Aux bonheur des dames

Aux bonheur des dames

Haut du formulaire Petite (?!!?! ) liste des personnages La dynastie des Lhomme : -Mme Aurelie : employee du « Bonheur », premiere (chef de rayon) au rayon confections, femme de M Lhomme – M Lhomme : employe du « Bonheur », premier caissier, mari de Mme Aurelie -Lhomme Albert : employe du « Bonheur », caissier puis renvoye, fils des Lhomme Les Baudu : -M. Baudu : oncle de Denise, tient une boutique de tissus -Colomban : employe des Baudu -Denise : normande, 20 ans, employee du « Bonheur », vendeuse au rayon confections puis renvoyee puis reprise vendeuse puis seconde aux confections puis premiere (chef de rayon) au rayon costumes pour enfant Baudu Elisabeth : epouse de M Baudu -Baudu Genevieve : fille des Baudu -Jean : frere de Denise, 16 ans -Pepe : frere de Denise, 5 ans Les clients du « Bonheur » : -Blanche : fille de Mme de Boves, 20 ans -Mme Bourdelais : 30 ans, amie de Mme Desforges -M Bourdelais : sous-chef du ministere des finances -Mme Boutarel : vient de la campagne, depensiere -Mme de Boves : 45 ans, comtesse, amie de Mme Desforges -M de Boves : comte, trompe de sa

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femme -Mme Desforges Henriette : 35 ans, maitresse de Mouret, veuve, jalouse -Edmond : 8 ans, enfant de Mme Bourdelais -Mlle Fanny : ouvriere Mme Guibal : econome, maitresse de M de Boves, amie de Mme Desforges -M Guibal : avocat, ne voit pas beaucoup sa femme -Lucien : 4 ans, enfant de Mme Bourdelais -Madeleine : 10 ans, fille de Mme Bourdelais -Mme Marty : 35 ans, depensiere, amie de Mme Desforges -M Marty : professeur au lycee Bonaparte -de Vallagnosc Paul : travaille au ministere de l’interieur, amant puis mari de Blanche de Boves, ami de Mouret -Valentine : fille de Mme Marty, 14 ans Les employes du « Bonheur » : -Bourdoncle : adjoint du patron puis renvoye -Bouthemont : premier (chef de rayon) a la soie puis renvoye Mme Cabin : femme de menage -Cugnot Pauline : amie de Denise, vendeuse au rayon lingerie -Deloche : vendeur au rayon dentelles puis renvoye-Mlle de Fontenailles : marquise, pauvre, protegee d’Henriette, maitresse puis femme de Joseph -Favier :vendeur au rayon soie puis premier vendeur puis second puis premier (chef de rayon) -Mme Frederic : veuve, seconde aux confections puis demission -Hutin : premier vendeur au rayon soie puis second puis premier (chef de rayon) puis renvoye -Joseph : empaquette les paquets, ami d’Albert Lhomme -Jouve : inspecteur, surveille les vols Levasseur : chef de service (commandes de l’etranger) -Lienard :vendeur au rayon laine-Vadon Marguerite : premiere vendeuse au rayon confections puis seconde puis demission -Mignot : vendeur au rayon gants puis renvoye -Pierre : serveur au refectoire -Prunaire Clara : vendeuse au rayon confections puis disparue -Robineau : second a la soie puis renvoye -Victor : serveur au refectoire Les petits commercants : -Bedore et sa soeur : dirigeants de la bonneterie -Bourras : vendeur de parapluies -Cornaille: proprietaire d’une boutique a Valognes ou travaillait Denise avant d’arriver a Paris Deslignieres : bimbelotier -Finet Aristide : fondateur de la boutique des Baudu -Grognet : parfumeur -Hauchecorne : successeur de Finet -Naud : cordonnier -Piot et Rivoire : marchands de meubles -Quinette : vendeur de gants -Mme Sauveur : dirigeante d’une boutique de tissus -Mlle Tatin : lingere -freres Vanpouille : vendeurs de fourrures -Vincard : vendeur de tissus puis restaurateur Autres: -Bauge: vendeur au « Bon Marche » puis au « Bonheur », amant puis mari de Pauline -Gaujean : fabricant de soie a Paris, ami de Robineau -Mme Gras : nourrice de Pepe -Baron Hartmann: riche, president du Credit Immobilier Mouret Octave : patron du « Bonheur » -Therese : niece du patissier, maitresse puis femme de Jean Remarque: Le Bonheur est un magasin extremement bien organise hierarchiquement parlant:dans chaque rayon le grade le plus bas est « 1er vendeur », ensuite oon passe « second » et enfin « premier », c’est-a-dire chef de rayon: 1er vendeur => second => premier [ Ajouter un commentaire ] [ 332 commentaires ] Resume (ultra!! ) developpe (pour ceux qui ont lu le roman) En debut d’octobre 1864, Denise Baudu, une jeune Normande de 20 ans originaire de Valognes arrive a Paris avec ses freres Jean et Pepe.

