commentaire les éffarés

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Arthur Rimbaud, Les effarés Rimbaud est un adolescent révolté qui accumule les fugues. Au cours de l’une d’elle il découvre un Paris misérable qu’Hugo avait décrit dans les  » Misérables « r Rimbaud reprend le même thème et nous fait découvrir une scène de la misère des rues de Paris. Le poème en octosyllabes de 12 strophes avec alternance oythmique de vers de quatre pieds nous décrit cinq jeunes enfants de la rue en prise avec le froid et l’injustice de la société. Comment le poète conduit-il le lecteur à penser que la misère décrite dans le texte est effarante ?

Il serait intéressant e s’interroger d’abord sur le contraste entre les miséreux et le p g boulanger, pour ensu de la vie, d’espoirs et l/ Le contraste entre 1) Les cinq enfants p ui est ici un symbole nger Dans ce texte intitulé « Les Effarés », Arthur Rimbaud nous dépeint une scène de misère, inspiré d’un Paris qu’il a découvert durant l’une de ses nombreuses fugues. Le poème décrit cinq enfants miséreux qui observent un boulanger faire du pain avec avidité. L’action se déroule en hiver car la situation est décrite « dans la neige et dans la brume » (vers

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1) et où souffle « un vent ‘hiver » (vers 36).

Les enfants sont « à genoux » (vers 4), ils sont « blottis » (vers 13), traduisant pauvreté dont ils souffrent. Ils portent des « h Swige to vie' » next page haillons » (vers 24) et sont « plein de givres » (vers 26). Tout au long du poème, Rimbaud emploie des mots familiers comme « culs, culottes » et répète plusieurs fois le mot « trou angage plutôt employé dans les milieux difficiles. Le narrateur semble comparer les pauvres à des animaux, car ils sont décrits comme « tout bête », « grognant des choses » et ayant « des petits museaux roses D.

On peut ainsi penser que c’est là le point de vue des plus aisés par rapport aux pauvres. 0 1’inverse, des personnifications donnent à de simples objets des caractères plus humais, tel le « souffle du soupirail », ou « chantent les croûtes h, laissant penser que les objets possèdent donc plus de valeurs que les miséreux. Les enfants sont aussi comparés à des Jésus et « faisant leurs prières », nous pouvons lier la religion au poème. En effet, dans la religion chrétienne, Jésus est un martyr et les croyants prient en sa mémoire ; ainsi le poème peut être nterprété comme une pensée en mémoire des pauvres. )… en opposition avec le grand Boulanger De son côté, le boulanger représente une classe supérieure car il est montré comme « gras » et« fort ». Cependant, le poème dénonce le fait que celui ci ne voit même pas les cinq enfants qui l’observe, fait qui peut être se veut être une généralité pour Rimbaud. Les pauvres observent les riches avec envie, tandis que ces derniers ne prêtent même pas attention aux miséreux, dénonçant ainsi toute l’injustice de la société. Le seul Il 2 prêtent même pas attention aux miséreux. énonçant ainsi toute l’injustice de la société.

Le seul lien entre le boulanger et les enfants est la paix, convoitée par la subsistance. Il/Le pain, symbole de vie, d’espoirs et de faux espoirs 1) Le pain perçu par les sens En effet, le pain peut être interprété comme symbole de vie, de richesse, de nourriture et d’espoir. La fabrication du pain tout au long du texte permet une montée du suspense pour savoir comment le pain va être utilisé, soit par le boulanger, soit par les enfants, ainsi la conception du pain est décrite à chaque étape, « la pâte grise », la cuisson, la sortie du pain.

Cette nourriture est mise en valeur en utilisant les cinq sens des enfants, auxquels le lecteur s’identifie, il sent « les croûtes parfumées », d’autant plus mises en avant grâce à la paronymie au vers précédent « les poutres enfumées Les enfants et le lecteur « se ressentent si bien vivre » , on sent presque l’odeur du pain en lisant le texte, et cette odeur fait revivre les enfants et leur redonne un peu d’espoir, « ils ont leur âme si ravie 2) La chute du poème ; une constatation effarante Cependant, malgré la présence du pain, symbole de survie, les nfants n’obtiennent pas la nourriture tant espérée, ils sont ignorés.

Finalement, la chute n’apporte pas d’amélioration ou de changement dans la situation des miséreux. Le poète commence le texte en décrivant l’hiver, « dans la neige et dans la brume » et termine de I 3 commence le texte en décrivant fhiver, « dans la neige et dans la brume » et termine de la même manière avec un « vent d’hiver », donc la scène n’a pas avancé, cela peut être comme une boucle sans fin, une spirale sans issue, où les pauvres toujours pauvres, dans l’attente simple du destin, de la fatalité.

Ainsi c’est les lecteurs qui doit être étonné, inquiet, pour ainsi dire : effaré par cette misère et cette injustice à laquelle on ne peut finalement rien y faire. Ce poème développe plusieurs thèmes majeurs de l’œuvre de Rimbaud. Son sentiment de révolte face à une société inégalitaire et individualiste, son anticonformisme, son anticléricalisme et la haine qu’il éprouvait à l’égard de sa mère.

Le poème permet également d’apprécier part de Rimbaud, qui concilie la rigueur de la forme, avec les ruptures notamment dans le rythme et ans le lexique puisqu’il associe des mots à forte connotations soutenues comme le titre, prit au sens étymologique, et des mots beaucoup plus triviaux comme « culs » dans la 1ère strophe.

Ainsi, Rimbaud privilégie la simplicité de la forme qui permet d’accroitre la simplicité du texte, chacun pouvant interpréter la souffrance des enfants avec sa propre sensibilité. Je peux mettre ce texte en parallèle avec Melancholia de Victor Hugo où l’auteur dénonce les conditions de vie et plus particulièrement de travail de jeunes enfants pauvres. 4