Commentairemeditations

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LECTURE et EXPLICATION des Méditations métaphysiques De René DESCARTES TRAVAIL LINEAIRE des trois premières méditations et de quelques passages des suivantes réalisé directement à partir de la version numérique de l’œuvre PREMIERE MEDITATION 2 Des choses que l’on peut révoquer en doute (titre original de la première méditation). Situation historique e Eléments biographiq Le pouvoir de notre imparfaite.

Comment sortir de l’ 58 Swp next page notre nature est Faudra-t-il faire l’étude de toutes les erreurs possibles ? Le doute doit être radical, c’est-à-dire s’attaquer à la racine de toutes nos connaissances. Fonction méthodologique de l’argument du rêve : La Raison elle-même fait donc l’objet d’un doute. Pourquoi ? Parce que la raison n’a de garantie que divine, or l’existence de Dieu n’est qu’une opinion. Dieu peut-il être trompeur ?

Descartes préfère imaginer un mauvais génie pour éviter le débat sur Dieu. MEDITATION SECONDE 2. 3. APPROFONDIR : Ici se trouve le passage où Descartes établit le rapport entre mathématiques et nature et où il pose à nouveau la distinction entre qualités premières et secondes. 57 pprreem miièèrree M Mééddiittaattiioonn D Deess cchhoosseess qquuee Il »oonn ppeeuutt rréévvooqquueerr enn ddoouuttee (titre original de la première méditation).

Il y a déjà quelque temps que je me

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suis aperçu que, dès mes premières années, J’avais reçu quantité de fausses opinions pour véritables, et que ce que j’ai depuis fondé sur des principes si mal assurés, ne pouvait être que fort douteux et incertain ; de façon qu’il me fallait entreprendre sérieusement une fois en ma vie de me défaire de toutes les opinions que j’avais reçues jusque alors en ma créance, et commencer tout de nouveau dès les fondements, si je voulais établir quelque chose de ferme et de constant dans les sciences.

Cobjectif est posé : trouver un fondement irréfutable pour les sciences, pourquoi cette recherche est-elle nécessaire ? SSilttuuaattlioonn hhiissttoorrliqquuee eett ééppilssttéém moollooggiiqquuee Descartes vit au 17è siècle : le savoir est détenu par l’Eglise et il est hérité, pour l’essentiel 2 58 monde est celle de la Bible. Elle est le repère incontestable auquel tous les autres savoirs doivent se rattacher.

Aristote est certainement la source la plus authentiquement scientifique ; Philosophe Grec, disciple de Platon, il aura légué une somme importante d’ouvrages et d’études de la politique, de a nature et de métaphysique. Il est aussi le père de la logique formelle, dont les principes sont encore valables à ce jour. Descartes ne remettra pas en question les acquis d’Aristote en logique. Toutefois il remet ici en cause l’idée qu’il ait achevé de fonder les sciences.

Aristote fait partie de ces références dogmatiques de son époque. Saint Thomas a tenté de mettre la raison au service de la foi, de concilier les recherches d’Aristote et la Bible. II est donc la pierre angulaire du savoir de l’époque. Descartes a été élevé et instruit par les jésuites de La Flèche. A ce titre il est totalement imprégné e cette culture greco-chrétienne. Ce qu’il propose ici de faire c’est rien moins que de faire tablerase de tout cet héritage culturel. Pourquoi ?

I y a déjà quelque temps que je me suis aperçu que, dès mes premières années, j’avais reçu mal assurés, ne pouvait être que fort douteux et incertain e procès que fait ici Descartes à ce même héritage est très virulent : en effet il remet directement en cause la capacité de l’enseignement d’alors à élaborer quelque connaissance que ce soit ! Ajoutons que l’expression « dès mes 3 58 d’alors à élaborer quelque connaissance que ce soit ! Ajoutons que l’expression « dès mes premières années » révèle que la remise en question n’est pas seulement celle d’un enseignement, mais déjà du monde dans lequel il est né.

Ce monde c’est celui du 17ème siècle, certes, mais c’est aussi la nature tout entière. Notons toutefois que ce sont bien les fausses opinions alors « reçues pour véritables » qu’il remet en cause. Donc tout de même et surtout les IDEES de l’époque. Euclide, mathématicien grec qui aurait vécu au Ille s. av. J. -C. ? Alexandrie. Ses Éléments constituent une vaste synthèse des mathématiques grecques de son époque. La critique n’est pas des moindres et ceci explique certainement le propos qui suit dans le S suivant.

Mais cette entreprise me semblant être fort grande, j’ai attendu que j’eusse atteint un âge qui fût si mûr, que je n’en pusse espérer d’autre après lui, auquel je fusse plus propre à l’exécuter ; Cette phrase peut s’interpréter de deux manières : le contexte peut rendre raison de ce propos : Descartes est pris sous la protection du pouvoir Néerlandais. Ce qui ne fut pas le cas dans sa Jeunesse. A l’évidence les circonstances lui permettent enfin d’exercer son jugement comme il l’entend.

