Compo histoire

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La libération des camps nazis Le premier élément du thème invite les candidats à centrer leur étude sur la période qui va de l’entrée des troupes soviétiques dans le camp d’Auschwitz en janvier 1945 à celle des troupes alliées dans les derniers camps libérés en mai 1945. La notion de libération doit être relativisée. Dans de nombreux cas, les soldats qui pénètrent dans les camps trouvent des lieux vides, les nazis ayant procédé à leur évacuation. Les camps de Majdanek, dans lequel les Soviétiques pénètrent dès juillet 1944, ou de page Neuengamme, que en mai 1945, ont été étenus.

Il en est de novembre 1944. Dan semaines de la guerr ent OF4 vu leur population baisser très rapidement, tandis que d’autres se sont retrouvés surpeuplés et sont devenus de véritables camps mouroirs, l’un des plus terribles étant celui de Bergen-Belsen. Cette période est marquée par un niveau de mortalité très élevé, accentué par les massacres perpétrés sur des détenus désemparés et sans défense. Réduire la libération des déportés à celle des camps serait par ailleurs une erreur.

Pour nombre de détenus, la liberté a été recouvrée lors des évacuations, au hasard e l’arrivée de soldats alliés, du départ des gardiens SS ou d’une

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tentative d’évasion réussie. Souvent, la libération n’a pas été d’autres les détenus concernés n’avaient plus les capacités physiques ou psychologiques pour comprendre ce qu’il se passait vraiment autour d’eux. À l’inverse, et dans de rares cas comme à Buchenwald ou Mauthausen, des déportés ont pu participer les armes à la main à leur propre libération.

Il faut enfin rappeler que les camps qui sont libérés en 1945 sont les principaux camps de concentration et leurs camps annexes (ou Kommandos). Majdanek et Auschwitz-3irkenau, resque totalement vidés de leurs détenus, sont les seuls camps impliqués dans l’extermination des juifs d’Europe dans lesquels pénètrent des libérateurs, les autres centres de mise à mort ayant été systématiquement détruits par les nazis pour effacer les traces de leurs crimes. retour des déportés Le second élément du thème suppose d’abord de prendre conscience de Pétat physique de la plupart des déportés libérés, qui est un véritable choc pour les libérateurs. Rien n’a été prévu pour prendre en charge cette masse d’hommes et de femmes à la limite de la survie. La période entre la libération proprement dite et le rapatriement est marquée par des drames : beaucoup de déportés meurent avant d’avoir pu rentrer dans leur pays malgré les soins qui leur sont prodigués.

Si l’improvisation règne dans un premier temps, l’aide finit par s’organiser et contribue à sauver des vies. En France, le ministère des Prisonniers, des Déportés et des Réfugiés pe le 2 dépend des moyens de transport mis à disposition, pour l’essentiel sous le contrôle des Américains. Le retour des déportés vers la France est donc à la fois une histoire collective, marqué par xemple par l’étape à l’hôtel Lutetia, principal centre d’accueil à Paris, et une multitude d’histoires individuelles, différentes les unes des autres par leur déroulement et leur ressenti.

L’arrivée en France est empreinte d’émotion. Là encore les situations personnelles doivent être prises en compte. Le sort du déporté accueilli par sa famille, par ses amis, par la population tout entière de sa commune parfois, est bien différent de celui du déporté qui rentre en ayant perdu presque toute sa famille et son logement, comme c’est le cas pour de nombreux déportés juifs. Le retour pose donc la question e la réintégration, qui passe souvent d’abord par une reconstruction physique plus ou moins longue.

Si le point de vue des déportés peut être privilégié, il ne faut pas oublier ces milliers dhommes, de femmes et d’enfants qui ont perdu un parent dans les camps nazis et qui attendront des semaines, des mois, parfois des années, en vain, son retour. La découverte de l’univers concentrationnaire Le troisième élément du thème vise à rappeler que la réalité des camps nazis n’est que progressivement comprise. La situation du printemps 1945, totalement chaoti ue, n’est pas celle de l’automne 194 oins 3