Condorcet M Moires Sur L Instruction Publique

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créer de plus dangereux. Supposez, par exemple, que dans la capitale d’un pays soumis à une constltution llbre, une troupe d’audacieux hypocrites soit parvenue à former une association de complices et de dupes ; que dans cinq cents autres villes, de petites sociétés reçoivent de la première leurs opinions, leur volonté et leur mouvement, et qu’elles exercent l’action qui leur est transmise sur un peuple que le défaut d’instruction livre sans défense aux fantômes de la crainte, aux pièges de la calomnie, n Condorcet M Moires Sur L Instruction

Publique Premium By Nolwen823 MapTa 14 201 S S pages Condorcet, Mémoires sur l’Instruction publique, 1792 Premier mémoire : « Nature et objet de l’instruction publique », conclusion (Lecture analytique 3) Généreux amis de l’égalité, de la liberté, réunissez-vous pour obtenir de la puissance publique une instruction qui rende la raison populaire, ou cragnez de perdre bientôt tout le frult de vos nobles efforts.

N’imaginez pas que les lois les mieux combinées puissent faire un ignorant l’égal de l’homme habile, et rendre libre Swp to page elui qui est esclave droits de l’indépenda e D elles rendront facile l’ignorance, en la ren les lois ont détruit to ors ie uront respecté les galité naturelle, plus la

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ruse exerce sur ent et sa victime.

Si , bientôt elle en saura n’est-il pas évident qu’une telle association réunira rapidement sous ses drapeaux et la médiocrité ambitieuse et les talents déshonorés ; qu’elle aura pour satellites dociles cette foule d’hommes, sans autre industrie que leurs vlces, et condamnés par le mépris public à l’opprobre comme à la misère ; que bientôt, nfin, s’emparant de tous les pouvoirs, gouvernant le peuple par la séduction et les hommes publics par la terreur, elle exercera, sous le masque de la liberté, la plus honteuse comme la plus féroce de toutes les tyrannies ?

Par quel moyen cependant vos lois, qui respecteront les droits des hommes, pourront-elles prévenir les progrès d’une semblable conspiration ? Ne savez- vous pas combien, pour conduire un peuple sans lumières, les moyens des gens honnêtes sont fables et bornés auprès des coupables artifices de l’audace et de l’imposture ? Sans doute l suffirait d’arracher aux chefs leur masque perfide ; mais le pouvez-vous ?

Vous comptez sur la force de la vérité ; mais elle n’est toute puissante que sur les esprits accoutumés à en reconnaitre, à en chérir les nobles accents. Ailleurs ne voyez-vous pas la corruption se glisser au milieu des lois les plus sages et en gangrener tous les ressorts ? Vous avez réservé au peuple le droit d’élire ; mais la corruption, précédée de la calomnie, lui présentera sa liste et lui dictera ses choix. Vous avez écarté des jugements la partialité et l’intérêt ; I