COURS ECONOOMIE 2 ANNEE BTS

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Table des matières Ière PARTIE ECONOMIE GENERALE 2 THEME I : AGREGATS, CROISSANCE ET DEVE OPPEMENT3 CHAP. : LES AGREGATS ECONOMIQUES3 CHAP. II : LA CROISSANCE ECONOMIQUE 6 CHAP. III : LE PROBLEME DU SOUS-DEVELOPPEMENT 12 THEME Il : LES RELATIONS ECONOMIQUES INTERNATIONALES 20 CHAP. : DIVERSITE DES RELATIONS INTERNATIONALES 20 CHAP. II : LES FONDEMENTS DU COMMERCE INTERNATIONAL 22 CHAP. III : LES POLITIQUES DES ETATS EN MATIERE DE COMMERCE INTERNATIONAL 26 CHAP. IV : MESURES 28 CHAP. V : LE CHANGE 2ère PARTIE ECONO THEME I : L’ENTREPR 4 Svipe nextp g NCE DE PAIEMENT GE 33 ES ENTREPRISES 37 CHAP. L’ANALYSE SYSTEMIQUE DE L’ENTREPRISE38 CHAP. : LE SYSTEME D’INFORMATION42 CHAP III : LE SYSTEME DE DECISION 51 THEME Il : LA STRATEGIE63 CHAP. : LA DEMARCHE STRATEGIQUE 63 CHAP. II : LES ACTIONS STRATEGIQUES 71 THEME Ill : L’ENTREPRISE ET LA COMMUNAUTE HUMAINE80 CHAP. : PLACE ET DROITS DES TRAVAILLEURS DANS L’ENTREPRISE 80 CHAP. II : L’ENTREPRISE ET L’INTERET GENERAL 82 THEME I : AGREGATS, CROISSANCE ET DEVELOPPEMENT CHAP. : LES AGREGATS ECONOMIQUES une grandeur statistique mesurant Pactivité économique exercée sur un territoire pendant un période donnée. . 3. La notion de la valeur ajoutée Pour produire,

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une entreprise doit consommer des matières remières (ex : pétrole) mais aussi des produits élaborés qu’elle se procure auprès d’autres entreprises. Ces consommations sont appelées intermédiaires car elles participent à l’élaboration du produit final. La richesse créée par l’entreprise n’est pas égale au prix de vente de son produit mais à la différence entre ce prix et la valeur des consommations intermédiaires.

Cette contribution à la création de richesse s’appelle la valeur ajoutée de l’entreprise. VA=Valeurs des biens et services produits – Valeurs des biens et services utilisés dans le processus de fabrication VA=Valeurs des biens et services produits – Valeurs des consommations intermédiaires. Cette valeur ajoutée est distribuée sous forme de Salaires aux employés Impôts à l’Etat Cotisations aux organismes de sécurité sociale Intérêts et dividendes aux propriétaires et autres capitaux Epargne conservée au sein de l’entreprise.

Il. L’ANALYSE DES AGREGATS ECONOMIQUES Canalyse des agrégats s’effectue selon trois optiques . Optique de la dépense Optique du revenu Optique des produits 1. 1 . Selon l’optique des produits Dans cette optique, on distingue les agrégats de la production que sont : le PIB, le PNB, le PIN, le PNN ) Le calcul du produit intérieur brut (PIB) Le PIB mesure la richesse créée par tous les agents économiques résidant sur le territoire national. Il peut être marchand ou non- marchand. Le PIB marchand est évalu arché. 34 PIB = VA + TVA + droit de douane et assimilés Le PIB non-marchand est évalué au coût des facteurs PIB non-marchand VA au coût des facteurs – (VA au prix du marché – taxes et impôts) ou PIB marchand – taxes et impôts De façon générale, le PIB se calcule selon deux approches • l’approche par les dépenses et l’approche par les revenus. Selon l’approche par les dépenses, le PIB = Conso des ménages C) + dépenses publiques (G) + investissements bruts (I) + exportation (X) – importation (l) Selon l’approche par les revenus, le PIB salaire + ventes + profits + intérêts + autres allocations. ) Le calcul du produit national brut (PNB) Le PNB mesure la richesse créée par tous les agents économiques nationaux résidant ou non sur le territoire national. PNB = PIB + revenus des facteurs reçus du reste du monde – revenus des facteurs versés au reste du monde. Le PNB permet d’apprécier la richesse la richesse d’une nation. NB : Les produits intérieur et national que nous avons envisagés ont qualifiés de bruts car ils ne tiennent pas compte de l’amortissement (perte de valeur des biens de production due à l’usure du temps).

