banania

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A/ Euphorie _ Le discours de la marque porte désormais sur les vertus énergétiques du produit. En 1946, Banania peut enfin de nouveau offrir « la qualité d’avant- guerre ». Le tirailleur sénégalais se fait progressivement plus discret. S’il conserve sa place sur les boîtes, les publicltaires tentent de lui substituer un nouveau personnage qui ne sera qu’éphémère. _ Le tirailleur sénégalais, dont la première version date de 191 5, est modifié en 1957 par le célèbre affichiste Hervé Morvan.

Dix ans plus tard, un nouveau dessin, simplifié à l’extrême, le amène à la dimension d’un écusson. Dans les années 70-80, sa place se réduit en réapparition dans la désormais présent s aux consommateurs l’ancienne ». ors Sni* to View qui voient sa âme : il est et pour rappeler de Banania « ? _Cest un grand sourire gourmand et complice qui domine aujourd’hui sur les boîtes jaunes. Ce n’est plus celui de Yla bon mais celui de l’enfant qui se prépare à déguster son Banania.

En cela, la marque n’a pas le sentiment d’avoir trahi le Sénégalais. L’Empire colonial a disparu mais le sourire Banania est toujours à et c’est sur le discours nutritionnel que Banania axe désormais sa communication en mettant en avant les bienfaits

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de sa formule exclusive qu’avait tant appréciés le tirailleur de 1915. Visuellement présent ou non, celui- ci est à jamais dans la tête des consommateurs.

Noir tenant un Swipe to page une culière : 1931 reste un tournant dans l’histoire de la marque puisqu’elle abandonne l’imagerie traditionnelle du sénégalais assis sur une caisse pour n’en conserver que le visage et la main droite tenant une cuillère, le tout sur un fond jaune rappelant la couleur de la banane. Ce rajeunissement est présenté par G. Elisabeth lors de l’Exposition Coloniale de 1931, et il est à noter que ce graphisme ne sera pas utilisé sur les boites avant la fin des années 40.

Pour l’heure Banania axe sa communication sur deux pivots : le lieu de vente et la presse. La marque s’est imposée comme une référence et les publicités reflètent cet attachement populaire, vantant les « vertus » de la boisson qui favorise le tonus et la force. _ Image du jeune sénégalais: A partir de mars 1967, les boites de Banania présentent le sénégalais dans une version aussi ?purée que stylisée avec une tête en forme d’écusson suivie de la mention « Ya bon Dès lors il disparaît au profit d’un visage gourmand et souriant qui occupe presque tout le paquet.

Cette approche est symbolique de l’envie de tourner la page, toutes les publicités devant désormais jouer la carte de l’humour. Il faut dire que les propriétaires successifs de la marque n’avaient pas tous les mêmes envies et que les deux décennies qui suivent seront celles de la déchéance. _ Face à une concurrence féroce et un changement d’image aussi adicale, Banania et son visage souriant n’arrive pas à convaincre, entraînant des changements permanents dans la présentation.

Au sourire seul sont ajoutés des cheveux, puis il changements permanents dans la présentation. Au sourire seul sont ajoutés des cheveux, puis il prend l’apparence d’un bol, puis d’un soleil pour enfin arborer une jovialité gourmande et devenir un produit quelconque sans identité propre. B/ Allégresse _ Rappel l’enfance, la bonne odeur du chocolat et l’onctuosité et la douce du petit déjeuner. Gourmandise Au début du 20ème siècle, la France connaît la belle époque, ériode de développement économique et social.

Avec la forte augmentation des achats secondaires, on accorde une très grande importance au soin, à l’habillement et à l’alimentation de l’enfant. On observe ainsi la volonté de pratiquer une nutrition équilibré, qui renforce l’enfant dans sa croissance : manger des fruits, boire du lait… De nombreuses entreprises se battent pour créer l’aliment idéal pour la santé de cetenfant-roi qui devient le consommateur cible. L’enfant apparaît sur toutes les affiches publicitaires. Banania se sert de Finfluence de l’enfant afin de vendre son roduit.

Lorsque la première Guerre Mondiale est déclarée, l’enfant roi de la belle époque cède sa place à l’enfant martyr. Banania adapte alors ses stratégies à cet enfant orphelin qui a besoin de fortlfiant et de reconstituant afin d’être en bonne santé. De plus, Banania mise sur une image de produit guérisseur afin d’élargir son champ d’action et dattirer la clientèle des adolescents et des soldats en plus de celle des enfants. Selon les témoignages de cette époque, Banania se démarque des autres produits en devenant « l’aliment le mieux adapté aux temp