commentaire les mains sales

commentaire les mains sales

Minuit approche, Louis est sur le point d’arriver pour tuer Hugo. Olga, qui écouté Hugo, est rassurée, elle le juge «récupérable». elle entreprend alors d’expliquer au jeune homme que la politique voulue par hoederer a finalement été appliquée et qu’il est devenu un héros pour le Parti. Ile lui propose d’oublier son crime et de repartir à zéro sous une nouvelle identité (il avalt commls son crime sous un nom d’emprunt), comme membre du parti à part entière. hugo refuse: ce n’est qu’en revendiquant son meurtre qu’il sauvera la mémoire de hoederer et qu’il sera responsable et libre.

Refusant la voie de la lâcheté et du silence, il s’écrie: « non récupérable», à l’arrivée de Louis, choisissant ainsi une mort probable. or 11 l- Le cadre spatio-te Sartre place l’action d l’Antiquité autrefois s intrlgue oyaume de ie, de la Slovénie et de l’Albanie actuelles. Ce pays n’existe plus au moment où Sartre situe l’action de la pièce, il est donc fictif et imaginaire. en revanche, la situation de ce pays imaginaire n’est pas sans rappeler celle d’un pays bien réel, la hongrie, petit pays pris en tenaille pendant la Seconde Guerre mondiale entre les Allemands t les Russes. ans Plllyrie de

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la pièce, trois partis dy affrontent: le parti fasciste du Régent qui a fait alliance avec les Allemands; le parti conservateur, nommé pentagone, représenté par Karsky Swipe to View next page Karsky et le parti prolétarien auquel appartiennent hugo, hoederer et Olga. À l’approche de la fin de la guerre, il semble évident que les Russes vont occuper le pays, d’où la nécessité pour les fascistes et les conservateurs de faire alliance avec le parti prolétarien, pour participer au pouvoir qui s’installera lors de l’arrivée des Russes.

Pour l’intrigue, Sartre s’inspire de l’assassinat de Trotsky (1879-1940), un des leaders de la Révolution de 1917 en Russie, exclu du parti communiste russe en 1927 après la mort de Lénine, en 1924, puis pourchassé par Staline qui placera à ses côtés un secrétaire qui l’assassinera en 1940. Quant aux personnages d’hoederer et d’hugo, ils représentent les deux versants possibles du militant communiste: d’un côté, le pragmatique, hoederer, prêt à se «salir les mains» pour faire triompher sa cause – «est-ce que tu t’imagines qu’on peut gouverner innocemment? ? demande ainsi hoederer à hugo ; de ‘autre, l’idéaliste, qui refuse de transiger avec ses principes et d’employer de mauvais moyens: «Je suis entré au Parti parce que sa cause est juste et j’en sortirai quand elle cessera de l’être. répond hugo (cinquième tableau, scène Ill). ll- Qu’évoque l’expression «avoir les mains sales»? Quel personnage a les mains sales? Sur quel mode cette expression est-elle ici déclinée? On a reproché à Sartre son manque d’engagement réel, et le fait qu’il aurait profité des lois raciales de Vichy. Comme pour hugo, son engagement moral fut très contesté, sa liberté, limitée. Le titre de

PAG » 1 Comme pour hugo, son engagement moral fut très contesté, sa liberté, limitée. Le titre de la pièce prend ici tout son sens: hoederer a vraiment les mains sales, de par son extrême pragmatisme, et sa politique changeante, et cette empreinte est si forte qu’il n’a plus que la possibilité de disparaître. Le titre de la pièce rend bien compte de la philosophie sartrienne, c’est-à dire du combat entre matérialisme et idéalisme, entre camouflage et sincérité. La métaphore des «mains sales» prend sens lorsqu’il s’agit de prendre ses responsabilités et ne pas se retrancher derrière ‘exigence de la pureté pour ne rien faire.

On ne peut se passer d’actes contestables pour arriver à des fins nécessaires. III- Le mélange des genres Sartre échappe aux genres traditionnels, en effet, on ne peut classer « Les Mains sales, » dans un genre spécifique car la pièce combine des traits de plusieurs genres différents, relevant à la fois de la tragédie, de la comédie – voire même parfois du vaudeville -et du drame historique. Le tragique La présence constante de la mort est l’un des éléments qui confère à la pièce une indéniable dimension traglque. lusieurs ?léments marquent la présence de la mort: la mort d’Ivan au deuxième tableau, l’explosion de la bombe, le sang au quatrième tableau, la présence très fréquente d’armes (les mitraillettes de Slick et Georges, le revolver d’hugo). On ne peut pas non plus oublier que les deux héros, hugo et hoederer font route vers la mort et sont, tous deux, pendant toute la durée de la pièce, PAGF30F11 hoederer font route vers la mort et sont, tous deux, pendant toute la durée de la pièce, à deux ans d’intervalle, sur le fil du rasoir et au bord de la mort.

La mort d’hoederer est prévue ‘avance, c’est-à-dire qu’elle est déjà advenue au début de la pièce: «J’ai été chez hoederer et je lui ai lâché trois balles dans le ventre» rétorque hugo quand il rentre chez Olga, après deux ans d’emprisonnement (premier tableau, scènel). La mort d’hugo, au contraire, est en suspens jusqu’au septième tableau et presque pourrait-on dire jusqu’au dernier mot, puisqu’il signe et se revendique «non récupérable». Suivant les mises en scène, d’ailleurs, dans le silence du texte, on peut faire suivre cette réplique d’un coup de feu ou non.

