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Principaux points Les mutilations sexuelles féminines sont des interventions qui altèrent ou lèsent intentionnellement les organes génitaux externes de la femme pour des raisons non médicales. Ces pratiques ne présentent aucun avantage pour la santé des jeunes filles et des femmes. Elles peuvent provoquer de graves hémorragies et des problèmes urinaires, et par la suite des kystes, des infections, la stérilité, des complications lors de l’accouchement, et accroître le risque de décès du nouveau-né.

Plus de 125 millions de jeunes filles et de femmes sont victimes e mutilations sexuelles pratiquées dans 29 pays africains et du Moyen Orient où ces Elles sont pratiquées l’enfance et l’âge de Les mutilations sexu des jeunes filles et d Classification p g -eunes filles entre violation des droits Les mutilations sexuelles féminlnes se classent en quatre catégories: 1. La clitoridectomie: ablation partielle ou totale du clitoris (petite partie sensible et érectile des organes génitaux féminins) et, plus rarement, seulement du prépuce (repli de peau qui entoure le clitoris).

Excision: ablation partielle ou totale du clitoris et des petites èvres, avec ou sans excision des grandes lèvres (qui entourent le vagin). Infibulation: rétrécissement de l’orifice vaginal par la création d’une ferme Sv. ‘ipe to fermeture, réalisée

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en coupant et en repositionnant les lèvres intérieures, et parfois extérieures, avec ou sans ablation du clitoris. Autres: toutes les autres interventions néfastes au niveau des organes génitaux féminins à des fins non médicales, par exemple, piquer, percer, inciser, racler et cautériser les organes génitaux.

Aucun bienfait pour la santé, seulement des dangers Les mutilations sexuelles féminines ne présentent aucun avantage pour la santé et sont préjudiciables à bien des égards aux jeunes filles et aux femmes. Elles comportent Pablation de tissus génitaux normaux et sains ou endommagent ces tissus et entravent le fonctionnement naturel de l’organisme féminin. Les complications immédiates peuvent être douleur violente, choc, hémorragie, tétanos ou septicémie (infection bactérienne), rétention d’urine, ulcération génitale et lésion des tissus génitaux adjacents.

Les conséquences à long terme sont notamment: infections récidivantes de la vessie et des voies urinaires; . kystes; . stérilité; . risque accru de complications lors de l’accouchement et de décès des nouveau-nés; nécessité de pratiquer ultérieurement de nouvelles opérations chirurgicales. Par exemple, en cas de fermeture ou de rétrécissement de l’orifice vaginal (type 3 ci-dessus), il faudra procéder à une réouverture pour permettre à la femme d’avoir des rapports sexuels et d’accoucher.

Ainsi, l’orifice vaginal est parfois refermé à plusieurs reprises, y compris après un accouchement, ce qu 2 aginal est parfois refermé à plusieurs reprises, y compris après un accouchement, ce qui accroît et multiplie les risques immédiatement et à long terme. Facteurs culturels, religieux et sociaux Les mutilations sexuelles féminines sont le produit de divers facteurs culturels, religieux et sociaux au sein des familles et des communautés. Là où elle relève d’une convention sociale, la pression sociale qui incite à se conformer à ce que font ou ont fait les autres constitue une forte motivation pour perpétuer cette pratique. .Les mutilations sexuelles féminines sont souvent considérées omme faisant partie de la nécessaire éducation d’une jeune fille et de sa préparation à l’âge adulte et au mariage. *Les mutilations sexuelles féminines sont souvent motivées par des croyances relatives à ce qui est considéré comme un comportement sexuel approprié, c’est-à-dire que ces pratiques ont à voir avec la Virginité prénuptiale et la fidélité conjugale.

Selon les croyances de nombreuses communautés, les mutilations sexuelles réduiraient la libido féminine, ce qui aiderait les femmes à résister aux actes sexuels «illicites». Lorsqu’une uverture vaginale est obstruée ou rétrécie (type 3 ci-dessus), la crainte de douleurs en cas de réouverture, et la peur que cette réouverture soit découverte, sont censées décourager les femmes d’avoir des relations sexuelles «illicites». Les mutilations sexuelles féminines sont associées à des idéaux culturels de féminité et de modestie, selon lesquels I 3 sexuelles féminines sont associées à des idéaux culturels de féminité et de modestie, selon lesquels les jeunes filles sont ‘ propres » et « belles » après l’ablation de parties de leur anatomie considérées comme « masculines » ou « malpropres ». Bien qu’aucun texte religieux ne prescrive cette intervention, les praticiens pensent souvent qu’elle a un fondement religieux. Les autorités religieuses adoptent des positions variables à l’égard des mutilations sexuelles féminines: certaines les préconisent, d’autres les considèrent comme étrangères à la religion et d’autres encore contribuent à leur élimination. .Les structures locales du pouvoir et de l’autorité, tels que les dirigeants communautaires, les chefs religieux, les circonciseurs et même certains agents de santé peuvent contribuer à conforter cette pratique.

Dans la plupart des sociétés, les mutilations sexuelles féminines sont considérées comme une tradition culturelle, argument souvent avancé pour les perpétuer. *Dans certaines sociétés l’adoption récente de cette pratique s’explique par la volonté de copier les traditions de groupes voisins. On trouve parfois à son origine un mouvement de recrudescence religieuse ou traditionnelle. *Dans certaines sociétés, les mutilations sexuelles féminines sont pratiquées par des groupes nouveaux lorsqu’ils arrivent dans des zones où la population locale les pratiquent. 4