Commentaire on ne badine pas avec l’amour

Commentaire on ne badine pas avec l’amour

Acte II, scene 2. Introduction: Alfred de Musset, ecrivain du XIXeme siecle, manipule dans sa piece On ne badine pas avec l’amour les differents registres du theatre. Aussi, dans les differentes scenes, Musset arrive, tres rapidement, a nous faire passer de la sensation d’amusement, de bonheur a une impression de malheur, ou pire encore, de profonde tristesse. Le monologue de Maitre Bridaine situe a la scene 2 de l’acte II , informe le spectateur sur les sentiments les plus intimes de ce dernier. Effectivement, le cure exprime son affliction d’avoir du ceder a Maitre Blazius sa place d’honneur lors des repas chez Monsieur le Baron.

L’enjeu du passage reside alors dans le decalage entre forme et fond car, c’est dans un style quasi lyrique que le fantoche de la piece ecrie son desespoir lequel concerne paradoxalement les sujets futiles et meme profanes que sont l’exces et la gourmandise. En quoi un tel ecart releve-t-il du genre comique? D’un elan lyrique le monologue sombre dans le pathetique. Loin de provoquer l’attendrissement voire meme les pleurs du spectateur, une telle alliance inspire moquerie, derision, en somme, comique et parodie. Conclusion:

Maitre Bridaine, ecclesiaste, qui devait montrer l’exemple du jansenisme s’est laisse seduire par les plaisirs

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terrestres qui rabaissent l’homme a sa condition premiere. Derriere le signe de croix ou les messes latines Maitre Bridaine s’offre a l’ivrognerie et a la gloutonnerie; une inconvenance qui renforce le comique de la scene. En outre, si le comportement ou du moins, la reaction du religieux a la perte de son siege aupres de Monsieur le Baron est tournee en derision, un tel comique n’a pas pour seule vocation de divertir, il en va de la fonction meme de la comedie.

Maitre Bridaine est tout comme Dame Pluche un pretexte pour Alfred de Musset a faire une critique severe de cette religion de facade et plus generalement de la devotion comme a pu le faire Moliere dans sa comedie Tartuffe. Finalement, On ne badine pas avec l’amour, piece entre derision et desillusion accorde aujourd’hui a Alfred de Musset la meme gloire que ses vers avaient pu lui offrir au siecle precedent. I.

La scene 2 de l’Acte II de la piece On ne badine pas avec l’amour d’ Alfred de Musset, scene tres breve (21 lignes) est appelee monologue, en ce sens qu’elle met a jour les sentiments d’un des personnages en l’occurrence ceux de Maitre Bridaine. Dans un monologue, le personnage se parle a lui-meme l’instant d’une pause dramatique, ceci lui permettant d’etablir une sorte de bilan de la situation en meme temps que le spectateur entre en communication avec ses pensees souvent tres intimes. Il semble alors facile de qualifier un monologue de lyrique car l‘exaltation des sentiments est bel et bien presente.

Elle se traduit autant dans la forme (musicalite de l’extrait) que dans le fond (reseaux lexicaux et temps verbaux). Le lyrisme tire son appellation de l’instrument du dieu de la musique Pan: la lyre. Aussi, la forte ponctuation (grand nombre d’exclamations ou encore d’enumerations) permet de donner au propos de Maitre Bridaine rythme et dynamisme en somme musicalite. A cela vient s’ajouter le chant imperieux des reprises anaphoriques d’apostrophes telles que « O malheureux » (ligne 4), « O sainte Eglise catholique» (ligne 9) qui temoignent de l’effarement et de l’agitation du religieux face aux circonstances.

Si les tournures de Maitre Bridaine chantent le desespoir et l’accablement du personnage les themes qu’elles abordent n’en sont pas moins lyriques. D’une part, en bon religieux le personnage en prise avec son desarroi fait appelle a son superieur: Dieu (« O sainte Eglise catholique» (ligne 9) , « Dieu ! » (ligne 12)). La figure divine, grace au vocabulaire soutenu qui l’entoure, incarne a la fois la beaute, l’absolu et le lyrisme meme. Un lyrisme quasi divin emane du monologue de Maitre Bridaine. Seulement, le desespoir qu’il degage y ajoute une touche pathetique.

