Chapitre 4 Partie1 1

Chapitre 4 Partie1 1

Chapitre 4 Comment analyser la structure sociale ? Objectifs : Présentation des théories des classes et de la stratification sociale dans la tradition sociologique (Marx. Weber, Bourdieu Mise en évidence des PCS et des inégalités économiques et sociales comme conception de stratification (aspect multidimensionnel et cumulatif des inégalités). Comparaisons en utilisant les principaux indicateurs et outils statistiques appropriés. Problématique sur le dynarmque de la stru et de la multiplicité d sociétés post-industr de vie). Swip next page re compte de la ouvrière, moyenne.. ) tion sociale dans les l, Age, sexe, style Acquis de première : groupe social, groupe d’appartenance, groupe de référence, socialisation anticipatrice, capital social Notions : Classes sociales, groupes de statut, catégories socioprofessionnelles, inégalités, cap tal culturel, inégalités, stratification Introduction (rappel des notions) Les sociologues ont pris Phabitude de classer les individus en fonction de leur appartenance à un groupe social.

Ce dernier est composé d’un ensemble d’individus qui forment une unité durable, caractérisée par des liens internes plus ou moins intenses, une situation ou des activités communes, ne conscience collective plus ou moins affirmée. Ce groupe certains groupes sociaux vont paraitre supérieurs ou inférieurs aux autres au regard de certains critères. Cette question de la hiérarchie joue

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comme nous le verrons dans ce chapitre un rôle central dans l’analyse de la structure sociale.

On peut définir la stratification sociale comme l’ensemble des différentiations sociales associées aux inégalités de richesses, de pouvoir, de savoir, de prestige et déterminant la division de la société en groupes de droit ou de fait. Dans les sociétés anciennes la stratification sociale prend la forme des castes (fondement eligieux) ou d’ordres (prestige des fonctions sociales) Stratification sociale : au sens général : ensemble des différenciations sociales associées aux inégalités de richesses, de pouvoir, de savoir, de prestige et déterminant la division de la société de la société en groupes de droit ou de fait. u sens particulier : analyse en termes de strates, alternative à celle en termes de classes. Elle désigne un agencement de groupes, hiérarchisés en fonction de critères divers Une hiérarchie est un classement visant à distinguer des supérieurs et des inférieurs, au regard de certains critères. La stratification est souvent représentée par la métaphore de l’échelle (dont on peut gravir ou descendre les échelons) ou de la pyramide (sur laquelle on occupe une place plus ou moins proche du sommet ou de la base).

Groupes sociaux : ensemble d’individus formant une unité sociale durable, caractérisée par des liens internes directs ou indirects plus ou moins intenses, une situation et/ou des activités communes, une conscience collective plus ou moins affirmée. On peut donc classer la société en : Groupes primaires Groupes secondaires et entre les deux une quantité de gr l,’ société en : t entre les deux une quantité de groupes de taille intermédiaire contribuent à former le tissu social. Le groupe est un élément essentiel à la socialisation, et est avant tout un objet de croyances.

Ce n’est pas un ensemble d’individus unis par la proximité physique et sans aucun lien entre eux. Il se différencie d’ailleurs d’une Simple collection de personnes par l’établissement d’une ou plusieurs liaisons entre elles. Il est idéalisé si son action surmonte les impuissances individuelles par une mise en commun de plusieurs facteurs de ses membres. Sil ne l’est pas il peut faire peur à l’individu ui le redoute, et associe alors à son terme des connotations péjoratives liées à l’idée de secret et de transgression. Dans ce cas là, le groupe devient une menace pour les autres.

Le groupe se définit premièrement par l’intérieur : interaction et interdépendance (attention pas de groupe sans normes car ces dernières sont produites par le collectif) ; et deuxièmement pa l’extérieur c’est-à-dire avec les rapports qu’un groupe entretient avec les autres Groupe primaire : groupe restreint en général durable, caractérisé par l’intensité des rapports entre ses membres, une certaine ntimité des relations et un minimum de solidarité Les classes sociales sont des groupes issus de la division du travail et des inégalités de conditions d’existence ainsi que des relations du pouvoir.