Ainsi, en déduisant du PIB le montant de l’amortissement, on obtient le produit intérieur net (PIN). 1. 2. selon l’optique des revenus Dans l’optique des revenus, nous avons le revenu national, le revenu personnel. a) Le revenu national Le revenu national est égal à la somme des rémunérations des agents économiques. RN = revenus perçus par les agents économiques. RN PNN – impôts indirects RN = bénéfices des entreprises + intérêts + salaires + autres evenus. ) Le revenu personnel C’est l’ensemble des reve 34 ent les ménages, qu’ils revenus que reçoivent les ménages, qu’ils découlent ou non d’une contribution à la production. RP transferts + dividendes + intérêts + salaires + autres NB : le revenu disponible est le montant dont disposent les ménages pour consommer ou épargner après déduction des impôts et assimilés. 1. 3. selon l’optique des dépenses Dans cette optique, nous avons les agrégats de la dépense. a) La dépense nationale Elle est la somme des dépenses effectuées par tous les agents économiques au cours d’une période.

Elle forme la demande intérieure. DN = FBCF + consommation finale des agents économiques. demande extérieure+ demande intérieure. b) La demande globale Elle est la somme de la demande intérieure et de la demande extérieure (exportation). Ill. LES LIMITES DES AGREGATS es agrégats comme le PIB et le PNB ne tiennent pas en compte de certaines activités économiques telles que les services rendus par les femmes au foyer ou les travaux effectués pendant les heures de loisirs. De façon générale, le secteur informel et l’économie souterraine sont ignorés dans l’évaluation des agrégats.

Aussi les agrégats e tiennent pas en compte des dégradations du bien-être de la population. Ex : (les nuisances comme la pollution). EXERCICE D’APPLICATION Dans le modèle simple, supposons que le produit final soit constitué par 1100 articles identiques dont la valeur marchande est 1$ l’un. Soit d’autre part, les données annuelles suivantes investissement de remplacement 40$, impôts indirects 22$, investissement brut 100$, consommation 850$, dépenses de l’Etat 1435, exportation nettes 7$.

Le coût des facteurs de production atteint pour les salaires 750$, pour les intérêts 1 20$, pour la rente 60$, pour les 4 34 es salaires 750$, pour les Intérêts 120$, pour la rente 60$, pour les profits 108$ Calculer le RN, le PNN et le PIB par l’approche des revenus et celles des dépenses. Solution CHAP. II : LA CROISSANCE ECONOMIQUE La croissance économique est un phénomène économique qui modifie les espaces sociogéographiques, les habitudes, les façons de vivre et de produire. Son accélération permet l’amélioration des conditions matérielles de la société qui en benéficie.

La croissance économique est donc recherchée par toutes les nations. Il est donc utile d’en avoir une approche exacte. I) MESURE ET SIGNIFICATION La mesure de la croissance pose deux séries de problèmes. D’abord, que mesure-t-on ? Cette question pose problème de choix d’un indicateur de croissance qui puisse rendre compte de l’augmentation des biens et services disponibles. pour les économistes, le PIB ou le PNB suffit. Mais une fois le choix effectué, il est encore nécessaire de s’assurer contre les biais statistiques qui faussent la réalité économique de l’agrégat (fraude, économie informelle).

Enfin, il faut que l’instrument de mesure ne s’altère pas au cours du temps. Or, les agrégats sont tous évalués en monnaie dont la aleur est souvent influencée par l’inflation. Définitions a) Définitions préliminaires ‘expansion : c’est une augmentation temporaire et réversible d’une grandeur économique. C’est aussi l’augmentation d’une grandeur économique sur une courte période sans changement de structure. Le trend ou tendance long digue toute tendance 4 brusque d’un mouvement ascendant de l’activité économique. Le moment de retournement d’un cycle économique.

