Commentaire « vase de Soissons », Grégoire de Tours, Histoire des Francs.

Commentaire « vase de Soissons », Grégoire de Tours, Histoire des Francs.

COMMENTAIRE DU TEXTE «vase de soisson», Grégoire de Tours, Histoire des Francs. La chronologie du règne de Clovis est très mal connue. L’essentiel de ce que nous en savons provient du récit rédigé à la fin du vie siècle par l’évêque Grégoire de Tours, né près de trente ans après la mort de Clovis. Grégoire de Tours est donc un évêque et un historien du Vième siècle qui admirait énormément Clovls.

Il a rédlgé Histoire des Francs sous la forme de dix livres dans lesquels il retrace effectivement l’histoire des Francs et fait notamment la biographie de Clovis. e devenir le roi des org Sni* to grands roi de France, Le texte a commenté Soissons» et extrait d rancs saliens avant e l’un des plus du «vase de de Tours, Histoire des Francs. Cet épisode bien que vraisemblablement fictif est néanmoins l’une des légendes les plus connu sur Clovis et constitue la meilleure illustration de de l’affirmation de son autorité en tant que roi des Francs.

Grégoire de Tours situe l’épisode du vase de Soissons à l’an 486, au cours de la guerre livrée par Clovis au Romain Syagrius et peu de temps après la prise de Soissons sa capitale. Dans quelle mesure

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la légende du vase de Soissons illustre telle l’autorité de Clovis comme une autorité supérie Swlpe to vlew nexr page supérieure à celle d’un chef barbare traditionnel?

Nous verrons dans un premier temps que Clovis présente bien les caractéristiques d’un roi Franc traditionnel (l), mais aussi dans un second temps que l’épisode du vase de Soissons est l’illustration d’une conception nouvelle du roi franc qui se détache de la tradition (Il) l. Clovis : un roi Franc traditionnel Le roi Franc est un barbare, c’est donc avant tout un roi guerrier ui est soumit à la coutume (A) et dont la frontière avec ses soldats est moins ferme que chez les rois romains (B). A. Un roi guerrier « Pendant cette guerre, un grand nombre d’Eglises furent pillées par l’armée de Clovis».

Grégoire de Tours évoque ici la guerre livrée par Clovis Ier, barbare et roi des Francs saliens, au général Romain Syagrius, ce qui est une bonne illustration de la tradition et de l’appartenance guerrière de Clovis qui est bien un roi Barbare, les barbares qui avaient par ailleurs pour habitude de piller tous les lieux où ils allaient, telle une pratique de guerre. Un jour, ses soldats enlevèrent d’une église, avec les autres ornements servant au culte, une urne d’une grandeur et dune beauté magnifique».

Le biographe nous décrit en outre le vase de Soissons comme une magnifique relique bien qu’il sembla qu’elle fut en réalité quelconque de par son apparence. Grégoire de Tours rajoute donc de la beauté à cette histoire bien qu’elle tienne son origine du pillage d’une église. Clovis beauté à cette histoire bien qu’elle tienne son origine du pillage d’une église. Clovis reste alors avant tout un roi guerrier qui détient le pouvoir ur son armée et sa fonction principale est de la diriger, «lJn an après, il ordonna à toute son armée de se réunir au champ-de- Mars, pour examiner si les armes étaient propres et en bon état. ?. B. Un roi soumit à la coutume «Le roi répondit aux envoyés: suivez moi jusqu’à Soissons, parce que c’est là que doit se faire le partage de tout le butin. Si le sort me donne ce vase, je satisferai à la demande du Père». En effet, selon la coutume barbare, les guerriers et le rol doivent partager équitablement le butin des pillage et les objets leur sont ttribués par tirage au sort. ?Quand on fut arrivé à Soissons et que tout le butin eut été réuni sur la place, le roi prit la parole : «Braves guerriers, je vous pris de bien vouloir m’accorder ce vase, dit il en montrant l’urne, outre la part qui me revient dans le butin». ». Ainsi, Clovis est soumit à sa propre coutume et doit demander l’autorisation à ses guerriers avant de déroger à la règle du tirage au sort. Cependant, c’est bien en temps que roi qu’il fait cette demande puisqu’il désire qu’on lul accorde la vase de Soissons en plus la part qui lui revient du butin. ??Mais un guerrier à la tête légère, moins calme ou moins courtisan que les autres, lève sa francisque, en frappe l’urne, en disant d’une voix forte et retentissante : «tu n’au lève sa francisque, en frappe l’urne, en disant d’une voix forte et retentissante : «tu n’aura rien ici que le sort t’a légitimement donné». ». C’est pourquoi il ne répond rien à cet homme qui le défit et lul manque de respect. Ainsi l’application stricte des actes permis par la coutume peut être un affront au roi Franc et Grégoire de Tours n’arrive à justifier cet acte que par la bêtise et ‘irrespect de ce dernier. ?Tout le monde fut saisi d’étonnement d’une telle audace. Le roi se contint, et ne parut point ému de cette insulte ; mais il en garda le ressentiment au fond de son cœur. Il prit l’urne et la rendit à l’envoyé de l’évêque». Malgré ce comportement qui paraît anormal étant donné la réaction des autres guerriers qui sont indignés, Clovis reste digne et imperturbable, il ne dit rien à son soldat contestataire puisqu’il avait le droit de vouloir appliquer expressément la coutume du tirage au sort, mais il end néanmoins l’urne aux envoyés de l’évêque pour qu’ils le lui remettent.

Cependant Grégoire de Tours insiste sur le fait que le roi n’oublia pas cet affront et que cela présage quelque chose pour l’avenir. La réaction de Clovis montre donc qu’il est par certains cotés piégé par la tradition qu’il doit respecter mais le fait qu’il rende tout de même l’urne aux envoyés de l’évêque et que Grégoire de Tours insiste sur le fait que Clovis garde un ressentiment profond de cet épisode est annonciateur d’une volonté d’évolution da PAGF