Bac 2014-2015

Bac 2014-2015

lere SERIE SECONDE FRANÇAIS SOMMAIRE 10 SERIE SEQUENCE I Lecture d’une nouvelle réaliste : Guy de Maupassant, La Parure (1884-1885) (édition de référence : Maupassant, La Parure et autres scènes de la vie parisienne, Etonnant Classiques, GF Flam Axes d’étude e genre de la nouvel OF p g Le registre pathétique. PREMIERE LECON Réalisation d’une fiche de lecture sur La Parure. DEUXIEME LECON Le schéma narratif. Les différents types de narrateurs. Les points de vue.

TROISIEME LECON Les tons et les registres QUATRIEME LECON Le genre de la nouvelle LECTURE CURSIVE : Louise de Vilmorin, Madame de, 1951 ‘expliquer en une courte phrase le titre de l’œuvre, dire quel est son sens. Dans un second temps, il s’agit de résumer l’histoire en quelques lignes . 20 Narration et point de vue. Vous devez préciser à quel(s) type(s) de narrateur(s) on a affaire et quel(s) est/sont le(s) point(s) de vue adopté(s). 30 Les personnages : Il s’agit de relever tous les personnages présents dans l’œuvre par ordre d’apparition.

Il faut, au cours de ce relevé, indiquer les pages où ils apparaissent pour la première fois. Des personnages, on retiendra a) Les indications physiques (Il faut être sensible aux évolutions ‘ilyen a. )

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b) Les indications sociales (A quel milieu social appartiennent les personnages. Les changements sociaux s’il y en a. ) -3- c) Les indications morales (c’est-à-dire ce qu’on apprend de leur psychologie, de leur comportement. ) Il faut garder cet ordre d’étude afin d’aller du moins important au plus important. absence d’une ou plusieurs de ces indications peut être très significative. 40 Les lieux : Il s’agit de relever tous les lieux ant une importance réelle et significative dans 20F 14 significatifs. Les types de quartiers évoqués, en particulier à Paris, jouent un ôle très important dans la littérature du XIXième siècle. 50 Le temps : I s’agit de relever tous les indicateurs temporels significatifs c’est- à-dire les dates, les règnes… Il faut également être sensible à la durée de l’histoire : sur combien d’années, de siècle sdétale l’histoire.

Enfin, il faut être sensible au jeu sur le temps auquel peut se livrer l’auteur. En effet, un roman, une nouvelle, étant avant tout des œuvres d’art, ne suivent pas nécessairement le déroulement chronologique de la vie réelle. Ainsi l’auteur peut jouer avec la temporalité grâce à trois figures en particulier : ) L’analepse : insertion dans un récit d’un moment antérieur ? celui qui fait l’objet du propos. On peut aussi parler de « retour en arrière » ou de flash back bien qu’il soit préférable de réserver ce dernier terme à l’analyse des films. ) La prolepse : c’est la figure contraire à l’analepse puisqu’il s’agit d’une anticipation sur les événements qui vont être racontés. Si un auteur commence une histoire par la mort du personnage dont ensuite il va raconter la vie, il utilise une prolepse. c) L’ellipse narrative : elle consiste en la suppression d’éléments de l’histoire racontée. Cette suppression a divers usages : elle permet d’accélérer le rythme de l’histoire, de lui conférer un certain mystère ou encore lui donner un tour 30F 14 , ce qui permet à l’auteur de faire un bond dans le temps sans avoir à détailler ce qui s’est passé pendant ces trois heures. 0 Quel est le sens de l’histoire I s’agit de définir ce que l’auteur a voulu transmettre au lecteur ? travers son récit. Veut-il le faire rire ou lui inspirer de la pitié ? Quelle critique de la société, du comportement humain fait-il ? . Cest à cette occasion que l’usage des tons et des registres est particulièrement important. EXERCICE Réalisez une fiche de lecture de La Parure qui tient compte du modèle de la leçon. ECRITURE : A partir de la rencontre finale de Mathilde Loisel et de Mme Forestier, écrivez en une trentaine de lignes une chute différente. 4 est la plupart du temps introduit par une indication temporelle (un jour, une fois, Le verbe de l’élément perturbateur est écrit la plupart du temps au passé simple parce que c’est le temps de raction dans un récit au passé. 3. Les péripéties : c’est l’ensemble des événements qui découlent de l’élément perturbateur. Cest, en général, la partie la plus longue de ‘histoire. Les péripéties sont principalement écrites avec l’alternance imparfait- passé simple. 4. L’élément de résolution : c’est l’événement qui va mettre fin au récit. . La situation finale : c’est la situation dans laquelle se trouve le (ou les héros) ? la fin de l’histoire. es différents types de narrateurs : Dans une œuvre littéraire relevant du discours narratif (romans, nouvelle, mais aussi l’autobiographie), il convient d’être attentif au narrateur c’est-à- dire à l’instance , réelle ou fictive, qui conduit le récit. On distingue traditionnellement 2 types de narrateurs : a Le narrateur intradiégétique ou interne : dans ce cas, le narrateur est un personnage du récit.