C’est un phénomène soudain, violent, perturbateur qui se traduit par une chute brutale des prix et des valeurs par des krachs ou des ffondrements boursiers, par des faillites des entreprises, des licenciements massifs de main-d’œuvre. La dépression : Elle est la chute continue et progressive de la production, de l’emploi, du volume des revenus, des échanges intérieurs et extérieurs des prix. b) Définition de la croissance Au sens strict, la croissance est l’augmentation soutenue pendant une ou plusieurs périodes d’un indicateur de dimension avec changement de structure : pour une nation, on a le PIB ou le PNB. Il.

La mesure de la croissance a) Le taux de croissance Le taux de croissance mesure le pourcentage d’augmentation du PIB ou d’une grandeur au cours d’une période. Taux de croissance x 100. C’est-à-dire la variation en % de la croissance pendant une série de période. b) La croissance en valeur ou croissance nominale La croissance en valeur mesure l’augmentation du PIB évalué au prix du marché c) La croissance en volume ou croissance réelle La croissance en volume mesure l’augmentation effective du PIB. Cette augmentation exclue le niveau de l’inflation. Taux de croissances = taux de croissance nominale — taux d’inflation.

Il) LES INDICATEURS DE LA CROISSANCE La croissance se mesure par l’augmentation d’un agrégat. Dans ‘optique de la production, les indicateurs suivants permettent d’apprécier Famélioration des conditions matérielles des citoyens. p. l. B. nominal mesure des biens et les services aux prix en vigueur de la période où qu’ils sont roduits. P. l. B. réel mesure la quant t servic 6 4 vigueur de la période où qu’ils sont produits. p. l. B. réel mesure la quantité de biens et services produite par l’économie. P. l. B. réel par tête mesure le bien-être économique, l’enrichissement individuel moyen.

Ill) LA SIGNIFICATION LIMITEE DES INDICATEURS DE DIMENSION L’agrégat par tête ne fournit que des moyennes souvent ignificatives. Car elle n’intègre pas les inégalités liées à la répartition des revenus. Aussi, les indicateurs ne fournissent que des présomptions de progrès économiques et une mesure de celui-ci. Pour y remédier, on procède à la détermination des indicateurs sociaux qui répond à un double objectif d’amélioration de la qualité de la vie et de la réduction des inégalités. IV) LES FACTEURS DE LA CROISSANCE La croissance économique se fonde sur des facteurs économiques et non économiques. ) Les facteurs économiques de la croissance économique Les éléments économiques sont susceptibles d’entraîner la roissance : Cindustrie Elle est considérée comme le moteur d’une croissance continue. De ce fait, les pays du tiers monde sans véritable tissu industriel restent soumis aux rythmes aléatoires de la production agricole pour amorcer leurs croissances. Les échanges extérieurs Les exportations élargissent le marché des produits nationaux. Elles peuvent déclencher et entretenir la croissance économique. Les importations des technologies sont sources d’efficacité nationale et donc sources de croissance.

En sommes les échanges internationaux jouent un rôle déterminant dans la croissance économique d’un pays En effet, es mouvements de marchandises, des facteurs de production (travail, capital) incitent à rechercher des gains de productivité ? cause de la concurrence étran ère u’ils engendrent. rechercher des gains de productivité à cause de la concurrence étrangère qu’ils engendrent. La demande nationale Le niveau de la demande intérieure est un stimulant de l’activité économique. En effet, la pression de la demande contribue ? la hausse des prix sur les marchés et stimule la hausse de la production. niveau de l’emploi (main d’œuvre qualifiée) Le niveau élevé de l’emploi autorise une forte demande et donc ne stimulation à la hausse du niveau d’activité qui entraine la croissance. ‘épargne et l’investissement Le niveau de l’épargne nationale est un atout pour financer les investissements nécessaires à la croissance. 2) Les facteurs non économiques de la croissance La croissance reflète au-delà de son contenu, la capacité qu’a une société de susciter et de supporter le changement. Elle est donc un phénomène culturel, politique, juridique et social.

