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L’impérialisme culture occidental et devenir de la culture africaine: Défis et perspectives DEFIS ET PERSPECTIVES Mémoire de fin de cycle de PhilosophieCette partie ne fait pas partie du mémoire, mais n’est que comme PRELUDE Éminents membres du jury Chers formateurs et professeurs Chers camarades et amis Séminaristes Chers invités Nous vous souhaitons la bienvenue dans cette salle ou se déroule les séances de soutenances de mémoire de fin de cycle de Sni* to View Philosophie.

Impérialisme culturel Défis et perspectives e e or76 avons choisi pour no reu • Le vertigineux progrè voir pour toile de fa la culture africaine : tenance que nous présent semble outes les entreprises humaines se dessinent sur la base de la culture devenue pluridimensionnelle. Toutes fois, dans leurs diversités, les cultures cherchent à se compléter et à se phagocyter les unes les autres. La dimension sociale de la réalisation humaine a fait qu’aujourd’hui aucune culture ne peut vivre en autarcie.

Cependant, au rendez-vous du donner et du recevoir culturel, celle-ci revêt un nouveau vlsage. Le choc culturel, ce « sentiment de profonde désorientation qu’éprouvent les personnes et les roupes mis soudainement en contact avec un milieu culturel dont les traits se révèlent inconnus, incompréhensibles, menaçants »1(*), a

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provoqué dans nos sociétés modernes des grandes mutations laissant place à l’érosion des valeurs morales, à la perte d’identité culturelle et au déséquilibre interne.

Au rythme du brassage culturel, on est porté porté à croire qu’à la longue, la culture des peuples africains risquerait de disparaitre du fait de sa marginalisation, de son abandon par la complicité des Africains eux-mêmes au profit d’une culture pseudo occidentale.

En effet, le choc cultuel a pporté un déplacement de sens : les Africains ne sont plus eux- mêmes parce que victimes dune aliénation culturelle causée par un regard tourné vers l’extérieur qui a fini par endormir les consciences et par jouer le rôle de « l’opium du peuple » au point de constater avec Emmanuel MOUNIER que « la plupart des Noirs ont honte d’être noirs, une honte secrète qu’ils ne font pas la leur, mais qui hante jusqu’à leur fierté. »2(*) Ce constat est pertinent à plus d’un titre ; car nombre d’Africains fuient aujourd’hui leur identité, leur réallté culturelle.

Nombre sont ceux qui ne avent rien de leur culture, de leur langue maternelle. La société africaine d’aujourdhui nous fabrique des déracinés, des aliénés et acculturés de toute sorte autant que nous les voudrions. Dans une Afrique duale qui a encore la nostalgie du passée et qui embrasse le modernisme dans toutes ses dimensions sans esprit critique, avec parfois l’apparition des élites déracinés, assimilés, extraverties, et coupées de leur peuple, plongée dans « une vision déformée et déformante des réalités culturelles du continent des inquiétudes planent sur le devenir SOCIO- culturel africain.

L’entrée de l’Afrique dans le nouveau village planétaire est perplexe. La rencontre avec la prochaine histoire est un marché où l’Afrique ne sera qu’une pure consommatrice portant sur son dos une culture amoindrie. Dans cette Afrique se dessine un paradoxe qui fait qu’on ne sa OF dos une culture amoindrie. Dans cette Afrique se dessine un paradoxe qui fait qu’on ne sait plus quelle voie emprunter.

Car « à ne pas vouloir sortir des sentiers battus, à ne pas oser plonger dans les eaux profondes, pour y jeter nos filets (Lc5, 4), nous nous contenterons des fretins du rivage et demeurerons des pêcheurs nfirmes, tournant sur nous-mêmes, sans jamais affronter les courants contraires et les vents du large. Devant cette crise d’identité culturelle qui jonche nos rapports sociaux, une question attire notre attention. Que deviendra la culture africaine face à cette influence imposante de la culture occidentale ?

Faudrait-il rester bouche close devant cette désorientation totale qu’a engendrée le choc culturel dans nos famllles ? Comment donc passer les yeux fermés quand, sur nos routes quotidiennes, nous rencontrons nombre d’Africains, tant de jeunes et adultes déracinés et quand nous sommes en ace des gens qui ne veulent même pas entendre parler une quelconque langue africaine pour se réclamer d’une culture dont les tenants et les aboutissants leur sont inconnus ?

