Cout de transaction

Cout de transaction

| | | | Universite Ibn Tofail Faculte des sciences juridiques economiques et sociales | | « La theorie des couts de transaction » modele explicatif de l’externalisation Plan du travail Introduction I. Naissance et developpement de la theorie des couts de transaction A. Naissance de la theorie des couts de transaction B. Developpement et modelisation de la theorie des couts de transaction C. Concept de couts de transaction II. Les fondements de base de l’economie des couts de transaction A. Hypotheses fondamentaux de la theorie des couts de transaction

B. Les attributs des couts de transaction C. Les differentes structures de gouvernance D. Les liens entre attributs des couts de transaction et structure de gouvernance Conclusion References Introduction S’inscrit dans le cadre de la theorie des organisations. Elle s’attache a expliquer l’existence d’organisations economiques fondees sur la hierarchie par l’existence de couts de transaction. Le concept de cout de transaction apparait pour la premiere fois en 1937 dans l’article de Ronald Coase, « The Nature of the Firm ».

C’est cependant Oliver Williamson qui est considere comme le fondateur de ce courant theorique. La theorie des couts de transaction postule que les agents ne sont dotes que d’une rationalite limitee (concept que l’on doit

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a Herbert Simon) tout en se comportant de maniere opportuniste. Le point de depart de Williamson et de la theorie des couts de transaction est de postuler que toute transaction economique engendre des couts prealables a leur realisation : couts lies a la recherche d’informations, aux « defaillances du marche », a la prevention de l’opportunisme des autres agents etc.

Ainsi, certaines transactions se deroulant sur le marche peuvent engendrer des couts de transaction tres importants. Des lors, les agents economiques peuvent etre amenes a rechercher des arrangements institutionnels alternatifs permettant de minimiser ces couts. A l’oppose du marche, Williamson distingue ainsi a la suite de Coase la « hierarchie » qui correspond le plus souvent a l’entreprise. Entre le marche et l’entreprise, de nombreuses formes « hybrides » peuvent etre identifiees (sous-traitance, concession, reseau etc. ).

Dans le cadre de notre formation, nous essayons de faire une synthese sur les travaux des fondateurs de la theorie des couts de transaction. Afin de mettre e evidence la logique de cette theorie et expliquer ses apports et de montrer comment cette theorie represente l’une des bases des decisions strategiques d’externalisation, d’integration verticale ou de phenomene connexe tel que les alliances, la sous-traitance…etc. I. Naissance et d developpement de la theorie des couts de transaction A. Naissance de la theorie des couts de transaction

C’est Ronald Coase qui en 1937, parle pour la premiere fois des couts de transaction. Sa theorie est alors particulierement novatrice car il remet en question l’economie traditionnelle en s’interessant a l’entreprise, non plus uniquement en tant que fonction de production, mais en tant qu’entite autonome et systemique. S’interrogeant sur les raisons d’etre de la firme, Coase demontre que ce sont les couts eleves encourus par les individus afin d’assurer la coordination commune ou la production cooperative dans un marche qui fondent la firme.

Pour Coase, le processus d’echange est complexe et genere des couts (couts de transaction) qui doivent etre pris en compte par l’entrepreneur pour organiser ses activites de production. Ainsi, les couts de transaction lies a la decouverte de prix adequats, a la negociation et a la conclusion de contrats separes pour chaque transaction, a la creation et au maintien d’ententes contractuels a long terme sont substantiels. Ces couts peuvent etre reduits par la creation d’une firme, au sein de laquelle des relations hierarchiques d’autorite remplacent le marche comme moyen de coordonner l’activite de production commune.

Dans cette perspective, l’entreprise constitue un mode d’organisation des ressources qui peut supplanter le marche en minimisant les couts de transaction par le biais du pouvoir d’autorite de l’entrepreneur. Par consequent, le but de la firme est de permettre aux individus qui possedent des actifs economiques de tirer pleinement avantage de la production commune. Cependant le choix de la coordination sur le mode de l’internalisation des couts au sein de la firme a aussi un cout.

Une firme ne peut donc pas croitre de maniere illimitee. Il existe un moment critique ou sa taille rend plus profitable le recours au marche malgre les couts de transaction. Coase oppose donc le marche et la firme comme modalites alternatives de coordination des activites economiques et demontre l’existence d’une taille optimale de la firme : celle correspondant au point d’equilibre entre le cout interne de la transaction marginale et le cout externe du recours au marche.

