Commentaire De Texte Jean De La Bruy Re

Commentaire De Texte Jean De La Bruy Re

jean de La Bruyère publie en 1 668, un recueil de portraits moraux et de maximes « Les Caractères » et parle de sa vision de la société au XVIIème siècle. Dans le chapitre intitulé « De l’homme l’auteur critique la noblesse en faisant le portrait d’un homme appelé Gnathon. Comment La Bruyère procède-t-il pour mener la critique de l’égocentrisme ? Nous montrerons dans un premier temps le portrait d’un être répugnant puis dans un second temps, le portrait d’un être égocentrique. Et enfin, nous étudierons le portrait satirique de Gnathon.

Sni* to View Dans le texte, Gnath st à Versailles à la c être répugnant. Il un banquet. La répétition du verbe manger, nous montre qu’il ne pense qu’? manger. Ily a le champs lexical de la nourrlture : « une table « le repas Y, « plat », « des mets « savourer « se sert à table b, « les viandes « manger « l’appétit « le jus et les sauces « un ragoût de dessus du plat », « un autre plat et sur la nappe », « mange « en mangeant», « la table « à manger « sa réplétion C’est un goinfre.

Il mange avec excès :

Désolé, mais les essais complets ne sont disponibles que pour les utilisateurs enregistrés

Choisissez un plan d'adhésion
« Il ne s’attache à aucun des mets, qu’il n’ait achevé d’essayer de tous; il voudroit pourvoir es savourer tous tout à la fois. » C’est un être répugnant, un goinfre qui suscite du dégoût « capables d’ôter l’appétit aux plus affamés », mais qui est également un un homme sans gêne, ni scrupule. Il n’a pas d’éducation. II mange avec ses mains : « Il ne se sert à table que de ses mains » en faisant du bruit : « Il mange haut et avec grand brut «ll écure ses dents » à table devant tout le monde au cours du repas.

Il est sale : « le jus et les sauces lui dégouttent du menton et de la barbe ; . on le suit à la trace. » Il prend toujours la meilleure place (lit, chambre, carrosse) voire plusieurs places et même celle des autres : « S’il fait un voyage avec plusieurs, il les prévient dans les hôtelleries, et il sait toujours se conserver dans la meilleure chambre le meilleur lit », « Non content de remplir à une table la première place, il occupe lui seul celle de deux autres « Il oublie que le repas est pour lui et pour toute la compagne ; il se rend maitre du plat « Il n’y a dans un carrosse que les places du fond qui lui conviennent ». ? Il manie les viandes, les remanie, démembre, déchire, On a ‘impression d’être face à un animal. Les verbes employés sont de plus en plus forts. Jean de la Bruyère met en évidence un être répugnant, un goinfre et un homme sans gêne, ni scrupules. De plus, il en fait un portrait égocentrique. « Gnathon ne vit que pour soi, et tous les hommes ensemble sont à son égard comme s’ils n’étaient pont. » Cette phrase résume bien son égocentrisme. Pour lui, tous les hommes n’existent pas. Il n’y a que lui au monde. « qu’il faut que les convives, s’ils veulent manger, mangent ses restes. ? C’est un repas pour PAG » OF d ? „ qu’il faut que les convives, s’ils veulent manger, mangent ses restes. » C’est un repas pour lui et pour toute la compagnie mais il mange d’abord tout ce qui l’intéresse et laisse les restes aux autres convives. Il est égocentrique mais aussi indifférent à autrui : « Ne plaint personne «Ne connaît de maux que les siens «Ne pleure point la mort des autres « N’appréhende que la sienne, qu’il rachèteroit volontiers de l’extinction du genre humain Il est tellement indifférent à autrui qu’il est même prêt à racheter sa mort contre la mort des autres quitte à tuer l’espèce humaine.

Jean de la Bruyère vient de mettre en évidence également un être égocentrique. Par ailleurs, il en fait un portrait satirique. Le portrait tombe dans la caricature. Tous les traits de caractères de ‘égocentrisme sont exagérés. Le caractère est en plus bestial (Il manie les viandes, les remanie, démembre, déchire, On a l’impression d’être face à une bête. Gnathon est ridicule et sa façon de manger est exagérée : «ll roule les yeux en mangeant ». Un quart du texte est consacré à sa façon de manger. Cest un peu exagéré.

Ily a une accumulation de phrases de plus en plus fortes de ens : « Ne plaint personne «Ne connoït de maux que les siens », «Ne pleure point la mort des autres « N’appréhende que la sienne, qu’il rachèteroit volontiers de l’extinction du genre humain Il y a aussi une accumulation de mots (tous et tout) : « Tous les hommes», «Essayer de tous », «II voudrait pouvoir les sa de mots (tous et tout) : « Tous les hommes», «Essayer de tous », «II voudrait pouvoir les savoir tous », « Tout à la fois Ily a une accumulation de verbes tels que le verbe manger qui est mis 4 fos : « manger « l’appétit « mange « en angeant b, « à manger Toutes ces accumulations sont là pour accentuer la caricature. « La table est pour lui un râtelier Y. Cest une comparaison, il considère la table comme un râtelier où l’on ramasse la nourriture avec un râteau Enfin, le texte se termine par une phrase forte lorsque l’auteur déclare que Gnathon préfèrerait « rextinction du genre humain » à sa propre mort. C’est également une exagération extrême . «N’appréhende que la sienne, qu’il rachèteroit volontiers de l’extinction du genre humain h.

Dans cette caricature, il y a de l’indétermination. On ne décrit pas précisément le personnage de Gnathon (physique), ni le lieu, ni l’époque et ni l’entourage. C’est un portrait général. On utilise le présent pour donner une dimension de vérité générale. A travers son portrait, on parle de la nature humaine et non d’un indlvidu en partlculier. Jean de La Bruyère procède à la critique de l’égocentrisme en faisant le portrait d’un être répugnant et le portrait d’un être égocentrique ainsi que le portrait satirique de Gnathon. Moliere a écrit de nombreuses pièces de théâtre où il utilise aussi la critique et la caricature.