II. Les cris lyriques et desesperes de Maitre Bridaine ne peuvent qu’entrainer la pitie du spectateur; il s’agit de l’effet pathetique. Depasse par la situation le personnage s’adresse a travers ce monologue a la sensibilite du public mais aussi a la sympathie de Dieu interpele grace aux apostrophes vues precedemment. Toutefois, la preoccupation premiere de cet homme d’Eglise est moins spirituelle qu’elle en a l’air, de sorte que l’invocation divine apparait comme le dernier recours face aux angoisses de cet ecclesiastique desempare.

Le tourment du personnage fait suite a un manque qui lui a arrache toute une partie de son etre comme peut l’illustrer la double negation « ni choux ni carottes » (ligne9) qui en plus de precipiter Maitre Bridaine a sa perte, le desapproprie de ce qui lui est le plus cher, c’est-a-dire des victuailles et des breuvages les plus gourmets (« table » (ligne 5), «  verre de Malaga » (ligne 6) , «  plats » (ligne 7) , «des perdreaux » (ligne 9)…). Tous ces mets s’enfuient a mesure que le religieux se les rememore.

Et, c’est dans un enchainement d’ « Adieu » hyperboliques quasi ceremonieux (« Adieu, venerable fauteuil (…) Adieu, bouteilles cachetees(…)Adieu, table splendide(…) » (lignes 14a 21)) qu’il leur accorde une ultime gloire en meme temps qu’il voit ses habitudes et son moi s’evanouir peu a peu, dans une pesante atmosphere pathetique. Alliage de lyrisme et de pathetique le monologue de Maitre Bridaine s’inscrit dans l’ere romantique de l’epoque contemporaine au dramaturge.

En fait, Alfred de Musset va plus loin mettant un tel melange de registre au service de la comedie. III. Alfred de Musset s’amuse avec la palette des registres si bien qu’il parvient avec art a dresser le veritable portrait de Maitre Bridaine. D’ailleurs, le choix d’un tel nom n’est pas laisse au hasard et l’on ne saurait ignorer la correspondance qui reside entre « Bridaine » et le substantif « bedaine ». Ainsi, avant meme de dire quoi que ce soit l’ecclesiastique incarne le role du bouffon, du fantoche, et son discours ne fait qu’accentuer ses traits comiques.

Tout est, dans ce monologue, decalage, contraste et incoherence. Les preoccupations du personnage, cet homme d’Eglise, ne sont pas dignes de ses obligations ecclesiales car il lui faudrait pour cela, suivre le precepte que donne Moliere dans sa comedie L’Avare : « il faut manger pour vivre, et non vivre pour manger. ». A l’inverse, et pire encore, Maitre Bridaine porte la nourriture au dessus de la vie meme et la rend au regard des divers adjectifs, sacralisee voire sanctifiee (« venerable fauteuil » (ligne 15)).

En outre, la dissonance d’un vocabulaire familier face a un lexique religieux soutenu (d’un cote « ane bate (ligne4), « des os et des pattes de poulet » (ligne 13) et de l’autre, « O sainte Eglise catholique » (ligne 9) « Dieu ! » (ligne 12)) souligne la strategie du dramaturge pour tourner et le personnage et l’Eglise en derision. Car derriere le rire se cache souvent une reflexion, une prise de conscience, Alfred de Musset en use pour parodier les discours religieux de son temps.