En effet, leur pere, qui a tenu une teinturerie, est decede, il y a un an des suites d’une maladie dont est morte leur mere un mois avant lui. C’est justement a la mort de leur pere que leur oncle, Baudu, ecrit a Denise qu’il y aurait bien une place pour elle dans sa boutique et comme Jean a trouve une place d’apprenti chez un ivoirier a Paris, elle s’est decidee a partir. Mais depuis un an, les affaires ont mal tournees et Baudu ne peut pas embaucher Denise. Il l’emmene alors chez Vincard, une autre petite boutique, qui doit etre prochainement cedee a Robineau qui travaille au « Bonheur des Dames ». Au Bonheur des Dames » est un grand magasin, actuellement dirige par Octave Mouret, fils de Francois Mouret et Marthe Rougon. Le « Bonheur » a ete fonde en 1822 par les freres Deleuze. L’aine des freres etant decede, Caroline, sa fille, veuve Hedouin se marie avec Mouret. L’oncle Deleuze et Caroline decedant peu apres, Mouret est le seul heritier. Il agrandit le magasin qui ruine peu a peu les boutiques du quartier. Les Baudu, tenant le « Vieil Elbeuf » qui se trouve en face du « Bonheur », en sont exasperes. Le systeme de ce magasin est base sur le renouvellement du capital, c’est-a-dire que meme si les prix ne ont pas eleves, les benefices peuvent etre tres importants si la marchandise est sans cesse et tres rapidement renouvelee. Le « Bonheur » est un des seuls magasins a vendre le « Paris-Bonheur », une piece de soie vendue a perte qui attire la clientele. Denise, ne pouvant etre embauchee par Vincard, decide d’aller chercher du travail au « Bonheur des Dames ». La, elle rencontre Henri Deloche, un grand timide pas tres a l’aise qui cherche aussi du travail. Chez Mme Desforges, Mouret rencontre le baron Hartmann qui pourrait l’aider a financer les agrandissements de son magasin.

En effet le Credit Immobilier veut faire construire la rue du Dix-Decembre qui passerait devant le « Bonheur ». Mouret voudrait donc s’associer avec lui pour faire du « Bonheur » le plus vaste magasin de Paris qui serait entoure par la rue du Dix-Decembre, la rue Michodiere, la rue de Choiseul, la rue Neuve-Saint-Augustin et la rue Monsigny. Grace a Mouret, qui a remarquee Denise malgre ses allures de paysanne, la jeune femme est engage par Bourdoncle, l’adjoint au patron, au rayon des confections. En plus de travailler, elle est logee dans une chambre dans le magasin.

Le lundi 10 octobre, c’est son premier jour de travail et c’est aussi celui de la vente des nouveautes d’hiver. Et Denise doit subir les railleries des vendeuses qui, se moquant de ses souliers et de sa chevelure difficile a coiffer, ne lui laissent aucune vente importante. Ainsi, fatiguee de ranger les manteaux deplies, elle s’angoisse le soir dans sa chambre car elle ne sait pas comment elle va payer la pension de Pepe, garde par une vieille dame. Jean, ne comprenant pas son desespoir, lui demande des sommes importantes d’argent qu’elle gagne difficilement pour se depetrer de ses aventures amoureuses.

Il sait manipuler sa s’ ur : il lui fait meme croire qu’il va se faire tuer par un mari jaloux. Heureusement, un soir, Pauline, sa nouvelle amie vient la consoler et lui prete de l’argent. La morte-saison d’hiver arrive alors. C’est une periode qui s’etend de decembre a fevrier ou les clients se font plus rares, l’attrait du a la nouvelle collection s’estompe, il fait froid… Denise s’interesse aussi aux histoires de c’ ur de son comptoir et decouvre ainsi que Colomban est amoureux de Clara, une vendeuse du meme rayon qu’elle, pretentieuse, hautaine, railleuse et caustique et qui ne fait que se moquer de Denise.

