Debat

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Blandine : Psychologue pour enfants. Roxane : Realisatrice de dessins-animes et titulaire d’un doctorat en sociologie. Vincent : Presentateur  de « C’est mon choix ». Presentateur : Bonjour et bienvenue dans notre nouvelle emission de « C’est mon choix », en direct sur le plateau de France 3. En Janvier 1926, l’ecossais John Baird presente un modele revolutionnaire de reception d’images sur un tube cathodique. Cet objet revolutionnaire, vous pouvez en voir la premiere forme sur l’annexe numero 1 que nous voyons desormais a l’ecran. Cette invention, c’est le Televiseur.

Cet objet prendra au fil des annees une place de plus en plus considerable dans la societe. En 1930, le premier televiseur sera mis en vente, et deviendra, depuis 2008 le premier loisir des francais selon une etude de l’institut Gfk. Mais l’evolution de la television devint telle qu’aujourd’hui, on y trouve de tout : de la publicite, des programmes plus ou moins pertinents, des debats, des films, des documentaires… En moyenne 44,9 millions de telespectateurs de 4 ans ou plus ont regarde la television chaque jour pendant 4 heures 25 minutes entre janvier et septembre 2010.

Ce nombre est en constante augmentation depuis la creation de la television, il a plus de 60 ans. En 2009, les 4 a 10

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ans ont regarde plus longtemps la television que les 11-14 ans (2 h 12 min contre 2 h 09 min) et leur consommation a progresse de 7 minutes depuis 2000 alors que celle des 11-14 ans a diminue de 12 minutes. Ainsi, les parents d’aujourd’hui se posent de nombreuses questions : Quelles influences peuvent avoir les programmes televisuels chez les enfants ? Sont-ils adaptes a leur developpement, que ce soit pour le developpement de leur imagination, ou sur leurs capacites psychologiques ?

L’enfant est-il capable de mettre de la distance entre lui ; la television ? Et en regle plus general : La television est-elle nuisible pour les enfants ? Pour repondre a notre question, nous accueillons sur notre plateau Mme Blandine Legrand, psychologue pour enfants ; Melle Roxane Joly, creatrice de dessins-animes, dont les recherches sur la television ont ete publiees il y a quelques temps. Madame Legrand, lorsque nous parlons d’enfants, qu’entendons nous ? Blandine : Ici, ne sont pris en compte que les enfants entre 0 et 14 ans. C’est tres tot que les enfants sont mis en contact avec la television.

Meme si les parents ne les laissent pas forcement devant la television, ils la voient partout. D’apres des etudes, si nous prenons en compte le temps ou l’enfant est eveille, ce qui fait environ 16h par jour, il passe 1/8eme de son temps devant la television soit 2 heures. C’est enorme ! Vous rendez vous compte du nombre d’informations qu’on fait rentrer dans les tetes de nos enfants au travers de la television ? Presentateur : Mademoiselle Joly ? Avez-vous une remarque a faire par rapport a ce qu’avance Mme Legrand ? Roxane : Bien sur ! Tout d’abord, je trouve que Madame Legrand n’est pas claire.

Je ne conteste absolument pas les chiffres qu’elle avance, ni ne remet en question les etudes qui ont ete faites, mais je les trouve tres peu claires. Sur ces deux heures, que regardent les enfants ? Des informations, de la publicite, des dessins-animes, des documentaires ? Elle ne le dit pas. Et on ne peut pas dire que tout cela soit nefaste pour les enfants. Presentateur : Justement, abordons tous ces points un par un, au niveau de la publicite, que pouvez-nous nous en dire ? On presente souvent la publicite comme un bourrage d’images pour forcer l’enfant a devenir un consommateur.

Roxane : Il est prouve qu’a partir de 8 ans, un enfant est apte a reconnaitre une publicite, et a savoir donc que ce n’est pas la realite, mais des images montees de toutes pieces. Il sait donc bien que ce n’est pas en achetant tel ou tel produit qu’il va acquerir une force surhumaine, ou avoir tous les amis qu’il veut. Et nous avons constate que pour eux, les spots publicitaires sont davantage percus comme des sortes de « spectacles » que reellement comme des messages subliminaux qui les pousseraient a acheter. De plus, il est bon pour les enfants de s’informer sur les nouveaux produits.

