Cancer radioactivité

Cancer radioactivité

Vous êtes ici : Accueil Expositions professionnelles > Radioactivit Radioactivité (rayonnements ionisants) et cancer Messages clés Les rayonnements ionisants (ou radiations ionisantes) sont classé cancérogènes avérés pour l’homme (groupe 1 du CIRC). Is peuvent avoir deux types d’effets : des effets à court terme et systématiques à part d’un accident (on parle de ts S. wp next page g terme et non systém alors d’effets aléatoires). ui résultent toujours des effets à plus Ion e de cancer (on parle es personnes exposées à la radioactivité ne développent pas toutes un cancer.

La fréquence dépend en partie de la dose reçue lus la dose est élevée, plus le risque de développer un cancer est fort. La source principale d’exposition aux rayonnements ionisants est I aux traitements des cancers par radiothérapie et aux examens d’imagerie médicale. La seconde source est la radioactivité nature Ile (radon, rayonnement cosmique, tellurique). Pour cela, ils dégagent de Pénergie sous forme de rayonnements, dits ionisants. Il existe trois types de rayonnements, désignés alpha (a), bêta (P) et gamma (y ).

Ces ray onnements, dits ionisants, sont des particules émises par des noyaux avec une grande énergie : c’est I a radioactivité. s effets de la radioactivité sur la santé La

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radioactivité, naturelle ou artificielle, n’est dangereuse pour les organismes vivants que si la quantité d’énergie transmise est trop élevée. es effets induits par les rayonnements ionisants dépendent de la source d’irradiation (nature, énergie, etc), du mode d’exposition (temps, débit, distance), et de la cible (t issus ou organes touchés).

Ces effets peuvent être : Déterministes : ils apparaissent systématiquement à partir d’une certaine dose, variable selon l’organe ou le tissu é ils sont d’autant plus sévères que la dose est élevée. Ce t touch ype d’effet s’observe lors des accidents nucléaires, comme par exemple aux abords de la centrale de Tche rnobyl. Le délai d’apparition de ces effets après l’exposition varie de quelques heures à quelques mois. Aléatoires (ou stochastiques) : ils sont plutôt liés à la transformati on des cellules, et c’est dans ce cas la probabilité d’apparition de l’effet qui augmente avec la dose reçue .

Le délai d’apparition de ces effets, lorsqu’ils existent, est de plusieurs années après l’exposition. Le syndrome d’irradiation aigue Il est exceptionnel et toujours accidentel. Il concerne les personne s situées au voisinage immédiat de la source. II correspond ? ministe résultant d’une ex 2 rayonnements due à un accident. Il peut s’agir soit d’un accident n ucléaire (comme celui de Tchernobyl par exemple), soit d’un accident radiologique (irradiations industri elles, médicales, de recherche).

Les symptômes initiaux de l’irradiation aigué de l’ensemble du cor ps sont : nausée, vomissement, diarrhée, fièvre, céphalée, érythème. Le premier indicateur de sév érité du syndrome est un faible délai d’apparition, l’intensité et la durée de ces symptômes. Ce syndrome est observé à partir de doses supérieures à 1 Gray ( Gy), soit approximativement 1000 mSV. Ces doses entraînent, dans les semaines qui suivent, une de struction plus ou moins importante des cellules de la moelle osseuse (aplasie médullaire). Celleci est ? l’origine d’une diminution du nombre de globules sanguins et de troubles de la coagulation.

Ce syndro me d’atteinte de la moelle osseuse exige des soins adaptés : transfusion, facteur de croissance, greffe A partir de 4 Gy, on sait que 50% des personnes irradiées vont mo urir (c’est la DL50). Audelà de 10 ? 2 Gy, toute thérapeutique est vaine, car il apparaît alors d’autres syndromes, tels que l’atteinte irréversible du système digestif ou du système nerveux central (IR Le risque de cancer Effets à long terme (aléatoires) Sur le long terme, du fait d’altérations subies au niveau de la cellul e, l’exposition à des rayonnements ionisants peut conduire à l’apparition de cancers secondaires chez les personnes irradiées.