Ils ont une existence de fait et non de droit. Ces groupements plus ou moins homogènes, dus notamment aux différentiations internes, sont caractérisés par des conditions matérielles d’existences et un style de vie qui leur sont propres, par une tendance à l’hérédité des positions, c’est-à-dire la de vie qui leur sont propres, par une tendance à Phérédlté des positions, c’est-à-dire la reproduction sociale. Les classes sociales sont inégalement structurées, et peuvent constituer des communautés.

Les strates sont des regroupements d’individus qui ont des caractéristiques socio-économiques communes. Les castes sont des groupes sociaux endogames (on ne peut se marier qu’entre membres d’une même caste), strictement hiérarchisés et fermés et héréditaires. Elles sont des institutions formant un univers rigide en terme de mobilité sociale Cette forme de stratification repose sur un système de privilèges et de phénomènes de répulsion, donnant une hiérarchisation de la société à partir de spécialisations éréditaires. (ancien régime, Inde… Les relations sociales se construisent autour de la notion de pureté/répulsion. L’esprit de caste interdit formellement les contacts physiques, les relations sexuelles, les repas en commun entre membres de castes différentes. Si un contact impur a lieu, il faut procéder à un rite de purification. Des tribunaux de castes jugent les déviants et prononcent contre eux des sanctions allant jusqu’à l’exclusion définitive. Dans ce cas, l’individu perd son identité sociale, il n’est plus rien, ne peut rejoindre une autre caste, où il n’est pas né.

II devient un ntouchable, mis au ban de la société. Aboli en 1947 le système des castes exerce encore une puissante influence sur les mentalités et les pratiques sociales. Il y a, en nde, concurrence entre normes juridiques et normes sociales. Les ordres sont les trois grandes catégories qui composent la société d’Ancien Régime : clergé, noblesse et tiers état. Ils sont hiérarchisés en fonction du prestige des fonctions sociales remplies par I 4 OF l,’ tiers état. remplies par leurs membres.

En théorie, le clergé est le premier des ordres, car sa fonction est d’être l’intermédiaire entre le monde divin et le monde humain. Mais la noblesse, dont la fonction principale est le métier des armes, jouit d’un égal prestige. Quant au tiers état, il s’adonne ? des taches peu prestigieuses : agriculture, artisanat, commerce. Dans la noblesse, le souci de la pureté du sang, de la lignée, engendre une forte endogamie (proche de celle des castes) ; la transmission des fonctions sociales est largement héréditaire, limitant ainsi la mobilité sociale.

Au sein du tiers état, une couche bourgeoise s’enrichit, jetant les bases du capitalisme, tandis que la noblesse ne pouvait accéder à des fonctions mercantiles. Une certaine convergence d’intérêt pparut ainsi entre la haute bourgeoisie, avide de reconnaissance sociale, et la noblesse et l’État toujours en manque d’argent. L’État vendit donc à la bourgeoisie des charges anoblissantes, titra ses grands commis d’origine bourgeoise (Colbert, créant une « noblesse de robe » inférieure en dignité à la « noblesse d’épée ».

Des alliances matrimoniales se nouèrent entre les deux noblesses. Les ordres furent abolis en France par la Révolution. Les privilèges furent supprimés dans la nuit du 4 août 1789. Il Théories de la stratification sociale 1) Les classes sociales chez Marx Les rapports de production A son époque, Marx met en évidence une opposition fondamentale entre deux classes sociales : le prolétariat (la classe ouvrière) et la bourgeoisie. La distinction entre les membres de ces deux classes ne repose as sur le revenu ou le type de travail effectué.