Je ne dis pas que ca doit etre le sujet de discussion principal que les enfants doivent avoir, mais nous ne pouvons pas ignorer que les enfants dans les cours de recre en parlent beaucoup. Blandine : Je suis d’accord avec vous, mais tous les enfants ne prennent pas les messages publicitaires de la meme maniere ! Dans certaines publicites, il peut y avoir un rejet du message. Cela arrive par exemple lorsque les publicites exploitent la naivete supposee des enfants par des demonstrations trop spectaculaires pour etre vraies, un rythme trop lent, l’abstraction, ou l’utilisation de references qui leur sont encore inconnues.

Et pour rebondir sur ce que vous avez dit il y a quelques seconde, L’impact publicitaire est particulierement fort chez les jeunes enfants (entre 4 et 8 ans). Pour les produits concernant les enfants comme les boissons sucrees, barres chocolatees, bonbons, cereales, les publicites les n’hesitent pas a mettre en avant des enfants dans leurs publicites pour lancer un message aux jeunes telespectateurs. Le danger est donc que les enfants croient que c’est la norme de manger de produits sucres.

Roxane : Attendez, attendez, on ne peut pas ignorer que le site manger-bouger fait passer des spots publicitaires avec des recommandations pour les enfants et les adultes. Qui n’a jamais vu ces petits spots avec marque «  5 fruits et legumes par jour » etc. Et pour en revenir a ce que vous disiez sur l’impact de la publicite sur les enfants, des etudes ont demontre que la publicite televisee ne joue pleinement son role lorsqu’on lui manifeste une attention soutenue. Et pour tout vous dire, c’est rarement le cas. Pendant la publicite, on a plus tendance a zapper qu’a rester scotche devant…

Presentateur : En parlant de zapper justement. Les enfants zappent dans le but de trouver un programme qui les interessent et ce sont bien souvent des dessins-animes qu’ils veulent regarder. Je pense que Melle Joly aura bien des choses a nous dire sur le sujet etant donne son metier, alors commencons par vous Madame Legrand, les dessins-animes, que pouvez-vous nous en dire ? Blandine : Et bien, je dirais que la television affecte la capacite de representation de l’enfant dans le monde reel. Mon confrere Allemand Peter Winterstein a d’ailleurs etudie ce point pendant 17 ans, a travers des dessins d’enfants de 5 a 6 ans. Il a eu l’idee de leur faire dessiner des pour connaitre l’influence de la television sur la representation de la realite des enfants. Certains personnages dessines ont des bras, des doigts, des oreilles, des pieds, mais Peter Winterstein constate qu’un nombre de plus en plus important d’entre eux sont deformes : les bras partent des hanches et les jambes sortent a partir de la tete. Il en conclue donc qu’un nombre croissant d’enfants ages de 5 a 6 ans sont touches par des retards de developpement. Pour lui, la cause de ce souci est la television.

Les resultats sont flagrants : les enfants qui regardent la television moins d’une heure par jour dessinent des personnages complets, tandis ceux qui la regardent plus de trois heures realisent la plupart de temps des personnages incomplets. Presentateur : Bien, nous y reviendront, Mademoiselle Joly ? Qu’avez-vous a y repondre ? Roxane : Mais les dessins-animes sont faits pour faire rever les enfants ! S’ils avaient envie de representation objective dans notre monde, ils regarderaient les informations ou les documentaires. Les enfants ont besoin d’imaginaire.

Et les dessins animes apportent beaucoup dans le developpement de l’imagination. Premierement, ils apportent des images nouvelles de mondes merveilleux, des mondes que les enfants n’imaginaient pas. Secondement, ils sont facteurs d’emotions. L’enfant apprend a apprivoiser des sensations nouvelles, la peur, l’envie, l’affection… & dernierement, les dessins animes sont facteurs de morale. L’enfant apprend la distinction entre le bien et le mal au travers des actions des personnages, et tire des enseignements des actions de ses heros.

