COMPOSITION HISTOIRE – Nouvelles conflictualités depuis la fin de la Guerre froide

COMPOSITION HISTOIRE – Nouvelles conflictualités depuis la fin de la Guerre froide

COMPOSITION De nouvelles conflictualités depuis la fin de la Guerre froide. Vous montrerez quelles sont les formes et les territoires des nouvelles conflictualités et quel est le rôle dévolu aux États dans ces nouveaux schémas d’affrontement. La fin progressive de la « Guerre froide » (1947-1991), marquée par l’arrivée au pouvoir de Mikhail GORBATCHEV (1985), la fin de la guerre d’Afghanist (1989) et la réunificat or 7 de nouveaux rapport e ‘ Sni* to incertaines.

Aux deu Union des Républiqu du Mur de Berlin (1990) laisse place ? es sont encore d’Amérique et s, URSS) qui s’affrontaient par alliés interposés succède une multitude de conflits d’intensités variables mais dont le point commun est de réactiver les mots d’ordre ethnique (Ex-Yougoslavie, Rwanda 1994), religieux (Sud-Saudan, Balkans) et nationalistes (Côte d’Ivoire, Tchétchénie) et non plus idéologiques (Capitalisme contre communisme, démocratie libérale contre dictature du prolétariat).

Nous verrons à travers trois études (Un conflit, la guerre du Go fe 1990-1991 ; un lieu, Sarajevo, 1990-1995 et un ?vénement, les attentats du 11 septembre 2001) comment les formes et les territoires des conflictualités actuelles permettent de parler de « nouvelles conflictualités Le 2 août 1990 1’armée irakienne envahit le Koweit (8% des réserves mondiales de pétrole). Les

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tensions entre l’Irak et ses voisins s’étaient envenimées depuis la fin de la guerre Iran-lrak régimes dictatoriaux du golfe arabo-persique.

Dans sa riposte, Iorganisation des Nations unies (ONU) vit le moyen d’unir la communauté internationale autour d’une cause consensuelle Le respect de la souveraineté des États) et les États-unls purent réaffirmer à leurs alliés du golfe la solidité de leur alliance stratégique (Pétrole contre protection militaire et diplomatique). Le 2 août 1 990 le Conseil de sécurité des Nations Unies avait voté la résolution 660 intimant à Plrak l’ordre de libérer le Koweit. Le 29 novembre 1990 le Conseil de sécurité votait la résolution 678 fixant au 15 janvier 1991 1’ultimatum avant le déclenchement des opérations militaires.

Derrière les 500,000 hommes acheminés par les États-Unis, l’ONU avait rassemblé ne coalition de 34 pays portant la force des casques bleus ? plus de 900,000 soldats, près de 2,000 chars et blindés, et plus de 1,700 avions de combat. Cette immense armada onusienne frappa l’armée irakienne le 17 janvier 1991. Le 3 mars 1991 le territoire du Koweit était libéré et sécurisé par la mise en place au Sud de l’Irak d’une zone d’exclusion aérienne et militaire. Les pertes de la coalition étaient minimes (Moins de 300 tués) mais l’armée irakienne en grave infériorité numérique et technologique perdait près de 1 50,000 tués.

C’était la 1ère fois depuis la guerre de Corée (1950-1953), quarante ans auparavant, que l’ONU intervenait dans une action de guerre. L’alliance entre l’URSS et les États-Unis dans une question relevant de la traditionnelle zone d’influence américaine manifestait clairement le rapprochement américano-soviétique. Elle montrait aussi la fin de la Guerre froide (1947-1991 ) et le retour sur le devant de la scène des Nations Unies. Car cette guerre fut aussi une PAG » rif 7 et le retour sur le devant de la scène des Nations Unies. Car cette guerre fut aussi une scène médiatique.

Les armées, depuis la guerre du Vietnam (1962-1975), avaient considérablement étoffé leurs techniques de communication. On a vanté, avec le concours des médias, la « guerre propre » rendue soi-disant possible par une débauche d’armes technologiques, dont les armes à guidée laser, permettant les « frappes chirurgicales ciblant les objectifs militaires sans meurtrir les populations civiles. SADDAM HUSSEIN eu recours aussi à l’arme médiatique : il appela les musulmans du monde entier à s’unir dans la guerre sainte pour repousser les infidèles.

Si cet appel n’eu dans Pimmédiat que peu d’échos (sauf auprès des Palestiniens) il annonçait déjà « la revanche de Dleu » (Samuel HUNTINGTON, « The Clash of civilizations Foreign Policy, 1 994 et 1996). Les conséquences de ce conflit sont nombreuses. Georges Herbert BUSH, président des États-Unis d’Amérique (1988-1992), y voit « apparaitre un nouveau monde où l’ONU, libérée de l’impasse de la Guerre froide, est prête ? accomplir le projet historique de ses fondateurs dans lequel la liberté et le respect des droits de l’homme sont défendus par es nations » (Discours devant le Congrès, 6 mars 1991).

L’idée d’une sécurité collective (Opération Restore Hope, Somalie, 1991-1993) garante des droits de l’homme et des peuples (Accords d’Oslo-Washington, 1992 entre Israël et l’OLP de Yasser ARAFAT) prend corps, promettant un « nouvel ordre mondial » fondé sur le multilatéralisme. La fin de la « Guerre du Golfe » (1990-1991) avait fait courir sur le monde un vent d’euphorie. L’ONU parvenait dans la foulée ? dénouer de grandes crises : indépendance de la Namibie (1990), libérat PAGF3C,F7