Commentaire de la critique de la raison pratique emmanuelle kant

Commentaire de la critique de la raison pratique emmanuelle kant

Introduction. Kant propose ici une experience. Nous envisageons quel serait le jugement d’un homme dans deux situations. La premiere le met en scene comme etre determine par des inclinations naturelles dont la plus puissante est l’amour de soi, la tendance a survivre. On voit deja ici que le determinisme n’est pas aussi puissant que l’homme le pretend. On ne doute pas que l’homme puisse vaincre un penchant en jouant d’un penchant plus fort. Alors est ce que l’homme n’est que le jouet de forces empiriques et que ses choix ne sont que le masque des divers determinismes regissant sa conduite ?

Dans la deuxieme situation, l’homme se trouve dans le cas ou l’inclination naturelle la plus forte, l’instinct de survie, n’est plus confrontee a une autre inclination. L’instinct de survie est confrontee a sa loi morale et qui l’empeche de porter un faux temoignage. Que repondrait un homme contraint par une autorite toute puissante (prince), de trahir la loi morale pour sauver sa vie? Pourrait-il pretendre qu’il n’a pas le choix et grader la vie ? Est-ce parce que j’eprouve l’obligation morale que je me decouvre capable de me rendre independant des inclinations naturelles Developpement :

I) Analyse de la premiere situation. Que l’homme soit

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un etre de la nature soumis aux lois de cette meme nature, la simple observation de l’experience l’atteste. Il eprouve des besoins, des desirs et sa tendance naturelle est de chercher a les satisfaire. Le principe du plaisir est le principe determinant de chacun. Tout animal, et l’homme ne fait pas exception a la regle, tend a perseverer dans l’existence et a rechercher ce qui le satisfait. Ainsi lui serait-il « impossible » de resister a un desir. Or l’homme vit dans des societes ayant norme ses desirs et impose des restrictions a leur satisfaction.

Toute societe a institue des lois qui bloquent la satisfaction d’un desir. De plus, ces lois sont assortie de sanctions severes ou l’homme doit avouer que la representation de la sanction est de nature a le dissuader de s’abandonner a son penchant. L’interet de ce premier cas de figure est de mettre en conflit l’inclination naturelle et la loi juridique. La potence symbolise le tribunal de police et de justice. Donc sans ordre juridique, tout homme succomberai a l’inclination naturelle, et personne ne serai reellement libre. Et pourtant ce n’est pas la loi juridique qui revele a l’homme sa liberte.

Car qui sait si touts hommes obeirons a la loi? Le droit est compose de contraintes garanti par une force publique. Ceci definit des sanctions, et c’est de la peur des sanctions qu’il attend une certaine efficacite. C’est dire que comme les hommes sont determines par des inclinations naturelles, se fondant sur la puissance de certaines inclinations fondamentales (le desir de vivre, d’etre libre, de jouir de ses biens etc. ), c’est la peur des sanctions qui pousse les hommes aux conduites exigibles, et ainsi a resister aux inclinations naturelles. D’ou l’institution d’amendes, de peines d’emprisonnement ou la peine de mort.

Il s’agit de faire en sorte que la crainte de la punition soit plus forte que le penchant a tel plaisir. Les choix humains sont donc guides uniquement par leur interets et leur volonte. Alors n’y a-t il que du determinisme? N’y a-t-il pas une experience revelant aux hommes qu’il leur est impossible de le pretendre de maniere absolue ? II)                Analyse de la deuxieme situation. La deuxieme situation decrite ici, est l’experience morale mettant en jeu la conscience humaine. Le sujet a le choix d’accomplir un acte qu’il condamne moralement ou de mourir. Car temoigner faussement d’une personne innocente est immorale.