N’est-il pas temps pour le continent noir de réviser sa politique culturelle comme l’ont fait les nouveaux pays industrialisés d’Asie et d’orienter autrement la question de son développement qui ne saurait passer de sa culture ? N’est-il pas temps pour elle de repenser sa culture pour son insertion dans la modernité, de faire une analyse objective de son passé, une critique rigoureuse de son présent pour déterminer la voie de l’avenir, de faire un retour ? sa source culturelle pour y puiser les valeurs humaines, ultimes et passer au modernisme sans s’aliéner ?

Voici tant de questions qui on valeurs humaines, ultimes et passer au modernisme sans s’aliéner ? Voici tant de questions qui ont attiré notre attention et qui nous ont orienté vers ce thème inspiré des réalités quotidiennes. Face à l’assaut direct et brutal des schèmes culturels différents, l’Africain se trouve aujourd’hui pris au piège de tant de pseudo- valeurs qui le dépersonnalisent ; il y a une nécessité de prendre une part importante au réveil des consciences pour une évolution culturelle africaine humanisante.

Ce projet vise en effet à détruire les pseudo-valeurs culturelles qui détruisent le tissu culturel du contient noir en saccageant son insertion dans l’histoire de l’humanité. Cest en cela que consiste notre intitulé : Impérialisme culturel occidental et devenir de la culture africaine • Défis et perspectives. Et pour examiner en profondeur cette question, nous nous grimpons sur l’épaule du géant William ETEKI’A MBUMUA dans son oeuvre : Un certain humanisme.

Fin du prélude INTRODUCTION GENERALE Le vertigineux progrès que connaît le monde présent semble voir pour toile de fond le brassage culturel. Toutes les entreprises humaines se dessinent sur la base de la culture à telle enseigne que cette dernière est devenue pluridimensionnelle. Toutefois, dans leurs diversités, les cultures cherchent à se compléter les unes les autres. La dimension sociale de la réalisation de l’homme fait qu’aujourd’hui aucune culture ne peut prétendre vivre en autarcie. les choses semblent ne plus marcher comme elles se doivent.

Le choc culturel, ce « sentiment de profonde désorientation qu’éprouvent les personnes et les groupes mis soudainement en ? sentiment de profonde désorientation qu’éprouvent les personnes et les groupes mis soudainement en contact avec un milieu culturel dont les traits se révèlent inconnus, incompréhensibles, menaçants a provoqué dans nos sociétés modernes des grandes mutations laissant place soit ? l’érosion des valeurs morales, soit au perte d’identité culturelle, à la dépersonnalisation et au déséquilibre interne qui rendent difficilement maîtrisable l’avenir culturel de certains peuples.

Au Mthme du brassage culturel, on est porté à croire qu’à la longue, la culture des peuples africains en particulier risquera e disparaitre du fait de sa marginalisation, de son abandon par la complicité des Africains eux-mêmes au profit de la culture occidentale.

Le choc culturel a apporté un déplacement de sens • les Africains ne sont plus eux-mêmes parce que victimes d’une aliénation culturelle causée par la culture étrangère qui a fini par endormir les consciences et par jouer le rôle de « l’opium du peuple » au point de constater avec Emmanuel MOUNIER que « La plupart des Noirs ont honte d’être noirs, une honte secrète qu’ils ne font pas leur, mais qui hante jusqu’à leur fierté. »6(*) Ce constat est pertinent ; car nombre d’Africains se réclament Français ou Anglais et fuient leur identité culturelle.

Dans une Afrique duale qui a encore la nostalgle du passé et esprit critique, avec l’apparition des élites assimilées, extraverties et coupées de leur peuple avec « une vision déformée et déformante des réalités culturelles du continent »7(*), des inquiétudes planent sur le devenir socio-culturel africain. L’entrée de l’Afriqu PAGF s OF des inquiétudes planent sur le devenir socio-culturel africain. L’entrée de l’Afrique dans le nouveau village planétaire est erplexe car l’apparition de ces élites aliénées ne permet pas un dialogue d’égal à égal.