Les facteurs culturels es systèmes de valeurs culturelles (les coutumes, la spiritualité, les attitudes vis-à-vis du travail… ) sont essentiels pour amorcer a croissance. Car ils témoignent de la place de l’homme dans la société et permettent à l’homme de maitriser son environnement et d’améliorer son sort matériel. Les facteurs Juridiques L’existence d’une législation claire sur la propriété et d’une justice impartiale encourage les investissements et le développement des activités qui sont des sources de la croissance.

Les facteurs politiques La présence des institutions démocratiques et une politique d’intégration nationale sont sources de croissance. En effet, elle entraine une stabilité politique dans le pays capable d’attirer les nvestisseurs étrangers. Les facteurs sociaux La lutte contre l’exclusion, contre la désintégration des normes assu facteurs sociaux assurant l’ordre social entraine la croissance. Le développement des ressources humaines, le niveau de la population active, la qualité du travail, la durée du travail stimulent la croissance.

La politique de santé, d’éducation, de formation technique et professionnelle favorisent la croissance en élevant la productivité. Le progrès technique Le progrès technique est tout phénomène permettant l’obtention d’un niveau de production plus élevé sans que le volume des acteurs utilisés ait été modifié. Le progrès technique peut être neutre ou non neutre. Le progrès technique neutre Il ne modifie pas l’équilibre entre les facteurs de production. Lhypothèse de neutralité du progrès technique amène ? admettre que le progrès technique n’est en aucune manière lié ? l’amélioration de la qualité des facteurs.

Trois théories expliquent la neutralité du progrès technique. La neutralité au sens de Hicks Le progrès technique est neutre au sens de Hicks, lorsqu’il élève la productivité marginale des facteurs de production (L, K) dans es mêmes proportions sans entrainer de modifications de la combinaison productive et de changement dans la répartition du revenu. La neutralité au sens de Harrods e progrès technique est neutre au sens de Harrods lorsqu’il élève la seule productivité du facteur de travail.

La neutralité au sens de Solow Le progrès technique est neutre au sens de Solow lorsqu’il élève la seule productivité du facteur de capital. Le progrès technique non neutre Le progrès technique n’est pas toujours neutre. Il peut modifier l’équilibre entre les facteurs. Ex : les machines réduisent le besoin e travail et accroissent la les facteurs. Ex : les machines réduisent le besoin de travail et accroissent la demande du capital, tout en augmentant les profits par rapport aux salaires.

D’autres inventions exigent moins de capital et plus de travail (le travail par équipe). Elles augmentent les salaires par rapport aux profits. Des théories tentent d’expliquer l’incorporation du progrès technique dans les facteurs de production. Le progrès technique non neutre au sens de Solow C’est le progrès technique qui se manifeste lors du remplacement des biens capitaux. Il rend plus efficiente la capacité de roduction de la dernière génération de capitaux par rapport à la génération antérieure.

Le progrès technique non neutre au sens de Harrods Il se traduit par l’accroissement de la qualité du travail, du fait de la diffusion générale des connaissances, qui a des conséquences sur la productivité. Cette efficacité supérieure du travail est fonction : Du niveau de l’éducation Des changements dans la composition par âge de la population La réduction des horaires de travail Amélioration du cadre de la production L’environnement psychologique du travailleur qui influe sur ‘intégration des travailleurs dans rentreprise.

Le progrès technique non neutre au sens de Hicks Il est celui qui se manifeste à la fois dans le travail et dans le capital. ‘approche induite du progrès technique explique le progrès des économies avancées et la stagnation des économies du tiers monde. V) LES EFFETS DE LA CROISSANCE La croissance économique améliore les indicateurs sociaux qui indiquent le niveau du bien-être de la population. Il suscite le progrès technique qui l’amplifie. Une croissance dont les retombées sont é uitablement reparties entraine un développement équilibr 0 4