Celle-ci est egalement victime d’une rumeur qui veut que son amant soit Jean et Pepe, leur fils. En mai 1865, Mme Aurelie invite toutes les vendeuses de son rayon dans sa maison de Rambouillet, toutes sauf Denise qui accepte l’invitation de Pauline pour une sortie a Joinville, avec Bauge, l’amant de Pauline. La, Denise trouve Hutin, un jeune vendeur galant et avenant mais profondement hypocrite, dont elle est un peu amoureuse, dans un restaurant. Elle rencontre egalement Deloche qui lui confit qu’il est amoureux d’elle mais pour Denise ce n’est malheureusement qu’un simple ami.

Juillet arrive et Denise commence a prendre peur : c’est la morte-saison d’ete, l’epoque des renvois. Bourdoncle, l’adjoint tyrannique de Mouret, renvoie pour un rien, de plus il n’apprecie pas trop Denise, qui pense que si quelqu’un doit etre licencie dans son comptoir, ce sera elle. En realite, Bourdoncle ne fait qu’executer les ordres de Mouret : celui-ci veut conserver son image de patron paternel, tout en continuant a virer pour economiser. Denise est alors obligee, a cause des sommes d’argent demandees par son frere, de coudre des n’ uds de cravate la nuit, donnes gentiment par Robineau, le second a la soie.

On decouvre aussi que Hutin veut la place de second de Robineau et fait tout pour le faire partir. Petit a petit, nait entre Denise et Mouret une sorte de complicite dont aucun des deux ne comprend qu’il s’agit en fait d’un veritable coup de foudre : en effet, ni l’un ni l’autre ne sait ce qu’est l’amour, qu’il s’agisse de la naive Denise ou du deja trop experimente Mouret, habitue a des relations sans lendemain. Un jour de juillet, Pauline et Denise sont surprises a bavarder par Jouve (les vendeuses n’ont en effet pas le droit de communiquer entres elles), celui-ci n’en arle pourtant pas a Bourdoncle. Jouve fait alors des avances a Denise, comme a d’autres vendeuses. Celle-ci refuse categoriquement, et l’inspecteur veut se venger. Un peu plus tard, elle rencontre Jean qui veut encore une fois lui demander de l’argent. Elle se fait alors surprendre par Jouve qui croit que c’est son amant. L’inspecteur va alors enfin faire son rapport a Bourdoncle. Denise est alors renvoyee par Bourdoncle qui n’a pas consulte Mouret avant de prendre cette decision.

Mouret est alors victime de son systeme de renvois : apprenant le renvoi de Denise, il s’enerve contre Bourdoncle car il voit la une tentative d’echapper a son pouvoir (alors que c’est comme ca traditionnellement, que cela se passe). Il se renseigne et decouvre donc que Jean est son frere et parle meme de reprendre Denise : une bien etrange attitude aux yeux de Bourdoncle. C’est a ce moment-la que les autres personnages commencent a sentir la tendresse de Mouret pour Denise. Denise loue alors une chambre chez Bourras, un petit vendeur de parapluies tres hostile a Mouret et virulemment oppose a son gigantesque magasin a bas prix.

Quelques fois, Colomban vient la voir pour lui parler de Clara dont il est amoureux. Denise va de petits boulots en petits boulots jusqu’en septembre, lorsque Bourras l’embauche chez lui, par charite. En janvier 1866, conseillee par Deloche, elle entre comme vendeuse chez Robineau qui, lui aussi renvoye du « Bonheur » a repris la boutique de Vincard. Hutin est donc second et Favier premier vendeur a la soie. Robineau, aide par Gaujean, decide de batailler contre le Paris-Bonheur de Mouret, la soie miracle. Lui aussi decide de creer sa faille (soie noire).

