Camus , l’eranger

Camus , l’eranger

EXCIPIT 1er mouvement : l 1 a 12 Meursault et le monde exterieur Le retour au calme – -L 1 « lui parti » : allusion a la scene precedente ou il a rejete l’aumonier representant de la societe et des valeurs religieuses, le secours divin par la resurrection de l’ame Ici, pr personnel qq peu depreciatif qui reproduit le rejet anterieur, -« j’ai retrouve le calme » : analyse, introspection or c’est a la fin du livre que le personnage est enfin capable de s’analyser et d’analyser le monde qui l’entoure : tout cesse de lui etre egal : processus de transformation de M. L1- 2 ellipse sur le sommeil suppose : moment qui symboliquement marque la rupture avec le reel qu’il vient de vivre, avec la societe qu’il ne peut supporter -L 3 « je crois » : modalisation sur cette ellipse, il essaie de reorganiser le temps qui a passe et qui lui reste Alors qu’avant, le temps de Meursault etait marque par le seul retour de la fin de semaine : il n’avait pas cs du temps, ici, cette prise de conscience d’une duree temporelle est une nouvelle indication de la transformation du personnage. la nature -L 4

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« avec des etoiles sur le visage » : Debut de l’osmose avec la nature qui commence par la vue, 1er sens sollicite, ce n’est plus le soleil agressif de la plage Metonymie possible pour designer la lumiere mais expression stylistiquement bp plus jolie et qui annonce le debut du registre lyrique lorsqu’il va evoquer la nature. De +, les etoiles connotent l’idee de guide, d’acces a la verite, a la lumiere : symboliquement, sa prise de conscience transparait ds son rapport avec la nature.

L 4 l 5 des elements naturels sont sujets grammaticaux mais sollicitent agreablement les divers sens de M a la := de l’incipit, nature hostile et agressive Seconde fusion qui s’opere par l’ouie « des bruits » L5 3eme et 4 eme sens: l’odorat et le toucher Avec rythme ternaire du sujet et metaphore renforcee par une comparaison pr insister sur la communion avec la nature ds son integralite : idee de fraicheur := chaleur oppressante lors du meurtre ou de l’enterrement de sa mere

Ce moment particulier est renforce par l’emploi des imparfaits, a valeur atemporelle L6- 7 « la merveilleuse paix de cet ete endormi » : metaphore qui souligne echo entre la nature et M, calme et apaisement : etat d’harmonie avec la nature, on en oublie par cette evasion grace aux sens qu’en fait, M est emprisonne ds une cellule : dimension spatiale devient illimitee et cosmique, elle va au-dela de l’espace humain delimite a M, il ne fait plus parti geographiquement du monde des hommes

Contraste avec le style neutre et depouille du livre avec ce passage final. -le monde exterieur L 9 « a la limite de la nuit » : periphrase pour annoncer le lever du jouir « Des sirenes ont hurle » : personnification qui traduit l’agressivite du monde exterieur face auquel M assume et revendique son statut d’etranger. L 10 Elles devraient reinserer de force M ds le monde « qui m’etait a jamais indifferent » ; a jamais : locution temporelle qui insiste sur le refus definitif et volontaire de M, il a gagne une serenite 2 eme mouveement : Le souvenir de sa mere utilisation inhabituelle d’un verbe de reflexion associe implicitement aux sentiments « j’ai pense a maman » « je comprenais » : sentiment d’empathie et comprehension envers sa mere Mais avec le modalisateur « il m’a semble », opacite des etres, incommunicabilite donc projection Mais insistance avec repetition de « pourquoi » , rythme binaire Il comprend que sa mere a pris « un fiance » , les italiques reprennent les propos des pensionnaires de l’asile pr designer les liens affectueux et peut-etre consideres avec une certaine incongruite vu leur age respectif et Perez.