La decision est complexe pour le sujet en question. D’un cote il y a l’inclinaison naturelle qui le pousse a survivre, et donc de temoigner faussement. Mais ce choix heurte une loi morale, qui n’est peut-etre pas ecrite mais que l’homme se represente en sa qualite d’etre de raison. Cette loi morale l’oblige. « Tu ne dois pas faire un faux temoignage », c’est la un imperatif categorique. Sous aucun pretexte ma conscience ne m’autorise a une telle conduite. Mais rien n’empeche d’enfreindre la loi morale. Elle ne contraint pas. Mais chacun sait bien que lorsque l’un n’ecoute plus sa loi morale, alors il ne respecte pas sa propre humanite.

Il se degrade moralement et porte atteinte a l’estime qu’il peut se porter. Sentiment de culpabilite ou pas, si l’homme veut bien se mettre en accord avec sa dimension raisonnable, il sait que le faux temoignage est condamnable moralement et qu’il ne doit pas se permettre le droit de nuire injustement a autrui. Or l’exigence morale se heurte, dans la situation evoquee, a une tendance non moins imperieuse. Car tout homme aime naturellement la vie et incline par nature a tout faire pour la conserver. Le Prince ne l’ignore pas et donc demande un faux temoignage sous la menace d’une mort immediate.

Desobeir a l’injonction politique pour honorer la loi que la raison commande implique donc, dans ce cas de figure, d’accepter le sacrifice de sa vie pour sauver sa rectitude morale. L’homme a donc une decision a prendre, l’une procedant de l’inclination sensible, l’autre de l’exigence rationnelle. Que devra avouer l’homme place dans cette situation? Pourra-t-il affirmer qu’il est pousse par certaine ‘inclinaisons fondamentales’, et qu’il est conduit necessairement a porter un faux temoignage car il lui est impossible de vaincre son amour pour la vie? Non repond Kant. « Il accordera sans hesiter que cela lui est possible ».

Le possible est ce qui peut etre mais ne sera pas necessairement. Si l’homme peut sacrifier sa vie au nom d’exigences spirituelles et morales, cela signifie que les inclinations naturelles ne le determinent pas rigoureusement. En ecoutant sa loi morale, il temoigne qu’il n’est pas asservi au determinisme naturel et qu’il peut qu’il peut en decider autrement. Certes nul n’affirmera qu’il ecoutera sa loi morale. Ce qui est possible par liberte n’est pas ce qui est necessaire empiriquement car un individu peut penser rationnellement en utilisant sa raison, mais ce n’est pas pour autant qu’il agira de cette facon.

C’est l’acte qui conte. C’est donc l’experience morale qui montre que l’homme n’est pas soumis au determinisme. L’homme n’est pas un etre de la nature comme un autre et que ce qui le distingue est precisement la possibilite de se rendre independant du determinisme naturel. Au fond le vrai choix de l’homme est le choix entre l’existence animale determinee et l’existence humaine autonome. La liberte ne fait signe dans le reel que comme l’effort de la faire exister. Et il apparait que cet effort se confond avec l’effort moral. En deca l’homme n’est pas encore ce qu’il peut etre.

Il trahit la personnalite qui fait sa dignite, a savoir sa capacite morale ou liberte. D’ou la conclusion du texte : « Il juge donc qu’il peut faire une chose, parce qu’il a conscience qu’il doit (soll) la faire et il reconnait ainsi en lui la liberte qui, sans la loi morale, lui serait restee inconnue ». Conclusion : Ce n’est pas la liberte qui fonde l’obligation morale. Kant n’affirme pas, a la maniere de Descartes, que  la liberte est de l’ordre du fait, qu’elle est une evidence et qu’elle nous oblige a en faire un bon usage. Ce qui est de l’ordre du fait, fait de la raison remarque Kant, est la representation de la loi morale.

L’homme fait l’experience du devoir et c’est l’experience morale qui fonde la liberte. Je decouvre que je peux etre libre en m’eprouvant oblige. « Tu dois donc tu peux » ecrit Kant. La liberte est ce qu’exige d’admettre la raison qui donne ses regles a l’action. Elle est un postulat de la raison pratique. Ce postulat ( rappelons qu’un postulat est une proposition indemontree et indemontrable qu’on demande d’admettre a titre de condition de possibilite de quelque chose) fonde la dignite de la personne humaine et sa responsabilite