Mais Mouret baisse le prix du Paris-Bonheur devant les yeux effares de ses salaries. Puis Robineau baisse. Et ainsi de suite. Finalement, c’est Mouret qui gagne la partie mais Robineau a perdu beaucoup d’argent. Au printemps, Mouret achete l’hotel Duvillard qui se trouve entre la boutique de Bourras et le « Bonheur ». Bourras, lui aussi est en pleine lutte avec Mouret pour lui prendre des clientes mais comme avec Robineau, c’est Mouret qui gagne. En juillet 1866, Denise, un an apres son renvoi, promene comme d’habitude Pepe aux jardins des Tuileries. C’est la qu’elle rencontre Mouret, qui se rend chez Mme Desforges.

Mouret prefere retarder sa visite et se promener avec Denise. Il lui propose de revenir et bavarde un moment avec elle des grands magasins. C’est la qu’il se rend compte qu’il en est amoureux. Mouret va meme jusqu’a dire n’importe quoi pour rester avec elle. Mais finalement, il se rend compte en apercevant les fenetres de Mme Desforges qu’il ne peut pas la retenir davantage et s’en va. En revenant chez Bourras, Denise apprend que le loueur de celui-ci a vendu sa maison a Mouret et que le bail de Bourras n’est plus que de neuf ans. Le lendemain, Denise vient diner chez son oncle Baudu.

Les affaires de celui-ci ne cessent d’empirer tandis que le « Bonheur » s’agrandit avec la construction de la rue du Dix-Decembre dont avait parle Mouret et le baron Hartmann. Genevieve, la fille de M Baudu, qui est amoureuse de Colomban va tres mal : elle sait que celui-ci est amoureux de Clara. De plus le mariage de Genevieve avec le jeune homme est repousse car le pere de la jeune fille ne veut pas laisser a Colomban une boutique en faillite. Denise essaie de raisonner Colomban mais celui-ci explique qu’il aime reellement Clara. Plus les mois passent et plus le grand magasin ruine les boutiques.

En decembre 1866, Baudu est oblige de vendre sa maison de Rambouillet aux Lhomme alors que Robineau est ruine. Le « Vieil Elbeuf » n’arrete pas de perdre des clients notamment Mme Bourdelais qui etait une de ses plus fideles clientes. Voyant que Robineau n’a plus besoin d’elle mais qu’il n’ose pas le lui dire, Denise decide de revenir au « Bonheur » comme Mouret le lui a propose. En fevrier 1867, elle reprend donc son travail dans le grand magasin. Le 14 mars 1867, c’est la vente des nouveautes d’ete : toutes les clientes se retrouvent au « Bonheur » et font des folies.

De plus, Mouret a invente un nouveau systeme, les rendus : quand une cliente ne est pas satisfaite du produit, elle le ramene et est remboursee. Comme Mme Frederic, seconde a le soie a demissionne, c’est Denise qui prend sa place de seconde aux confections. Pauline aiguise la jalousie de Denise en lui repetant que Mouret est amoureux de Clara, qui est elle aussi sa maitresse. Bouthemont va d’ailleurs informer Madame Desforges (la maitresse « officielle » de Mouret) de la concurrence d’une seconde maitresse travaillant aux confections mais il omet de preciser qu’il s’agit de Clara.

La veuve decide alors d’aller trouver la jeune femme mais elle tombe sur Denise et la prend pour sa rivale. Depuis que Hutin a pris la place de second a la soie (renvoi de Robineau), il est devenu hautain avec ses collegues et meme avec Favier, son ancien ami. Lors d’un rendez-vous, Mouret cherche a seduire Denise avec la recette de la journee mais c’est un echec: non seulement elle refuse ses avances mais en plus la vue de l’argent la blesse. Cependant elle est quand meme bouleversee par ce retournement de situation. En effet, elle est troublee quand il lui parle.

Bourdoncle, pressentant une liaison serieuse, surgit dans le bureau sous le pretexte du nombre de clientes de la journee, au grand damne de Mouret. Depuis qu’elle a ete reprise au « Bonheur » et qu’elle est seconde, Denise est beaucoup plus respectee dans son rayon et ne connait plus de problemes d’argent. Le premier dimanche d’aout 1867, le jour de l’inventaire, Denise se remet d’une entorse. Elle recoit une lettre de Mouret qui l’invite a diner le soir avec lui. Elle est au courant des legendes de ce diner : Clara (ancienne maitresse de Mouret) et d’autres y sont deja allees.

