Biographie chateaubriand

Biographie chateaubriand

Enfance et mariage Le vicomte Francois-Rene de Chateaubriand est issu d’une tres vieille famille aristocratique ruinee de Saint-Malo, qui a retrouve sa dignite d’antan grace a la reussite commerciale du pere de Chateaubriand, le comte Rene-Auguste. (Rene-Auguste de Chateaubriand, chevalier, comte de Combourg, seigneur de Gaugres, le Plessis-l’Epine, Boulet, Malestroit-en-Dol et autres lieux) Cette reussite commerciale est fondee sur le commerce avec les colonies1. Le jeune Francois-Rene doit d’abord vivre eloigne de ses parents, a Plancoet, chez son oncle et sa grand-mere.

Il a trois ans quand la reussite de son pere permet a ce dernier de racheter en 1771 le chateau de Combourg en Bretagne, dans lequel Chateaubriand s’installe en 1777 et passe une enfance souvent morose. Il fait successivement ses etudes aux colleges de Dol (1777 a 1781), de Rennes (1782) et de Dinan (1783),il obtient un brevet de sous-lieutenant au regiment de Navarre a 17 ans, sous les ordres de son frere Jean-Baptiste (lequel le presentera a la Cour), puis est fait capitaine a 19 ans.

Il vient a Paris en 1788, ou il se lie avec Jean-Francois de La Harpe, Marie-Joseph Chenier, Jean-Pierre Louis de Fontanes et autres ecrivains de l’epoque, et fait ses debuts litteraires en ecrivant des

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vers pour l’Almanach des Muses. Il est alors nourri de Corneille et marque par Rousseau. Il se marie en 1792 avec Celeste de La Vigne-Buisson (Celeste de Chateaubriand), descendante d’une famille d’armateurs de Saint-Malo, et qui a 17 ans. Ils n’ont pas de posterite L’exile M. de Chateaubriand a l’armee de Conde. A la Revolution francaise,en 1791, il s’eloigne de France a la vue des exces populaires, et s’embarque pour le Nouveau Monde.

Il parcourt, apparemment, pendant une annee, les forets de l’Amerique du Nord, vivant avec les autochtones et ebauchant sur les lieux son poeme des Natchez. Il trouve dans ces paysages le reflet de son sentiment d’exil et de solitude. Il revient d’Amerique en 1792, pour rejoindre a Coblence l’armee des emigres ; sa jeune femme Celeste, qui vit en Bretagne, delaissee par son mari qui ne lui donne pas de nouvelles, est arretee comme « femme d’emigre », emprisonnee a Rennes, ou elle reste jusqu’au 9 Thermidor. Blesse au siege de Thionville, il est transporte convalescent a Jersey. C’est la fin de sa carriere militaire.

Il va ensuite vivre a Londres, en 1793, dans un denuement qui le reduit a donner des lecons de francais et a faire des traductions pour les libraires. Il y publie en 1797 son premier ouvrage, l’Essai sur les revolutions anciennes et modernes dans leur rapport avec la Revolution francaise, ou il exprime des idees politiques et religieuses peu en harmonie avec celles qu’il professera plus tard, mais ou se revele deja son talent d’ecrivain. En 1794, son frere et sa belle-s? ur (une petite-fille de Malesherbes, l’avocat de Louis XVI) et une partie de leur famille sont guillotines a Paris.

Retour en France et premiers succes litteraires Portrait de Chateaubriand par Anne-Louis Girodet-Trioson Une lettre de sa mere mourante le ramene a la religion. De retour en France en 1800, il dirige pendant quelques annees le Mercure de France avec Jean-Pierre Louis de Fontanes, et y fait paraitre, en 1801, Atala, creation originale qui suscite une admiration universelle. Il compose vers la meme epoque Rene, ? uvre empreinte d’une melancolie reveuse, qui devient un modele pour les ecrivains romantiques. Dans cette ? uvre, il rapporte de maniere a peine deguisee l’amour chaste mais violent et passionne qu’il a entretenu pour sa s? r Lucile, qui le surnommait « L’enchanteur ». Sa femme Celeste vit alors avec Lucile dans leur chateau de Bretagne, mais elles ont cesse de parler de Rene, leur grand homme qu’elles aiment. Il publie ensuite le 14 avril 1802 le Genie du christianisme, en partie redige en Angleterre, et dont Atala et Rene sont a l’origine seulement des episodes : il s’est propose d’y montrer que le christianisme, bien superieur au paganisme par la purete de sa morale, n’est pas moins favorable a l’art et a la poesie que les « fictions » de l’Antiquite. Ce livre fait evenement et donne le signal d’un retour du religieux apres la Revolution.

