Commentaire sur l’enfant de v.hugo

Commentaire sur l’enfant de v.hugo

« L’enfant » est tire du recueil « Les Orientales » de Victor Hugo. Celui-ci l’a ecrit en 1829. A l’epoque, c’est un sujet d’actualite car les Grecs se sont revoltes contre les Turcs et l’Europe defendait la cause des insurges. Ainsi, dans ce poeme, Victor Hugo fait etat de ses opinions politiques et meme philosophiques puisque, d’apres lui, le poete peut se meler de tout. La Guerre est l’axe principal de ce poeme, notamment parce que V. Hugo veut en denoncer implicitement les consequences desastreuses de celle-ci.

Ce procede est utilise a la fois pour faire reflechir le lecteur, mais aussi pour le rallier a sa cause : lutter contre la guerre et ses mefaits. En effet la guerre n’est jamais evoquee telle quelle. Seul le debut du premier vers nous fait comprendre qu’un combat a eu lieu. Cette ellipse « les Turcs ont passe la » introduit une impression d’acceleration qui pousse le lecteur a pense au pire, d’autant que le reste du vers et le vers suivant sont au present, contrairement aux quatre vers suivants. L’utilisation de ce temps donne impression au lecteur qu’il est present a cet instant, qu’il est temoin de cette bataille.

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grace aux antitheses. Par exemple vers 1, « Tout est ruine et deuil » contredit l’expression du vers 5 « Ses coteaux, ses palais » ainsi que le vers 6 « Un choeur dansant de jeunes filles » ce qui se rapporte a la richesse, a la joie, au bonheur. Vers 2 « sombre ecueil » s’oppose au soleil, qui est necessaire pour « ombrager les charmilles » comme il l’est dit vers 3. Cependant, dans la plupart des strophes, un element vient rappeler les combats : « ruine et deuil » strophe 1 (vers 1), « pleurs » strophe 3 (vers 19), « chagrins » strophe 5 (vers 30) et « de la poudre et des balles » strophe 6 (vers 41).

V. Hugo est horrifie par la guerre, il l’exprime notamment grace a une citation de Shakespeare tiree de Macbeth « O horror ! horror ! horror ! » L’ile n’est plus qu’un « sombre ecueil » ou « tout est ruine et deuil », ce « n’est plus qu’un desert »… L’emploi du passe montre ici le decouragement de l’auteur face a la guerre, mais aussi la cruaute des ravages faits par les hommes et la guerre. La Nature est detruite sans raison et cette derniere est victime de toutes ces abominations. Il e reste des « palais », « charmilles », « grands bois », qu’une « blanche aubepine », ayant echappee par miracle aux carnages. Cette nostalgie et cette beaute entrainent Victor Hugo a esperer un renouveau de cette nature saccagee. On ressent cet espoir grace a des hyperboles « Qu’un cheval au galop met, toujours en courant, cent ans a sortir de son ombre » (vers 34/35) (sous entendue celle du tuba) et des adjectifs melioratifs tels que « merveilleux » (vers 39) et la repetition de l’adjectif « belle » (vers 24, 28, 36 et 39) ou de l’adverbe « gaiement » (vers 25).

Cet espoir permet de croire que la renaissance de l’ile apres la guerre est possible. Pour conclure, dans ce poeme, V. Hugo denonce la guerre et ses ravages. La guerre triomphe face aux hommes et la nature, et l’enfant, victime de la guerre et protege de la nature, devient lui aussi un guerrier, on s’en rend compte grace au vers 41 « Je veux de la poudre et des balles ». Ainsi est-ce sans doute la plus terrible consequence de la guerre : enlever aux hommes leur humanite, des leur plus jeune age, qui sont victimes d’une guerre avant de devenir des tortionnaires…