BTS IG Economie Droit 2012

BTS IG Economie Droit 2012

BREVET DE TECHNICIEN SUPÉRIEUR INFORMATIQUE DE GES ION SESSION 2012 SUJET ÉPREUVE E3 : ÉCONOMIE – DROIT Épreuve commune aux deux options Durée : 4 heures coefficient : 3 CALCULATRICE NON AUTORISÉE POUR CETFE ÉPREUVE Le sujet comporte 7 Dès que le sujet vous B. T. S. – INFORMATIQ E3 – ECONOMIE-DROIT Session 2012 Page 1 sur 7 or 12 to View page 1/7 à la page qu’il est complet Ce sujet comporte deux parties indépendantes : dans la première partie, vous effectuerez un travail méthodologique à partir d’une documentation économique, l’employeur au sein de l’entreprise ?

B. T. S. – INFORMATIQUE DE GESTION page 2 sur 7 Document 1 : L’empire Samsung gagne la guerre des clones Interview de Philippe Barthelet, Vice-Président de Samsung France oici l’iPad 2. Lorsque Steve jobs, le patron d’Apple, a révélé mi- mars la nouvelle version de sa tablette numérique, dans un centre de conférences de San Francisco, les dirigeants de Samsung, dans leur bureau de Séoul, ont manqué de s’étrangler. La nouvelle ardoise d’Apple était plus fine, plus rapide et moins chère que le Galaxy Tab 10. , le modèle qu’ils s’apprêtaient eux-mêmes ? lancer. Lee Don-]oo, le vice-président exécutif des mobiles SamsunB n’a pas

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hésité longtemps. Il a arrêté les lignes de production. « Nous allons devoir améliorer ce qui ne va pas a-t-il glissé aux journalistes Coréens. Ses Ingénieurs ont retravaillé l’appareil en moins de trois mois. Le Galaxy Tab 10. 1 Wifi est vendu au même prix que PIPad 2. Etil est plus fin de 0,2 millimètre que son rival. ? Fastfollower Épier les lancements des concurrents et commercialiser très vite des produits similaires en 12 2 mondial dans le mobile et numéro 3 dans la photo-vidéo, par xemple le coréen emboîte volontiers le pas aux fabricants les plus innovants. Samsung a ainsi lance son smartphone Galaxy S2 neuf mois après la sortie de l’iPhone 4 d’Apple, dont il s’est inspiré. « Quand un concurrent innove, nous avons la capacité de le rattraper, confirme Philippe Barthelet, le patron de Samsung France. Et nous frappons en général plus vite et plus fort que les autres. ».

Une manière pour Samsung de ne pas se laisser distancer par la cadence effrénée de la nouveauté – le cycle est d’un an dans l’électroménager, de six mois dans la téléphonie. Ceux qui ratent une étape, comme Philips dans les téléviseurs ou Nokia dans les smartphones, se retrouvent en queue de peloton. La division R&D comme socle. Pour rester dans la course, Samsung s’appuie d’abord sur sa puissante division R&D, dans laquelle il investit de son chiffre d’affaires. Ses 40 000 chercheurs, qui déposent chaque année plus de 4500 brevets – deuxième rang mondial derrière IBM — sont organisés pour être le plus réactif possible.

A Suwon, près de Séoul, 9000 ingénieurs planchent juste en face d’une usine de composants. Pratique quand il faut tester apidement un prototype. Pour certains projets, comme le Galaxy S, Samsung met deux équipes en compétition et mise sur l’émulation interne. Le groupe fabriquant la plupart des composants necessaires à ses téléphones, tablettes ou appareils photo, il a investi l’an dernier 15 milliards de dollars dans plusieurs usines de semi-conducteurs et d’écrans LCD.

Ses développeurs peuvent donc anticiper l’évolution 19 plusieurs usines donc anticiper l’évolution des standards technologlques, de la définition des écrans à la longévité des batteries. Et comme les usines maison ournissent aussi les concurrents – LG, Sony et Apple -, il leur est facile de sentir le marché. Au bout du compte, le coréen dispose bien souvent des dernières technologies en même temps que ses rivaux les plus inventifs. Du coup, lorsqu’il sort le clone d’un produit concurrent, Samsung en profite pour l’améliorer.

Un exemple : son premier PC ultraléger, le NCIO, commercialisé huit mois après celui d’Asus, en 2008, affichait une autonomie bien supérieure. Le rôle clé des filiales locales. Le lancement relève ensuite d’un timing très étudié. Primo : le oréen s’assure que les ventes potentielles sont suffisamment importantes en volume. « Avec nos énormes capacités de production, nous sommes obligés de viser les marchés qui ont déjà atteint une taille critique », explique André Bousquet, le viceprésident de Samsung France. Se pose ensuite la question du risque. ? La 3D sur les tablettes, par exemple, Page 3 sur 7 nous intéresse et nous disposons de la technologie, mais nous voulons être certalns qu’elle a un avenir commercial h. C’est là que les filiales locales interviennent. Elles sont chargées de faire remonter les nformations clés de leur marché, directement à la Corée, sans passer par l’échelon régional. Le doigt sur le bouton. 2 régional. Une fois les informations recueillies, elles sont synthétisées et diffusées lors de réunions au sommet, à Séoul. Et le bouton n’est pressé par l’état-major qu’au moment choisi.