La différe membres de ces deux classes ne repose pas sur le revenu ou le type de travail effectué. La différence fondamentale provient de la place dans le processus de production. La division de la société est donc fondée sur les rapports de production, qui recouvrent les modalités selon lesquelles les hommes entrent en relation pour produire. Ces rapports de production évoluent avec les modes de production (antique, féodal, capitaliste) et la société.

Dans le mode de production capitaliste, les bourgeois disposent des moyens de production (le capital), alors que les ouvriers ne disposent que de leur force de travail, qu’ils sont obligés de vendre aux bourgeois. En échange de leur force de travail les prolétaires perçoivent un salaire. Cependant le salaire versé est un salaire de subsistance, qui permet uniquement aux ouvriers de survivre avec leur famille. Toutefois la valeur engendrée par leur travail dans le processus de production est bien plus importante ue le niveau de salaire perçu.

La différence entre les deux correspond à la plus-value que s’approprient les propriétaires des moyens de production. La plus-value est donc la différence entre la valeur des marchandises produites par le travail et le salaire. Les prolétaires sont donc exploités et dominés par les capitalistes. Exploités car une partie de la valeur qu’ils créent est accaparée par la bourgeoisie. Dominés car ils ne possèdent pas les moyens de production aux mains de la bourgeoisie. Mais la domination de la bourgeoisie dépasse le cadre économique.

Elle instrumentalise également les institutions (État, école) et les idéologies dominantes (religion, morale, doctrines économiques) pour justifier la soumission du prolétariat à l’ordre social. La conscience de class 6 OF l,’ économiques) pour justifier la soumission du prolétariat à l’ordre social. La conscience de classe Si les classes sociales se constituent dans l’ordre économique, elles prennent véritablement corps au travers des relations sociales. Marx considère en effet que l’on ne peut parler de classe sociale, que lorsqu’il existe une conscience de classe en plus de a similitude des conditions d’existence.

La conscience de classe renvoie a la conscience de la spécificité d’une classe sociale par rapport aux autres et à la capacité à définir les limites qui sépare la classe dont il fait partie de celles qui sont au-dessus et au- dessous. La conscience de classe est la sensation collective de connaitre des intérêts communs liés à la place dans le processus de production Cest pour cette raison que Marx distingue la classe en soi de la classe pour soi. La classe en soi est une classe objective.

Elle regroupe tous les individus qui ont les mêmes conditions matérielles d’existence. Ils n’ont cependant pas conscience d’appartenir à une classe sociale. Cette situation reflète le cas de la paysannerie au XIXè siècle : même conditions d’existence, même mode de vie, mais séparation par l’éloignement, l’isolement et l’auto-suffisance « des pommes de terre dans un sac de pommes de terre » La classe pour soi est une classe subjective. Les membres de la classe sociale ont conscience de leur condition commune et conscience de former une classe.

La conscience de classe est essentielle ici. Exemple classe ouvrière et bourgeoisie. Le glissement d’une classe en soi à une classe pour soi nécessite onc le développement de liens sociaux. Ainsi le salariat produit ? la fois une concurrence armée industrielle de réserve ») et une coopération ( salariat produit à la fois une concurrence (« armée industrielle de réserve ») et une coopération (mobilisation) entre les travailleurs. Selon les écrits auxquels on se réfère, Marx dénombre plus ou moins de classes sociales.

Dans les luttes de classes en France Marx y distingue 7 classes sociales différentes ‘aristocratie financière (bourgeois, grands entrepreneurs) La bourgeoisie industrielle (propriétaires des manufactures textiles et forges) Les grands propriétaires fonciers (possèdent des terrains) La petite bourgeoisie (petits commerçants et artisans) Le prolétariat (salariés de l’industrie) Le lumpenprolétariat (résultat de l’exode rural) La paysannerie parcellaire (par une classe à proprement parler) Toutefois il considère que les deux classes centrales sont la bourgeoisie et le prolétariat.