Chateaubriand, remarque par le Premier Consul Napoleon Bonaparte, est choisi en 1803 pour accompagner le cardinal Fesch a Rome comme secretaire d’ambassade. Rene reparait alors au chateau, tout juste vingt-quatre heures, pour inviter sa femme Celeste a l’accompagner a Rome. Celle-ci, apprenant sa liaison avec la comtesse de Beaumont, refuse le menage a trois. Charge en 1804 de representer la France pres de la Republique du Valais, il apprend l’execution du duc d’Enghien : il donne immediatement sa demission et passe dans l’opposition a l’Empire.

Le voyage en Orient Rendu aux Lettres, Chateaubriand concoit le projet d’une epopee chretienne, ou seraient mis en presence le paganisme expirant et la religion naissante. Desireux de visiter par lui-meme les lieux ou situer l’action, il parcourt la Grece, l’Asie Mineure, la Palestine et l’Egypte durant l’annee 1806. A son retour d’Orient, exile par Napoleon a trois lieues de la capitale, il acquiert la Vallee-aux-Loups, dans le Val d’Aulnay (actuellement dans la commune de Chatenay-Malabry), pres de Sceaux, ou il s’enferme dans une modeste retraite.

Sa femme Celeste l’y rejoint, elle raconte dans ses Souvenirs, avec humour, les conditions pittoresques de l’amenagement. Chateaubriand y compose Les Martyrs, sorte d’epopee en prose, parue seulement en 1809. Les notes recueillies durant son voyage forment la matiere de L’Itineraire de Paris a Jerusalem (1811). La meme annee, Chateaubriand est elu membre de l’Academie francaise, a la place de Marie-Joseph Chenier ; mais ayant, dans son projet de discours de reception, severement blame certains actes de la Revolution, il ne lui est pas permis de prendre possession de son siege.

Il l’occupe seulement apres la Restauration. Faveur et disgrace Chateaubriand accueille avec transport le retour des Bourbons. Des le 30 mars 1814, il publie contre l’empereur dechu un virulent pamphlet, De Bonaparte et des Bourbons, qui est diffuse a des milliers d’exemplaires, et qui, aux dires de Louis XVIII, sert ce prince autant qu’une armee. Sa femme trouve a s’engager a ses cotes a Gand pendant les Cent-Jours, a Paris lors du retour des Bourbons. Avec un sens inattendu de la politique auquel elle mele un bon sens naturel, Celeste devient la confidente de Chateaubriand et meme son inspiratrice.

Pendant toute la Restauration, elle joue aupres de lui un role de conseillere ecoutee. Chateaubriand accompagne Louis XVIII a Gand, et devient un des membres de son cabinet. Il lui adresse le celebre Rapport sur l’etat de la France. Nomme ambassadeur en Suede, il n’a pas encore quitte Paris quand Napoleon Ier revient en France en 1815. Apres la defaite de l’Empereur, Chateaubriand, tant choque par l’execution du duc d’Enghien, « dernier descendant du vainqueur de Rocroi », a moins de scrupules a voter la mort pour le marechal Ney en decembre 1815 a la chambre des pairs.

Il est nomme ministre d’Etat et pair de France ; mais ayant, dans La Monarchie selon la Charte, attaque l’ordonnance du 5 septembre 1816 qui dissout la Chambre introuvable, il est disgracie et perd son poste de ministre d’Etat. Il se jette des lors dans l’opposition ultra-royaliste, et devient l’un des principaux redacteurs du Conservateur, le plus puissant organe de ce parti. Le meurtre du duc de Berry, en 1820, le rapproche de la cour : il ecrit a cette occasion des Memoires sur la vie et la mort du duc.