EElIéém eennttss bbiiooggrraapphhiiqquueess : Des études au collège des jésuites de La Flèche (1606-1614), où il se Iia avec 4 58 instruction militaire en Hollande (sous la direction de Maurice de Nassau, prince d’Orange), après laquelle Descartes s’engagea dans les troupes du duc de Bavière, et des voyages en Europe, telle fut la formation de ce gentilhomme de petite noblesse qui consacra le reste de sa vie aux sciences et à la philosophie. Après un séjour à Paris (1625-1628), où il mena une vie mondaine tout en rédigeant les Règles pour la direction de l’esprit (1628), il s’installa en Hollande.

La ondamnation de Galilée (1633) le fit renoncer par prudence ? publier son Traité du monde ; mais le Discours de la méthode et les trois essais qui en sont l’application (Dioptrique, Météores et Géométrie) parurent en 1637, suivis des Méditations métaphysiques (1641), des Principes de philosophie (1644), dédiée à Elisabeth de Bohême avec qui il correspondait, et des Passions de l’âme (1649). Il revint trois fois en France (en 1 647 il y rencontra Pascal) avant de se rendre demande de la reine Christine (fin 1649). Il y mourut d’une pneumone peu apres son arrivée (début 1650) ; son corps fut ramené en France en 667. e qui m’a fait différer si longtemps, que désormais je croirais commettre une faute, si j’employais encore à délibérer le temps qu’il me reste pour agir. Il faut aussi ajouter que Descartes avait une santé fragile. A sa naissance les médecins ne lui donnaient pas 20 ans à vivre. Il vécut jusqu’à l’âge de 54 ans. Maintenant donc que mon es rit est libre de tous soins, et que je me suis procuré un repos S 58 libre de tous soins, et que je me suis procuré un repos assuré dans une paisible solitude, je m’appliquerai sérieusement et avec liberté à détruire généralement toutes mes anciennes opinions.

Sous la protection de la souveraineté Néerlandaise il peut désormais se consacrer à ses recherches comme il le souhaite. Il faut comprendre ici que selon Descartes le savoir ne peut s’élaborer sous la contrainte. A cet égard il se rapproche de son successeur, Spinoza, pour qui la liberté civile était indispensable à la connaissance. Son travail peut donc commencer, les conditions sont réunies. quoi consiste ce travail ? Certes, comme il vient de le mentionner il s’agit de remettre en cause toutes les opinions reçues.

Mais un problème se pose ici : En Or il ne sera pas nécessaire, pour arriver à ce dessein, de prouver u’elles sont toutes fausses, de quoi peut-être je ne viendrais jamais à bout ; 3 En effet il ne peut étudier individuellement chacune des opinions qu’il a reçues et toutes les idées qu’il croit vraies. Cela est tout simplement impossible Ll_ee ppoouuwooiirr ddee nnoottrree eenntteennddeem meenntt eesstt Iliim miittéé„ nnoottrree nnaattuurree eesstt iim mppaarrffaaiittee..

C’est une idée récurrente chez Descartes : Quatrième méditation : « ma nature est extrêmement faible et limitée » « Car, par exemple, SI je considère la faculté de concevoir qui est en moi, je trouve qu’elle est ‘une fort petite étendue, et randement limitée, et tout ensemble le me représen limitée, et tout ensemble je me représente l’idée d’une autre faculté beaucoup plus ample, et même infinie » Autrement dit cette première méditation pose un enjeu méthodologique : comment contourner notre imperfection ?

De là découle un objectif clairement annoncé : si l’on veut contourner notre imperfection c’est afin de perfectionner nos connaissances. Assumer le caractère fini revient ici ? se donner les moyens d’une évolution exponentielle de notre savoir : il s’agit clairement de s’arracher à cette nature finie. Mais est-ce seulement possible ? Cela signifie-t-il que pour Descartes nous devons aller au delà de notre nature ? Dépasser nos capacités limitées ?

N’est-ce pas l? aller contre la volonté de Dieu ? A son époque la question est d’importance car cela peut rapidement relever de ce que l’on nomme le péché d’orgueil. Sixième méditation : « Vhomme, étant d’une nature finie, ne peut aussi avoir qu’une connaissance d’une perfection limitée. » c Coom meenntt ssoorrttiirr ddee Il »eerrrreeuurr ?? Si, comme le dit Descartes, notre pouvoir de connaissance est limité et Imparfait ? Comment spérer atteindre la vérité dans ces conditions ?

