Commentaire L’ethnocentrisme Strauss

Commentaire L’ethnocentrisme Strauss

LECTURE ANALYTIQUE Introduction: Cet est extrait de Race et Histoire, un essai de Claude Lévi-Strauss, grand ethnologue, publié en 1952. D’abord connu des seuls milieux érudits il devient accessible à un plus large public avec Tristes Tropiques en 1955. Lévi-Strauss participa brillamment au renouvellement de l’ethnologie en participant à des nombreuses expéditions et études sur le terrain, au contraire de Montaigne, le grand auteur des Essais.

Dans ce texte qui intervient dans le troisième chapitre de Race et Histoire, il analyse l’ethnocentrisme, phénomène qui consiste à considérer on ethnie, son groupe (ascendance commune) comme le seul valable, et à rejeter le Je vais donc me dem dans une solide dém str.. , Swip not page nullité) de cette scien racisme. auteur prouve, Inanité (c. -à-d. la t par extension le Je vais ainsi étudier le caractère rigoureux de cette démonstration, agrémentée d’exemples et d’anecdotes pittoresques, qui a la force d’un plaidoyer (c. -à-d. comme un exposé qui défend une idée, une cause, une personne).

Une démonstration rigoureuse. A) Un texte solidement structuré et articulé avec soin 1- Omniprésence de connecteurs logiques ? Sans doute « ainsi « or « en effet », « mais « souvent Permettent : d’insister sur la rigueur du raisonnement,

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de structurer le texte + de présenter les différents points de vue + insister sur le caractère didactique Structure type dissertation – intro-dvment-conclus0 – phrases d’accroche + exemples + phrases longues comme la dissertation : 1 er paragraphe présente l’attitude globale, commune (stéréotypes, clichés qu’il faut combattre) après il conteste le sens commun dans l’intro.

Il présente après ce qu’il va faire « Cette brochure constitue précisément la réfutation » dvment exemples et citations + conclusion avec à la fin une phrase signifiante. B) Un vocabulaire scientifique 1- étude linguistique du mot barbare : À l’origine il désignait tous ceux qui, pour les Grecs, n’appartenaient pas à leur civilisation. puis la civilisation occidentale a fait le même usage du mot « sauvage D.

Or ces deux termes renvoient au domaine de la nature • le premier au langage inarticulé des oiseaux, le second signifie « de la forêt Ainsi traiter l’autre de barbare ou de sauvage c’est le ramener à l’ordre de la vie animale, donc en faire un être dénué de toute culture. – Champ lexical scientifique « Psychologique », « épithètes « étymologiquement « paradoxe », « linguistique » « paradoxe du relativisme culturel » En ce sens le relativisme refuse qu’il puisse y avoir des valeurs universelles (valables pour tous les hommes sans exception).

Permettent : Ces éléments nous rappellent la qlté d’ethnologue mais aussi la qlté de son raisonnement qui est objectif et alimenté par des connaissances précises, solides et objectives puisqu’elle s’inspire des sciences humaines. Notamment avec « relativisme culturel » qui est, en ethnologie ou sociologie, une doctrine qui insiste « relativisme culturel » qui est, en ethnologie ou sociologie, une doctrine qui insiste sur les différences de culture et de valeurs des sociétés.

Il rend aussi le texte plus complet, plus édifiant. 3- Registre culte, soutenu propre aux milieux érudits « Répudier « répulsion « brochure « équivoques « régressions « primitives « anecdote baroque h, « vastes fractions de l’espèce humaine » Permettent –> Il peut aussi insister sur le caractère didactique qui démontrent et enseignent le lecteur. Mais qui ne rendent pas cependant, la lecture difficile ni très compliqué mais plus précise.

Il-Agrémentée d’exemples et d’anecdotes pittoresques, qui a la force d’un plaidoyer A) Introduction -Lorsqu’on se trouve dans une « situation inattendue comme lorsqu’on rencontre une autre culture que la sienne, on a tendance à rejeter cette culture qui n’appartient pas à la notre. Il met ainsi l’exemple d’actions d’ordre moral, religieux, social ou esthétique et il cite des expressions telles que « Habitudes de sauvages » etc…

Créent chez le lecteur un effet de rejet de ce point de vue naif, comme si c’était évident que cette attitude doit être critiqué. – Il présente l’histoire du mot barbare. Il en conclut que traiter l’autre de barbare ou sauvage c’est refuser d’admettre l’existence d’une diversité culturelle, en le ramenant à l’ordre de la vie animale. Cest à partir de ce point de vue qu’il va démontrer l’inutilité de l’ethnocentrisme. Il dénonce alors que traiter qqn de barbare est de le considérer comme un animal, comme inhumain. dénonce alors que traiter qqn de barbare est de le considérer comme un animal, comme inhumain. 3) Développement -1 er argument : Il montre après que la notion d’humanité est une notion récente. Il cite ainsi qu’avant les hommes étaient les « bons les xcellents et par extension que les autres tribus étaient des « mauvais des « singes de terre » ou encore « d’œufs de pou Il met ensuite en exemple la rencontre des Espagnols avec les indigènes des Grandes Antilles.

Il explique que les espagnols se demandaient si les indigènes avaient ou non une âme et ces derniers surveillaient les cadavres des blancs pour savoir s’ils étaient ou non sujet à la putréfaction. Cette anecdote tout à fait pittoresque, originale nous montre avec ironie l’absurdité de cette situation c) Conclusion et message final Il dénonce que juger sauvage, inhumain ou barbare l’autre arce qu’il appartient à une culture autre que la sienne est soi même manquer d’humanité.

Le barbare est ainsi celui qui croit ? la barbarie de l’autre à son inhumanité à cause de ces différences Conclusion : Ce texte montre donc bien, à travers un esprit profondément scientifique et rigoureux et de nombreux arguments, l’inutilité de l’ethnocentrisme. Il qualifie comme barbares ceux qui, à cause d’une différence d’ethnie, ne savent pas reconnaitre la nature humaine de « l’autre ». Cette dénonciation, qui à la force d’un plaidoyer, peut aussi s’appliquer pour le racisme, une autre forme de paradoxe. 4