Il est nomme la meme annee ministre de France a Berlin, puis ambassadeur en Angleterre en 1822 (ou son cuisinier invente la cuisson de la piece de b? uf qui porte son nom). Il est l’un des plenipotentiaires au congres de Verone, et fait decider l’invasion de l’Espagne revolutionnaire, malgre l’opposition de l’Angleterre. A son retour, il recoit le portefeuille de ministre des Affaires etrangeres ; il reussit l’aventure espagnole avec la prise de Cadix a la bataille du Trocadero en 1823 ; mais, n’ayant pu s’accorder avec M. e Villele, chef du cabinet, il est brutalement congedie le 5 juin 1824. Il demeure de 1826 a 1838 a Paris. Il rentre aussitot dans l’opposition, mais pour s’unir cette fois au parti liberal, et combat a outrance le ministere Villele, soit a la Chambre des pairs, soit dans le Journal des debats, ou il donne le signal de la defection : il se montre alors le chevalier defenseur de la liberte de la presse et de l’independance de la Grece, ce qui lui vaut une grande popularite. A la chute de M. e Villele, il est nomme ambassadeur a Rome (1828), ou Celeste l’accompagne cette fois et ou elle tient son rang d’ambassadrice avec brio. Mais il donna sa demission a l’avenement du ministere Polignac, ce fut son declin politique. Chateaubriand vit un dernier amour en 1828-1829 avec Leontine de Villeneuve, comtesse de Castelbajac : la jeune femme de 26 ans lui ecrit d’abord des lettres enflammees, et ils se rencontrent uniquement en aout 1829 dans la station thermale de Cauterets dans les Hautes-Pyrenees.

Cette rencontre, platonique ou non, Chateaubriand l’evoque dans un chapitre des Memoires d’outre-tombe avec l’expression « la jeune amie de mes vieux ans ». Cet amour romantique a inspire le film de Jean Perisse sorti en 2008 L’Occitanienne ou le dernier amour de Chateaubriand. L’abandon de la carriere politique et les dernieres annees De plus en plus en rupture avec les partis conservateurs, desabuse sur l’avenir de la monarchie, il se retire des affaires apres la Revolution de 1830, quittant meme la Chambre des Pairs.

Il ne signale plus son existence politique que par des critiques acerbes contre le nouveau gouvernement (De la Restauration et de la Monarchie elective, 1831), par des voyages aupres de la famille dechue, et par la publication d’un Memoire sur la captivite de la duchesse de Berry (1833), memoire au sujet duquel il est poursuivi, mais acquitte. Il publie egalement en 1831 des Etudes historiques (4 vol. in-8), resume d’histoire universelle ou il veut montrer le christianisme reformant la societe. Cet ouvrage se veut le frontispice d’une Histoire de France, meditee depuis longtemps, mais inachevee.

Tombe face a la mer sur le rocher du Grand Be Ses dernieres annees se deroulent dans une profonde retraite, en compagnie de son epouse. Il ne quitte guere sa demeure (composee d’un appartement au rez de chaussee de l’Hotel des Missions Etrangeres, au 120 rue du Bac a Paris), que pour aller a l’Abbaye-aux-Bois, toute proche, chez Juliette Recamier, dont il est l’ami constant et dont le salon reunit l’elite du monde litteraire. Il recoit de son cote de nombreuses visites, tant de la jeunesse romantique que de la jeunesse liberale, et se consacre a achever la redaction de ses memoires, commencee en 1811.