C’est pourquoi certaines populations comme les survivants d’Hiroshima et de Nagasaki, ou les personnes qui travaillent avec des matériaux radioactifs comme les travailleurs d s mines d’uranium ont dévelo é plus de cancers que les 3 mines d’uranium ont développé plus de cancers que les personnes qui n’ont pas subi dirradiation. Ces effets, peuvent se révéler plusieurs années, voire plusieurs di zaines d’années après Pirradiation.

Cependant toutes les personnes touchées ne développent pas de cancer : cela n’est qu’un risque. La fréquence dépend en partie de la dose reçue (plus la dose est imp ortante, plus le risque de développer un cancer est fort). Actuellement, on ne sait pas distinguer un cancer provoqué par d es rayonnements ionisants d’un ancer qui a une autre origine. En outre, on a remarqué que la gra vité d’un cancer n’est pas liée à la dose reçue il n’y a pas de dose minimale connue correspondant à l’apparition d’un cancer.

En juin 2009, le CIRC a réuni un groupe de travail afin d’estimer la cancérogénicité de différents types de rayonnements et pour identifier les localisations cancéreuses c orrespondantes. Les rayonnements suivants ont été classés dans le Groupe 1 par le CIRC : Rayonnements ionisants : Emetteurs de particules alpha Emetteurs de particules bêta Rayons X et rayons gamma Rayonnement neutronique Rayonnement solaire Rayonnement ultraviolet (100400 nm de longueur d’onde, compre nant UVA.

UVB et IJVC) pour consulter le détail des résultats, voir la fiche Revue des canc érogènes pour l’homme, Partie D : les rayonnements. Comment eston exposé à la radioactivité ? Deux modes d’irradiation sont ossibles : l’exposition externe : la so nements est située à l’ext 4 l’exposition Interne, ou contamination : la substance radioactive a été respirée, ingérée, ou a pénétré dans l’organisme par une plaie ou par la peau.

Il existe trois principales sources d’exposition : l’exposition médicale, la plus Importante l’exposition naturelle ‘exposition industrielle, accidentelle En dehors des cas accidentels nucléaires (Tchernobyl, par exempl e) qui correspondent à des expositions aigües à forte dose aux abords du site, la principale s ource d’exposition humaine aux rayonnements ionisants est liée aux traitements des cancers par r adiothérapie (fortes doses sur des surfaces ciblées), et aux examens d’imagerie médicale (radiograph ie, scanner, scintigraphie).

Vient ensuite l’exposition naturelle, dont on distingue plusieurs sources d’exposition aux rayonnements (voir figure cidessous) le radon, principale source d’exposition naturelle, est un gaz natur l qui s’échappe de la croûte terrestre le rayonnement cosmique, qui provient de l’espace et augmente a vec l’altitude, le rayonnement tellurique : uranium, thorium, potassium contenu s dans les sols, principalement dans les réglons granitiques, les eaux minérales et les aliments, qui collectent naturellement de s éléments du sol.

Sources d’exposition naturelle aux rayonnements ionisants Source : www. laradioactivite. com Exposition professionnelle et radioactivité Certains professionnels sont ex osés aux rayonnements ionisants S chets) ; Les salariés concernés par l’usage des rayonnements ionisants : a plications médicales et vétérinaires, recherche, activités industrielles diverses, militaires, Le personnel navigant des compagnies aériennes qui est soumis a u rayonnement cosmique. En 2009, près de 320 000 travailleurs ont été suivis dans le cadre de leurs activités professionnelles.

