Causes guerre mondiale

Causes guerre mondiale

Causes de la Seconde Guerre mondiale Un article de Wikipedia, l’encyclopedie libre. Aller a : Navigation, RechercherLes causes de la Seconde Guerre mondiale sont un ensemble de facteurs que les historiens analysent comme ayant influence le deroulement des evenements en faveur d’un conflit arme, entrainant ainsi le declenchement de la Seconde Guerre mondiale.

Ces causes peuvent etre profondes et anciennes, ou des epiphenomenes ponctuels, et leur influence est l’objet de debats au sein de la communaute des historiens. Diverses causes sont generalement avancees, comme les consequences de la Premiere Guerre mondiale et notamment l’Europe qui decoule du traite de Versailles, les relations internationales entre les principaux acteurs du futur conflit, ou les situations geostrategiques et economiques des divers belligerants.

Un large ensemble de causes et d’evenements, dont certains se distinguent par leur influence jugee decisive, ont conduit a l’invasion de la Pologne par l’Allemagne et l’Union Sovietique, aux attaques du Japon sur la Chine, les Etats-Unis et les colonies britanniques et neerlandaises, entrainant l’entree en guerre de multiples belligerants, et mondialisant le conflit. Sommaire [masquer] 1 Les evenements precedant la guerre en Europe 1. 1 La nouvelle Europe issue du traite de Versailles (1919) . 2 La crise de 1929 1. 3 Les

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fascistes italiens au pouvoir (1922-1939) 1. 4 Difficultes economiques et arrivee au pouvoir d’Hitler 1. 5 La guerre d’Espagne (1936-1939) 1. 6 Les ambitions de Hitler, l’expansion territoriale de l’Allemagne nazie (1938-1939) 1. 7 Situation de l’Europe en 1939 2 Les evenements precedant la guerre en Asie 2. 1 1894-1895 : guerre sino-japonaise 2. 2 1904-1905 : Guerre russo-japonaise 2. 3 La politique expansionniste japonaise de 1931 a 1945 3 Notes et references Bibliographie 5 Voir aussi Les evenements precedant la guerre en Europe [modifier] Les historiens se sont interroges sur les causes plus profondes de la Seconde Guerre mondiale en Europe et citent couramment les consequences des traites de 1919 : les divergences entre vainqueurs, la crise de 1929, ses consequences sociales et la sortie de la crise par des politiques d’armement, le role des ideologies. [1] La nouvelle Europe issue du traite de Versailles (1919) [modifier]

Apres la reddition sans condition de l’Allemagne qui met fin a la Premiere Guerre mondiale, de vastes negociations entre les anciens belligerants se tiennent pour retracer les frontieres des pays de l’Europe et de leurs colonies, et decider des compensations que l’Allemagne devra payer aux vainqueurs du conflit. Ces negociations debouchent sur plusieurs traites, dont le traite de Versailles de 1919, dont les conditions sont jugees lourdes par le peuple allemand. Le Royaume-Uni, la France, la Belgique, le Japon, les Etats-Unis se partagent les anciennes colonies allemandes, sous la forme de mandats e la SDN. La France, sur le sol de laquelle s’est deroulee une grande part des combats, obtient le droit a de fortes indemnites de reparations, ainsi que la reintegration de l’Alsace et de la Moselle, annexees par Bismarck apres la guerre de 1870. La Russie est devenue, a l’issue de la revolution bolchevique et de la contre-revolution, l’Union sovietique, tandis que de nouveaux Etats (Tchecoslovaquie, Hongrie, Pologne, Pays baltes) sont crees en Europe centrale, au nom du principe des nationalites, en particulier du fait du demembrement de l’empire austro-hongrois.

Les frontieres de l’URSS sont egalement deplacees au profit de la Pologne. Les Etats-Unis, principal creancier des puissances alliees lors du conflit, exigent le reglement des dettes d’achats de materiel de guerre et de carburant dues par leurs allies. Les traites de Versailles, de Saint-Germain, de Trianon et de Neuilly suscitent ranc urs et desirs de reconquete chez les peuples allemands, autrichiens, hongrois et bulgares. En Allemagne, on fustige le diktat du traite de Versailles, les lourdes indemnites de guerre et la perte de « terres allemandes » comme la Haute-Silesie.

