Conference de davos

Conference de davos

Article du journal Le Monde, 31 janvier 2010. A Davos, l’avenir de l’economie mondiale reste incertain. Le forum economique mondial a Davos en Suisse, edition 2010, s’est acheve apres quatre jours de reflexion sur le climat actuel de l’economie mondiale et plus particulierement sur la voie a prendre pour ne pas reiterer les erreurs qui ont menees a la crise financiere. Logiquement, le debat s’est concentre sur un possible renforcement des reglementations concernant les marches financiers et les banques.

Neanmoins chacun a defendu ses interets que ce soit les hommes politiques, les banquiers de grandes banques privees et nationales et les banquiers centraux. Par consequent le resultat ne pouvait qu’etre eloigne d’un consensus sur les mesures reglementaires a prendre. Sur fond de chomage americain, Lawrence H Summers, conseiller economique a la Maison-Blanche, a qualifie l’apres crise d’« une reprise economique sur le plan des chiffres et d’une recession sur le plan humain ».

Nicolas Sarkozy etait aussi present. Notre President a ouvert la session en tranchant dans le vif du sujet avec des objectifs en appelant a la reforme du systeme monetaire international et en remettant en question la suprematie de la devise americaine en tant que devise de reference. Neanmoins les arguments

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de Monsieur Nicolas Sarkozy ont eu peu d’echos, le sujet principal etant bien la reglementation du secteur financier.

C’etait en effet sans compter la mobilisation de grandes banques mondiales, a l’image de Barclays et Deutsche Bank qui se sont dit pretes a payer une taxe pour financer une assurance contre une future crise a la place des contribuables Ce forum procurait une ultime chance aux grandes institutions financieres de redorer leur blason et par la meme occasion de retrouver la confiance du grand public. On soulignera que les debats de Davos ont atteints cette annee une intensite rarement atteinte . Mais le manque de decisions et d’actions concretes laisse un gout amer dans cette periode encore marquee par la crise.