B. Developpement et modelisation de la theorie des couts de transaction Si l’on doit a Ronald Coase le concept de cout de transaction, c’est cependant Oliver Williamson qui est considere comme le fondateur de la theorie des couts de transaction. C’est en effet a ce dernier que l’on doit une modelisation des observations de Coase. Oliver Williamson occupe une place tres particuliere parmi les grands auteurs du management. Il est le seul ayant a la fois : construit les fondements de la theorie des couts de transaction, basee sur le principe normatif qu’economiser sur les couts de transaction est preferable au gaspillage resultant de choix guides par le hasard ou « l’intuition manageriale », – deduit des principes normatifs concernant le choix ex ante par les agents economiques des modes de gouvernance, qui serviront d’institutions pour leurs transactions realisees ex post. Williamson encadre l’idee de couts de transaction de deux considerations : l’une sur le comportement economique des agents, l’autre sur l’environnement de la transaction.

Concernant tout d’abord le comportement economique des agents, il postule deux elements que nous allons bien developper dans les sections ci dessous : D’une part, le fait que les agents ont une rationalite limitee (idee qu’il reprend a Herbert Simon), c’est-a-dire qu’ils n’optimisent pas comme le soutient la doctrine economique traditionnelle, mais qu’ils s’arretent une fois qu’une solution leur parait satisfaisante. D’autre part, le fait que les agents adoptent des comportements opportunistes, c’est-a-dire qu’ils recherchent leur interet personnel avec une certaine ruse.

Concernant ensuite l’environnement de la transaction, il postule egalement deux elements : d’une part, le fait que l’environnement est une donnee complexe et incertaine, ce qui conduit les agents a se mouvoir dans un contexte ou ils doivent prendre des risques et ou ils ne peuvent pas tout savoir ; d’autre part, la prise en compte des caracteristiques de la transaction est importante, caracteristiques qui renvoient a la frequence des transactions et a la specificite des actifs y deployes. D. Concept de couts de transaction

Avant de developper les composantes et la logique de la theorie des couts de transaction, nous avons juge qu’il est important de definir les notions de transaction et de cout de transaction selon les observations de l’auteur de cette theorie (O. Williamson). Une transaction se produit quand deux agents economiques specifient contractuellement l’echange d’un bien ou d’un service. Pour Williamson, le cout de transaction est donc un cout specifique dans un echange, qui est lie a la negociation, a l’etablissement et au suivi du contrat etabli entre les deux organisations economiques.

De ce fait cet auteur distingue : • Les couts de transaction ex ante (anterieur a la transaction) qui correspondent a tous les frais et toutes les activites amont precedant la signature des contrats : * Couts de recherche et d’information : prospection, comparaison du rapport qualite/prix des differentes prestations proposees, etude de marche etc. *  Couts de negociation et de decision : redaction et conclusion d’un contrat etc. Les couts de transaction ex post (posterieur a la transaction) qui correspondent aux couts d’administration de surveillance et de controle mis en place pour assurer le respect des clauses contractuelles, couvrir les differents aleas survenant dans l’execution des contrats et eventuellement leur renegociation. Les couts, selon O. Williamson, permettant de determiner la structure de gouvernance optimale, peuvent etre divises en deux categories : les couts de production et les couts de transaction. Les couts de production sont les couts de realisation de l’activite.

Les couts de transaction sont les couts de gestion de la structure de gouvernance. Et selon la theorie developpee par Williamson, la meilleure structure de gouvernance est celle qui permet de minimiser la somme des couts de production et de transaction. D’apres une etude americaine realisee aux de 243 entreprises, a montre que les couts de transaction sont frequemment negliges par rapport aux couts de production. Les entreprises qui recourent a l’internalisation justifient cette decision par les couts de transaction eleves associes a l’externalisation. A ’inverse, les entreprises qui recourent a l’externalisation justifient cette decision par les couts de production eleves associes a l’internalisation. II. Les fondements de base de l’economie des couts de transaction A. Hypotheses fondamentaux de la theorie des couts de transaction Comme on evoque precedemment, Williamson encadre la theorie des couts de transaction de deux hypotheses : l’une liee au comportement economique des agents : la rationalite limitee et l’opportunisme des individus et l’autre sur l’environnement de la transaction : l’incertitude, la complexite et le nombre de prestataire sur le marche.