La critique passe notamment par un lyrisme et un pathetisme temperes d’ironie tant et si bien que la derniere phrase « Je retourne a ma cure ; on ne me verra pas confondu parmi la foule des convives, et j’aime mieux, comme Cesar, etre le premier au village que le second dans Rome. »; marque l’apogee du burlesque du personnage et, en meme temps, celui de l’art et de la puissance de l’auteur. J’ai corrige certaines choses en rouge (imprimes cette version pour recopier ton devoir au propre) j’ai quelques problemes de ponctuation fais toi relire par maman ou papa…

Acte II, scene 2. Introduction: Alfred de Musset, ecrivain du XIXeme siecle, manipule dans sa piece On ne badine pas avec l’amour les differents registres du theatre. Aussi, dans les differentes scenes, Musset arrive, tres rapidement, a nous faire passer de la sensation d’amusement, de bonheur a une impression de malheur, ou pire encore, de profonde tristesse. Le monologue de Maitre Bridaine situe a la scene 2 de l’acte II , informe le spectateur sur les sentiments les plus intimes de ce dernier.

Effectivement, le cure exprime son affliction d’avoir du ceder a Maitre Blazius sa place d’honneur lors des repas chez Monsieur le Baron. L’enjeu du passage reside alors dans le decalage entre forme et fond car, c’est dans un style quasi lyrique que le fantoche de la piece ecrie son desespoir lequel concerne paradoxalement les sujets futiles et meme profanes que sont l’exces et la gourmandise. En quoi un tel ecart releve-t-il du genre comique? D’un elan lyrique le monologue sombre dans le pathetique.

Loin de provoquer l’attendrissement voire meme les pleurs du spectateur, une telle alliance inspire moquerie, derision, en somme, comique et parodie. Conclusion: Maitre Bridaine, ecclesiaste, qui devait montrer l’exemple du jansenisme s’est laisse seduire par les plaisirs terrestres qui rabaissent l’homme a sa condition premiere. Derriere le signe de croix ou les messes latines Maitre Bridaine s’offre a l’ivrognerie et a la gloutonnerie; une inconvenance qui renforce le comique de la scene.

En outre, si le comportement ou du moins, la reaction du religieux a la perte de son siege aupres de Monsieur le Baron est tournee en derision, un tel comique n’a pas pour seule vocation de divertir, il en va de la fonction meme de la comedie. Maitre Bridaine est tout comme Dame Pluche un pretexte pour Alfred de Musset a faire une critique severe de cette religion de facade et plus generalement de la devotion comme a pu le faire Moliere dans sa comedie Tartuffe.

Finalement, On ne badine pas avec l’amour, piece entre derision et desillusion accorde aujourd’hui a Alfred de Musset la meme gloire que ses vers avaient pu lui offrir au siecle precedent. I. La scene 2 de l’Acte II de la piece On ne badine pas avec l’amour d’ Alfred de Musset, scene tres breve (21 lignes) est appelee monologue, en ce sens qu’elle met a jour les sentiments d’un des personnages en l’occurrence ceux de Maitre Bridaine.

Dans un monologue, le personnage se parle a lui-meme l’instant d’une pause dramatique, ceci lui permettant d’etablir une sorte de bilan de la situation en meme temps que le spectateur entre en communication avec ses pensees souvent tres intimes. Il semble alors facile de qualifier un monologue de lyrique car l‘exaltation des sentiments est bel et bien presente. Elle se traduit autant dans la forme (musicalite de l’extrait) que dans le fond (reseaux lexicaux et temps verbaux). Le lyrisme tire son appellation de l’instrument du dieu de la musique Pan: la lyre.

Aussi, la forte ponctuation (grand nombre d’exclamations ou encore d’enumerations) permet de donner au propos de Maitre Bridaine rythme et dynamisme en somme musicalite. A cela vient s’ajouter le chant imperieux des reprises anaphoriques d’apostrophes telles que « O malheureux » (ligne 4), « O sainte Eglise catholique» (ligne 9) qui temoignent de l’effarement et de l’agitation du religieux face aux circonstances. Si les tournures de Maitre Bridaine chantent le desespoir et l’accablement du personnage les themes qu’elles abordent n’en sont pas moins lyriques.

