Dernier DS Sur Le Roman

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Devoir surveillé du mercredi23 mai 2012. Première D (33). M. Oger. Le roman et ses personnages, visions du monde. Le roman d’apprentissage. Corpus. Texte 1 : Le père Goriot, Honoré de Balzac, 1835. Texte 2 : Le père Goriot, Honoré de Balzac, 1835. Texte 3 : Bel Ami, Guy de Maupassant, 1885. Texte 4: Le rouge et le noir, Stendhal, 1830. or 8 Sni* to View I Question portant su Quelles caractéristiques du roman d’apprentissage trouve-t•on dans ces textes du corpus ? Il Écriture au choix (16 points).

Sujet d’invention. Rastignac, au bout de ses six premiers mois passés à paris ?crit deux lettres : l’une est adressée à sa famille et l’autre est adressée à l’un de ses amis resté en province. L’une (celle pour la famille) ne dit pas la réalité de la vie parisienne et l’autre (celle adressée à l’ami) dit la réalité et les espoirs secrets de Rastignac Écrivez ces deux lettres en vous servant de votre connaissance du roman et en utilisant une langue de qualité.

Texte no 1 : Le père Goriot, Honoré de Balzac première partie, avant la leçon donnée par madame de Beauséant. Eugène de Rastignac était revenu dans une disposition d’esprit ue doivent avoir

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connue les jeunes gens supérieurs, ou ceux auxquels une position difficile communique momentanément les qualités des hommes d’élite. Pendant sa première année de séjour à Paris, le peu de travail que veulent les premiers grades à prendre dans la Faculté l’avait laissé libre de goûter les délices visibles du Paris matériel. n étudiant n’a pas trop de temps s’il veut connaître le répertoire de chaque théâtre, étudier les issues du labyrinthe parisien, savoir les usages, apprendre la langue et s’habituer aux plaisirs particuliers de la capitale ; fouiller es bons et les mauvais endroits, suivre les cours qui amusent, inventorier les richesses des musées. un étudiant se passionne alors pour des niaiseries qui lui paraissent grandioses. Il a son grand homme, un professeur du Collège de France, payé pour se tenir à la hauteur de son auditoire. Il rehausse sa cravate et se pose pour la femme des premières galeries de l’Opéra-Comique.

Dans ces initiations successives, il se dépouille de son aubierl , agrandit l’horizon de sa vie, et finit par concevoir la superposition des couches humaines qui composent la société. S’il a commencé par admirer les voitures au défilé des Champs—Elysées par un beau soleil, il arrive bientôt à les envier. Eugène avait subi cet apprentissage à son un beau soleil, il arrive bientôt à les envier. Eugène avait subi cet apprentissage à son insu, quand il partit en vacances, après avoir été reçu bachelier en Lettres et bachelier en Droit.

Ses illusions d’enfance, ses idées de province avaient disparu. Son intelligence modifiée, son ambition exaltée lui firent voir juste au milieu du manoir paternel, au sein de la famille. Son père, sa mère, es deux frères, ses deux soeurs, et une tante dont la fortune consistait en pensions, vivaient sur la petite terre de Rastignac. Ce domaine d’un revenu d’environ trois mille francs était soumis à l’incertitude qui régit le produit tout industriel de la vigne, et néanmoins il fallait en extraire chaque année douze cents francs pour lui.

L’aspect de cette constante détresse qui lui était génereusement cachée, la comparaison qu’il fut forcé d’établir entre ses soeurs, qui lui semblaient si belles dans son enfance, et les femmes de paris, qui lui avaient réalisé le type d’une beauté êvée, l’avenir incertain de cette nombreuse famille qui reposait sur lui, la parcimonieuse attention avec laquelle il vit serrer les plus minces productions, la boisson faite pour sa famille avec les marcs de pressoir, enfin une foule de circonstances inutiles ? consigner ici, décuplèrent son désir de parvenir et lui donnèrent soif des distinctions.

Comme il arrive aux âmes grandes, il voulut ne rien devoir qu’à son mérite. Texte nb2 Le père Goriot, Honoré de Balzac première partie, avant la leçon donn qu’à son mérite. Texte nD2 Le père Goriot, Honoré de Balzac première partie, avant a leçon donnée par madame de Beauséant, une page après le texte na 1 .

Et l’aventureux Méridional s’était empressé de se lier avec cette délicieuse comtesse, autant qu’un jeune homme peut se lier avec une femme pendant une contredanse et une valse. En se disant cousin de madame de Beauséant, il fut invité par cette femme, qu’il prit pour une grande dame, et eut ses entrées chez elle. Au dernier sourire qu’elle lui jeta, Rastignac crut sa visite nécessaire.

Il avait eu le bonheur de rencontrer un homme qui ne s’était pas moqué de son ignorance, défaut mortel au milieu des illustres mpertinents de l’époque, les Maulincourt, les Ronquerolles, les Maxime de Trailles, les de Marsay, les Ajuda-Pinto, les Vandenesse, qui étaient là dans la gloire de leurs fatuités et mêlés aux femmes les plus élégantes, lady Grandon, la duchesse de Langeais, la comtesse de Kergarouët, madame de Sérisy, la duchesse de Carigliano, la comtesse Ferraud, madame de Lanty, la marquise d’Aiglemont, madame Firmianl, la marquise de Listomère et la marqulse d’Espard, la duchesse de Maufrigneuse et les Grandlieu.

Heureusement donc, le naïf étudiant tomba sur e marquis de Montriveau, l’amant de la duchesse de Langeais, un général simple comme un enfant, qui lui apprit que la comtesse de Restaud demeurait rue du Helder. Etre jeune, avoir soif du monde, avoir faim d’une femme, et voir s’ouvrir pour soi deux maisons ! mett PAGF jeune, avoir soif du monde, avoir faim d’une femme, et voir s’ouvrir pour sol deux maisons ! ettre le pied au faubourg Saint—Germain chez la vicomtesse de Beauséant, le genou dans la Chaussée-d’Antin chez la comtesse de Restaud plonger d’un regard dans les salons de Paris en enfilade, et se croire assez oli garçon pour y trouver aide et protection dans un coeur de femme ! se sentir assez ambitieux pour donner un superbe coup de pied à la corde roide sur laquelle il faut marcher avec l’assurance du sauteur qui ne tombera pas, et avoir trouvé dans une charmante femme le meilleur des balanciers !

Avec ces pensées et devant cette femme qui se dressait sublime auprès d’un feu de mottes, entre le Code et la misère, qui n’aurait comme Eugène sondé l’avenir par une méditation, qui ne l’auralt meublé de succès ? Texte n03 : Bel Ami, Guy de Maupassant (le texte se situe au tout ébut du roman, juste après l’incipit). Qu’est-ce que tu fais à Paris ? dit Forestier. Duroy haussa les épaules : — Je crève de faim, tout simplement.

Une fois mon temps fini, j’ai voulu venir ici pour… pour faire fortune ou plutôt pour vivre à pans ; et voilà six mois que je suis employé aux bureaux du chemin de fer du Nord, à quinze cents francs par an, rien de plus. Forestier murmura : — Bigre, ça n’est pas gras. —Je te crois. Mais comment veux-tu que je m’en tire ? Je suis seul, je ne connais personne, je ne peux me recommander ? personne. Ce n’est pas la bonne volonté qui me manque, mais le