Commentaire littéraire le colonel chaert

Commentaire littéraire le colonel chaert

Commentaire BALZAC, Le Colonel Chabert : la sortie de la fosse de cadavres De « Lorsque je revins à moi » à « mais à travers la neige, Monsieur ! » Entrée en matière : Les romanciers du XIXe siècle font souvent référence dans leurs œuvres aux exploits militaires de la période napoléonienne, idéalisée comme un âge où [‘héroïsme avait sa place contrairement à la mesquinerie de la Restauration ou de la Swipe View next page Monarchie de Juillet.

Ainsi, c’est à la bataille de Water dans Les Misérables Fab del Dongo, héros de Chart champ de la dernière de l’Empereur. pa vé le père de Marius raverse lui aussi le Contextualisation et caractérisation : Le Colonel Chabert du grand romancier réaliste et romantique Balzac met en scène un ancien soldat de l’Empire qui, grièvement blessé à la tête en 1807 lors de la bataille d’Eylau, a été considéré comme mort et enterré vivant sous un monceau de cadavres.

Au début du roman, dans le récit rétrospectif de sa vie entamé afin de convaincre son interlocuteur de l’authenticité de son identité, il raconte à l’avoué Derville dans quelles conditions il a réussi à s’extirper de ce tombeau. Excellent narrateur, il parvient ? peindre

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de façon vivante l’horreur de cette situation et la terreur qu’il a ressentie. Problématique: En quoi ce récit de la remontée de la fosse aux retrouver sa place dans la société ? Annonce de plan : Le Colonel Chabert est un conteur d’exception qui retient toute l’attention de Derville et la nôtre.

Il nous dépeint le calvaire qu’il a vécu, étonnant mort-vivant. Mais à travers le discours inaugural de son personnage, Balzac annonce de manière métaphorique les enjeux de l’œuvre : la renaissance physique du Colonel Chabert aussi difficile soit-elle, n’est rien en regard e l’épreuve qui consistera à retrouver son rang social. – un récit haletant qui suscite l’attention du locuteur et du lecteur Adresses à Derville, image du lecteur et volonté de le convaincre de la réalité de son récit le « Monsieur » initial repris 1. 18 et en dernier mot du texte ; les « vous » 1,85-86 et la prétérition « dont je ne vous donnerais pas une idée en vous entretenant jusqu’à demain » ; intervention du locuteur intégrée au récit : « Vous me direz que j’avais trois bras ! Appel à l’imagination du locuteur : « que vous devez concevoir » l. 115 convaincre Derville qu’il n’est pas fou 1. 4 : figure de correction « j’entendis ou crus entendre » pour le lecteur : donner une crédibilité à un récit fou, romanesque, peu vraisemblable susciter notre attention par des images amusantes L’expression « En furetant avec promptitude » 1. 11 le fait ressembler à un chien ; « le bras d’un Hercule » expression imagée ; « un bon os auquel je dus mon salut » : alliance de la trivialité et du spirituel 1. 113 ; image cocasse malgré le caractère morbide « j’avais trois bras » . 121 ; sorte de bonne humeur comique m 2 caractère morbide « j’avais trois bras » 1. 121 ; sorte de onne humeur comique malgré le contexte macabre: « J’y allais ferme, monsieur, car me voici ! » et par la dramatisation Alliée à la rhétorique : paradoxe 1. 88-89 : « En ouvrant les yeux, je ne VIS rlen. ? Accumulation de menaces extrêmement pressantes qui rendent le suspense haletant : la claustrophobie, Poppression physique : « Je voulus me mouvoir et ne trouvai point d’espace » l. 88 l’asphyxie : « Je compris que là où j’étais, l’air ne se renouvelait point et que j’allais mourir. » ; « je ménageais mes aspirations » 1. 123. « La rareté de l’air fut l’accident le plus menaçant » : superlatif ui souligne qu’il y a d’autres périls : la menace de l’écroulement exprimée par la comparaison des cadavres qui le surplombent à un « château de cartes ».

Nécessaire rapidité: « avec promptitude car il ne fallait pas flâner » : menace d’un écroulement toujours marquée. Deux utilisations de l’adverbe de délivrance : « Enfin » 1. 103 : libération, il y a un « Vide » et ultime « Enfin » : « Enfin, je vis le jour Un combat pour la survie : « Sans ce secours inespéré, je périssais et par le registre épique « le bras d’un Hercule » : antonomase qui rappelle l’héroisme du personnage. Un colonel qui a fortement aidé à la victoire de la bataille d’Eylau, mais aussi ici l’héroiSme de son anabase, de sa remontée du monde des morts, des Enfers.

Exploit d’Hercule capturer Cerbère // exploit du Colonel : sortir de cette fo de ces enfers 3 sortir de cette fosse, remonter de ces enfers souterrains. Or, le narrateur emploie un verbe étonnant pour traduire sa difficile remontée: « avec une rage que vous devez concevoir, je me mis à travailler les cadavres » : il assimile donc cet exploit à un travaild’Hercule. Enthousiasme héroïque « J’y allais ferme, monsieur, car me voici ! ? ; « comment j’ai pu parvenir ? percer la couverture du chair » : obstacle amorphe mais épais, difficulté exprimée par l’allitération en P en début de mots.

Son exploit : « les cadavres que je déplaçais » avec un « levier » : le bras d’un cadavre déchiqueté. Franchir « la barrière entre la vie et moi » 1. 120. n narrateur qui suscite notre intérêt mais aussi notre U compassion car il décrit ses nombreuses souffrances. L’expérience d’un mort-vivant : un récit de souffrance appuyé par l’emploi du registre fantastique une souffrance physique et morale Prise de conscience horrible : « Je compris que là où j’étais, l’air ne se renouvelait point et que j’allais mourir.

Cette pensée m’ôta le sentiment de la douleur inexprimable par laquelle j’avais été réveillé Donc souffrance morale encore plus grande que la souffrance physique qu’on imagine déjà intense. Caractère indicible de cette souffrance double répété par la notion d’ineffable : « dont je ne vous donnerais pas une idée en vous entretenant jusqu’à demain » (hyperbole) et adjectif « inexprimable Adverbe « violemment » qui ex rime la douleur, accentuée par la métaphore : « mes oreilles 4