D’une part, en bon religieux le personnage en prise avec son desarroi fait appelle a son superieur: Dieu (« O sainte Eglise catholique» (ligne 9) , « Dieu ! » (ligne 12)). La figure divine, grace au vocabulaire soutenu qui l’entoure, incarne a la fois la beaute, l’absolu et le lyrisme meme. Un lyrisme quasi divin emane du monologue de Maitre Bridaine. Seulement, le desespoir qu’il degage y ajoute une touche pathetique. II. Les cris lyriques et desesperes de Maitre Bridaine ne peuvent qu’entrainer la pitie du spectateur; il s’agit de l’effet pathetique.

Depasse par la situation le personnage s’adresse a travers ce monologue a la sensibilite du public mais aussi a la sympathie de Dieu interpele grace aux apostrophes vues precedemment. Toutefois, la preoccupation premiere de cet homme d’Eglise est moins spirituelle qu’elle en a l’air, de sorte que l’invocation divine apparait comme le dernier recours face aux angoisses de cet ecclesiastique desempare. Le tourment du personnage fait suite a un manque qui lui a arrache toute une partie de son etre comme peut l’illustrer la double negation « ni choux ni carottes » (ligne9) qui en plus de precipiter Maitre

Bridaine a sa perte, le desapproprie de ce qui lui est le plus cher, c’est-a-dire des victuailles et des breuvages les plus gourmets (« table » (ligne 5), «  verre de Malaga » (ligne 6) , «  plats » (ligne 7) , «des perdreaux » (ligne 9)…). Tous ces mets s’enfuient a mesure que le religieux se les rememore. Et, c’est dans un enchainement d’ « Adieu » hyperboliques quasi ceremonieux (« Adieu, venerable fauteuil (…) Adieu, bouteilles cachetees(…)Adieu, table splendide(…) » (lignes 14a 21)) qu’il leur accorde une ultime gloire en meme temps qu’il voit ses habitudes et son moi s’evanouir, peu a peu, dans une pesante atmosphere pathetique.

Alliage de lyrisme et de pathetique le monologue de Maitre Bridaine s’inscrit dans l’ere romantique contemporaine au dramaturge. En fait, Alfred de Musset va plus loin mettant un tel melange de registre au service de la comedie. III. Alfred de Musset s’amuse avec la palette des registres si bien qu’il parvient avec art a dresser le veritable portrait de Maitre Bridaine. D’ailleurs, le choix d’un tel nom n’est pas laisse au hasard et l’on ne saurait ignorer la correspondance qui reside entre « Bridaine » et le substantif « bedaine ».

Ainsi, avant meme de dire quoi que ce soit l’ecclesiastique incarne le role du bouffon, du fantoche, et son discours ne fait qu’accentuer ses traits comiques. Tout est, dans ce monologue, decalage, contraste et incoherence. Les preoccupations du personnage, cet homme d’Eglise, ne sont pas dignes de ses obligations ecclesiales car il lui faudrait pour cela, suivre le precepte que donne Moliere dans sa comedie L’Avare : « il faut manger pour vivre, et non vivre pour manger. ».

A l’inverse, et pire encore, Maitre Bridaine porte la nourriture au dessus de la vie et la rend au regard des divers adjectifs, sacralisee voire meme sanctifiee (« venerable fauteuil » (ligne 15)). En outre, la dissonance d’un vocabulaire familier face a un lexique religieux soutenu (d’un cote « ane bate (ligne4), « des os et des pattes de poulet » (ligne 13) et de l’autre, « O sainte Eglise catholique » (ligne 9) « Dieu ! » (ligne 12)) souligne la strategie du dramaturge pour tourner et le personnage et l’Eglise en derision.

Car derriere le rire se cache souvent une reflexion, une prise de conscience, Alfred de Musset en use pour parodier les discours religieux de son temps. La critique passe notamment par un lyrisme et un pathetisme temperes d’ironie tant et si bien que la derniere phrase « Je retourne a ma cure ; on ne me verra pas confondu parmi la foule des convives, et j’aime mieux, comme Cesar, etre le premier au village que le second dans Rome. »; marque l’apogee du burlesque du personnage et, en meme temps, celui de l’art et de la puissance de l’auteur.