Ce vaste projet autobiographique, Memoires d’outre-tombe, ne devait paraitre, selon le v? u de l’auteur, que cinquante ans apres sa mort. Il en sera finalement autrement puisque, presse par des problemes financiers, Chateaubriand cede les droits d’exploitation de l’ouvrage a une « Societe proprietaire des Memoires d’Outre-Tombe », constituee le 21 aout 1836, qui exigera que l’? uvre soit publiee des le deces de son auteur, et y pratiquera des coupes franches, afin de ne pas heurter le public2 : « Genese des ‘ires inspirera d’amers commentaires a Chateaubriand : « La triste necessite qui m’a toujours tenu le pied sur la gorge, m’a force de endre mes Memoires. Personne ne peut savoir ce que j’ai souffert d’avoir ete oblige d’hypothequer ma tombe [… ] mon dessein etait de les laisser a madame de Chateaubriand : elle les eut fait connaitre a sa volonte, ou les aurait supprimes, ce que je desirerais plus que jamais aujourd’hui. Ah ! si, avant de quitter la terre, j’avais pu trouver quelqu’un d’assez riche, d’assez confiant pour racheter les actions de la Societe, et n’etant pas, comme cette Societe, dans la necessite de mettre l’ouvrage sous presse sitot que tintera mon glas ! » — Chateaubriand, Avant-Propos aux Memoires d’outre-tombe, 1846

En 1847, Celeste meurt : « Je dois une tendre et eternelle reconnaissance a ma femme dont l’attachement a ete aussi touchant que profond et sincere. Elle a rendu ma vie plus grave, plus noble, plus honorable, en m’inspirant toujours le respect, sinon toujours la force des devoirs.  » Chateaubriand meurt a Paris le 4 juillet 1848. Ses restes sont transportes a Saint-Malo et deposes face a la mer, selon son v? u, sur le rocher du Grand Be, ilot d’aspect romantique situe dans la rade de sa ville natale, auquel on accede a pied depuis Saint-Malo lorsque la mer s’est retiree. Analyse de l’? uvre

Par son talent comme par ses exces, Chateaubriand peut etre considere comme le pere du romantisme en France. Ses descriptions de la nature et son analyse des sentiments du moi en ont ainsi fait un modele pour la generation des ecrivains romantiques. Il a, le premier, formule le « vague des passions » qui deviendra un lieu commun du romantisme : « Il reste a parler d’un etat de l’ame, qui, ce nous semble, n’a pas encore ete bien observe ; c’est celui qui precede le developpement des grandes passions [… ]. Plus les peuples avancent en civilisation, plus cet etat du vague des passions augmente [… » — Chateaubriand, Genie du Christianisme, 1802 (Seconde partie, Livre 3, Chapitre IX) Sa pensee et son action politiques semblent offrir de nombreuses contradictions ; il se voulait etre a la fois l’ami de la royaute legitime et de la liberte, defendant alternativement celle des deux qui lui semblait etre en peril : « Quant a moi, qui suis republicain par nature, monarchiste par raison, et bourbonniste par honneur, je me serais beaucoup mieux arrange d’une democratie, si je n’avais pu conserver la monarchie legitime, que de la monarchie batarde octroyee de je ne sais quiN 1. » Chateaubriand, De la nouvelle proposition relative au bannissement de Charles X et de sa famille, 1831 Ses detracteurs lui ont reproche un style ampoule et une vanite excessive qui eclateraient dans ses Memoires d’outre-tombe. Mais c’est d’abord un polemiste de genie. On observe dans ses Memoires d’outre-tombe une dualite entre le Chateaubriand personnel qui exalte ses sentiments avec un lyrisme romantique et le Chateaubriand public qui etablit une chronique de memorialiste de son epoque, qui a vu l’avenement de la democratie a laquelle il s’opposait. On remarque que tout au long de son ? vre les deux personnages se regroupent en un seul, ils s’associent ainsi et l’on remarque que toute la vie politique de Chateaubriand fut influencee par ses sentiments personnels et sa solitude qui s’est transformee en une paranoia et une peur a l’encontre d’un eventuel complot qu’il croyait formule contre lui depuis qu’il avait ete eloigne a plusieurs reprises du pouvoir monarchique. Citations sur Chateaubriand Victor Hugo se serait exclame, etant enfant : « Je veux etre Chateaubriand ou rien ! »N 2. Talleyrand a dit de Chateaubriand : « Monsieur de Chateaubriand croit qu’il devient sourd car il n’entend plus parler de lui ». Oh! Etre dans un vieux chateau assis pres d’un bon feu avec des fenetres donnant sur de grands et vieux arbres moussus et lire seul, tranquillement toute une correspondance intime et inedite de Chateaubriand ! Ce serait une volupte supreme ». Abbe Arthur Mugnier, Journal, 14 fevrier 1930 ( Mercure de France, 1985, p. 514). Liste des ? uvres Essai historique, politique et moral sur les revolutions anciennes et modernes, considerees dans leurs rapports avec la Revolution francaise, J. Deboffe (Londres) 1797, essai Publie a Hambourg chez J. F. Fauche et a Paris chez Le Miere