La rationalite limitee : Les individus sont limites par leurs capacites cognitives dans l’exercice de leur rationalite. Par exemple ils sont incapables de prevoir tous les evenements susceptibles de survenir pendant la duree de vie des contrats qu’ils redigent. Il en resulte alors des couts de transaction importants, generes notamment par les renegociations periodiques des contrats. Le caractere limite de la rationalite est aggrave lorsque l’environnement est incertain et complexe.

En plus l’environnement est incertain et complexe, plus il est difficile de prevoir l’ensemble des evenements eventuels et de les integrer dans le contrat. L’opportunisme : L’opportunisme peut etre defini comme une forme forte de la poursuite de l’interet personnel. Alors qu’un individu poursuivant son interet tient compte des engagements qu’il a pris, l’individu opportuniste n’hesite pas a les nier. On distingue generalement : l’opportunisme ex ante qui est la volonte deliberee de tromper son partenaire des le debut d’une relation.

Et l’opportunisme ex post qui consiste a profiter des occasions de tromper son partenaire, lorsqu’elles se presentent (lorsque le contrat n’est plus adapte a l’environnement par exemple). Le nombre reduit de prestataires : plus le nombre de fournisseurs potentiel est limite plus le fournisseur attire est difficile a remplacer (meme s’il se conduit de facon opportuniste). A ces differents elements il faut rajouter « l’atmosphere », qui represente l’influence du contexte sur le comportement des individus. Suivant le contexte, les individus seront tentes de se comporter de facon plus ou moins opportuniste.

B. Les attributs des couts de transaction La theorie des couts de transaction presente un tres interet car elle permet de determiner la structure de gouvernance optimale a d’un nombre reduit de criteres. Ces criteres, generalement denommes « attributs de transaction », sont au nombre de quatre : la specificite des actifs, l’incertitude, la frequence des transactions et la difficulte de mesures de la performance du fournisseur. Specificite des actifs Des actifs sont dits specifiques lorsqu’ils ont specialement developpes ou adaptes pour un usage particulier.

Ces actifs constituent un investissement specifique pour la realisation d’une transaction. Ils sont consideres specifiques des lors qu’il n’est possible de les redeployer pour un autre usage. Williamson distingue quatre principaux types de specificite : * Specificite de site : Elle se materialise lorsque des equipements ont ete implantes par un fournisseur a proximite de ceux de son client de facon a minimiser les couts de stockage et de transport ; * Specificite des actifs physiques : Elle se materialise lorsqu’un fournisseur a developpe ou adapte des equipements specialement pour les besoins d’un client ; Specificite des actifs humains : Elle se materialise lorsqu’un fournisseur a developpe des competences specialement pour les besoins d’un client ; * Specificite temporelle : Elle se materialise lorsqu’un fournisseur a investi dans des actifs specifiques pour respecter des delais de livraison de son client. Comme ils ont ete developpes pour un usage particulier, les actifs specifiques sont beaucoup plus performants que les actifs non specifiques dans le cadre de cet usage. En revanche, ils ouvrent la porte a un comportement opportuniste de la part de l’un ou l’autre des partenaires.

Les actifs specifiques sont au c? ur de la theorie des couts de transaction. Le principe general est que, plus les actifs utilises, pour realiser une activite, sont specifiques, plus il est conseille de realiser cette activite en interne. A l’inverse, moins les actifs sont specifiques, plus il devient possible de confier cette activite a un fournisseur : En matiere de cout de transaction Lorsque de le niveau de specificite des actifs est faible, il existe de nombreux fournisseurs sur le marche. Les entreprises peuvent donc externaliser sans craindre l’opportunisme eventuel de leur fournisseur car l peut etre facilement remplace. En outre, les couts de transaction necessaires a la gestion de la relation sont faibles. En matiere de cout de production Lorsque le niveau de specificite des actifs est faible, les fournisseurs peuvent produire pour de nombreux clients. Ils beneficient alors d’economie d’echelle substantielles et donc des couts de production inferieur a ceux des entreprises integrees Incertitude Il existe deux grands types d’incertitude. La premiere est liee a la difficulte de prevoir les comportements de future du fournisseur.

La seconde est liee a la difficulte de prevoir l’evolution de l’environnement. La logique de la theorie des couts de transaction est la suivante : lorsque le niveau d’incertitude est eleve, la rationalite limitee des individus rend impossible de la redaction de contrats prenant en compte l’ensemble des evenements futurs (aussi bien en ce qui concerne les comportements du fournisseur que l’evolution de l’environnement). Par consequent, le contrat devra etre renegocie en permanence pour integrer ces contingences.