Denise refuse le parallele mais se rend compte qu’elle en est amoureuse, grace notamment a sa jalousie. Dans la journee, elle se retrouve seule avec lui. Elle refuse toujours ses avances et ne veut pas aller au diner, malgre les discours et les pleurs de Mouret. Elle pretend devoir diner chez son oncle, ce qui ne convainc pas Mouret. Celui-ci devient brutal, mais Denise refuse d’etre une aventure de passage. Cela etonne Mouret de plus en plus. Denise s’en va et l’homme la suit d’un regard desespere. Contrairement aux rumeurs qui circulent sur elle dans le magasin, elle n’a pas cede a son patron.

En aout, Bauge qui a quitte le « Bon Marche » et qui travaille maintenant au « Bonheur » se marie avec Pauline. Mme Desforges trouve comme stratageme pour faire avouer a Mouret qu’il en aime une autre, de faire venir Denise chez elle pour retoucher un manteau et de l’insulter en presence de Mouret. Ce dernier ne voit presque plus sa maitresse et ne vient que pour parler avec le baron Hartmann. Mouret convainc d’ailleurs celui-ci de faire d’autres agrandissements de son magasin. Comme Mouret s’ennuie chez elle, il vient avec son ami Paul de Vallagnosc.

Mouret, apres avoir compris que Denise faisait une retouche chez Mme Desforges, commence a se douter de la ruse. Elle excite la jalousie de Denise et l’insulte. Mouret met fin aux injures et la console. Le patron du « Bonheur » rompt enfin avec Mme Desforges. Bouthemont est renvoye : Hutin devient premier et Favier second. Mme Desforges, pour se venger, decide de fonder avec Bouthemont un concurrent au « Bonheur » : un nouveau grand magasin nomme « Les quatre saisons ». Le 25 septembre 1867, de nouveaux travaux d’agrandissements commencent. Mignot et Albert Lhomme sont renvoyes pour une affaire de vol.

Bourdoncle excite la jalousie de Mouret en disant que Denise a plusieurs amants dans le magasin. Mouret profite d’une erreur de Hutin, un des soi-disant « amants », pour vider son c’ ur : il sermonne violement le jeune homme et menace de le virer. Hutin est sur que c’est a cause de Denise. Il se venge alors en la voyant consoler avec Deloche qui pleurt (les bavardages sont strictement interdits). Il appelle Bourdoncle qui appelle Mouret. Celui-ci a une explication avec Denise dans son bureau. En realite, Denise et Deloche parlaient de leur pays d’enfance car lui aussi a habite Valognes.

L’explication d’un directeur avec sa vendeuse devient tres rapidement une scene de jalousie passionnee. Mouret reproche a Denise ses amants. Comme elle n’en a aucun et que Mouret ne la croit d’abord pas, elle prefere partir de la maison. Mais le patron du « Bonheur », fol amoureux, barricade la porte. Finalement Denise ne lui cede pas et s’en va. Pourtant elle l’aime. Le lendemain de cette entrevue, Mouret nomme Denise premiere au rayon costumes pour enfants specialement cree pour elle. Marguerite passe donc seconde aux confections.

Denise devient alors la « reine » du magasin. Mouret qui est obsede par elle et qui comprend peu a peu que l’argent ne l’interesse pas opte pour la tactique de l’amitie. Il entame alors de longues discussions avec elle dans lesquelles Denise lui soumet ses idees : creer un orchestre dans le magasin et prendre des mesures pour ameliorer la vie des salaries. Elle devient populaire et tout le monde la respecte meme Bourdoncle et Clara qui etaient encore les seuls a s’en mefier. Denise arrive aussi a sauver l’emploi de son amie Pauline, enceinte qui sans elle aurait ete renvoyee.

En novembre 1867, Denise va rendre visite a sa cousine, Genevieve qui est gravement malade. En effet, Genevieve eprise de Colomban fait venir sa cousine pour la questionner au sujet de celui-ci : il s’est enfui sans donner de reelles explications. Cependant la jeune femme soupconne qu’il soit parti a la poursuite de Clara la jeune vendeuse dont il est tombe amoureux bien que celle-ci n’eprouve guere de reels sentiments envers lui. Quelques temps plus tard, Genevieve decede. L’enterrement de la jeune fille a lieu le samedi suivant et tous les proprietaires des petites boutiques du quartier sont presents.