Le réfrigérateur à écran et connexion Wi-Fi, commercialisé par Whirlpool depuis 2009, Samsung l’a dévoilé en mai dernier seulement. Pendant ce temps, certains produits maison attendent dans les placards. « Fin 2008, nous avions approché Samsung pour qu’il roduise notre tablette Tabbee, se souvient Yves Maitre responsable terminaux chez Orange. Le groupe a prétendu ne pas être intéressé. Mais à l’annonce du premier iPad d’Apple, début 2010, leurs commerciaux ont proposé une cinquantaine de modèles aux opérateurs.

En fait, ils étaient déjà prêts depuis belle lurette. ». Une fois que les dirigeants de Samsung ont validé les projets, tout va très vite. Les lignes de production, en Corée ou en Chine, sont capables de s’adapter en quelques semaines ? la fabrication d’un nouveau modèle, les églages ayant été peaufinés en amont. Leur maîtrise de l’ensemble de la chaîne de production les préserve aussi des pénuries de puces ou d’écrans tactiles, fréquentes chez les concurrents. Elle leur permet aussi d’amincir un Galaxy Tab 10. en trois mois ou de passer un lecteur Blu-ray à la 3D en quinze jours, histoire de marquer les concurrents à la culotte. Revendeurs chouchoutés. Reste ensuite à se faire une place dans les rayons. En général, les distributeurs accueillent à bras ouverts les constructeurs capables de leur proposer une copie de la dernière nnovation. On négocie toujours mieux PAGF s 9 capables de leur proposer une copie de la dernière innovation. On négocie toujours mieux avec un leader quand on peut faire jouer la concurrence…

Chez les opérateurs, Samsung a la cote : c’est l’un des fabricants qui s’adapte le mieux à leurs exigences. Le coréen les reçoit volontiers à son siège de Daegu, au sud-est de Séoul, pour discuter d’une fonctionnalité supplémentaire ou d’une interface personnalisée. L’an dernier, des responsables d’Orange ont pointé plusieurs défauts sur des mobiles destinés au marché français. Trois jours plus tard, quinze ingénieurs coréens débarquaient ? Paris pour décortiquer les téléphones incriminés.

Et, deux semaines plus tard, la chaine de production recevait des ordres de modification. Les informations circulent aussi dans l’autre sens. « Quand nous lançons une nouvelle télé, nous prévenons les enseignes très en amont, afin qu’elles puissent écouler leur stocks explique André Bousquet, le viceprésident de Samsung France. Modèles mis en avant. Samsung se paie même le luxe de présenter aux distributeurs et aux opérateurs trois ou quatre versions de sa ernière nouveauté.

Ceux-ci en choisissent souvent deux et le coréen tient compte de leurs remarques, en modifiant le design, par exemple. Les revendeurs ont ainsi eu leur mat à dire sur le smartphone Galaxy S. Résultat : les nombreux modèles Samsung trouvent toujours une place dans les lineaires. Avec une subvention généreuse sur le prix réel du produit, pour challenger le concurrent arrivé le premier. Comme pour le Galaxy Tab vendu moins cher avec abonnement que l’iPad d’Apple. L’été dernier, c’était PAGF 19 Galaxy Tab vendu moins cher avec abonnement que l’iPad

L’été dernier, c’était le Galaxy S, rival de l’iPhone 3GS d’Apple. Quinze millions d’euros de budget en France, la moitié de ce qu’investit Blackberry en un an pour tous ses modèles. Trois semaines de spots télévisés, des bâches dans les endroits les plus en vue des grandes villes, 600 Smart aux couleurs du mobile. En moins de six mois, l’appareil s’est arraché : 800 000 exemplaires achetés dans l’hexagane, 10 millions dans le monde avec ses autres modèles tactiles, Samsung talonne désormais l’iPhone et ses 14 millions d’exemplaires vendus chaque trimestre. Page 4 sur 7

Dans ses pubs, le coréen met toujours en avant les innovations qui le rapprochent de la concurrence : les commandes vocales et le nombre de couleurs pour les smartphones, la finesse et la taille de l’écran pour les tablettes. Et pour enfoncer le clou, rien de tel qu’une megastar comme David Beckham, qui représentera la marque aux JO à Londres. Information : • Numéro 2 mondial de l’électronique grand public, présent dans la télévision, le téléphone mobile, l’informatique et l’électroménager. • 137 milliards de dollars de chiffre d’affaires en 2010, 14 milliards de bénéfices. 7 2