La raison humaine est imparfaite mais elle a au moins une qualité : la connaissance du faux. Si l’esprit humain ne peut pas connaitre la vérité de toute chose il peut toutefois reconnaître ce qui est faux et, a fortiori, tout ce ui est susceptible d’être faux : l’esprit, à défaut de conna 58 connaitre, peut douter. Or ce doute c’est déjà un savoir : je peux en effet être certain de tout ce qui est susceptible de m’induire en erreur ; je peux identifier les sources de l’erreur.

C’est donc bien à partir de nos capacités naturelles que l’on va tenter d’atteindre la vérité. Il ne s’agit donc pas, évidemment, d’espérer davantage que ce qui est possible. C’est pourquoi il affirme juste après : mais, d’autant que la raison me persuade déjà que je ne dois pas moins soigneusement m’empêcher de donner créance aux choses qui ne sont pas entièrement certaines et indubitables, qu’à celles qui nous paraissent manifestement être fausses, Mais alors comment ne pas se perdre dans la série infinie des expériences ? FFaauuddrraa–tt–iill ffaaiirree Il »ééttuuddee ddee ttoouutteess Ileess eerrrreeuurrss ppoossssiibblleess ?? Assurément il lui faut trouver une méthode radicale, c’est-à-dire ui remonte à la racine de toutes nos connaissance afin de pouvoir toutes les remettre en cause d’un seul geste. Le doute est donc méthodique et radical. le moindre sujet de douter que jy trouverai, suff ra pour me les faire toutes rejeter.

Et pour cela il n’est pas besoin que je les examine chacune en particulier, ce qui serait d’un travail infini ; mais, parce que la ruine des fondements entraine necessairement avec soi tout le reste de l’édifice, je m’attaquerai d’abord aux rincipes, sur lesquels toutes mes anciennes opinions 8 58 ddoouuttee ddooiltt êêttrree rraaddiiccaall„ cc »eesstt– ?à—ddiirree ss »aattttaaqquueerr àà llaa rraacciinnee ddee ttoouutteess nnooss ccoonnnnaaiissssaanncceess.. Quels sont alors ces principes ou racines de nos connaissances ?

Ce sont les sens, l’opinion et la raison. Première origine de nos connaissances : Les sens. Tout ce que j’ai reçu jusqu’à présent pour le plus vrai et assuré, je l’ai appris des sens, ou par les sens : or j’ai quelquefois éprouvé que ces sens étaient trompeurs, et il est de la prudence de ne se fier jamais entièrement à ceux qui nous ont une fois trompés. Il suffit qu’un seul de mes sens m’ait induit une seule fois en rreur pour que je puisse remettre en cause tout ce qui provient des sens.

En effet si je recherche une vérité indubitable, il va de soi que je ne peux lui donner pour fondement quelque chose de faillible : rappelons que Descartes prend la mesure de notre faillibilité et que ce qu’il veut c’est y substituer une méthode qui permette de combler nos lacunes naturelles. Le doute est donc radical et méthodique. Ajoutons qu’il se fonde sur une règle de PRUDENCE SCEPTIQUE comme l’indique le présent passage.

Il faut comprendre ici que le point de départ de Descartes c’est l’acceptation d’un état préalable ‘ignorance : c’est parce que je sais que je suis ignorant que je ne peux pas savoir si mes sens me trompent toujours ou bien seulement parfois et sous certaines conditions. A défaut de savoir quand mes sens sont trompeurs et quand ils ne le sont pas et sous quelles conditions ils le sont o 9 58 sous quelles conditions ils le sont ou pas, je préfère donc ne jamais poser que quelque connaissance puisse provenir de ceux-ci.

Ainsi je suis certain d’éloigner toute erreur qui pourrait en provenir. Autrement dit, même si nous faisions l’étude de chacune de nos sensations, afin d’y trouver les rreurs qui sy sont nichées, même si nous avions un loisir infini ? consacrer à cet exercice, nos facultés ne nous fournissent rien qui nous permette de nous assurer avoir bien décelé toutes les erreurs qui sy trouveront.

Donc quoi qu’il en soit toutes nos sensations doivent être remises en cause, car nous ne sommes pas capables de procéder autrement pour arriver à notre fin : la vérité ou du moins la certitude de ne pas être dans l’erreur. ly a donc là une thèse épistémique et anthropologique : le scepticisme n’est pas seulement une philosophie parmi d’autres ni une attitude singulière : bien au ontraire, le scepticisme est immanent à toute recherche de vérité ; ce qui est un paradoxe, en apparence, car le sceptique est celui qui pense qu’il n’y a pas de vérité, aucune certitude possible.

Seulement dès qu’il dit cela le sceptique approche d’une vérité fondamentale : la pensée ne peut pas ne pas douter si elle veut se prémunir contre l’erreur. Parce que l’homme est imparfait et fini, il ne peut que douter de ses connaissances. Pour connaitre il va falloir, qu’on le veuille ou non, douter. 5 Quelles sont les conséquences de ce doute ? Jusqu’où la remise en cause de no