Il resulte des couts de transaction eleves et l’internationalisation devient necessaire. Il est important de noter que l’incertitude ne genere de probleme que lorsqu’elle est combinee avec une forte specificite des actifs. Lorsque les actifs utilises sont peu specifiques, ni l’incertitude comportementale ni l’incertitude environnementale n’imposent le recours a l’externalisation. Frequence On distingue generalement trois niveaux de frequence : les transactions uniques, les transactions occasionnelles et les transactions recurrentes.

L’impact de la frequence sur le choix de la structure de gouvernance est le suivant : moins une transaction est frequente, moins il est recommande de la realiser en interne. Meme si l’internalisation d’une activite presente moins de risques que son externalisation, elle implique des frais fixes tres importants. Cette solution doit etre limitee aux activites frequemment utilisees par l’entreprise. Difficulte de mesure des performances Ce critere a ete introduit tardivement dans la theorie des couts de transaction et represente un element important dans le cadre d’une operation d’externalisation.

En principe, une entreprise a une connaissance des activites qu’elle realise en interne. Toutefois cette connaissance tend a disparaitre avec le transfert du personnel et des equipements. Si certains parametres restent faciles a mesurer (nombre de jours/hommes, capacite de traitement mise a disposition dans le cas de l’informatique,…), les mesures de la performance globale deviennent plus difficiles a mesurer (qualite de la prestation, efficacite du service,…). Plus la mesure de la performance est difficile, plus il est recommande de realiser une activite en interne.

C. Les differentes structures de gouvernance L’un des apports essentiels de la theorie des couts de transaction est de depasser la dichotomie entre internalisation et externalisation. En effet elle suggere qu’il existe trois types d’externalisation : l’externalisation avec contrat classique, l’externalisation avec contrat neoclassique et l’externalisation avec contrat relationnel. Les caracteristiques de ces differents contrats sont synthetisees comme suit : Les contrats classiques Ces contrats sont utilises pour gerer des relations simples et bien delimitees.

Le contrat est court et prevoit toutes les eventualites. L’accent est mis sur les documents formels et l’aspect relationnel intervient tres peu. Les contrats neoclassiques Il s’agit de contrats detailles, utilises pour gerer des relations interentreprises de long terme. L’accent est mis sur les documents formels. Comme toutes les eventualites ne peuvent pas etre anticipees, on a recours a des clauses de flexibilite. En outre, il est possible de s’appuyer sur une tierce partie, jouant un role d’arbitre en cas de conflit. Les contrats relationnels

Les contrats relationnels permettent de gerer des situations dans lesquelles deux entreprises sont fortement dependantes. La relation se fonde essentiellement sur la confiance. L’accent mis sur les documents formels est moindre que dans le cas des contrats neoclassiques. D. Les liens entre attributs des couts de transaction et structure de gouvernance En articulant les attributs des transactions avec les differents types de contrats, on peut synthetiser l’ensemble du raisonnement de la theorie des couts de transaction. Quatre cas peuvent etre distingues : * Internalisation :

Lorsque la specificite des actifs, l’incertitude et la frequence sont eleves, il est recommande de ne pas externaliser. En ce qui concerne les couts de production, une forte specificite des actifs rend impossible la realisation d’economie d’echelle substantielles par les fournisseurs. Par consequent, les couts de realisation de l’activite en interne sont proches de ceux des fournisseurs. En ce concerne les couts de transaction, l’externalisation d’actifs specifiques impliquerait une dependance de l’entreprise externalisatrice envers un fournisseur difficilement remplacable.

Finalement, une forte incertitude rendrait le recours au contrat particulierement malaise car il serait necessaire de le renegocier en permanence. * Externalisation avec contrat classique : Lorsqu’une activite repose sur des actifs faiblement specifiques, l’externalisation permet de beneficier des economies d’echelle realisees par les fournisseurs. Ces derniers ont en effet la possibilite de mutualiser les moyens de production entre leurs differents clients, obtenant ainsi des couts de production inferieurs a ceux des entreprises integrees.

Les couts de transaction pour l’entreprise externalisatrice sont egalement faibles car il n’est pas necessaire de mettre en place des mecanismes contractuels complexes lorsque les actifs utilises sont peu specifiques, quelque soit le niveau d’incertitude. La simple presence de nombreux fournisseurs potentiels suffit a se premunir de l’opportunisme du prestataire attire. * Externalisation avec contrat neoclassique : Lorsque le niveau de specificite des actifs est eleve, les couts de production d’une activite en interne sont proches de ceux des fournisseurs.