Les autres classes sociales ont vocation à basculer dans l’un ou l’autre de ces deux classes par la concentration des entreprises capitalistes et la prolétarisation des catégories inférieures comme les petits artisans. Il parle à ce propos de processus de polarisation. On assiste donc à la division de la société en deux pôles opposés. Chacun des deux pôles va lutter pour la défense des intérêts communs à la classe. Le rôle du conflit es deux classes constituées par la bourgeoisie et le prolétariat sont en lutte. La bourgeoisie cherche à maintenir sa situation de domination et le prolétariat cherche à la renverser.

Une approche réaliste des classes sociales Marx considère que les classes sociales existent véritablement dans la société et qu’il revient au sociologue de les mettre en évidence. Les classes ont donc une réalité objective et ne sont pas uniquement des catég ites par le sociologue. 8 OF objective et ne sont pas uniquement des catégories construites par le sociologue. C’est l’un des points qui distingue l’approche marxiste de l’approche wébérienne des classes sociales. 2) Les classes sociales chez Weber Doc 4 et 5 p187 Méthodologie : exposition d’une théorie.

Recherche des éléments dans les documents et autres Mener une réflexion à partir de la démarche précédente (critères de classification, approches et dimensions, caractéristiques) Illustrer les P 187 schéma à reproduire Eléments de réponses : Max Weber considère que la position sociale (donc la hiérarchie) déterminée à partir des capitaux qui la définissent (économique, poltique et intellectuel) relève d’une approche dans trois dimensions : ‘analyse de la stratification sociale de Weber ne se résume pas à la dimension économique et aux classes sociales, bien qu’il leur accorde un rôle majeur. our lui la stratification sociale est multidimensionnelle. Il relève trois sphères. La sphère économique et son corollaire la classe sociale hiérarchise les Individus selon leurs « chances » de se procurer des biens et services. Les individus sont rassemblés selon les éléments qu’ils possèdent, en distinguant ceux qui tirent des revenus de leur patrimoine (rentiers, entrepreneurs) et ceux qui mettent en œuvre les moyens de production (avec au sommet de l’échelle les marchand et au bas de l’échelle les ouvriers).

La deuxième sphère est la sphère sociale qui renvoie au prestige. C’est ici l’apport essentiel de Weber qui introduit les groupes de statut. Ces derniers regroupent des individus au niveau de prestige comparable et adoptant une conduite de vie spécifique. Le statut est fondé sur le presti e à la considération accordée ? ‘un ou l’autre prou spécifique. Le statut est fondé sur le prestige, à la considération accordée à l’un ou Pautre groupe social.

Ce prestige est lié ? la naissance, à l’instruction, au style de vie (manières de vivre, code de conduite propre à un groupe social) C’est donc une considération intersubjective, car il est revendiqué auprès des autres groupes. C’est donc une 2ème source de hiérarchisation. La dernière sphère renvoie au domaine politique et aux partis. Ce sont des organisations dans lesquelles les individus se regroupent pour le contrôle de l’Etat. Ils débouchent donc sur une action collective (référence à la capacité à influencer, à participer à la prise de décision d’une communauté. . Weber distingue donc trois échelles hiérarchiques : économique, sociale et politique. Il n’y a pas de correspondance automatique entre ces trois dimensions. Une position défavorable dans une sphère peut donc être compensée par une position plus favorable dans une autre. Il est par exemple possible de véhiculer un certain prestige sans être immensément riche. Cela dit si la correspondance n’est pas automatique, il peut exister des liens ntre les trois dimensions, les membres de l’élite économique se trouvant souvent au sommet de l’échelle politique et statutaire.

Il détermine 4 grands groupes : travailleurs manuels, petite bourgeoisie, cols blancs et classes privilégiées Ainsi selon Max Weber, la domination n’est pas qu’économique, il y a aussi une dimension politique et sociale. Ainsi, un individu peut avoir un niveau élevée dans une hiérarchie mais pas obligatoirement dans une autre. (Ex : Abbé Pierre) Si ron a vue précédemment que Marx avait une approche réaliste des classes sociales, Weber élabore davantage une conception nomin 0 7