Le narrateur de l’autobiographie est toujours un narrateur interne puisqu’il fait le récit de sa propre vie. Rousseau , dans Les Confessions, est un narrateur interne. Le narrateur interne peut aussi se trouver dans la narration romanesque (ex. : François Seurel dans Le Grand Meaulnes d’Alain-Fournier. ) 4 personnages du récit. C’est le type de narrateur le plus fréquent. (ex. : Une Vie de Maupassant. ). De fait, les personnages sont présentés à la 3ième personne du singulier. Les différents types de points de vue/focalisations :

Le point de vue (ou focalisation) correspond à la manière dont sont présentés les personnages . Le narrateur peut nous communiquer tout ce qu’il sait d’un personnage, nous donner accès à ce que le personnage voit, ressent, ou, simple spectateur, il peut nous présenter le personnage comme s’il le découvrait. On distingue trois points de vue. 1 • Le point de vue omniscient ou focalisation zéro : le narrateur omniscient semble tout savoir des personnages qu’il présente. Il connaît leur passé, leur avenir, les lieux dans lesquels ils évoluent.

C’est le point de vue le plus fréquent dans la littérature du XIXième siècle. 0 Le point de vue interne ou focalisation interne : le narrateur restreint la présentation des choses à la perception qu’en a un personnage, ses jugements, ses réactions. Il est notable par la présence de verbes de perceptions. 30 Le point de vue externe ou focalisation externe : le narrateur semble être le spectateur de ce qu’il décrit. Il ne sait ni les pensées, ni le passé ni l’avenir des personnages.

Cest un point de vue qui s’est beaucoup développé au siècle et qui se veut le point de vue le lus réaliste. 6 4 le type de point de vue adoptés : Texte 1 : « Longtemps, je me suis couché de bonne heure. Parfois , à peine ma bougie éteinte, mes yeux se fermaient si vite que je n’avais pas le temps de me dire : « je m’endors. » Et une demi-heure après, la pensée qu’il était temps de chercher le sommeil m’éveillait ; je voulais poser le volume que je croyais avoir encore dans les mains et souffler ma lumière » Marcel Proust, Du Côté de chez Swann.

Texte 2 : « Quand le garçon fut sorti, Renée prit son binocle et fit curieusement le tour du petit salon. C’était une pièce carrée, blanc et or, meublée avec des coquetteries de boudoir . Outre la table et les chaises, il y avait un meuble bas, ne sorte de console, où l’on desservait, et un large divan, un véritable lit, qui se trouvait placé entre la cheminée et la fenêtre. Une pendule et deux flambeaux Louis XVI garnissaient la cheminée de marbre blanc.