Plusieurs semaines s’ecoulent. Robineau, quant a lui est pris de regrets d’avoir ruine sa femme (voulant concurrencer le Bonheur, il n’a cesse de baisser les prix, s’endettant fortement). Ronge par les remords, il se jette sous les roues d’un omnibus. Fort heureusement, il n’a qu’une jambe cassee. Suite aux nouvels agrandissements, les petits commercants sont definitivement ruines. Mouret rachete la masure de Bourras qui est a la rue. En janvier 1868, la mere de Genevieve decede, laissant son mari dans un desarroi profond. Celui-ci a arrete la bataille avec la « Bonheur ».

Jean annonce a Denise qu’il va se marier avec la niece du patissier, Therese. On apprend que Baudu est maintenant dans une maison de retraite et que le magasin de Bouthemont a ete incendie. Bouthemont avait pourtant eu une idee que Mouret aurait bien aime avoir avant lui : faire benir son magasin. Paul de Vallagnosc se marie avec Blanche de Boves et Joseph avec Mlle de Fontenailles. Un lundi de fevrier, c’est la grande inauguration du magasin enfin termine. Mouret a choisi de faire une grande exposition de blanc. Tous les meubles, les dentelles, les soies, les etoffes blancs sont sortis.

Mme de Boves, elle, n’est plus dupe du manege de son mari qui la trompe avec Mme Guibal. Paradoxalement, elle n’en veut pas a son amie de toujours. Denise annonce sa demission : elle veut partir un mois a Valognes pour se reposer. Hutin est renvoye (Favier passe donc premier) mais une fois « Les Quatre Saisons » reinstalle, il ira y travaillait. Pendant la journee, Mme de Boves est prise a voler des dentelles, Deloche est renvoye. Mouret qui s’est rendu compte que Bourdoncle jalousait sa place le renvoie. Pour Mouret, la journee a ete radieuse : il atteint enfin les un million de francs de recette dont il a tant reves.

Alors que Denise s’occupe de ses freres comme une veritable mere, Mouret, emu, decide de la convoquer. Desempare par son prochain depart, l’homme estime qu’il est temps de la demander en mariage. La jeune femme est hesitante : elle doute du reel amour d’Octave. Mais ses incertitudes s’estompent et Denise accepte enfin. [ Ajouter un commentaire ] [ 281 commentaires ] # Poste le dimanche 19 mars 2006 17:35 Modifie le mardi 23 mai 2006 18:02 Resume general (un peu plus rapide quand meme… ) Denise est une jeune normande d’une vingtaine d’annees. A la suite de la mort de ses parents, elle arrive a Paris avec ses deux freres.

Elle admire les richesses d’un grand magasin, « Au Bonheur des Dames », mais elle se rend chez son oncle Baudu qui tient une petite boutique de tissus qui se trouve severement concurrence par Octave Mouret, le directeur de l’immense magasin. On decouvre progressivement la vie du grand magasin dont le sort repose sur quelques grands produits d’appel comme un tissu de soie, le «Paris-Bonheur», vendu a perte. Beaucoup de vendeurs et de vendeuses, des rayons nombreux, tout un monde tres actif ou Denise reve d’etre engagee. Chez Mme Desforges, la maitresse d’Octave, une societe bourgeoise et feminine discute des marchandises offertes.

Mouret vient y rencontrer un riche baron qui peut financer les agrandissements qu’il souhaite. Il lui explique ses ambitions. Lors du grand jour ou doit etre lancee la soie nouvelle, une maree d’acheteuses se precipite au magasin. Pendant ce temps, Denise, qui a ete engagee, ne parvient pas a s’imposer, victime des avanies de ses collegues. Parfois consolee par son amie Pauline, Denise n’echappe pas aux soucis d’argent. En plus, elle est mal vue de ses superieurs et sa vie est bien terne, malgre une sortie ou elle rencontre Deloche, un amoureux timide.

A la morte-saison, les employes craignent pour leur emploi et les ambitions s’exasperent. Denise est injustement renvoyee, en partie a cause de l’inspecteur Jouve a qui elle a refuse des avances. Elle s’installe alors chez le pere Bourras, un artisan lui aussi victime de Mouret, lequel convoite sa maison. Malgre sa situation difficile, Denise defend les methodes de Mouret qui eprouve des sentiments pour elle. Les agrandissements enormes du « Bonheur » amenent les Baudu, cousins de Denise, au desespoir, ils ne vendent plus rien, d’autant plus que leur vendeur, fiance a la fille de la maison, courtise une vendeuse du Bonheur!