Le ressentiment est particulierement fort en Italie, ou l’on parle de «victoire mutilee», l’Italie n’obtenant pas l’attribution des provinces de l’Istrie, de la Dalmatie et du Trentin qu’elle souhaitait. Au cours des annees vingt et trente, la France et l’Angleterre s’opposent sur la question allemande, et notamment sur les indemnites dues par l’Allemagne, et la reconstruction ou le demantelement des structures industrielles allemandes. Cette divergence conduisit a l’occupation de la region industrielle de la Ruhr, riche en charbon, fer et industrie metallurgique, par les troupes belges et francaises de 1923 a 1925.

Cette occupation fut contestee par la jeune republique allemande de Weimar, qui soutint financierement la resistance a cette occupation. Ceci entraina rapidement une crise de l’economie allemande, une importante devalorisation du Mark et un renforcement des extremes politiques nationaliste et communiste. Le plan Dawes de 1924 mit fin a cette occupation. La crise de 1929 [modifier] La crise economique de 1929 toucha la plupart des economies du monde, et eut de graves consequences sur les economies fragiles des anciens belligerants de la Premiere guerre mondiale, entrainant chomage et recession.

Le rapatriement des importants investissements americain en Allemagne plongea ainsi son economie dans une grave crise. De nombreux pays prirent des mesures sociales et economiques pour tenter de contre carrer les effets de la crise, comme le New Deal americain. En Allemagne et en Italie, ces crises economiques faciliterent la prise de pouvoir des nationaux-socialistes et des fascistes. Ces pouvoirs nationalistes initierent des mesures sociales et des politiques de grands chantiers pour soutenir l’emploi, notamment dans le domaine de l’industrie militaire.

Dans le Le IIIe Reich et le Monde, Charles Bloch ecrit : « Dans les premieres annees de son regime, Hitler continue la politique de ses predecesseurs : la revision du Traite de Versailles, qui est la revendication generale de tout un peuple, meme des adversaires du national-socialisme. A partir de 1936, les esprits commencent a diverger. D’un cote, les adeptes de l’imperialisme « wilhelmien », comme l’AA[2], Schacht, et meme Goering. De l’autre, Hitler et ses partisans fanatiques qui veulent conquerir « l’espace vital », voire dominer le monde entier, peut-etre en association avec d’autres puissances, selon des criteres racistes. [3] Les fascistes italiens au pouvoir (1922-1939) [modifier] Cette section est vide, pas assez detaillee ou incomplete. Votre aide est la bienvenue ! Depuis 1922, l’Italie est aux mains du parti fasciste, dirige par Benito Mussolini, qui exprime des revendications sur divers territoires, en Afrique ou en Europe. L’Italie envahit l’Albanie le 7 avril 1939. Difficultes economiques et arrivee au pouvoir d’Hitler [modifier] A la fin de la premiere guerre mondiale l’Allemagne est tres appauvrie par la guerre et beaucoup de gens vivent comme une humiliation le traite de Versailles (1920).

Une breve ere de prosperite economique commence en 1925 et se termine en 1929 avec le krach de Wall Street qui entraina une crise economique mondiale. Les faiblesses politiques (faiblesse de la Republique de Weimar) permettent au NSDAP (parti national-socialiste des travailleurs allemands ou nazi) et a son chef Adolf Hitler de prendre le pouvoir legalement en 1933, le 30 janvier. Tres vite, Hitler restaure en Allemagne le service militaire generalise, interdit par le traite de Versailles, remilitarise la Rhenanie (1936) et met en uvre une politique etrangere agressive.

Cette politique est destinee a regrouper au sein d’un meme Etat les populations germanophones d’Europe centrale. La guerre d’Espagne (1936-1939) [modifier] Des 1936, les futurs belligerants europeens de la Seconde Guerre mondiale commencent a s’affronter plus ou moins directement dans le cadre de la guerre d’Espagne. Dans le camp republicain, les brigades internationales (composees d’engages volontaires majoritairement communistes venus surtout d’Europe centrale et de France, des republicains allemands et italiens et des democrates anglo-saxons combattent sous commandement espagnol.