Mais la curiosité du cabinet était la glace, une belle glace trapue que les diamants de ces dames avaient criblée de noms, de dates, de vers estropiés, de pensées prodigieuses et daveux étonnants. Renée crut apercevoir une saleté et n’eut pas le cour re sa curiosité. Elle mariage, un mouvement que fit le suisse en se déplaçant me permit de voir assise dans une chapelle une dame blonde vec un grand nez, des yeux bleus et perçants, une cravate bouffante en soie mauve, lisse et brillante, et un petit bouton au coin du nez.

Et parce que dans la surface de son visage rouge, comme si elle eût eu très chaud, je distinguais , diluées et à peine perceptibles , des parcelle d’analogie avec le portrait qu’on m’avait montré, parce que surtout les traits particuliers que je relevais en elle, si j’essayas de les énoncer, se formulaient précisément dans les mêmes termes : un grand nez, des yeux bleus, dont s’était servi le docteur Percepied quand il avait décrit devant moi a duchesse de Guermantes je me dis : « Cette dame ressemble à Mme de Guermantes » Texte 4: « [la duchesse de Langeais] était une femme artificiellement instruite, réellement ignorante ; pleine de sentiments élevés, mais manquant d’une pensée qui les coordonnât ; dépensant les plus riches trésors de l’âme ? obéir aux convenances ; prête à braver la société, mais hésitant et arrivant à l’artifice par suite de ses scrupules. Honoré de Balzac, La Duchesse de Langeais. B4 registres sont, pour une part, liés à la tradition littéraire des genres (ex : comique/comédie) et sont epérables par – champs lexicaux – niveau de langue – les types de phrases – les figures de style – certaines références culturelles 1 • Le registre comique : Il regroupe l’ensemble des éléments visant à provoquer le rire. Les procédés d’écriture : les répétitions, les jeux de polysémie, l’antiphrase, l’ironie…

Le contenu thématique : le rire et ses diverses nuances sont le plus souvent utilisés en littérature pour dénoncer le comportement humain, les abus de la société… Genres littéraires empruntant à ce registre : tous les genres littéraires peuvent avoir ecours au registre comique (comédie, roman, fable… ) 20 Le registre épique : Les procédés d’écriture : les figures d’amplification comme l’hyperbole, l’épithète noble, l’épithète homérique, élargissement spatio-temporel. Le contenu thématique : l’accomplissement d’actes héroïques, l’exaltation des valeurs héroïques. Tonalité et genres littéraires découlant de ce registre : la tragédie (ex. : Les Perses d’Eschyle. ),le roman , la poésie (ex. La Chanson de Roland, La Légende des Siècles de Victor Hugo). 30 Le registre lyrique : Il concerne les oeuvres où s’expriment les sentiments personnels u poète es procédés d’écriture : les mar ues de la première personne, lexique des recours à ce registre : poésie, roman. -9- 40 Le registre pathétique : Il vise à émouvoir, à provoquer des sentiments le plus souvent tristes : chagrin, pitié, tristesse.. Les procédés d’écriture : lexique de la souffrance, de la douleur, modalités exclamative et interrogative, l’apostrophe, l’hyperbole… Genres littéraires ayant recours à ce registre : la tragédie, le roman, la nouvelle… 0 Le registre tragique Voilà typiquement un registre associé à un genre littéraire (la tragédie). Contenu thématique : il met en scène des personnages (qui appartiennent souvent ? des familles royales ou aristocratiques) aux prises avec le destin Procédés d’écriture : l’hyperbole, l’emphase… Genres littéraires ayant partie liée avec ce registre : la tragédie, le roman, la nouvelle… 60 Le registre épidictique : C’est le registre de Péloge et du blâme. Contenu thématique : la célébration, la louange d’une personnalité pour l’éloge et la critique pour le blâme Procédés d’écriture : hyperbole, métaphore, comparaison, Ironle. Genres littéraires : – genre de l’éloge : ode, or 0 4 apologie, panégyrique,