ce faisant, il s’inscrit dans une tradition qui conçoit l’homme de façon dualiste . L’âme doit gouverner le corps, c’est l’action proprement dite, et non le corps gouverner l’âme, car c’est là la définition même de la passion. Il faut donc s’efforcer de se maîtriser .

Prétendre attrister la chance, cet « heureux » hasard de circonstances est une entreprise évidemment impossible puisque le propre du hasard est d’échapper à toute loi. Si je parviens à cette victoire sur moi-même mes désirs seront ceux qui sont conformes à l’ordre du monde et je serai délivré des désirs ordinaires de gloire ou d’argent. L’auteur poursuit en rappelant la nécessité de s’entraîner cet exercice spirituel car cela ne va pas de soi . Nous sommes assez facilement détournés de cette ligne de conduite par la force des préjugés et le cours ordinaire de la vie . Dire que sou ne sommes maîtres que de nos pensées, ce n’est pas ce que pense évidemment le fou ou l’ homme rempli de désirs . Il y a donc une habitude à acquérir pour contrarier des penchants naturels.

Les Anciens s’entraînaient à cela et c’est précisément ce qu’on appelle l’ascèse . L’attitude qui vient d’être décrite s’inscrit dans la philosophie esthéticien et dessertes ne semble pas innover sur ce point . Mais, nous pouvons noter deux différences 1 nous pouvons noter deux différences essentielles relativement la forme et au fond . La forme : dessertes intègre les principes de la physique technicien dans « sa » maxime : Affirmer que le monde est un cosmos n’est valable que pour la pratique (la morale provisoire) , pas pour la théorie ! ( c’est le cogiter pas le cosmos qui est le point de départ de la connaissance. ) En quoi, cette place change-t-elle l’importance du propos , ce qui suit va nous éclairer.

Le fond : Il ne s’agit pas en effet de se contenter d’agir sur « ce qui dépend de nous mais aussi sur les « choses qui nous sont extérieures » . Le précepte des stoïcisme s’appliquerait donc aussi à ce qui est hors de nous . Autrement dit, dessertes considère u semble considérer que la pensée ne se contente pas de s’harmoniser à « l’ordre du monde » mais qu’elle peut aussi prescrire une action en dehors de cet ordre. Le monde ne serait alors pas seulement à penser, à contempler mais à faire . Telle serait la modification apportée au principe des stoïcisme dans ce passage . (Cela va rendre sans doute problématique la fidélité aux Anciens, mais cela signifie aussi qu’ils auraient une fécondité illimitée ! Vis à vis des « choses extérieures considérer que seules nos pensées sont en notre pouvoir c’est éviter le regret vis à vis e échec mais aussi éviter ponction de celui qui ne croit qu’au destin Si j’ai fait tout ce qu’il fallait pour passer mon examen et que j’échoue, je ne peux, de mon point de tout ce qu’il fallait pour passer mon examen et que j’échoue, je ne peux, de mon point de vue ou « à mon regard » m’en imputer la faute. Je ne peux peut-être pas décider de l’issue, elle relève de l’imprévisible, mais je peux décider des moyens et de ma « résolution » la fermeté de ma volonté. La faute, en effet, ne réside pas dans le résultat de l’action mais dans la force de I’ exécution, dans le passage à l’acte.

Autrement dit, pour avoir un effet sur les choses qui me sont extérieures mais que je désire acquérir ( moment de la volonté), je dois d’abord m’interroger, sans me mentir, sur mes dispositions réelles eu égard à la fin que je me propose (moment de rendement) L’ordre du monde n’est pas totalement extérieur à moi, il n’est pas donné une fois pour toute, il est essentiellement à faire mais ce « faire » doit obéir à un ordre ( dans tous les sens du terme : commandement et organisation) donné par la raison qui est en moi . Le Stoïcisme sert donc de règle pour l’action, aise contrairement au stoïcisme antique, dessertes cherche promouvoir l’action. Pourquoi faut-il à ce point « se vaincre », et s’exercer à penser « que nous ne sommes maîtres que de nos pensées » , telle est la question à laquelle dessertes va maintenant répondre .

