Balzac 17

Balzac 17

Les personnages dans la Comédie humaine sous tension entre « type » et « caractère » Wetzenstein, Thorsten Originalverôffentlichung ln: URL : http://archiv. ub. uni-heidelberg. de/volltextserver/12400/ LJRN: opus-124007 Daturn: 19. August 2011 Bitte beachten Sie die Nutzungsbedingungen: http://archiv. ub. uni-heidelberg. de/volltextserver/help/license_pod -html Les personnages da entre « type » et « ca Balzacs Romanfigure Charakter orss tèr ous tension Chen Typus und von Thorsten Wetzenstein November 2003 Table Introduction 4 1. créatures sont orphelines, mais elles hanteront désormais notre imaginaire, composant la lus cohérente et la plus chatoyante des sociétés. » 2 Ce qui intéresse le jeune H. de Balzac avant qu’il ne conçoive la Comédie humaine, système clos de trois groupes d’études, c’est la différence entre l’humanité et l’animalité. Ses lectures remontent l’époque précedente, celle de Georges Louis Leclerc de Buffon (1707-1788), chercheur passionné par la nature.

Buffon écrit une œuvre qui se compose de 36 tomes et a pour nom Histoire naturelle genérale et particulière dans laquelle il aborde entre autre la description de [‘homme et des espèces d’animaux. L’approche que fit Buffon un siecle avant le sien consiste à classer les espèces zoologiques dans le cadre des milieux différents et ? analyser les conditions dans lesquelles ces espèces peuvent vivre se réproduire.

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« Les espèces zoologiques classées par Buffon résultaient pour lui des différences engendrées dans les divers milieux où le principe anmal s’est développé.

Le jeune Balzac a pressenti que, sous ce rapport, « la Société ressemblait à la Nature » et qu’il existait des espèces sociales, comme il y a des espèces zoologiques.  » 3 2 Gérard Gengembre, Balzac- Le Napoléon des lettres, Paris, Gallimard, 1992,p. 105 Ibid. , p. 106 Balzac La Comédie humaine, Bibliothèque de la Pléiade, l, p. Xl OF SS Comedie humaine. Aussi la Comédie humaine a-t-elle une morphologie: elle est structurée par des unités qui sousclassent de leur part des groupes de romans et parfois des cercles de travaux interdépendants.

Les composants du monument de la Comédie humaine sont les Études de mœurs, les Études philosophiques et les Études analytiques. Les Études de mœurs englobent tous les effets sociaux sans que ni une physionomie ni un caractère de femme ou d’homme, ni une profession, ni une zone sociale n’ait été oublié. La seconde assise sont les Études philosophiques, car après les effets viendront les causes, ce sont donc les condltions au-delà desquelles ni l’homme ni la société n’existent. Puis doivent se chercher des principes qui déterminent l’homme et la société. Ceci est donc l’objet des Études analytiques.

Ce schéma couvre la Comédie humaine, mais en même temps elle connait une diversification considérable à l’intérieur qui ne saura rendre les rapports aussi clairs. Les Études de mœurs se composent des scènes : tout commence par un regard orienté vers la vie intra muros de la société. La société se compose d’individus qui constituent « des germes » et qui couvrent des fonctions afin que la société puisse s’organiser. Au début sont donc les Scènes de la vie privée, puis les Scènes de la vie de province et les Scènes de la vie parisienne; une petite partie seulement est représentée par les Scènes de la vie politique.

Ensuite viennent les Scènes de la vie militaire et les Scènes de la vie de campagne pour fermer les Études de mœurs. Les Études philosophique isent pas, elles PAGF 3 5 philosophiques ne se subdivisent pas, elles recueillent des romans comme « La Peau de chagrin « La Recherche de l’absolu « Jesus Christ en Flandre » et d’autres. Les Études analytiques se composent d’une série de romans, parmi lesquels se trouvent « La Physiologie du mariage » et « Petites misères de la vie conjugale h. Note : Les œuvres complètes de Balzac ne s’arrêtent pas avec la Comédie humaine !

Dans l’édition de la bibliothèque de la Pléiade sous la direction de Pierre Georges Castex figurent aussi des « Ébauches rattachées à la Comédie humaine De plus, trois volumes s’intitulant « Œuvres diverses » ont paru dans la même édltion, ils ne font plus partie de la Comédie humaine. Loin des travaux littéraires de Balzac se conserve aussi toute la correspondance avec Madame Hanska. De là quelques révélations sur les relations que Balzac tenait avec ses figures. La thèse s’appuyera sur le « retour des personnages », un point qui sera encore thématisé.

