Candide de voltair

Candide de voltair

A) La dénonciation des ravages tant physiques que moraux est faite à travers le champ lexical de la destruction avec le verbe détruire répété en début et en fin de texte, les verbes égorger, mourir, fracasser, le terme de « ruines les désignations des victimes par les adjacents substantiver « exterminés » et « mourants Ces ravages concernent les « corps » des individus tuant que le corps social que sont les villes ; ils sont condamnés par l’emploi de termes accusateurs comme « crime répété deux fois, ou « meurtres ce dernier venant clore une longue énumération qui, par son effet d’accumulation, rend compte du caractère implacable de ce fléau. Cette énumération du deuxième paragraphe est à mettre en opposition avec celle du dernier qui énumère les grandes vertus humaines que la guerre précisément détruit : le contraste entre la partage de l’énumération des qualités humanistes avec l’allusion très concrète à la « demi-livre e plomb » souligne la fragilité de ces vertus sous l’attaque de la barbarie de la guerre.

B) Le recours à l’ironie, comme implication mordante et éloquente de l’auteur : loin de la neutralité du dictionnaire, et ce dans la lignée de l’Encyclopédie / ironie

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perceptible aux 3 neutralité du dictionnaire, et ce dans la lignée de fonctionnelle / ironie perceptible aux formules symétrique : « le merveilleux de cette entreprise infernale », « aller exterminer son prochain » et dans les antiphrases : « un chef n’ eu que le bonheur d’égorger deux ou trois mille hommes « pour comble de grâce une ville a te détruite ou encore « [marcher] gaiement sous la bannière de son saint » / ironie soutenue par une véritable éloquence portée par des effets de rythme et d’effets d’assonances et d’allitérations : allitération en [r] dans « mais lorsqu’ y en a eu environ dix mille d’exterminés par le feu et par le fer » qui illustre l’horreur de cette extermination ; ou dans le reste de la phrase, les consonances en [on] et en [en] qui donne comme la cadence martiale au Te idem. Transition : volontaire déploie toute sa verve ironique pour dénoncer le phénomène de la guerre mais il double cette critique Ar celle de la religion qui, en légitimant la guerre menée par les princes au nom de Dieu, s’associe à cette barbarie. A cette religion dévoyée, il oppose un déisme éclairé. Il et de la religion artificielle opposée au athéisme volontaire : De : on retrouve à travers la critique double de la guerre et de la religion artificielle, la défense du athéisme de volontaire qui prône une « religion naturelle » fondée sur l’adoration d’un « Dieu juste et vengeur » et la morale du bien.

A) la religion sous le feu de la critique ironique de la guerre: es deux champs lexicaux sont étroitement liés dans chaque phrase : « fait bénir » ; « exterminer son prochain » ; « sous la bannière d’un saint » ; les actions militaires sont liées à des rituels religieux : « ni 4 « sous la bannière d’un saint » ; les actions militaires sont liées à des rituels religieux : « invoque Dieu solennellement » ; « il n’en remercie pas Dieu » / une même ironie à travers une distanciation qui est un procédé présent dès Candide dans les chapitres sur la guerre ou sur politisation : le Te idem n’est pas home directement ; les guerres religieuses des croisades ou entre protestants et catholiques, sont désignées sous formes de périphrases ; les religieux sont présentés sous une apparente neutralité d’observateur ethnologue, qui serait propre à une démarche encyclopédiste, mais leur différenciation par leurs seuls habits réduits à un folklore primitif, dénonce la vanité désespérante des guerres de religion.

B) « la religion naturelle » vertus « la religion artificielle » : opposition soulignée par la conjonction de coordination « mais » dans le Emme para. Définition positive de la R. Naturelle : insistance par le « mille fois » sur son action positive ; une phrase brève et équilibrée pour la définir : 3 propositions au rythme binaire qui donne l’impression de justesse et de justice l’encontre de l’énumération des « cruauté » dont la R. Artificielle se montre coupable, énumération qui donne, contrairement au sentiment d’ordre précédent, un sentiment de chaos ; contre une R. Se représentant un « Dieu juste et vengeur on a une R. ui sert le pouvoir de quelques-uns, qui mélangent les valeurs esquisses son chant d’action de grâce sert à des événements aussi opposés que la naissance, le mariage et la guerre, c’est une religion qui fait obstacle entre les croyants et Dieu avec une langue faussée : « inconnue » et « farcie de barbarismes », et qui cultive S croyants et Dieu avec une langue faussée : « inconnue » et « farcie de barbarismes et qui cultive un véritable obscurantisme (cf. habits). Tri : Le recours à l’ironie en face du scandale de cette religion qui sert la barbarie de la guerre signale une vraie indignation de l’auteur qui n’échappe pas cependant à un certain pessimisme huant à la portée de l’expression de son indignation et de l’appel à la raison. Devant le risque du silence, reste l’appel ultime à la pitié. Il qui s’appuie aussi sur le registre pathétique Idée : le texte oscille entre récit et analyse, distance ironique et implication ulcérée jusqu’ cet appel final à la pitié comme ultime réaction d’indignation qui sauve du silence.

A) Oscillations : une implication qui cherche le ton juste pour frapper juste : oscillation entre récit ironique au présent pour présenter de manière générale le phénomène de la guerre tops/ pas d’ancrage historique ou avec distance par périphrases) et phases d’analyse (paragraphes 2 et 4), paragraphe 2 : ton posé, présent de vérité générale, articles définis, maniement de concepts mais retour à l’ironie à la dernière phrase pour le retour au récit ; paragraphe 4 : changement de ton avec l’apostrophe, l’impératif et le laconisme de la première phrase ; le ton est plus amer, le constat désabusé, la phrase a l’allure d’une maxime précisément propre aux philosophes moralistes dont l’auteur fait partie finalement : c’est un constat d’échec et c’est le risque u silence, risque auquel volontaire ne cède pas, en transformant sa tentation du silence de l’injonction « Brûlez vos livres » en un vibrant appel à la pitié B) L’appel à la pitié comme péroraison : un passage très livres » en un vibrant appel à la pitié B) L’appel à la pitié comme péroraison : un passage très éloquent avec une seule question oratoire ; l’énumération des qualités humaines en opposition à falsifions brève à la demi-livre de plomb ; le recours au visuel et au son ;l’allusion à des personnes innocentes et l’implication de l’auteur dans la figure d’un soldat e vingt ans au c?Ur d’un spectacle de désolation registre pathétique portée par la force de l’émotion et de la question oratoire : rappel aux émotions pourraient réussir là où l’appel à la raison a échoue Conclusion . La marque de l’ironie volontairement est donc bien présente dans cette critique de la guerre et d’une religion dévoyée auquel il oppose l’idéal d’un déisme, jugé comme meilleur rempart contre la barbarie.