Biographie Nietzche

Biographie Nietzche

Friedrich Wilhelm Nietzsche (prononcé en allemand tfHi:d81ç VIIhElm ‘nifsJa], souvent francisé en [nifl J) est un philologue, philosophe et poète allemand né le 15 octobre 1844 à Rbcken, en Prusse, et mort le 25 août 1900 à Weimar, en Allemagne.

L’œuvre de Nietzsche est essentiellement une critique de la culture occidentale moderne et de l’ensemble de ses valeurs morales (issues de la dévaluation chrétienne du monde), politiques (la démocratie, l’égalitarisme), philosophiques (le platonisme et toutes les formes de dualisme métaphysique) et religieuses (le christianisme). Cette critique procède d’un projet de dévaluer ces valeurs et d’en instituer de nouvelles dépassant le ressentiment et la IE-urope sous l’influe l’affirmation d’un Éte de l’humanité et l’avè ses idées prend dans poétique.

S. v. p next page t dominé l’histoire de ci notamment par ar le dépassement L’exposé de phoristique ou Peu reconnu de son vivant, son influence a été et demeure importante sur la philosophie contemporaine de tendance continentale, notamment l’existentialisme et la philosophie postmoderne ; mais Nietzsche a également suscité ces dernières nnées l’intérêt de philosophes analytiques, ou de langue anglaise, qui en soutiennent une lecture naturaliste remettant en cause une appropriation par la philosophie continentale jugée problématique 1.

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méthodologique[modifier modifier le code] Dans ses recherches sur la nature des phénomènes humains, qui occupent ses œuvres de maturité à partir de Humain, trop humain (1878), Nietzsche adopte une forme de naturalisme qualifiée de méthodologique par certains commentateurs5 : par naturalisme, on entend l’idée que l’enquête philosophique oit se développer en continuité avec les sciences naturelles6.

Cette Interprétation s’appuie sur l’utilisation que Nietzsche fait d’auteurs tel que Wilhelm Roux, et sur des passages tel que « ce que l’on comprend aujourd’hui de l’homme n’excède pas ce que l’on peut comprendre de lui en tant que machine7. » Mais ce qui caractérise particulièrement ce naturalisme, c’est le rejet de toutes les formes de « surnaturalisme » (moral ou religieux) qui placent l’esprit au-dessus de la nature et qui font de lui un principe explicatif des phénomènes humains par une ausalité spirituelle (comme l’âme ou la volonté qui serait au principe de nos actions).

Or, pour Nietzsche, l’esprit n’explique rien, et ce n’est qu’à partir des sciences empiriques que la philosophie peut spéculer sur la nature humaine et fournir des explications de tout ce qui est humain : « Replonger rhomme dans la nature ; faire justice des nombreuses interprétations vaniteuses aberrantes et sentimentales qu’on a griffonnées sur cet éternel texte primitif de l’homme naturel [… ]8. ? Partageant avec le matérialisme allemand qui lui est ontemporain l’idée que l’homme est un produit de la nature9, Nietzsche s’efforc 2 OF s qui lui est contemporain l’idée que rhomme est un produit de la nature9, Nietzsche s’efforce de rendre compte du phénomène humain en termes psycho-physiologiques, ce qui se traduit chez lui par une théorie des types. Brian Leiter a ainsi formulé et résumé cette théorie • « Toute personne a une constitution psycho-physiologique fixée qui la définit comme un type particulier de personne. « 10 Par exemple, l’un des traits typiques les plus célèbres est la

Volonté de puissance qui joue un rôle explicatif fondamental, puisque, selon Nietzsche, « Toute bête tend instinctivement vers un optimum de conditions favorables au milieu desquelles elle peut déployer sa force et atteindre la plénitude du sentiment de sa puissance ; Selon cette méthodologie, toute personne adopte alors nécessairement les valeurs qui forment la philosophie du type de personne qu’elle est12. Les traits psychologiques qui caractérisent ces personnes sont donc comme des faits naturels, et ces faits expliquent les idées et les valeurs qui apparaissent.

Les explications des idées et des valeurs humaines se présenteront alors sous la forme suivante : « Les croyances intellectuelles d’une personne s’expliquent par ses croyances morales ; ses croyances morales sont expliquées par des traits naturels caractéristiques du type de personne qu’elle est. »13 Ce naturalisme ne doit cependant pas être réduit à une conception matérialiste, cette dernière étant explicitement rejetée par Nietzsche 14. Les faits psychologiques, soutient Nietzsche, peuvent être expli 3 OF s explicitement rejetée par Nietzsche14.

Les faits psychologiques, soutient Nietzsche, peuvent être expliqués en termes physiologiques ; mais cela ne conduit pas nécessairement ? soutenir que les faits psychologiques ne sont rien d’autres que des faits physiologiquesl 5. Dans l’expression « naturalisme méthodologique l’adjectif « méthodologique » signifie donc que Nietzsche n’adopte pas la forme substantielle de naturalisme qu’est le matérialisme, mais qu’il explique néanmoins les phénomènes humains d’après les sciences de la nature.

Ce rejet du substantialisme laisse ouverte la possibilité de spéculer sur a nature humaine en ne la fixant pas définitivement dans les termes des sciences de la nature, ce qui laisse également ouverte la possibilité d’une réévaluation des valeurs, l’autre aspect majeur de la pensée nietzschéenne16 : « l’homme est un animal dont les qualités ne sont pas encore fixées17. ? Ce que des commentateurs récents18 nomment le naturalisme de Nietzsche est donc son rejet de toutes les formes de transcendances qui ne peuvent que falsifier la compréhension historique et psychologique de l’homme ; Nietzsche les remplace par le projet, qu’il nomme généalogie, d’une explication de ‘homme comme être entièrement corporel et animal dirigé par des pulsions et des affects qui expliquent ses croyances.

Nietzsche est ainsi en ce sens un philosophe de la nature humaine et a pu de ce fait être rapproché de David Hume et de Freud 19. La réévaluation des valeurs[modifier modifier le code] Le second aspect pr 4 OF S Freudi9. Le second aspect principal de la pensée de Nietzsche est la réévaluation des valeurs, au premier rang desquelles les valeurs morales et métaphysiques (le bien et le vrai, par exemple), qu’il soumet à la méthode « généalogique ».

Ce projet se manifeste, de La Naissance de la tragédie à ses dernières œuvres, par la recherche des conditions et des moyens de l’ennoblissement et de l’élévation de l’homme20. Aussi nombre de commentateurs ont-ils souligné que le thème fondamental et constant de la pensée de Nietzsche, à travers les nombreuses variations de ses écrits, est le problème de la culture — ou « élevage problème qui comprend la question de la hiérarchie et de la détermination des valeurs propres à favoriser cette élévation21.

L’enquête naturaliste sur l’origine des valeurs est utilisée dans ce rojet afin de montrer que les valeurs qui règnent en Occident depuis la naissance du christianisme, et dont on trouve selon Nietzsche les prémisses chez Platon, sont néfastes et ont été des instruments de domination qui ont rendu l’humanité malade.

Le projet nietzschéen de réévaluation embrasse donc une partie critique, omniprésente dans son œuvre, qui doit conduire à la destruction des valeurs de l’idéalisme platonicien et chrétien qui font obstacle à l’épanouissement créateur de l’homme et qui, selon Nietzsche, menacent de conduire l’humanité au dernier homme. S OF s