Si les figures sont mises en action plusieurs fois dans des romans différents, on peut se demander si elles restent les mêmes dans la profondeur de leur caractère. Ce qui sera d’intérêt, c’est la questlon à savoir si une figure prend la caractérisation dans l’ensemble des romans divers où d’autres se uffisent d’être décrites au cours d’un seul roman. Elles ont besoin de s’épanouir à la longue et le lecteur ne les connaitra pas jusqu’à ce qu’il ait parcouru la vie dune figure dont la vie dure plusieurs romans. OF vie de ceux qui ont le destin de réapparaître est plus longue que celles des figures qui n’existent que dans un seul roman. Les dernières peuvent être vues comme des éphémères en comparaison. Qu’est-ce qui les distingue ? Leur importance. Pourquoi Balzac leur attribue-t-il telle ou telle importance ? Voil? le problème de fond. Dans son livre Balzac, Richard Beilharz écrit . ? Auf Canfields Spuren wandelt auch Fernand Lotte mit seinem Artikel Le « Retour des personnages » dans « la Comédie humaine Avantages et inconvénients du procédé.

Wir erfahren,dag von den insgesamt 573 „wiederkehrenden » Personen (einschliefllich denen aus den Œuvres ébauchées) 260 nur in Zwei und 102 nur in drei Werken auftauchen. Gerade die Hauptfiguren finden nur einmal Oder (wie Vautrin und Rubempré) in wenigen Romanen Verwendung, wohingegen- vom absoluten Spitzenreiter Nucingen abgesehen, der nicht weniger als einunddreiEigmal wiederkehrthàufig auftretende Gestalten wie Horace Bianchon 29mal) und Henri de Marsay (27mal) nach Lottes Worten nur die „Bauern in Balzacs Schachspiel » darstellen. » 5 . 1.

L’intérêt de la thèse Parce que la Comédie humaine, comme elle a été conçue du vivant de Balzac, est un système clos, se pose la question d’une analyse à valeur universelle. Cela se concrétise non seulement dans la limitation du nombre des protagonistes mais aussi dans son architecture. Si les travaux de Balzac existaient indépendamment les uns des autres, l’espace intertextuel, c’est-à-dire l’espace entre les romans respectifs, serait restreint et les conclusions ne auraient s’appllquer sur les protagonistes dans l’étendue complète de cette thèse.

Cela posé, un poi PAGF s OF SS sauraient s’appliquer sur les protagonistes dans l’étendue complète de cette thèse. Cela posé, un point d’analyse sera le « retour des personnages Que ceux-ci réapparaissent dans des romans divers qui n’ont pas forcément de liaison entre eux, c’est connu. 7 Richard Beilharz, Balzac in Ertràge der Forschung Band 109, p. 200 Mais quel est l’ordre de leur retour ? Balzac, en privilégie-t-il des figures distinctes et si oui pour quelle raison ? peut-on déduire un prlncipe dans la description des protagonistes ue fait Balzac dans ses romans ?

Est-ce que les protagonistes de haute provenance sociale sont décrits différemment des protagonistes de basse provenance sociale voire caractérisés avec plus de soin ? Avant que les figures des romans soient analysées sous des aspects littéraires, la question centrale sera la fonction que les figures remplissent, leur description et les moyens de style comme le « retour des personnages » chez Balzac. Dans sa préface « L’univers de la Comédie humaine 6P. Georges Castex écrit que Balzac a préféré créer des « types b.

Le « type dans l’analyse de Castex, s’oppose au terme « portrait ui comprend aussi le côté « caractère » comme il se dégage d’une personne vue de très près. Le « type d’après p. Georges Castex, est un personnage légèrement esquissé. Le « type » englobe conséquemment une diversité d’observations possibles et renvoie à toute une société dans sa complexité. On peut ici aller plus loin en su osant que la société se compose d’un certain nombre de « t représente en effet. PAGF 6 OF SS effet.

Le « portrait » est une image profonde et exhaustive d’un individu, une personne distincte qui prend place dans la société pour llemême ne permettant pas den imaginer d’autres à partir de son modèle. Si Balzac a voulu dégager une sorte de « morphologie » de la civilisation humaine ou, dans un sens plus concret, de société, les « portraits » lui servent évidemment très peu à ce propos étant donné que le portrait se réfère à l’individu. P. Georges Castex, « L’univers de la Comédie humaine b, dans Balzac, La Comédie humaine, vol. , p. XXVl 8 Néanmoins il faut tenir compte de ce que le « type » doit parfois être décrit soigneusement pour rendre les qualités individuelles, les dispositions psychiques, l’état d’âme d’une figure. Ce n’est pas parce que Balzac préférait plutôt le « type » dans ses romans qu’il les ait décrits avec moins d’exactitude. A ceux dont il avait besoin pour animer la Comédie humaine, il a attribué un caractère complexe. Ceci se fait dans le but de voir dans un trait de caractère un élément qualificateur de la société.

