Commentaire

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e Mariage de Figaro – Beaumarchais ACTE Scène 1 9 LA COMTESSE, assise, SUZANNE, LE COMTE LE COMTE sort du cabinet d’un air confus. Après un court silence. I n’y a personne, et pour le coup j’ai tort. Madame… vous jouez fort bien la comédie. SUZANNE, gaiement. Et moi, Monseigneur ? La Comtesse, son next page mouchoir sur la bouc LE COMTE s’approch LA COMTESSE, se re monsieur ? LE COMTE. Quel affr prie… ? OF4 tta, p parle pas. plaisantiez ? quol non, el motif je vous LA COMTESSE. Vos folies méritent-elles de la pitié ? LE COMTE.

Nommer folies ce qui touche à l’honneur ! LA COMTESSE, assurant son ton par degrés. Me suis-je unie à vous pour être éternellement dévouée à l’abandon et à la jalousie, que vous seul osez concilier ? LE COMTE. Ah ! madame, c’est sans ménagement. SUZANNE. Madame n’avait qu’à vous laisser appeler les gens. LE COMTE. Tu as raison, et c’est à moi de m’humilier… Pardon, je suis d’une confusion ! SUZANNE. Avouez, monseigneur, que vous la méritez un peu ! LE COMTE. Pourquoi donc ne sortais-tu pas lorsque je t’appelais ? Mauvaise ! SUZANNE.

Je me rhabillais de mon mieux, à grand renfort d’épingles

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; et Madame, q ui me le défendait, avait bien ses raisons pour le faire. LE COMTE. Au lieu de rappeler mes torts, aide-moi plutôt ? l’apaiser. LA COMTESSE. Non, monsieur ; un pareil outrage ne se couvre point. Je vais me retirer aux Ursulines, et je VOIS trop qu’il en est temps. LE COMTE. Le pourriez-vous sans quelques regrets ? SUZANNE. Je suis sûre, moi, que le jour du départ serait la veille des larmes. LA COMTESSE. Eh ! quand cela Serait, Suzon ? j’aime mieux le regretter que d’avoir la bassesse de lui pardonner ; il m’a trop offensée LE COMTE.

Rosine ! . LA COMTESSE. Je ne la suis plus, Cette Rosine que vous avez tant poursuivie ! Je suis la pauvre comtesse Almaviva, la triste femme délaissée, que vous n’aimez plus. SUZANNE. Madame ! LE COMTE, suppliant. par pitié ! LA COMTESSE. Vous n’en aviez aucune pour moi. LE COMTE. Mais aussi ce billet… Il m’a tourné le sang ! LA COMTESSE. Je n’avais pas consenti qu’on l’écrivit. LE COMTE. Vous le saviez ? LA COMTESSE. C’est cet étourdi de Figaro. LE COMTE. Il en était ? LA COMTESSE… qui ra remis à BAZILE. LE COMTE. Qui m’a dit le tenir d’un paysan. ? perfide chanteur, ame à deux tranchants ! C’est toi qui payeras pour tout le monde. LA COMTESSE. Vous demandez pour vous un pardon que vous refusez aux autres : voilà bien les hommes ! Ah ! si jamais je consentais à pardonn 2 pardon que vous refusez aux autres : voilà bien les hommes ! Ah ! si jamais je consentais à pardonner en faveur de l’erreur où vous a jeté ce billet, j’exigerais que l’amnistie fût générale. LE COMTE. Eh bien, de tout mon coeur, comtesse. Mais comment réparer une faute aussi humiliante ? LA COMTESSE se lève. Elle l’était pour tous deux.

LE COMTE. Ah ! dites pour moi seul. – Mais je suis encore ? concevoir comment les femmes prennent si vite et si juste l’air et le ton des circonstances. Vous rougissiez, vous pleuriez, votre visage était défait… D’honneur, i l’est encore. LA COMTESSE, s’efforçant de sourire. Je rougirais… du ressentiment de vos soupçons. Mais les hommes sont-ils assez délicats pour distinguer l’indignation dune âme honnête outrage, d’avec la confusion qui naît dune accusation méritée ? LE COMTE, souriant. Et ce page en désordre, en veste et presque LA COMTESSE, montrant Suzanne.

Vous le voyez devant vous. N’aimez-vous pas mieux l’avoir trouvé que l’autre ? En général vous ne haiSsez pas de rencontrer celuici. LE COMTE, riant plus fort : Et ces prières, ces larmes feintes… LA COMTESSE. Vous me faites rire, et j’en ai peu d’envie. LE COMTE. Nous croyons valoir quelque chose en politique, et nous ne sommes que des enfants. C’est vous, c’est vous, madame, que le Roi devrait envoyer en ambassade à Lond 3 que des enfants. Cest vous, c’est vous, madame, que le Roi devrait envoyer en ambassade à Londres !

Il faut que votre sexe it fait une étude bien réfléchie de l’art de se composer, pour réussir à ce point ! LA COMTESSE. C’est toujours vous qui nous y forcez. SUZANNE. Laissez-nous prisonniers sur parole, et vous verrez si nous sommes gens d’honneur. LA COMTESSE. arisons là, monsieur le comte. J’ai peut-être été trop loin ; mais mon indulgence en un cas aussi grave doit au moins m’obtenir la vôtre. LE COMTE. Mais vous répéterez que vous me pardonnez. LA COMTESSE. Est-ce que je l’ai dit, suzon ? SUZANNE. Je ne l’ai pas entendu, madame. LE COMTE. Eh bien ! ue ce mot vous échappe. LA COMTESSE. Le méritez,vous donc, ingrat ? LE COMTE. oui, par mon repentir. SUZANNE. Soupçonner un homme dans le Cabinet de Madame ! LE COMTE. Elle mien a si sévèrement puni ! SUZANNE. Ne pas s’en fier à elle, quand elle dit que c’est sa camariste ! LE COMTE. Rosine, êtes,vous donc implacable ? LA COMTESSE. Ah ! Suzon, que je suis faible ! quel exemple je te donne ! (Tendant la main au Comte. ) On ne croira plus à la colère des femmes. SUZANNE. Bon, madame, avec eux ne faut-il pas toujours en venir là ? Le Comte baise ardemment la main de sa femme. 4