Il existe egalement des risques importants a transferer ces actifs a un fournisseur. Toutefois, une faible incertitude (quant au comportement du prestataire et a l’evolution de l’environnement) rend les risques beaucoup plus supportables. Par consequent, un contrat neoclassique peu suffire pour gerer l’externalisation d’activites comportant une forte specificite des actifs et une faible incertitude. * Externalisation avec contrat relationnel : Lorsque la specificite des actifs et l’incertitude sont elevees, le recours a l’externalisation reste possible en utilisant un contrat relationnel.

Les couts de production d’une activite externalisee sont alors proches de ceux d’une activite internalisee. Comme le contrat relationnel genere des couts de transaction inferieurs a ceux de l’internalisation, une relation durable et etroite entre l’entreprise externalisatrice et son prestataire est souhaitable. Le choix entre internalisation et contrat relationnel repose alors sur le critere de la frequence. Les activites qui sont tres frequemment utilisees ne devront pas etre externalisees. III. Apports et limites de la theorie des couts de transaction

Apports de la theorie des couts de transaction : Au-dela d’un bilan empirique plus que favorable, la theorie des couts de transaction a propose une lecture nouvelle de l’entreprise et ce, sur plusieurs points. Tout d’abord, l’entreprise devient une forme d’organisation alternative au marche. Ainsi, pour Coase, l’entreprise peut supplanter le marche et la taille de la firme va s’accroitre d’autant que le cout d’une transaction supplementaire sera superieur au cout marginal resultant d’un accroissement de l’activite au sein de l’entreprise.

Ensuite, l’existence de couts de transaction est reconnue. Par ailleurs, cette vision consacre plusieurs formes distinctes de coordination qui ne se limitent pas au marche et a la firme. Enfin, alors que la conception de la firme defendue par Coase est une vision hierarchique (l’accent est mis sur la fonction d’autorite et de hierarchie), Williamson fait une lecture plus ouverte et propose une alternative. Critiques de la theorie des couts de transaction : Une serie de critiques peut etre evoquee.

En premier lieu, la theorie des couts de transaction conduit a une conception de la firme qui ne donne pas de statut specifique ni de position centrale au contrat de travail et au rapport salarial. En deuxieme lieu, certains auteurs soutiennent que l’hypothese de rationalite limitee n’est pas exploitee. A contrario, pour d’aucun, le role de l’opportunisme est surestime: la conception de l’individu est regressive, l’etendue des comportements manageriaux n’est pas totalement apprehendee. En troisieme lieu, « la theorie des couts de transaction reste, en ce sens, fondamentalement statique.

Elle ne peut pas expliquer les relations dynamiques technologiques et changements institutionnels ». En quatrieme lieu, certains economistes comme Granovetter, Goshal et Moran, demontrent la dangerosite et la faussete des prescriptions de l’economie des couts de transaction qui confond inclinaison et opportunisme comme manifestation comportementale. Conclusion References bibliographiques : * Travaux de R. Coase : « Nature de la firme » * Travaux d’O. Williamson : « Marche et Hierarchie » * Etude « applications pratique de la theorie des couts de transaction » Departement strategie et politique d’Entreprise : groupe HEC Strategies d’externalisation de Jerome BARTHELEMY 3eme edition chez librairie DUNOD ——————————————– [ 1 ]. Ronald Coase est un economiste britannique. Considere comme le pere fondateur de la Theorie des couts de transaction (sous-branche de la nouvelle economie institutionnelle) et laureat du « prix Nobel » d’economie en 1991, il fait partie des economistes qui ont fait naitre l’economie des institutions. [ 2 ]. Oliver Eaton Williamson : economiste americain connu pour son travail realise sur la theorie des couts de transaction.

Il recoit avec Elinor Ostrom le Prix de la Banque de Suede en sciences economiques en memoire d’Alfred Nobel le 12 octobre 2009 « pour leurs travaux sur la gouvernance economique » [ 3 ]. Herbert Simon : prix Nobel d’economie1978. Il s’est d’abord interesse a la psychologie cognitive et a la rationalite limitee qui constitue le c? ur de sa pensee. Ses etudes sur la rationalite limitee l’ont conduit a s’interesser aux organisations et aux procedures de decisions ainsi qu’a l’intelligence artificielle (a base d’informatique) dont il est un des pionniers aux Etats-Unis.