Mais ces deux morts n’ont as le même sens. en effet, celle de hoederer est un malentendu: hugo avait décidé de ne pas le tuer mais il le surprend dans les bras de sa femme Jessica (sixième tableau, scène IV), ce qui confère un sens bien différent aux paroles qu’ils ont échangées à la scène précédente «Que j’étais bête, il se foutait de moi. » s’exclame hugo. hoederer tente d’éviter la tragédie une fais pas de bêtises. Pas pour une femme », mais hugo le tue. Sa mort est ainsi le résultat d’une ironie tragique, plus que d’un mécanisme proprement tragique.

On peut ajouter que, avant de ourir, hoederer sauve hugo, en faisant passer son geste pour un crime passionnel auprès de Slick et Georges. Il est sans haine, sans affect, il agit de manière très pragmatique. en ce sens il n’est pas un personnage trag PAGFd0F11 haine, sans affect, il agit de manière très pragmatique. en ce sens il n’est pas un personnage tragique, contrairement à hugo, mu par ses passions et agissant tel un jouet de la fatalité La mort d’hugo est tout à fait différente. Il refuse le secours que lui propose Olga et choisit de mourir en présenaant son honneur pour donner un sens à son crime et à sa vie. effet, au moment où il apprend que finalement le Parti a fini par se soumettre ? l’avis d’hoederer, et a appliqué sa politique d’alliance tout en faisant de lui un héros, hugo se révolte: « Un type comme hoederer ne meurt pas par hasard, il meurt pour ses idées, pour sa politique. » affirme hugo. ll décide d’assumer son crime, pour sauver la mémoire d’hoederer. Il devient ainsi un proscrit, un traitre, le meurtrier du leader, mais contribue par ce geste à la réussite politique du Parti.

Sa mort prend donc une dimension tragique car elle est pour lui la seule solution et ‘accomplissement d’un destin La présence de la fatalité et du destin Le destin et la fatalité sont très présents aussi: la construction temporelle peu commune fondée sur un flashback montre que l’intrigue s’appuie sur quelque chose de déjà fait, appartenant au passé: la mort d’hoederer est écrite dès la première ligne, dans la mesure où elle a déjà eu lieu au moment où l’action commence. De même, le destin d’hugo est déjà scellé, puisque à son retour, son crime est déjà une erreur.

Eléments d’introduction : Sartre (1905-1980) est un philosophe, romancier et ramaturge français. s 1 d’introduction : Engagé polltiquement (communisme) Fonde en philosophie le courant existentialiste selon lequel « l’existence précède l’essence » (c’est-à-dire : toute vérité et toute action impliquent un milieu humain et une subjectivité humaine. Cela veut dire que tous les aspects de cette doctrine se rapportent à l’être humain et à sa faculté de prendre conscience de sa situation. Les Mains sales est une œuvre engagée : illustre les thèses philosophiques et de Sartre. Hugo est un membre du parti.

Dans le cadre dune ission donnée par le parti (tableaux 2 à 6 : flashback), il a tué Roederer. Mais pas pour des raisons politiques, pour des raisons sentimentales : Hoederer a enlacé Jessica, dont Hugo est amoureux. 7e tableau : Olga doit déterminer si Hugo est ou pas récupérable. Pour l’être, il doit plaider le crime passionnel. Mots-clefs : Engagement. Dénouement tragique. Responsabilité. Argumentation Problématiques possibles : Dans quelle mesure cette scène de dénouement illustre-t- elle les thèses politiques et philosophiques de l’auteur ? En quoi s’agit-il d’un dénouement tragique ?

En quoi cette scène constitue-t-elle une réflexion sur la question de la responsabilité ? Analyse du passage : l/ Un dénouement tragique a) La montée en tension dramatique Menace de la mort plane autour des personnages (agents du parti doivent venir 6 1 tension dramatique doivent venir exécuter Hugo) > tension, suspense Didascalies expriment le hors scène > sens : l’Oule «lJne auto. Bruit de moteur h, « l’auto passe « bruit de moteur « l’auto s’arrête » > phrases nominales + passage de l’article indéfini au défini. Pronom indéfini « on » indéfini on frappe à la porte »)> ystère.

Répétitions et parallélisme dans les didascalies : menace répétée. les » Panique d’Olga accroît la tension : – Impératlfs : « prends ce révolver « sors « va t’en « allez- vous en » Aposiopèse : « le parti… « Hugo, je… » – Apostrophes ( 3 fois ) b) un retour en arrière Hugo revient sur les épisodes passés et notamment sur la mort d’Hoederer (discours narratif) Passage au passé composé : > analepse (retour en arrière) Lien entre la mort à venir d’Hugo et celle d’Hoederer : cette dernière doit entrainée la sienne pour avor du sens : « Je n’ai pas ncore tué Hoederer, Olga.

Pas encore. C’est à présent que je vais le tuer et moi avec. » > paradoxe + répétition de « pas encore » + Tournure factitive et parallélisme : destin d’Hoederer et d’Hugo sont mis en parallèle. Identification à Hoederer (les deux H) > ils meurent pour les mêmes raisons. « Un type comme Hoederer ne meurt pas par hasard » > Hugo veut sauver la mort dHoederer et lui donner celle qu’il mérite. c) Un héros de tragédie, fatalité et mort Hugo connaît son sort > emploi du verbe « savoir » : « Je sais. Ils sont même en PAGF70F11