Blandine: Justement, Mademoiselle Joly, permettez-moi de vous interrompre. On ne peut pas dire que tous les dessins-animes soient adaptes aux enfants. Par exemple, Dragon-Ball Z, un dessin anime japonais a ete supprime des chaines publiques francaises en 1994, car il presentait un probleme de violence au niveau de la forme : le nombre d’image par seconde des dessins animes japonais est superieur au nombre d’images seconde des dessins animes europeens et americains (vitesse de diffusion de l’image est de 30 images par seconde contre 24 en France).

Cette difference ne represente rien pour un adulte, mais pour un enfant, elle est une source de stress. L’image est tres souvent frontale, ce qui est valable pour tous les dessins animes mais cette vision est beaucoup plus presente dans les dessins animes japonais (gros plan sur les visages, sur les poings) et l’enfant a l’impression de lui-meme recevoir les coups, l’image de plein fouet, en pleine figure. Presentateur : Donc, nos enfants sont bien proteges de ce cote. Mais dans les dessins-animes qu’ils peuvent visionner tous les jours, que pouvons-nous en dire ?

Roxane: La personnalite d’un enfant se construit a travers les processus d’imitation et d’identification. L’enfant, a partir du moment ou il va se reconnaitre en tant qu’etre humain, va se mettre a imiter autant les etres humains qu’il cotoit dans la realite autant que les representations visuelles qu’il regarde. D’ou l’importance du programme televise que ce dernier absorbe. Les parents de l’enfant sont le principal support de l’identification de l’enfant, mais les personnages televises qu’ils cotoient frequemment peuvent etre des substituts a ne pas negliger.

L’enfant aime s’identifier a des personnages de dessins animes qu’il connait bien. Ainsi, il pourra etre, selon ses interets et l’humeur du moment, Dora, Benjamin le chevalier vert, Blanche-neige ou Spiderman! Presentateur : Qu’avez-vous a repondre a ca Mme Legrand ? Blandine : Et bien, pour ma part, je ne neglige pas le fait que les enfants aient besoin d’imagination et de representation. En revanche, il faut veiller a ce que ces programmes ne soient pas nefastes pour les enfants.

Beaucoup d’enfants boivent la tele jusqu’a plus soif, sont comme scotches a leur televisons, le regard vide, et sans plus aucun interet plus le reste qui les entourent. Chacun d’entre nous pouvait intuitivement pressentir l’aspect nocif de la television. C’est pourquoi a ce jour, les chercheurs du monde entier sont desormais unanimes : l’abus de tele nuit aux neurones en plein developpement des enfants, et affecte leur comportement et leur sante. Le lien entre la television et les nouveaux troubles de l’enfance est desormais etabli.

Si les enfants restent scotches devant la tele, c’est qu’elle les plonge dans un etat proche de l’hypnose. Tout se passe au niveau du cerveau : aussitot le poste allume, des ondes lentes, dites « alpha », prennent le relais des ondes « beta », celles de l’eveil. En temps normal, ce processus s’opere chez un individu en etat de legere lethargie qui garde les yeux fermes, ou qui est en train de s’endormir. Les chercheurs ont egalement observe chez l’enfant gave de tele une nette predominance de l’activite cerebrale dans l’hemisphere droit, celui qui traite l’information de facon emotionnelle.

Resultat : l’esprit critique est altere et la capacite d’apprendre diminue. En definitive, les programmes televises se doivent donc d’etre choisis. Presentateur : Bien, passons a present a un aspect plus general en ce qui concerne la television et les restrictions a y apporter. Pour en revenir a la publicite, l’encadrement severe des pratiques publicitaires, notamment autour des emissions enfantines est un debat recurrent. La Suede est le pays le plus avance en la matiere, au Quebec et en Grece par exemple, la publicite pour les jouets est purement interdite.