La rencontre avec la prochaine histoire est un marché où l’Afrique ne sera qu’une pure consommatrice car portant sur son dos une culture amoindrie. Dans cette Afrique se dessine un paradoxe qui fait qu’on ne sait plus quelle voie emprunter. Car, « à ne pas vouloir sortir des sentiers battus, ? ne pas oser plonger dans les eaux profondes, pour y jeter nos filets (LC 5,4), nous nous contenterons des fretins du rivage et demeurerons des pêcheurs infirmes, tournant sur nous-mêmes, ans jamais affronter les courants contraires et les vents du large. ?8(k) Descendant encore plus bas dans nos tradltions, nous sommes appelés à confronter nos valeurs traditionnelles avec la modernité et non à les rejeter par un pur snobisme au nom d’une quelconque modernité. Devant cette crise d’identité culturelle et du sens d’appartenance sociale qui jonchent nos rapports sociaux, une question attire notre attention. Que deviendra la culture africaine ? En d’autres termes, qu’attendons-nous de l’avenir de la culture africaine?

En effet, l’Afrique se trouve plus que jamais divisée, désorientée u alors « mal parte » comme le notait René DUMONT. Il est temps pour elle de repenser sa culture pour son insertion dans la modernité, de faire une analyse objective de son passé, une critique rigoureuse de son présent, de déterminer la voie de l’avenir pour son plein accomplissement, de faire un retour à sa source culturelle pour y puiser les valeurs humaines, ultimes et passer au modernisme sa retour à sa source culturelle pour y puiser les valeurs humaines, ultimes et passer au modernisme sans s’aliéner.

L’urgence d’une révolution culturelle aboutissant à l’avènement « d’hommes ouveaux, totalement désaliénés, comprenant la nécessité pour eux de se libérer, de transformer la nature humaine, prêts ? participer à la révolution des esprits et à organiser le progrès, par l’accès aux techniques et à la science, pour la maîtrise consciente et total de nos destins pour l’avenir des Africains et de leur culture nous interpelle.

La promotion de la culture africaine avec ses problèmes d’aujourdhui s’impose à nous, Africains, pour la sauvegarder des impasses, de l’oubli et pour nous permettre d’être ce que nous sommes et de devenir ce que nous devons être. L’inquiétude que provoque cette situation nous a orienté vers ce thème intitulé : Impérialisme culturel occidental et devenir de la culture africaine : Défi et perspectives. La complexité de ce thème nous conduit à la première partie passera en revue la physionomie d’ensemble des relations interculturelles.

La deuxième partie consacrée à la culture africaine, nous fera découvrir ce qu’est la culture africaine, sa nature, son essence et ses caractéristiques, puis les différents problèmes auxquels elle fait face aujourd’hui : aliénation culturelle, l’ethnocentrisme, le hénomène d’acculturation. Enfin, la troisième partie mettra en relief les différentes voies et perspectives pour la promotion de la culture africaine.

A la lumière de un certain Humanisme, oeuvre de William ETEKI’A MBUMUA dans lequel ce dernier saisit avec pertinence la problématique du devenir la culture africaine et suivant une méthode analyti 7 OF suivant une méthode analytico-descriptive, nous cernerons ce thème, aujourd’hui d’actualité et plus que jamais. 1 CARRIER Lexique de la culture. pour l’analyse culturelle et l’inculturation, Paris, Desclée, 1992, p. 70 ‘k 2 MOUNIER E. Les oeuvres, tome3, paris, Seuil, 1944 1950, p. 268. * 3 MBIJMIJA W. E. Démocratiser la culture, Yaoundé, Clé, 1974, * 4 POU NOUKOU E. J. , Église dAfrique, Propositions pour l’avenir, paris, Karthala, 1984, p. 158. * 5 CARRIER H. , Lexique de la culture. Pour l’analyse culturelle et l’inculturation, paris, Desclée, 1992, p. 70. MOUNIER E. , L es oeuvres, tome 3, Paris, Seuil, 1944-1950, p. * 7 MBUMUA w. E„ Démocratiser la culture, Yaoundé, Clé, 1974, p. * 8 POUNOUKOU E. J. , Eglise d’Afrique, Propositions pour l’avenir, Paris, Karthala, 1984, p. 158. * 9 MBUMIJA W. E„ Un certain humanisme, Yaoundé, Clé, 1970, p. 7. l. PARTIE PHYSIONOMIE D’ENSEMBLE DES RELATIONS CUL URELLES 1-1 Les concepts : Culture et Cultures La culture touche tous les domaines de la vie humaine. Sa définition est contextuelle. Voilà pourquoi on parle de culture comme connaissance ou sagesse, comme production agricole ou mieux comme civilisation d’un peuple. Instance spirituelle et normative de la société, la culture fait de l’être humain un être historique, le détermine dans son expression fondamentale de l’humain, dans ses actes, sa singularité et dans sa vision du monde.