Dans le grand magasin, une debauche de marchandises et de reclames attire une foule considerable, dont quelques voleuses. Denise, reengagee, va devenir seconde a son rayon. Au moment de l’inventaire, elle est invitee par Mouret. Cela se sait dans le personnel, mais, contrairement a ce qui se raconte, elle n’a aucune relation amoureuse avec son patron. Elle va etre humiliee en sa presence par la maitresse en titre de Mouret qui, devant la froideur de son amant veut lui faire avouer qu’il la trompe. Mouret console Denise et s’en va avec elle.

La jeune fille devient alors la « reine du magasin » et fait beneficier le personnel de sa bonte agissante. C’est l’agonie des petits commercants: morts, fermetures, expulsions, mais peut-etre quand meme un progres general. Le triomphe de Mouret est complet dans un decor de «blanc» eclatant: cent mille clientes et un million de recette dans la journee. Il est si enthousiaste qu’il finit par se declarer a Denise. Le mariage est pour bientot… [ Ajouter un commentaire ] [ 135 commentaires ] Petite bio de l’auteur, Emile Zola 2 avril 1840-29 septembre 1902, Ecrivain Francais

Emile Zola est ne a Paris en 1840 et est mort a Paris en 1902, a 62 ans. Zola est un naturaliste : ses ecrits se voulaient une imitation fidele de la nature. Il ecrivit notamment L’assommoir, La curee, Pot-Bouille et Germinal. Orphelin de pere a sept ans, il doit abandonner ses etudes et pratiquer divers petits metiers avant d’entrer, en 1862, a la librairie Hachette, ou il est employe. Vite chef de la publicite, il commence a ecrire des contes, dont un volume parait en 1864. Mais decide a vivre de sa plume, il demissionne de la librairie Hachette le 31 janvier 1866.

Le scandale de la publication de certains de ses articles sous le titre Mes Haines et le soutien qu’il apporte a un peintre comme Manet le font connaitre. Il commence a publier des romans, dont Therese Raquin, qui est sa premiere reussite. Apres la guerre de 1870, a laquelle il ne participe pas parce que, fils de veuve et myope, il n’est pas mobilisable, il devient journaliste parlementaire. C’est le 22 juillet 1872, par la signature du contrat qui le lie a l’editeur Georges Charpentier lui assurant cinq cents francs par mois, que commence veritablement sa carriere litteraire, qu’il mene de front avec le journalisme auquel il ne renonce pas.

Peu a peu ses romans lui valent l’amitie d’ecrivains comme Flaubert, les freres Goncourt, Daudet et Tourgueniev. Le succes de L’Assommoir, publie en 1877, septieme volume des Rougon-Macquart, lui confere a la fois la notoriete et l’aisance. Sa maison de Medan devient, le jeudi ou il recoit, le lieu de rendez-vous de jeunes ecrivains tels que Huysmans ou Maupassant. Ses grands romans, Nana en 1880, Au bonheur des dames en 1883, Germinal en 1885, l »’uvre en 1886, qui le brouille definitivement avec Cezanne, permettent au naturalisme de triompher dans toute l’Europe.

Indigne par la degradation du capitaine Dreyfus, le 5 janvier 1895, a l’Ecole militaire, il denonce a la fin de l’annee dans trois articles que publie Le Figaro les campagnes de presse contre la Republique et les Juifs. Convaincu que le veritable coupable de l’affaire Dreyfus est le commandant Esterhazy, qui est acquitte a l’unanimite le 11 janvier 1898, Zola publie dans L’Aurore deux jours plus tard l’article « J’accuse ». Condamne a un an d’emprisonnement et a 3 000 francs d’amende, il doit quitter la France le 18 juillet 1898.

