Bossuet

Bossuet

– La structure du texte Fortement charpentée (typique de l’art du sermon) • les 2 paragraphes se font écho : chacun envisagent la mort de Madame de façon différente : version dramatisée et version poétique A. Idée maîtresse de chaque mouvement 1ère partie : quelques mots (1. 1,2) notés sur la volonté divine « Pendant que nous avertir » cette mort est un exemplum (texte qui sert d’exemple). Cest un sujet de réflexion pour chaque p g homme. Bossuet rap Madame. ème partie : motif d thème de la mort év • ligne 18 « P en vain » tisé l’agonie de variation sur le rentes • ligne 20 « Sed jam tenebam » • ligne 21 « Je serais » • les princesses • ligne 22 • « elle devrait partir si tôt » • « Madame a passé du » (1 24/25) • « Nous la vîmes sécher » Les 8 expressions montrent moins la souffrance que l’épuisement progressif. B. Tonalités des deux mouvements Dieu du premier paragraphe : Dieu de la Bible, de la colère, grand et terrible » 1. ; « désastreuse » 1. 8 ; « effroyable » 1. 9 ; « tragique accident »

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1. 11 ; « désolé » 1. 1 ) Toute la violence de l’orateur est au service de l’édification de l’auditoire qu’il faut avertir (1. 2/3) L6 « Dieu la instruit » Du Nouveau Testament on retrouve des « ainsi champs » message d’espoir que délivre ce texte Il. Expression de la douleur et du désarroi La douleur est mise en place par la progression des termes, le rythme, les sonorités et les usages de citation. A.

Progression des termes (lignes 8à 17) Trois périodes oratoires reprenant chacune mouvement progressif, on va passer du calme à la violence ; de la douleur tupéfaite au désarroi de la cour. • 1ère période : l. 8 à IO « Ô nuit désastreuse Madame est morte » progression adjectifs qualificatifs (désastreuse, effroyable) , progression des termes (tonnerre et étonnante) + importance du verbe « mourir « se meurt » (aspect duratif) avec verbe pronominal -4 « Madame est morte » : passé composé actif dont l’aspect est accompli étape irréversible • 2ème période : l. 2 à 14 « On accourut image de la mort » la progression cerne l’action dans un espace de plus en plus estreint, de plus en plus proche de la princesse On passe du passé simple au présent de narration (scène plus proche plus dramatique) • 3ème période : ligne « le 2 ment » et sonore Répetition mots et sons permet à Bossuet de marteler sa phrase force plus grande Rythme binaire Second terme utilisé accentue l’effet du 1er (l. « Ô mouvement effroyable » ; « Madame se meurt morte » l. 10 ; « Partout ou désespoir » l. 13) Utilisation du rythme ternaire qui clôt la période « Partout on entend l’image de la mort » « Le Roi Monsieur » l. 14 Sonorités contribuent à rendre saisible la douleur unanime « allitération » l. 9 « Où retentit nouvelle » fait sonner les mots et entendre agit avec grâce (l. 25) mais tout cela n’est rien en regard des valeurs divines (cf. hamp lexical du néant I. 7) en vain (I. 18/19). Cest toute Ihumanité qui est invitée à contempler son néant d’où accumulation des pronoms « nous » l. 26 Le « on » représente davantage l’entourage proche. Bossuet envisage le désarroi de l’humanité toute entière et de l’entourage. Enfin il montre une plus paisible, heureuse. Les valeurs humaines n’apportent que douleur, tandis que valeurs divines paix et sérénité message de cet extrait.

Conclusion Le récit de la mort de Madame est de par son économie de détail d’avantage l’évocation d’une atmosphère qu’une narration circonstanciée (détaillée). Tous les moyens utilisés par Bossuet sont non, au nom de la gloire humaine mais de la gloire de Dieu. La mission de Bossuet est l’apostolat (instruction des chrétiens) utilisation du pathétique et développe dans ce texte registre épique et élégiaque. 3