On ne pourrait dans cette dynamique considérée une personne sans culture. Et selon les termes d’Achiel PEELMAN « chacun de nous baigne dans sa culture comme un poisson dans l’eau. Et celle-ci, dans ses manifestation PAGF 8 OF bagne dans sa culture comme un poisson dans l’eau. Et celle-ci, dans ses manifestations que sont la morale, la religion, l’art, la tradition nous suit comme une ombre dans tout notre passé et notre quotidien. Nous ne pouvons en aucun jour nous en séparer puisque regroupant toutes les sphères de notre vie et de notre être.

Il y a donc lieu de définir l’homme comme un animal culturel. Ce n’est donc pas surprenant que soucieux de leur avenir, du devenir de leur être, tous les hommes « parlent d’identité culturelle, de dialogue des cultures, de développement culturel, de révolution culturelle, d’évangélisation des cultures. »1 1(*) Le dynamisme culturel de nos jours n’est que l’expression de la culture comme base fondamentale de tout être humain.

La culture est ainsi dans son expresslon profonde le reflet de tout l’univers de l’homme dans son milieu de vie car elle surgit dans ce que nous sommes, dans nos connaissances, nos Usr nos moeurs, nos traditions et nos croyances. On pourrait dire que nous sommes ce que notre culture a fait de nous. Et rejoignant Achiel PEELMAN, nous disons que « chacun de nous, dès le premier jour de sa vie, a été programmé, éduqué ou endoctriné dans une seule façon d’être humain »1 2(*) selon les normes et les valeurs de sa société capable de lui procurer vie et liberté en rapport avec son mllieu ambiant.

Et si la culture est le signe, la mentalité et l’être vital d’un peuple donné, il y a lieu d’utiliser le mot culture avec diversités des valeurs. Il faut noter ainsi qu’il ny a pas des peuples sans culture ar chaque peuple essaie suivant ses possibilités de se rendre la vie plus facile dans son milieu ambiant en essayant de dominer celui- PAGF possibilités de se rendre la vie plus facile dans son milieu ambiant en essayant de dominer celui-ci au risque de se faire écraser.

Entendons par cultures, la diversité des sociétés ayant chacune sa façon d’être et de résister à la domination de son milieu. Et comme les problèmes ne sont jamais les mêmes pour toutes les sociétés, il y a lieu de parler des diversités culturelles. On emploie ainsi le terme cultures au niveau des groupes, des ethnies et des ribus comme ce qui crée des particularités et des différences les unes des autres. La culture est alors conçue comme la façon de chaque peuple à s’adapter à son environnement.

Tous les peuples du monde se différencient par leur façon d’être et de faire. Il est important de dire avec MBUMUA que : « Les hommes ont inventé des cultures différentes en fonction de leurs préoccupations conjoncturelles, de leur subjectivité, de leurs goûts et de leur tempérament respectifs qui sont par essence, insuperposables. Les cultures humaines sont donc soumises au principe de la relativité et de pluralisme. Et comprendre une ulture, c’est trouver le motif prédominant qui l’a fait naitre et a pu lui permettre de se développer efficacement. ? 13(*) La culture est comprise dans cette optique comme tout génie du genre humain qui permettra à chaque peuple d’éclairer le jour au jour ses dimensions proprement humanistes tant pour l’individu que pour la société. Au-delà de toutes ces diversités culturelles, l’aspiration de toutes les sociétés reste la même • parvenir à créer des conditions d’épanouissement de chaque individu. La culture devient pour tout homme ou toute société « un plan de vie à réaliser qu’un produit déjà fini. Ell 76