Certes, les images des protagonistes peuvent être minutieusement peintes comme chez les personnages entrevus dans leur vie privée (Scènes de la vie privée); mais ces traits intimes, toujours réadaptés et modifiés, peuvent en effet se voir reflétés dans la ociété par d’autres protagonistes dans les romans. « De là, cette véritable symbiose entre le personnage et le décor où il vit. De là, aussi cette schématisation de personnages « typiques »,souvent mêm ques, qui portent sur leur PAGF 7 OF SS les stigmates d’une passion dominante, voire exclusive. 7 Les figures nobles, chez Balzac, se caractérisent souvent à travers l’échelonnement sur plusieurs romans. Le fait que les figures de toutes les œuvres ont été relevées et mises dans un Index, montre non seulement leur retour mais aussi les détails que l’auteur ousentend peut-être pour la lecture d’un roman. Sans l’index8, la difficulté consiste à se remettre dans l’esprit de grands personnages qui réapparaissent. On sait qu’ils sont connus dans la Comédie humaine mais il faut rassembler autant d’informations que possible pour mieux suivre le texte.

C’est apparement à longue étendue, à travers plusieurs textes, qu’on apprend quel est exactement le caractère de telle ou telle figure importante ou quels sont les mœurs des maisons de noblesse différentes. Collection Henri Mittérand, Littérature XIX siècle- textes et documents, p. 213 8 Balzac, vol. Xll de l’Édition de la Pléiade, Gallimard, Paris, 1981 Au cours de cette thèse il sera donnée une analyse des romans Le Père Goriot (Études de mœurs, Scènes de la vie privée), Splendeurs et misères des courtisanes (Études de mœurs, Scènes la vie parisienne).

Puis seront présentés des modèles courants dans la critique littéraire qui portent sur les termes clés. Ceux-ci seront introduits avant d’être appliqués aux figures ancrees dans les romans. Dans un deuxieme temps, l’accent sera mis sur les figures des romans, elles seront déga elles apparaissent dans PAGF B5 discussion. Il sera consulté comme outil littéraire de base « l’index des personnages fictifs et des personnages anonymes » ainsi que « l’index des personnes réelles et des personnages fictifs » du tome XII de la Comédie humaine de la Bibliothèque de la Pléiade.

Les analyses faites, une juxtaposition à d’autres publications d’intérêt sera donnée. Les dernières couvriront le champ de recherche exact de cette thèse, mais elles sont aussi susceptibles de laisser voir des analogies ou des différences des conclusions tirées. 1. 2 Théorie du personnage balzacien entre « type » et « caractère Tel est le titre de la thèse qui portera essentiellement sur les romans en question de la Comédie humaine. Manfred Pfister, dans son livre « Das Drama », fournit rexplication du terme « figure » donnée par Theodor van Laan. 10 Manfred Pfister, Das Drama, p. 221 La « figure » est traduite par « Figur » dans la littérature allemande. Le terme « figure » évoque des associations avec quelque chose est fait artificiellement, qui n’est pas vivant, qui est inerte. M. Pfister fait allusion à des figurlnes de l’ échiquier où chaque figurine est définie selon sa fonction. Les actions qu’elles peuvent prendre sont différentes et ne peuvent pas être échangées; le pion ne eut donc pas se déplacer comme PAGF OF SS exister en elle-même, elle ne peut pas être imaginée isolée de contexte littéraire.

La figure existe par la somme de ses relations avec le contexte. L’auteur suggère aussi le côté d’intention qul est propre à la figure. Les informations que l’on peut gagner sur une figure sont toujours limitées dans le contexte spatio-temporel de l’œuvre. Le contraire est constitué par l’homme, être vivant, appelé « Person » chez Pfister. Pfister décrit ensuite le « caractère » raduit « Charakter » qu’il subsume sous le concept de « Person La « Person » soit l’homme en général ; c’est aux hommes que pfister attribue le « caractère » comme élément constitutif.

La « Person » de Pfister est une catégorie réelle qui est influencée par son contexte mais qui peut continuer d’exister dans un autre contexte ; elle peut en être séparée. C’est pratiquement l’homme dans le monde qui a sa biographie mais qui reste flexible aux modifications du mode de vie. Ici on peut se demander si les définitions dans le livre sont applicables au sujet du roman. En effet, il y a des différences entre le roman balzacien et sa terminologie qui n’est pas le même pour l’analyse de théâtre. ? Was Wir hier zum Unterschied von Figur und Charakter gesagt haben, gilt natürlich nicht nur für die Dramenfiguren, sondern generell fur flktive Figuren, also auch solche in narrativen Texten.. Dabei sind im Drama die Môglichkeiten einer detaillierten, alle Aspekte berucksichtigenden Menschendarstellung schon von den medialen Bedingungen limitierter als in narrativen Texten, etwa in einem Roman. » IO L’ensemble des figures dans une œuvre est appelé « Personal Y. De la quantité de to SS