Dans le camp franquiste interviennent plusieurs divisions italiennes de « Chemises noires » commandees par des generaux italiens et une legion allemande d’aviation « Condor » (composee d’aviateurs de la Luftwaffe sous commandement allemand, qui viennent, par roulement, s’entrainer a leurs missions de bombardement sur les populations espagnoles) ainsi que quelques centaines de volontaires irlandais. Les Republicains beneficient du soutien de l’URSS et, dans une moindre mesure et de facon indirecte, de la

France (notamment par l’ouverture periodique de ses frontieres au passage de materiel russe). La Grande-Bretagne se garde d’intervenir, tout en souhaitant la victoire du camp franquiste et en la favorisant par sa passivite vis-a-vis de l’intervention germano-italienne, en accord avec sa politique d’apaisement. Les ambitions de Hitler, l’expansion territoriale de l’Allemagne nazie (1938-1939) [modifier] L’extension de l’Allemagne de 1935 a 1939Hitler realise ses projets de regroupement des populations germaniques en annexant l’Autriche en mars 1938: c’est l’Anschluss.

Ensuite, il revendique l’annexion de territoires a l’ouest de la Tchecoslovaquie peuples majoritairement d’Allemands, les Sudetes. L’annexion des Sudetes est enterinee a Munich en septembre 1938, lors d’une conference ou le Francais Edouard Daladier et le Britannique Neville Chamberlain se fient aux promesses d’Hitler, selon lesquelles l’obtention des Sudetes satisferait la « derniere revendication » du IIIe Reich, et interdisent a la Tchecoslovaquie de se defendre.

Cela n’empeche pas Hitler d’annexer, en mars 1939, la moitie de la Tchecoslovaquie, la Boheme et la Moravie, avec la complicite des nationalistes slovaques de Mgr Tiso, qui creent un etat slovaque independant, de la Hongrie et de la Pologne qui recuperent chacun des territoires. Hitler s’empare egalement de Memel en Lituanie. Cependant, le corridor de Dantzig (aujourd’hui Gdansk), ancienne ville prussienne detachee de l’Allemagne apres 1918, constitue un element important d’instabilite.

En effet, Berlin revendique ce corridor qui separe la Prusse orientale du reste de l’Allemagne. Quant a la Pologne, elle rejette les revendications allemandes sur le corridor de Dantzig qui est son seul acces a la mer. Le 1er septembre 1939, sans declaration de guerre formelle, l’armee allemande envahit la Pologne sous le pretexte que les troupes polonaises ont commis des provocations le long de la frontiere germano-polonaise: c’est le debut de la Seconde Guerre mondiale.

L’invasion de la Pologne par les armees allemandes le 1er septembre 1939 est l’evenement qui a declenche formellement la guerre en Europe. La France et le Royaume-Uni declarent la guerre, alors que ces puissances n’avaient pas voulu faire lors des etapes precedentes de l’expansion de l’Allemagne hitlerienne, notamment l’annexion de l’Autriche, l’annexion des Sudetes et l’invasion de la Boheme-Moravie. Depuis le 1er novembre 1936, il existait une alliance officielle entre l’Allemagne nazie et l’Italie fasciste connue sous le nom d’Axe Rome-Berlin.

La guerre d’Espagne avait servi de champ de man uvre pour ces deux puissances qui soutenaient le camp franquiste. Situation de l’Europe en 1939 [modifier] En 1939, bien qu’encore meurtrie par la Premiere Guerre mondiale, l’Europe domine largement le monde et ses colonies s’etendent sur toute l’Afrique et la majeure partie de l’Asie. Trois regimes totalitaires s’affirment sur le continent : l’Allemagne hitlerienne, l’Union des republiques socialistes sovietiques stalinienne et l’Italie fasciste. Les evenements precedant la guerre en Asie [modifier] 894-1895 : guerre sino-japonaise [modifier] Le Japon, modernise a partir de l’ere Meiji, developpe depuis la fin du XIXe siecle sa puissance economique et militaire, s’accordant ainsi une place centrale et peu a peu hegemonique en Extreme-Orient. Des 1894, le Japon affronte la Chine au sujet d’une controverse sur la Coree. Cette guerre sino-japonaise, ou de nombreux commentateurs predisent la victoire de la Chine imperiale face au petit Japon, voit l’armee nippone ecraser les forces chinoises, notamment grace a sa superiorite technologique.