Mlle Joly, pensez-vous que ces restrictions sont reellement souhaitables ? Roxane : Les tentatives de reglementation ont ete nombreuses. C’est le cas notamment du Conseil Superieur de l’Audiovisuel (CSA), qui en 2001, a l’occasion du renouvellement des conventions des chaines privees M6 et TF1, etait « soucieux d’eviter les derives commerciales dans les emissions pour les enfants ». Pour se faire, le CSA a integre des dispositions specifiques dans les conventions des chaines privees « la societe veille a une claire identification des ecrans publicitaires dans les emissions destinees a la jeunesse ».

C’est donc pour l’ensemble des emissions jeunesse que les generiques d’ecrans publicitaires ont une duree minimale de 4 secondes et sont composes d’elements sonores et visuels permettant au jeune public de les identifier aisement. Blandine : Mais, Mlle Joly, reconnaissez cependant que peu d’entre elles ont abouti. Une des mesures souvent proposee, et deja en application dans certains pays europeens. Elle concerne l’interdiction d’annonces pour enfants autour et pendant les programmes qui les concernent.

Par contre, du point de vue de l’efficacite publicitaire, rien ne permet a l’heure actuelle d’avancer qu’une annonce pour enfants est plus efficace dans le contexte d’un programme qui leur est destine que dans un autre programme. Presentateur : Avez-vous quelque chose a ajouter Mlle Joly ? Roxane : Bien evidemment ! Il a ete seulement demontre par Pecheux et Derbaix en 2003, qu’un programme induisant une humeur positive conduit les enfants a evaluer de facon plus positive. On prefere la limitation a l’interdiction cependant. Un enfant comprend mieux le discours publicitaire lorsqu’il a ete confronte a la situation, prealablement expliquee.

Blandine : Je suis d’accord sur ce point. Le role de l’education des parents a une place tres importante dans le processus de comprehension des enfants. L’ecole a egalement un role plus actif a jouer. D’abord, elle permet de transmettre aux enfants des elements leur permettant d’analyser un discours publicitaire, tout comme par le biais des parents. D’autre part, l’ecole peut s’interroger sur la presence des marques dans son etablissement a l’aide d’actions educatives comme le brossage des dents ou la semaine du gout. Pretendre interdire la publicite aux tranches horaires des nfants serait donc impossible. De meme qu’il n’est pas possible d’empecher les enfants de regarder la television si elle est allumee. Les enfants sont ainsi nombreux a regarder des emissions qui ne leur sont pas destinees Roxane : Mais, Madame Legrand, admettez que la publicite n’est pas forcement negative. Elle est souvent ludique, belle et initie ainsi l’enfant a une certaine forme d’esthetique, elle exerce ses facultes de memoire et peut provoquer au sein de la famille un dialogue fructueux entre l’enfant et ses parents ou ses freres et s? urs plus ages.

Les parents sont la pour apporter des restrictions a leurs enfants. Presentateur : Concernant les restrictions apportees a la publicite, je pense que nous avons fait le tour de la question. Nous constations cependant que les derives sont nombreuses sur le sujet de l’enfant et de la television. On peut se souvenir par exemple d’une affaire survenue debut Juin 2006, ou un adolescent nantais a assassine une de ses camarades d’ecole, apres avoir vu le film « Scream »[1]. L’adolescent arrete a declare : « J’avais l’obsession de vivre ce que vivaient les heros de Scream , j’avais envie de tuer comme eux ».

Si cette affaire est la plus connue, il en existe 3 autres en France, 3 autres affaires mettant en avant des jeunes ayant vu se film, s’etant identifies aux heros et ayant commis des actes irreparables. Les programmes televisuels sont-ils alors adaptes aux enfants ou aux adolescents ? Pour repondre a cette question et avant de rentrer dans le vif du sujet, voyons comment se definit la violence. Madame Legrand, etant psychologue, pourriez vous nous en dire plus ? Blandine : Bien sur. Nous constatons 3 types de violence televisuelle. Une violence formalisee tout d’abord.