Verbe « joue » : monde du paraitre ; il comprend que sa mere avait tout fait cs de l’absurdite de la condition humaine et des simulacres que lui propose la societe pr surmonter sa peur, aussi a-t-elle choisi d’assumer sa vie le mieux possible, en eloignant la solitude affective. Elle a eu cs du peu de temps qu’il lui restait a vivre, elle a voulu maitriser le temps incertain et donc a assumer le fait de vivre en sachant sa finitude tout en en acceptant les regles sociales qui refuse l’absurde.

Elle a interiorise, accepte ce sentiment et a continue a vivre au jour le jour, sans tristesse L 20 Aussi M explique-t-il que sa mere etait libre « liberee et prete » Et en m tps, ce verbe denonce l’hyprocrise, la comedie sociale qui oblige l’h au paraitre pour que cela lui permette de refuser ce qui est inevitable et naturel : la pensee de notre mort L 21 Anaphore de « personne » : ton passionne de M qui denonce le jugement d’insensibilite qu’on lui a prete : sa mere a vecu jusqu’a la fin, en ayant cs de sa fin prochaine.

Donc, ce reproche n’est dicte que par les conventions sociales qui imposent le chagrin necessaire alors que sa mere avait la cs assumee –la mort heureuse- de sa mort, elle ne s’est pas arretee de vivre. 3eme mouvement : le bilan d’une vie -il prend sa mere et sa conduite comme modele l 21 22 Il refuse d’endosser les remords, les regrets, les sentiments attendus de lui par la societe alors que cela n’aurait ete qu’hypocrisie. -Fonction catharthique de la colere « m’avait purge », « vide d’espoir » : il a enfin cs de sa contigence et de l’absurde de la condition humaine.

Il refuse l’espoir qui cache la certitude de notre finitude. -Il est en accord avec le monde « tendre indifference »renforce par le parallelisme de la l 27 « si pareil, si fraternel « : expression oxymorique qui marque que M refuse le malaise qu’il ressentait car il ressent le sentiment d’etrangete face a une societe qui se refuse a l’evidence et qui juge et prone le respect des conventions contre la mort inevitable. -« premiere fois » l 12 et 25 : progression de M ; il a acces a la Cs : sorte de nouveau roman d’apprentissage : il a atteint la revelation, l’absurdite de la vie humaine et le paraitre social inutile et derisoire.

Gradation des verbes « il m’a semble », « devait » « je me suis senti « j ai senti » : acces progressif ds cet extrait final a la certitude et a la progressive conscience – Cette prise de cs aboutit a des verbes de sentiment « l’eprouver » l 26 Verbe de sentiments heureux l 28 « j’ai ete heureux et je l’etais encore » : vb au passe et au present, pas de paradoxe : il ne regrette rien a sa conduite, a sa vie passee, a sa quete des plaisirs simples-se baigner, fumer, boire du cafe au lait. Il vit en fidelite et assume celui qu’il a ete et qu’il est.

Il assume l’image d’etranger que lui renvoie le regard social. Il se sait heureux car il a decouvert la verite : l’absurde -il attend que la societe le condamne paradoxalement « l’accueillent avec des cris de haine » : il attend la manifestation de la haine a son egard car ce sentiment le confortera dans sa verite. Il assume sa vie, il veut ne plus la subir et est pret a revendiquer le fait d’etre rejete par une societe qui le considere comme un etranger et ds laquelle il ne se sent pas en regle avec des normes hypocrites.

Sorte de courage de M qui par l’acces et l’acceptation de son identite, de ce qu’il a fait, de ce qu’il a ete assume son irreductibilite sociale et la reclame. Il refuse toute pitie, il souhaite dans une sorte de defi assumer pleinement un destin qu’il a vecu d’abord sans le vouloir. Grace a sa prise de cs et celle de l’absurde condition humaine, il s’approprie sa vie en plein accord avec lui-m et les autres « Il faut imaginer Sisyphe heureux »