A son retour, en 1899, injurie, radie de l’ordre de la Legion d’honneur, abandonne par une grande partie de ses lecteurs, il meurt asphyxie par le poele de son bureau. Une foule rendit hommage pendant ses obseques a celui qui avait ose mettre en jeu sa notoriete au nom de la morale. 40 Commentaires (analyse rapide) A travers une histoire d’amour qui pour une fois se termine bien, le roman nous entraine dans le monde des grands magasins, l’une des innovations du Second Empire. Le roman est marque par trois moments importants qui sont les trois grandes ventes. L’intrigue professionnelle et l’intrigue amoureuse sont constamment enlacees.

La modernite, au coeur de l’intrigue, a evolue et a su se faire accepter a travers l’opinion d’une heroine attachante. L’histoire se passe entre les annees 1864 et 1868, a l’epoque des grands magasins comme « La Samaritaine » et « Le Bon Marche ». Apres quelques annees, on remarque qu’il y a encore cette bataille racontee dans le livre, entre les boutiques, preferees pour leur qualite et leur luxe et les grands magasins preferes pour leur bas prix et leur diversite. « Au bonheur des dames » est le onzieme volume de la serie « Les Rougon-Macquart », publie en 1883.

Ce roman marque un tournant dans les « Rougon-Macquart »: pour la premiere fois, les destructions que cause la societe moderne y sont, sinon exaltees ou justifiees, au moins excusees par le progres general dont elles seraient porteuses au bout du compte. Il est entendu que le nouveau commerce invente par Mouret ruine tous les artisans et les petits entrepreneurs qui l’entourent. Baudu s’endette et sa famille s’effondre, les fabricants cedent a la pression des gros acheteurs que sont les grands magasins… Bourras et ses echecs sont aussi tres symptomatiques: lui, l’artisan, tourne des arapluies en esthete, un a un, et ne s’engage qu’a contre-c’ ur dans la serie industrielle et le bon marche: mais l’art devra ineluctablement ceder la place a l’industrie, et l’ancien commerce lui-meme se tuera d’autant plus vite qu’il voudra affronter le geant sur son propre terrain, celui des remises, de la grande quantite, de la vente a perte. Le livre de Zola penetre en effet dans la logique des methodes de ces grands magasins : l’usage intensif de la publicite et l’agencement des produits dans un desordre etudie qui est facteur d’agitation, de cohue fecondes.

On sent tout au long du roman une fascination de Zola pour ce grand magasin, meme s’il est en fait un monstre engloutissant vendeuses et clientes. Selon lui, le succes des grands magasins, inevitable, est une bonne chose, meme s’il s’accompagne de la ruine des autres commerces et de conditions de travail particulierement dures. Car s’il y a exploitation des clients, ce n’est pas contre leur gre et c’est peut-etre en leur faveur puisque les prix bas, l’accessibilite de tous les objets animent une consommation fievreuse qui satisfait des besoins ou des envies.

S’engage alors une croissance irresistible qui inonde Paris de marchandises et de richesses, transforme les maisons et les rues. Zola enumere en permanence toutes les etoffes disponibles, les dentelles precieuses, les draps, les soies, les manteaux, les gants, la mercerie, le tout dans un «deballe» qui rappellera le Ventre de Paris et ses pavillons, les Halles gargantuesques du debut du cycle. Le grand magasin devient ainsi progressivement une sorte de monde-machine, aux mille echanges et aux mille detours, une ville dans la ville.

Le titre lui-meme indique qu’il s’agit d’abord d’une seduction du desir feminin qu’il s’agit de comprendre et de capter. D’ou le role de ces silhouettes d’acheteuses bourgeoises qui sont l’echantillonnage d’une foule femelle et asservie: la reservee et l’avertie, l’econome et la depensiere, la voleuse et l’hesitante, toutes sont fascinees par l » uvre d’Octave. Le personnage d’Octave Mouret a reussi par les femmes depuis son arrivee a Paris, et en tant que commercant il continue d’etre un tentateur interesse.

Mais il sera a son tour tente et domine par Denise et il rendra symboliquement a la gent feminine tout ce qu’il lui a extorque. Denise resiste longtemps a Octave, puis l’amene progressivement au mariage. Grace a elle, Octave ne vise plus a exploiter un personnel quasi captif, et pourrait presque en assurer le bonheur collectif. On voit donc bien l’ambiguite de la demonstration: « Au Bonheur des Dames » est le produit d’une epoque fievreuse et malsaine, la creation d’un aventurier du calicot, mais il est en meme temps une force d’avenir, un lieu d’echanges, un monde social tres riche.