Ne pas suivre cet ordre prescrit par la raison, c’est se condamner à rester dans l’impuissance et à attendre passivement « le hasard Si j’ai rempli toutes les conditions, que j’ai « fait de mon mieux », c’est-à-dire que j’ai vraiment intériorisé le principe des stoïcisme en l’appliquant « aux ch. 7 1 ‘est-à-dire que j’ai vraiment intériorisé le principe des stoïcisme en l’appliquant « aux choses qui me sont extérieures je conserverai le même empire sur moi, qu’eux vis à vis des choses « qui dépendent (que) de nous », et alors, je serai « content Une telle conséquence semble en effet très bonne et très désirable, mais toute la question serait maintenant de savoir si une telle application « aux choses qui nous sont extérieures » va de soi . C’est ce que dessertes envisage désormais dans un deuxième moment moment . La IL 7 Il va en effet se justifier : « car » mais en même temps nous vêler l’écart qui existe entre le précepte stoïcisme et le sien . 2 me moment dessertes pose que « notre volonté » ne se porte « naturellement à désirer que les choses que notre entendement lui représente en quelque façon comme possible » . Cette phrase est à la fois banale et très originale.

lorsqu’ veut vraiment et qu’on n’est pas dans le souhait ou le rêve ou le désir, on peut. La volonté en tant qu’elle se distingue du désir est forcément éclairée par l’entendement. Dans ces conditions, en effet, je ne peux vouloir « la lune »! Cette phrase est cependant aussi très nouvelle : les stoïcisme cherchaient à suivre en toute chose la raison non pas pour qu’elle leur indiquait le possible mais le réel, » l’ ordre du monde », c’est-à- dire ici la nécessité ! Nous sommes dans une élégance aux Anciens un peu équivoque ! Cet argument majeur dans le texte est problématique . Si le possible ne réside pas dans ce qui est donné ou ce qui e le texte est problématique .

Si le possible ne réside pas dans ce qui est donné ou ce qui est pensable ( non-contradictoire) mais dans ce qui est à faire, comment pourrait-il résider dans ‘entendement ? Ne faut-il pas déjà soupçonner l’intervention de la volonté ? Penser que quelque chose est réalisable n’est- ce pas déjà savoir qu’on peut parce qu’on veut ? Le propre de l’ambitieux n’est-il pas de transformer de simples désirs en volonté en travaillant à atteindre ce qui semblait objectivement « impossible » ? Dans tous les cas de figures, pour apprendre nager, ne faut-il pas déborda se jeter à l’eau ? La faisabilité n’est- elle pas conditionnée surtout par le « faire » et non par la pensée ?

quoiqu’ en soit, dessertes pense que si l’entendement sert de aide à la volonté en indiquant ce qui est possible, nous pourrons rester « contents dessertes va maintenant illustrer et en même temps approfondir son argument . Ces le dernier moment du texte . Emme moment : par exemple, nous ne pourrons pas plus regretter « ce qui est dû à notre naissance un revers de fortune dont nous ne serions pas responsables, que nous ne regrettons la possession de la chiné ou du musique. Nous devons considérer la perte d’un privilège « dû à notre naissance », si nous en sommes privés sans notre faute, comme aussi insignifiante pour notre bonheur eu la possession de royaumes fabuleux .

En effet, si nous sommes privés d’un titre ou d’un territoire familial en raison de la mauvaise gestion de nos aïeux, nous devrons regarder cette perte comme dépassant le raison de la mauvaise gestion de nos aïeux, nous devrons regarder cette perte comme dépassant le cadre de notre action possible et accepter ce qui nous arrive en la considérant avec la même indifférence qu’une chose inconnue dont, par définition, nous ne pouvons pas ressentir le manque. Comment être privé de quelque chose, la chiné ou le musique que nous n’avons mais vus et qui ne nous manque pas ? A la fin, lorsque nous nous serons accoutumés à cette attitude, nous ferons de « nécessité vertu c’est-à-dire que tout se passera comme si, à l’instar des sages de l’Antiquité nous finissions par choisir ce qui nous arrive . Autrement dit, à force de s’habituer à ne considérer que ce que l’entendement représente comme réalisable, nous ne ferons même plus d’efforts pour chasser l’impossible.