Le code du travail classe les travailleurs exposés aux rayonnements i onisants en deux catégories catégorie A : exposition à plus de 6 mSV par an (au plus 20 mSv) , catégorie B : exposition à 6 mSv au plus par an. Les personnes qui travaillent avec des rayonnements ionisants do ivent porter des appareils spécifiques, es dosimètres, adaptés aux différents types de rayonnements. L es dosimètres permettent de contrôler la quantité de rayonnements reçus et de s’assurer que I a personne n’a pas reçu une dose supérieure à la norme tolérée ou, si cela se produit, d’en connaîtr e l’importance.

Les travailleurs qui risquent une contamination interne sont tenus à un suivi médical régulier. La présence d’une personne compétente en radioprotection (PCR) est obligatoire dans les étab lissements exposés. Les limites réglementaires sont de 1 mSv par an pour la populatio n générale, en plus de la radioactivité naturelle. Les unités de mesure de la radioactivité Il existe trois unités de mesure de la radioactivité . le Becquerel (Bq) : il mesure la radioactivité proprement dite, Ces tàdire le nombre d’atomes qui, par unité de temps, se désintègrent et émettent un rayonnement.

Plus l’activit é mesurée est forte, plus il nement et donc d’énergie émise. le Gray (Gy) : il mesure la dose absorbée, c’estàdire l’énergie cédé e par les rayonnements ionisants à la matière par unité de masse (1 Gy = 1 joule par kilogramme). A dos e absorbée égale, les effets varient suivant la nature des rayonnements (1 gray de rayonnement alpha est consi érablement plus dangereux qu’un gray de rayonnement bêta). le Sievert (Sv) : c’est la dose équivalente, qui mesure les effets biol ogiques des rayonnements sur la matière vivante.

Pour la même quantité d’énergie déposée, les rayonnem ents ont des effets différents sur les tissus. La dose équivalente permet d’évaluer les effets biologiques des rayo nnements en radioprotection (c’estàdire aux faibles doses). Evolutions récentes Le Conseil de l’Union européenne a adopté le 5 décembre 2013 u ne directive fixant les normes de base relatives à la protection sanitaire contre les dangers résultant des ayonnements ionisants.

Elle concerne des secteurs d’activité variés : domaine médical, industri e, production énergétique, gestion des déchets… Le texte contient également des dispositions en ma tière d’enseignement, de formation et d’information dans le domaine de la radioprotection. Sources rédactionnelles: IRSN, ASN, INRS Auteur : Unité Cancer et Environnement Relecture : Dr Christian Carrie, radiothérapeute, Centre Léon Béra rd, Lyon Nos fiches sur ce thème Le cancer du poumon Le radon Revue des cancérogènes, partie D ra onnements (http://www. cbi. nlm. nih. goWpubmed/21502293) IJNSCEAR, 2000. Sources and effects of ionizing radiations, vol Il, A nnex D (health and effects due Rapports et textes officiels IRSN, 2010: Exposition professionnelle aux rayonnements ionisant s en France: bilan 2009 IRSN, 2014 : Exposition professionnelle aux rayonnements ionisan ts en France: Bilan 2013 nformations des publics ARC, 2011. Nucléaire et cancer, 3 experts vous répondent ASN, 2011.

Site dédié à la situation au Japon CEA animations la radioactivité INRS, 2009. Dossier rayonnements ionisants NSERM, 2011. Radioactivité : faibles doses, fortes doses, sommes nous tous égaux ? IRSN, 2004. Rayonnements ionisants et santé hernobyl, 25 ans après IRSN, 2011. T Note d’information sur l’étude de Claus, 2012: radiologie dentaire et risque de méningiome Siences et pseudosciences, 2012. Que conclure de l’étude Interph one?

Site internet: la radioactivité. com Dossiers et autres ressources AEN: Agence pour l’Energie Nucléaire Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs AIEA: Agence Internationale de l’Energie Atomique ASN: Autorité de Sûreté Nucléaire CEA: Commissariat à l’Energie Atomique CIPR: Commission Internationale de Protection Radiologique Réseau national de mesures de la radioactivité dans l’environnem ent 8