De cette victoire, le Japon obtient la cession de Formose (Taiwan), des iles Pescadores et de la presqu’ile du Liaodong. 1904-1905 : Guerre russo-japonaise [modifier] Mais la Russie imperiale, y voyant un moyen d’accroitre son influence en Extreme-Orient, paie les dettes de guerre de la Chine aupres du Japon et, soutenue par l’Allemagne et la France, humilie Tokyo en imposant la restitution de la peninsule de Liaodong a la Chine. La Russie et le Japon sont des lors impliques dans une lutte d’influence au nord-est de la Chine, alors dominee par les puissances occidentales.

La Russie obtient la concession de la construction du « transmandchourien » et accroit sa presence militaire dans le secteur, avec notamment la creation d’une base navale a Port-Arthur, au sud de la peninsule de Liaodong. La politique agressive des Russes les menant a s’interesser a un developpement de leur influence en Mandchourie et en Coree, le Japon s’en inquiete et tente dans un premier temps de negocier un partage des aires d’influence en Mandchourie. Mais la Russie ne prend pas en consideration ces propositions et la conciliation n’aboutit pas.

C’est pourquoi en 1904 les Japonais detruisent sans declaration de guerre une flotte russe dans la rade de Port-Arthur, puis une autre flotte russe en 1905, a la bataille de Tsoushima, c’est la Guerre russo-japonaise. Le Japon, bien prepare et proche de ses bases obtient ainsi la domination de la mer de Chine. A l’inverse, la Russie, minee par des tensions internes, dirigee a l’est par un commandement incompetent et ne parvenant pas a assurer une liaison militaire efficace avec l’ouest par son Transsiberien a voie unique, essuie aussi de lourdes defaites terrestres.

La guerre russo-japonaise se solde en 1905 par un armistice qui humilie la Russie, laissant au Japon le Liaodong, la moitie de l’ile de Sakhaline et la preeminence sur la Coree. Le Japon devient le premier pays asiatique a avoir vaincu une puissance occidentale, ce qui lui confere, aupres des peuples d’Extreme-Orient, un prestige qui subsistera jusqu’en 1945. La politique expansionniste japonaise de 1931 a 1945 [modifier] Article detaille : Expansionnisme du Japon Showa.

En 1914, l’Empire du Japon declare la guerre a l’Allemagne et recupere a la fin de la guerre les possessions allemandes du Pacifique. En 1931, sous le pretexte d’incidents transfrontaliers, le Japon envahit le nord de la Chine qui devient en 1932 le Manzhouguo, Etat independant sous protectorat japonais. L’annee suivante, le Japon quitte la SDN, puis, en 1937, profitant de la faiblesse d’une Chine secouee par la guerre civile entre des troupes communistes et celles du Kuomintang, il occupe une partie nord-est de ce pays dans une guerre sino-japonaise qui prendra de plus en plus d’ampleur.

Une tentative d’occupation de la Mongolie par l’armee showa est freinee en 1939 par l’Union sovietique qui lui inflige une cuisante defaite. Les deux nations conviennent alors d’un traite de non-agression. Hirohito adopte alors en 1941 le plan de son etat-major qui prevoit une occupation du sud-est asiatique et l’etablissement d’une « Sphere de co-prosperite de la grande Asie orientale ». Cette expansion debute par l’occupation de l’Indochine francaise.

Pour permettre l’accomplissement de son expansionnisme militaire sur l’Asie orientale et le controle des ressources de l’Asie du Sud-Est, le Japon doit cependant detruire la principale menace qui subsiste dans le Pacifique : la force navale americaine basee a Hawaii. Le 7 decembre 1941, l’empereur autorise donc l’attaque de Pearl Harbor, qui coincidera avec l’invasion des Philippines et de la Malaisie.