C’est la violence a laquelle on assiste dans les films de sciences fiction. En effet, l’enfant qui est confronte comprend que ce n’est pas son monde et s’imagine que cela ne peut lui arriver dans la vraie vie. Ensuite, il y a aussi une violence appelee equivoque. Elle se deroule dans des films ou des series televisuelles dont l’epoque est actuelle. L’enfant percoit comme pouvant arriver. Les crimes violents sont beaucoup plus repandus a la television que dans la realite. Le policier moyen du petit ecran va tuer entre 12 et 48 personnes, alors qu’un vrai policier americain se sert de son arme en moyenne une fois tous les 27 ans.

Enfin, la violence actuelle est celle que l’on trouve dans les journaux televises ou dans les spots publicitaires. Ces images, les enfants les assimilent a la realite, a des circonstances qu’ils ont vecues ou encore a des choses qu’ils redoutent comme la mort d’un proche, la maladie… Parmi les 100 programmes les plus regardes par les 4-10 ans en 2009, 43 sont des journaux televises ; les enfants ont le droit a l’information, c’est-a-dire le droit d’acceder a une information adaptee a leur age mais bien ouvent, l’information generaliste des journaux televises n’est pas adaptee a leur sensibilite et peut les angoisser. Presentateur : Merci pour ces precisions Madame Legrand. Mais Mlle Joly, il est pourtant bien vrai que les programmes televises sont a present adaptes aux enfants ? Roxane : Oui, c’est sur ce point que je voulais rebondir. Effectivement il y a de la violence. Mais la loi n’est pas sans ignorer ce fait. C’est pour ceci que le Conseil Europeen s’est interesse a la question de l’enfance et de la television.

Ainsi, il a adopte une directive televisuelle le 3 octobre 1989, avec un certain nombre de lois auxquelles les etats membres de l’Union europeenne sont soumis : «Les Etats membres prennent les mesures appropriees pour que les emissions des organismes de radiodiffusion televisuelle qui releve de leur competence ne comportent aucun programme susceptible de nuire gravement a l’epanouissement physique, mental ou moral des mineurs, notamment des programmes comprenant des scenes de pornographie ou de violence gratuite»[2].

Ici, la directive demande a ce que les etats membres protegent la jeunesse en prenant des mesures adaptees. L’alinea 2 de cet article etend l’interdiction aux «programmes susceptibles de nuire (et non plus gravement) a l’epanouissement physique, mental ou moral des mineurs sauf s’il est assure, par le choix de l’heure de l’emission ou par toute mesure technique, que les mineurs se trouvant dans le champs de diffusion ne sont normalement pas susceptibles de voir ou d’entendre ces emissions». Selon cette directive, il existerait donc un niveau de violence au-dessus duquel des programmes doivent etre interdits.

De plus, le CSA a mis en place des restrictions quant a l’age des enfants avec des signaux a respecter par les chaines televisees. Presentateur : Avez vous quelque chose a ajouter Mme Legrand ? Blandine : Si des signaux sont mis en place par le CSA, on ne peut ecarter que les parents ont un role decisif a jouer. Il est facile pour un enfant sans surveillance d’ignorer les signaux mis en place pour sa propre protection. Ainsi, le role des parents tiendrait en plusieurs points selon l’age de l’enfant. La television n’est pas adaptee aux enfants de moins de 3 ans.

Entre 3 et 6 ans, il est necessaire de privilegier des sessions courtes de visionnage de programmes concus pour les tout-petits. Au dessus de 8 ans, tous les programmes peuvent etre regardes en famille. Toutefois, il est important de choisir avec soin les programmes visionnes et de regarder si cela peut apporter quelque chose a l’enfant, sous peine de passer pour un simple abrutissement. Il est de plus conseille aux parents de ne pas mettre de television dans la chambre des enfants, ce qui leur permettrait de regarder des programmes qui ne sont pas adaptes a leur sensibilite. Roxane : ——————————— [ 1 ]. [ 2 ].