Atala, ou les Amours de deux sauvages dans le desert, impr. de Migneret (Paris) 1801, roman Genie du christianisme, ou Beautes de la religion chretienne, Migneret 1802, essai apologetique Rene, ou les Effets des passions, Migneret 1802, roman Defense du Genie du Christianisme, Migneret 1803, essai Les Martyrs, ou le Triomphe de la foi chretienne, Le Normant (Paris) 1809, ? uvre apologetique Itineraire de Paris a Jerusalem et de Jerusalem a Paris, en allant par la Grece et revenant par l’Egypte, la Barbarie et l’Espagne, Le Normant 1811, recit de voyage

De Buonaparte, des Bourbons, et de la necessite de se rallier a nos princes legitimes pour le bonheur de la France et celui de l’Europe, Mame freres (Paris) 1814, libelle Essai historique, politique et moral sur les revolutions anciennes et modernes considerees dans leurs rapports avec la Revolution Francaise… , H. Colburn (Londres) 1814, essai Reflexions politiques sur quelques ecrits du jour et sur les interets de tous les Francais, Le Normant 1814, essai politique De la Monarchie selon la charte, Impr. des amis du roi (Paris) 1816 Memoires, lettres et pieces authentiques touchant la vie et la mort de S.

A. R. monseigneur Charles-Ferdinand d’Artois duc de Berry, Le Normant 1820 Aventures du dernier Abencerage, Treuttel et Wurtz (Londres) 1826, nouvelle L’edition originale de ce texte fut publiee la meme annee dans le tome XVI des ? uvres completes chez Ladvocat (Paris) Les Natchez, A. Weissenbruch (Bruxelles) 1827 Oeuvre de jeunesse, publiee pour la premiere fois dans les tome XIX et XX des ? uvres completes chez Ladvocat Voyages en Amerique et en Italie, Ladvocat 1827, recit de voyage Essai sur la litterature anglaise et considerations sur le genie des hommes, des temps et des revolutions, C.

Gosselin et Furne (Paris) 1836, essai Etudes ou discours historiques sur la chute de l’Empire romain, la naissance et les progres du christianisme et l’invasion des barbares, Lefevre (Paris) 1831, essai Congres de Verone, Delloye (Paris) et Brockhaus et Avenarius (Leipzig) 1838 Vie de Rance, H. -L. Delloye (Paris) 1844 Posthumes Memoires d’outre-tombe, E. et V. Penaud freres (Paris) 1848, autobiographie Publiees d’abord dans le feuilleton de la Presse, ont ete editees en 12 vol. in-8 de 1849 a 1850. Publications anciennes

Outre de nombreuses editions de chacun des ouvrages separes de Chateaubriand, il a ete fait plusieurs editions de ses ? uvres completes, dont celle de Pierre-Francois Ladvocat, en 31 volumes in-8, Paris, 1826-1831, revue par l’auteur meme, qui y a joint des eclaircissements et des notes critiques, et l’a enrichie de quelques ? uvres inedites (les Abencerages, les Natchez, Moise, tragedie, des poesies diverses, des discours politiques) ; et celle de Charles Gosselin, 25 volumes in-8, 1836-1838, contenant egalement le Congres de Verone, un Essai sur la litterature anglaise, une traduction du Paradis perdu de John Milton.